Convention de Découvert Autorisé
Code de la consommation art. L312-91 à L312-94 — TAEG obligatoire + taux d'usure Banque de France + plafond frais d'incident
CONVENTION DE DÉCOUVERT AUTORISÉ
Conformément aux articles L312-91 à L312-94 du Code de la consommation (facilité de caisse et dépassement autorisé), à l'article L314-6 du Code de la consommation (taux d'usure), et aux articles L312-1-3 du Code monétaire et financier (plafonnement des frais d'incident pour clients fragiles)
Parties à la Convention
ENTRE LES SOUSSIGNÉS :
L'établissement prêteur : [Banque Nom]
Représenté par : [Conseiller Nom]
ET :
Le titulaire du compte : [Client Nom]
Adresse : [Client Adresse]
IBAN du compte concerné : [Compte I B A N]
Il est convenu ce qui suit :
Article 1 — Caractéristiques du Découvert
ARTICLE 1 — CARACTÉRISTIQUES DU DÉCOUVERT AUTORISÉ
L'établissement [Banque Nom] accorde à [Client Nom] sur le compte IBAN [Compte I B A N] un découvert autorisé d'un montant maximum de [Plafond Decouvert].
Taux Annuel Effectif Global (TAEG) : [Taeg]
Taux d'usure applicable (Banque de France) : [Taux Usure]
Durée de l'autorisation : [Periode Decouvert]
Le présent découvert autorisé constitue un crédit sous forme de dépassement autorisé au sens de l'article L312-91 du Code de la consommation. Le TAEG indiqué ci-dessus est calculé conformément à l'article L314-1 du Code de la consommation et inclut le taux d'intérêt nominal, toutes les commissions et frais obligatoires connus à la date de conclusion de la convention. Ce taux est strictement inférieur au taux d'usure en vigueur fixé par la Banque de France pour la catégorie des découverts en compte, publié trimestriellement au Journal officiel conformément à l'article L314-6 du Code de la consommation. Tout dépassement du plafond du découvert autorisé est un découvert non autorisé soumis à un taux différent et à des commissions d'intervention.
Article 2 — Frais d'Incident
ARTICLE 2 — FRAIS ET COMMISSIONS D'INTERVENTION
Commission d'intervention par opération : [Commission Intervention]
Statut de client fragile : [Client Fragile]
Les frais d'incident liés à l'utilisation du découvert sont prélevés conformément aux conditions tarifaires de l'établissement communiquées au client au moins une fois par an et disponibles en agence et sur le site internet de l'établissement, conformément à l'arrêté du 5 septembre 2013 sur la transparence tarifaire bancaire. Les commissions d'intervention sont plafonnées à [Commission Intervention] par opération. Pour les clients identifiés comme étant en situation de fragilité financière, le plafonnement renforcé prévu par l'article L312-1-3 du Code monétaire et financier s'applique : maximum 8 € par opération et 80 € par mois civil, quel que soit le nombre d'incidents. L'établissement s'engage à identifier les clients fragiles selon les critères définis par l'arrêté du 6 février 2014 relatif aux conditions applicables aux établissements de crédit pour l'identification et la gestion des clients en situation de fragilité financière.
Article 3 — Droits et Obligations
ARTICLE 3 — DROITS ET OBLIGATIONS DES PARTIES
Le titulaire s'engage à : (1) utiliser le découvert autorisé exclusivement pour couvrir des besoins de trésorerie courants et non pour financer des investissements à long terme ; (2) régulariser tout dépassement du plafond autorisé dans les meilleurs délais ; (3) informer immédiatement l'établissement de toute modification substantielle de sa situation financière susceptible d'affecter sa capacité à honorer ses engagements ; (4) ne pas dépasser le montant de [Plafond Decouvert] accordé sous peine d'engager des frais supplémentaires.
L'établissement bancaire s'engage à : (1) informer le titulaire par tout moyen convenu (courrier, e-mail, message sur l'application mobile, relevé mensuel) de toute modification du TAEG ou des conditions tarifaires au moins 2 mois avant leur entrée en vigueur, conformément à l'article L312-93 du Code de la consommation ; (2) mentionner sur chaque relevé de compte le montant du découvert autorisé utilisé, les intérêts et frais prélevés, et le taux applicable ; (3) respecter les plafonds de frais d'incident pour les clients fragiles ; (4) ne pas résilier unilatéralement le découvert sans préavis minimum de 8 jours ouvrés sauf motif légitime (fraude, fausse déclaration, incident de remboursement grave).
Article 4 — Résiliation
ARTICLE 4 — RÉSILIATION ET MODIFICATION DE LA CONVENTION
Chaque partie peut mettre fin à la présente convention de découvert autorisé selon les modalités suivantes, conformément à l'article L312-93 du Code de la consommation : le titulaire peut résilier à tout moment sans frais ni pénalités, avec prise d'effet immédiate ou différée selon sa convenance ; l'établissement peut résilier moyennant un préavis minimum de 8 jours notifié par courrier, e-mail ou message sécurisé, sauf en cas de motif légitime permettant une résiliation immédiate (découverte de fausse déclaration du titulaire, utilisation frauduleuse du compte, inscription au Fichier des Incidents de remboursement des Crédits aux Particuliers — FICP — géré par la Banque de France).
La résiliation ne décharge pas le titulaire de l'obligation de rembourser les montants utilisés en découvert à la date de résiliation. Les intérêts continuent de courir jusqu'au remboursement intégral du solde débiteur. Toute modification substantielle des conditions du découvert autorisé (augmentation du TAEG, réduction du plafond) doit être notifiée au titulaire au moins 2 mois avant son entrée en vigueur, avec droit de refus entraînant la résiliation sans frais de la convention.
Signatures
Fait à [Lieu Signature], le [Date Signature]
Pour l'établissement bancaire :
[Banque Nom]
[Conseiller Nom]
_________________________________________
Le titulaire du compte :
[Client Nom]
_________________________________________
Droit de rétractation : le titulaire dispose d'un délai de 14 jours calendaires à compter de la signature pour se rétracter sans motif ni pénalité (article L312-24 Code de la consommation — délai applicable aux crédits à la consommation). La rétractation doit être notifiée par courrier recommandé.
Établissement bancaire
________________
Signature
Titulaire du compte
________________
Signature
Qu'est-ce qu'un Convention de Découvert Autorisé ?
La Convention de Découvert Autorisé est, en droit français, une convention de découvert autorisé en compte courant avec TAEG réglementé, taux d'usure Banque de France et plafonnement des frais d'incident pour clients fragiles. Elle est régie par Code de la consommation art. L312-91 à L312-94.
Le découvert autorisé se distingue fondamentalement du découvert non autorisé (dépassement du plafond convenu ou utilisation du compte sans autorisation). Le premier bénéficie d'un TAEG (Taux Annuel Effectif Global) réglementé, obligatoirement mentionné dans la convention conformément à l'article L312-92 du Code de la consommation, et ne peut dépasser le taux d'usure applicable fixé par la Banque de France (article L314-6). Le second est soumis à des frais d'incident plus élevés (commissions d'intervention, intérêts débiteurs majorés) et peut entraîner le rejet des opérations de paiement.
En France, le découvert autorisé représente l'une des formes de crédit à court terme les plus répandues, utilisée par des millions de ménages pour couvrir des décalages de trésorerie en fin de mois. La Direction générale des Finances publiques (DGFiP) estime que plus de 40% des ménages français utilisent leur découvert autorisé au moins une fois par an. Son encadrement réglementaire strict vise à protéger les consommateurs contre les pratiques usuraires et les frais d'incident excessifs qui avaient cours avant les réformes législatives des années 2010-2013.
La convention de découvert autorisé est un contrat de crédit réglementé distinct de la convention de compte. Elle peut être intégrée dans les conditions générales de la convention de compte bancaire ou faire l'objet d'un document contractuel distinct. Dans tous les cas, l'établissement est tenu de remettre une fiche d'information précontractuelle (FIP) au client avant la conclusion, conformément aux obligations de transparence issues de la Directive européenne sur le crédit à la consommation (Directive 2008/48/CE, transposée par la loi n°2010-737 du 1er juillet 2010 portant réforme du crédit à la consommation).
Quand avez-vous besoin d'un Convention de Découvert Autorisé ?
La convention de découvert autorisé en France est nécessaire dans toutes les situations où un titulaire de compte courant a besoin d'une réserve de liquidités à court terme pour faire face à des décalages de trésorerie temporaires. Les fins de mois difficiles (salaire viré en retard, dépenses imprévues en début de mois, cumul de prélèvements), les dépenses imprévues urgentes (réparation automobile, frais médicaux non remboursés, factures de copropriété exceptionnelles), ou les décalages liés aux délais de virement (chèques en attente d'encaissement, virement inter-bancaire de 1 à 2 jours ouvrés) sont les usages les plus courants.
Pour les travailleurs indépendants, auto-entrepreneurs, et professions libérales, le découvert autorisé sur compte professionnel constitue souvent une facilité de trésorerie indispensable pour absorber les décalages entre les encaissements clients (souvent à 30-60 jours) et les charges sociales et fiscales à régler ponctuellement (cotisations URSSAF, TVA mensuelle/trimestrielle, IR). La convention de découvert autorisé sur compte professionnel répond aux mêmes exigences légales que pour les particuliers, avec les mêmes plafonds de TAEG réglementés.
La convention de découvert est également indispensable lorsque le titulaire du compte veut éviter les frais de rejet d'opération (rejet de prélèvement SEPA, rejet de chèque). Sans découvert autorisé, une opération dont le montant dépasse le solde disponible est simplement rejetée par la banque, générant des frais de rejet pouvant atteindre 20 € par opération pour les prélèvements et 30 € pour les chèques, plus d'éventuelles pénalités du créancier. Avec un découvert autorisé adéquat, ces opérations sont traitées et les frais se limitent aux intérêts débiteurs au TAEG convenu.
Enfin, la formalisation d'une convention de découvert autorisé est particulièrement recommandée pour les clients dont la banque applique un découvert de fait (sans convention écrite), car l'absence de document contractuel laisse la banque libre de modifier unilatéralement les conditions ou de supprimer la tolérance sans préavis suffisant.
Que faut-il inclure dans votre Convention de Découvert Autorisé ?
La convention de découvert autorisé en France doit obligatoirement comporter plusieurs éléments essentiels pour être conforme à la réglementation. Le Taux Annuel Effectif Global (TAEG) est l'élément central de la convention : mentionné de manière visible et lisible, il doit intégrer le taux d'intérêt nominal annuel, les commissions et frais liés à la convention (frais de dossier, frais de gestion, assurance crédit si obligatoire). Le TAEG permet au consommateur de comparer les offres de différents établissements sur une base homogène.
Le taux d'usure constitue le plafond légal absolu pour le TAEG du découvert autorisé. Fixé trimestriellement par la Banque de France en application de l'article L314-6 du Code de la consommation, il représente le taux effectif moyen pratiqué par les établissements de crédit, majoré d'un tiers. La Banque de France publie ces seuils trimestriels au Journal officiel, distinguant les taux selon les catégories de crédit (découverts en compte, crédits renouvelables, prêts immobiliers, etc.). Pour les découverts en compte et crédits renouvelables, le taux d'usure se situe généralement entre 18% et 22% annuels selon les périodes.
Le plafonnement des frais d'incident pour les clients fragiles est un autre élément clé réglementé par l'article L312-1-3 du Code monétaire et financier. Les commissions d'intervention — prélevées par la banque pour chaque traitement manuel d'une opération en dépassement ou à risque — sont plafonnées à 8 € par opération et 80 € par mois pour les clients identifiés comme fragiles financièrement. Ce plafonnement renforcé s'applique automatiquement aux bénéficiaires de l'offre bancaire spécifique réglementée, aux clients inscrits au FICP (Fichier des Incidents de remboursement des Crédits aux Particuliers) géré par la Banque de France, et aux clients dont la banque a identifié la fragilité financière selon les critères définis par l'arrêté du 6 février 2014.
Le modèle de convention disponible sur forms-legal.com intègre toutes ces exigences légales dans un document prêt à l'emploi, conforme aux obligations d'information précontractuelle imposées par les articles L312-86 et suivants du Code de la consommation. La convention doit être conservée par le titulaire pour toute la durée de la relation bancaire, car elle constitue la référence contractuelle en cas de litige sur les conditions appliquées.
Comment remplir votre Convention de Découvert Autorisé
Pour compléter correctement la convention de découvert autorisé en France, commencez par vérifier auprès de votre conseiller bancaire les conditions spécifiques proposées par votre établissement. Chaque banque a ses propres conditions tarifaires (TAEG, commissions d'intervention, conditions de résiliation), qui doivent être strictement inférieures aux seuils légaux fixés par la Banque de France.
Renseignez avec précision l'IBAN du compte concerné (format FR76 suivi de 23 caractères) tel qu'il figure sur votre relevé d'identité bancaire (RIB). Le découvert autorisé est strictement lié à ce compte et ne peut pas être utilisé sur un autre compte du même titulaire. En cas de compte joint, les deux cotitulaires doivent signer la convention, car ils sont solidairement responsables des sommes utilisées en découvert.
Pour le TAEG, demandez à votre banque de vous remettre la fiche d'information précontractuelle standardisée (FIP) qui récapitule l'ensemble des coûts du crédit et les conditions de résiliation. Comparez ce TAEG avec le taux d'usure trimestriel publié par la Banque de France sur son site officiel (banque-france.fr, rubrique 'Taux d'usure'). Si le TAEG proposé dépasse le taux d'usure, la convention est nulle de plein droit et vous êtes en droit de refuser les conditions proposées.
Vérifiez votre éligibilité au statut de client fragile avant de signer. Si vous avez subi 5 incidents de paiement ou plus au cours des 3 derniers mois, si vos revenus sont inférieurs au plafond fixé par votre banque, ou si vous êtes inscrit au FICP, vous pouvez bénéficier des plafonds renforcés de frais d'incident (8 €/opération, 80 €/mois) et éventuellement de l'offre bancaire spécifique réglementée. Signalez votre situation à votre conseiller pour bénéficier de ces protections dès la signature de la convention.
Exigences juridiques pour Convention de Découvert Autorisé
La convention de découvert autorisé en France est soumise à un cadre réglementaire strict issu du Code de la consommation et du Code monétaire et financier. Les articles L312-91 à L312-94 du Code de la consommation (introduits par la loi n°2010-737 du 1er juillet 2010 portant réforme du crédit à la consommation, transposant la Directive 2008/48/CE) définissent les obligations spécifiques aux découverts : information précontractuelle standardisée, TAEG obligatoire, préavis de modification, droit de résiliation.
L'article L312-92 impose la mention obligatoire du TAEG dans tout document contractuel relatif au découvert. Ce taux doit être présenté de manière claire et lisible, avec un corps de caractères supérieur à la moitié du corps le plus grand utilisé dans le document (article R312-17). L'absence du TAEG dans la convention entraîne la nullité de la stipulation d'intérêts et leur remplacement par le taux légal (article L341-2 Code de la consommation).
L'article L314-6 du Code de la consommation interdit le prêt à usure : tout établissement de crédit qui accorde un crédit à un taux effectif global dépassant, au moment où il est accordé, de plus du tiers le taux effectif moyen pratiqué au cours du trimestre précédent par les établissements de crédit, est coupable d'usure. Le taux d'usure pour les découverts en compte est publié trimestriellement par la Banque de France au Journal officiel. La sanction de l'usure est pénale (2 ans d'emprisonnement et 300 000 € d'amende — article L341-50 Code de la consommation) et civile (restitution du trop-perçu d'intérêts).
Enfin, l'article L312-1-3 du Code monétaire et financier impose le plafonnement des frais d'incident pour les clients fragiles. Les établissements sont tenus d'identifier automatiquement les clients en situation de fragilité et d'appliquer les plafonds réglementaires sans que le client n'ait à en faire la demande. Le non-respect de ce plafonnement engage la responsabilité de l'établissement et donne lieu à remboursement des frais prélevés en excès.
Erreurs courantes à éviter dans votre Convention de Découvert Autorisé
La première erreur commise par les titulaires lors de la conclusion d'une convention de découvert autorisé en France est de ne pas vérifier le TAEG par rapport au taux d'usure en vigueur. Certains établissements, notamment pour les petits plafonds de découvert, pratiquent des TAEG élevés qui peuvent approcher — voire dépasser illégalement — le taux d'usure. Avant de signer, consultez le site banque-france.fr pour connaître le taux d'usure trimestriel applicable et refusez toute convention dont le TAEG serait supérieur à ce seuil.
Confondre découvert autorisé et découvert non autorisé est une autre erreur fréquente aux conséquences financières importantes. Le dépassement du plafond du découvert autorisé (même de quelques euros) est traité comme un découvert non autorisé, soumis à des frais d'intervention bien plus élevés et à des taux d'intérêt majorés. Le titulaire doit surveiller en permanence le solde de son compte et demander une augmentation du plafond si les besoins de trésorerie l'exigent, plutôt que de dépasser le seuil autorisé.
Ne pas conserver le document de convention signé est également une erreur préjudiciable. En cas de litige sur les conditions appliquées (TAEG, montant des frais), la convention signée est la pièce maîtresse pour démontrer les conditions contractuelles convenues. Sans ce document, il est très difficile de contester des prélèvements incorrects devant le médiateur bancaire ou le tribunal. Demandez toujours un exemplaire original signé par les deux parties et conservez-le avec vos autres documents bancaires importants.
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Forms Legal. (2026). Convention de Découvert Autorisé (France) [Legal document template]. Forms Legal. https://forms-legal.com/fr/france/financial/agreements/decouvert-autorise
"Convention de Découvert Autorisé (France)." Forms Legal, 2026, https://forms-legal.com/fr/france/financial/agreements/decouvert-autorise.
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}Questions Fréquentes
En droit français, la facilité de caisse (ou tolérance de caisse) est une pratique bancaire informelle permettant au client de rendre son compte légèrement débiteur de manière très ponctuelle (quelques jours), sans convention écrite. Le découvert autorisé, en revanche, est un crédit contractualisé par convention écrite avec un plafond précis, un TAEG défini, et une durée déterminée ou indéterminée. Depuis les réformes du Code de la consommation (loi n°2010-737), toute facilité de caisse dépassant certains seuils doit être formalisée comme un crédit à la consommation avec toutes les obligations d'information associées. En pratique, les banques françaises ont largement intégré ces deux notions dans un seul contrat de découvert autorisé comprenant les mentions légales obligatoires.
Oui, mais sous conditions strictes. L'article L312-93 du Code de la consommation oblige l'établissement bancaire à informer le titulaire de toute modification du TAEG ou des conditions tarifaires au moins 2 mois avant l'entrée en vigueur de la modification. Cette information doit être transmise par un support durable (courrier papier, e-mail avec confirmation de réception, message sécurisé sur l'espace bancaire en ligne). Si le titulaire n'accepte pas la modification, il a le droit de résilier la convention sans frais ni pénalités avant l'entrée en vigueur de la modification. La banque ne peut pas imposer unilatéralement une augmentation du TAEG sans respecter ce préavis et ce droit de refus.
Le coût d'un découvert autorisé se calcule en fonction du montant utilisé, du TAEG, et du nombre de jours d'utilisation. Formule simplifiée : coût = (montant utilisé × TAEG × nombre de jours) ÷ 365. Exemple : 500 € utilisés pendant 15 jours à un TAEG de 18% = (500 × 0,18 × 15) ÷ 365 = 3,70 €. À ce coût s'ajoutent les commissions d'intervention éventuelles si des opérations ont été traitées en dépassement. Les intérêts débiteurs sont prélevés mensuellement (ou trimestriellement selon les établissements) et figurent sur les relevés de compte avec le détail du calcul. Les banques sont tenues d'indiquer sur chaque relevé le montant des agios prélevés et le taux appliqué.
Oui, tout particulièrement si vous êtes éligible au statut de client fragile. L'article L312-1-3 du Code monétaire et financier plafonne les frais d'incident à 8 € par opération et 80 € par mois pour les clients en situation de fragilité financière. Si votre banque a prélevé des frais dépassant ces plafonds sans vous avoir proposé l'offre spécifique adaptée, vous pouvez exiger le remboursement du trop-perçu. La procédure : (1) réclamation écrite auprès du service clients de l'établissement ; (2) si refus, saisine gratuite du médiateur bancaire dans un délai de 2 mois ; (3) en dernier recours, action devant le tribunal judiciaire ou dépôt de plainte auprès de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF).
L'inscription au Fichier des Incidents de remboursement des Crédits aux Particuliers (FICP), géré par la Banque de France, signale un incident de remboursement de crédit (impayé de mensualité, dossier de surendettement). Les établissements consultent le FICP avant d'accorder ou de renouveler un découvert autorisé. En cas d'inscription FICP, la banque peut légitimement refuser d'accorder ou de maintenir un découvert autorisé, réduire le plafond existant, ou résilier la convention avec un préavis de 8 jours. L'inscription FICP dure 5 ans maximum (2 ans pour un simple incident régularisé). Pendant cette période, le client reste éligible aux protections des clients fragiles (plafonnement des frais d'incident à 8 €/80 € par mois) et à l'offre bancaire spécifique réglementée.
Non, sauf motif légitime. L'article L312-93 du Code de la consommation impose un préavis minimum de 8 jours avant toute résiliation ou réduction unilatérale du découvert autorisé par l'établissement bancaire. Ce préavis permet au client de prendre les dispositions nécessaires pour éviter des incidents de paiement (alimenter le compte, suspendre des prélèvements). La suppression sans préavis n'est autorisée qu'en cas de motif légitime grave : découverte d'une fausse déclaration lors de la souscription, utilisation frauduleuse du compte, inscription au FICP postérieure à la convention, ou procédure pénale en cours. En cas de suppression sans préavis injustifiée, le client peut engager la responsabilité civile de l'établissement pour le préjudice subi (frais d'incident générés par les opérations rejetées).
Non, le découvert autorisé est conçu pour couvrir des besoins de trésorerie à très court terme (quelques jours à quelques semaines) et ne doit pas être utilisé pour financer des achats importants ou durables. Le TAEG d'un découvert autorisé (généralement entre 12% et 20% en France) est significativement plus élevé que celui d'un crédit à la consommation classique (prêt personnel, crédit renouvelable plafonné) qui peut varier de 2% à 15% selon le montant et la durée. Pour un achat supérieur à 200 € nécessitant plus d'un mois pour être remboursé, un crédit à la consommation dédié (régi par les articles L312-1 et suivants du Code de la consommation) sera toujours moins coûteux qu'une utilisation prolongée du découvert autorisé.
Ce modèle est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil juridique. Les lois varient selon la juridiction et évoluent avec le temps. Consultez un avocat qualifié pour obtenir des conseils adaptés à votre situation.Clause de non-responsabilité complète
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