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Demande d'Autorité Parentale

Maintenu par Vladislav Sergienko, Fondateur·Modèle modifié pour la dernière fois: ·Signaler une erreur

Qu'est-ce qu'un Demande d'Autorité Parentale ?

La Demande d'Autorité Parentale en Belgique est régie par Code civil belge art. 374 (exercice conjoint) et organise la situation familiale concernée conformément au droit belge des personnes et de la famille.

L'article 374 du Code civil belge consacre le principe de l'exercice conjoint de l'autorité parentale par les deux parents comme règle générale, quelle que soit la nature du lien entre les parents (mariés, séparés, divorcés, cohabitants légaux, cohabitants de fait, n'ayant jamais eu de vie commune). L'autorité parentale conjointe signifie que toutes les décisions importantes concernant l'enfant doivent être prises d'un commun accord par les deux parents : choix de l'école et changement d'établissement scolaire, décisions médicales importantes et non urgentes, pratique religieuse ou philosophique, participation à des activités structurantes, voyages à l'étranger, demande de documents d'identité (passeport belge). Les décisions quotidiennes ordinaires peuvent être prises seules par le parent chez qui l'enfant se trouve au moment de la décision.

La demande d'autorité parentale auprès du Tribunal de la famille intervient lorsque les parents ne parviennent pas à s'accorder sur les modalités d'exercice de l'autorité parentale, ou lorsque l'un des parents souhaite que le Tribunal de la famille modifie les modalités d'exercice fixées précédemment (soit par accord amiable homologué, soit par décision judiciaire antérieure). L'article 387ter du Code civil belge prévoit que le Tribunal de la famille peut réviser à tout moment les mesures relatives à l'autorité parentale en cas de changement de circonstances.

Dans des situations graves, un parent peut demander au Tribunal de la famille de lui attribuer l'exercice exclusif de l'autorité parentale. L'exercice exclusif signifie que l'un des parents prend seul les décisions importantes concernant l'enfant, sans avoir à recueillir l'accord de l'autre. Cette mesure est exceptionnelle et ne peut être prononcée que lorsque l'exercice conjoint est manifestement contraire à l'intérêt de l'enfant, notamment en cas de violences intrafamiliales constatées, d'abus de droit, de refus systématique de collaboration, ou de défaillance grave d'un parent. Le Tribunal de la famille apprécie au cas par cas en tenant compte de l'intérêt supérieur de l'enfant consacré à l'article 387bis du Code civil belge.

La demande d'autorité parentale peut être introduite par requête unilatérale d'un seul parent ou par requête conjointe des deux parents. Elle est portée devant le Tribunal de la famille du ressort du domicile de l'enfant ou du domicile conjugal en application des règles de compétence du Code judiciaire belge. Le Tribunal de la famille peut entendre l'enfant à sa demande ou à l'initiative du juge si l'enfant a atteint l'âge du discernement, généralement à partir de 12 ans selon la jurisprudence des Tribunaux de la famille belges. Le modèle disponible sur forms-legal.com constitue une base de préparation de la requête, qui doit être finalisée avec l'assistance d'un avocat inscrit au Barreau de l'OBFG ou de l'OVB.

Quand avez-vous besoin d'un Demande d'Autorité Parentale ?

La demande d'autorité parentale auprès du Tribunal de la famille belge est nécessaire dans plusieurs situations spécifiques où l'accord amiable entre parents est impossible ou insuffisant.

Les parents qui ne parviennent pas à s'accorder sur les décisions importantes concernant leur enfant dans le cadre de l'autorité parentale conjointe doivent saisir le Tribunal de la famille pour qu'il tranche le désaccord. L'autorité parentale conjointe exige l'accord des deux parents pour les décisions importantes ; lorsque cet accord est systématiquement impossible, l'intervention du Tribunal de la famille est indispensable pour permettre à l'enfant de bénéficier de décisions dans les délais appropriés.

Un parent qui souhaite obtenir l'exercice exclusif de l'autorité parentale en raison du comportement de l'autre parent (violences intrafamiliales constatées par les services de police ou de l'aide à la jeunesse, addiction grave et non traitée, maladie psychiatrique grave non traitée, refus systématique et malveillant de tout accord) doit introduire une requête devant le Tribunal de la famille. L'exercice exclusif est une mesure exceptionnelle que le Tribunal ne prononce qu'après examen approfondi de la situation.

Les parents dont la situation a évolué depuis la fixation initiale des modalités d'autorité parentale (déménagement d'un parent, changement de comportement d'un parent, nouvelles problématiques liées à l'enfant) peuvent demander au Tribunal de la famille de réviser les modalités en application de l'article 387ter du Code civil belge. La demande de révision est introduite par requête unilatérale ou conjointe selon les circonstances.

Les grands-parents ou les tiers qui ont des liens affectifs étroits avec l'enfant mais qui se voient refuser le droit de maintenir ces liens par l'un des parents peuvent s'appuyer sur les articles 375bis et suivants du Code civil belge pour saisir le Tribunal de la famille et obtenir un droit de contact. Cette demande n'est pas strictement une demande d'autorité parentale mais relève du même cadre judiciaire.

Les parents d'un enfant présentant des besoins spéciaux (handicap, maladie chronique, trouble du comportement) peuvent saisir le Tribunal de la famille pour organiser les modalités d'exercice de l'autorité parentale adaptées à la situation particulière de l'enfant, notamment pour les décisions médicales urgentes, les choix thérapeutiques, et l'orientation scolaire spécialisée dans les établissements d'enseignement spécialisé.

Les situations d'enlèvement parental (un parent qui emmène l'enfant à l'étranger sans le consentement de l'autre) nécessitent une intervention urgente du Tribunal de la famille via une procédure en référé ou une procédure d'urgence pour obtenir le retour immédiat de l'enfant. La Convention de La Haye du 25 octobre 1980 sur les aspects civils de l'enlèvement international d'enfants s'applique pour les enlèvements internationaux entre pays signataires.

Que faut-il inclure dans votre Demande d'Autorité Parentale ?

La requête adressée au Tribunal de la famille belge pour statuer sur l'autorité parentale doit contenir des informations précises et être fondée sur des arguments documentés.

Identification des parties. Nom, prénoms, date de naissance, NRN, adresse de résidence des deux parents et de chaque enfant mineur concerné. Désignation de l'avocat du requérant inscrit au Barreau de l'OBFG (Ordre des Barreaux francophones et germanophone) ou de l'OVB (Orde van Vlaamse Balies). Le Tribunal de la famille du ressort compétent est identifié selon les règles du Code judiciaire belge (domicile de l'enfant ou dernier domicile conjugal).

Situation actuelle de l'autorité parentale. La requête doit décrire la situation actuelle de l'autorité parentale : si elle est exercée conjointement ou exclusivement selon une décision judiciaire antérieure ou un accord amiable homologué, et si les modalités actuelles sont respectées ou non. La requête joindra en annexe copie de toute décision judiciaire antérieure ou accord amiable pertinent.

Motifs de la demande. La requête doit exposer clairement et factuellement les motifs justifiant l'intervention du Tribunal de la famille : désaccords persistants sur les décisions importantes (scolarité, santé, religion, activités), comportements d'un parent contraires à l'intérêt de l'enfant, changement de circonstances justifiant une révision, ou situations d'urgence. Les motifs doivent être étayés par des pièces justificatives (courriels, SMS, courriers, attestations médicales, rapports scolaires, constats d'huissier de justice).

Demandes spécifiques au Tribunal. La requête formule des demandes précises au Tribunal de la famille : maintien de l'exercice conjoint avec mesures d'organisation (médiateur désigné, protocole de communication), attribution de l'exercice exclusif à l'un des parents, mesures provisoires d'urgence en application de l'article 584 du Code judiciaire belge (procédure en référé), désignation d'un expert pédopsychiatre pour évaluation de la situation familiale.

Intérêt de l'enfant. L'article 387bis du Code civil belge consacre l'intérêt supérieur de l'enfant comme critère directeur de toutes les décisions relatives à l'autorité parentale. La requête doit démontrer en quoi les mesures demandées servent l'intérêt de l'enfant, en tenant compte de son âge, de sa maturité, de ses besoins spécifiques, et de ses relations avec chaque parent.

Audition de l'enfant. Si l'enfant a atteint l'âge du discernement (généralement 12 ans et plus selon la jurisprudence des Tribunaux de la famille belges), la requête peut demander son audition par le juge en chambre du conseil, conformément à l'article 931 du Code judiciaire belge. L'audition de l'enfant est un droit dont il peut se prévaloir lui-même; elle n'est pas un droit des parents mais un droit de l'enfant.

Médiation familiale préalable. Avant de saisir le Tribunal de la famille, les parties doivent en principe tenter une médiation familiale auprès d'un médiateur agréé par la Commission fédérale de médiation instituée par la Loi du 21 février 2005. Le Tribunal de la famille peut également ordonner une tentative de médiation. La requête doit indiquer si une médiation a été tentée et, si oui, ses conclusions, ou les motifs pour lesquels la médiation est inapplicable dans le cas d'espèce.

Mesures provisoires urgentes. En cas d'urgence (enlèvement de l'enfant, danger immédiat pour la sécurité de l'enfant, refus soudain de présentation de l'enfant), la requête peut demander des mesures provisoires urgentes au juge des référés du Tribunal de la famille en application de l'article 584 du Code judiciaire belge. Ces mesures provisoires peuvent inclure l'interdiction pour l'un des parents d'emporter l'enfant à l'étranger (notification au SPF Affaires étrangères pour blocage du passeport), l'attribution provisoire de la garde exclusive, ou la désignation d'un avocat de la jeunesse pour représenter les intérêts de l'enfant. Le modèle disponible sur forms-legal.com peut aider à préparer ces éléments.

Comment remplir votre Demande d'Autorité Parentale

La préparation d'une requête en autorité parentale devant le Tribunal de la famille belge demande méthode et documentation rigoureuse. Voici les étapes à suivre.

Étape 1 — Consulter un avocat. La procédure devant le Tribunal de la famille en matière d'autorité parentale est une procédure judiciaire qui nécessite l'assistance d'un avocat inscrit au Barreau de l'OBFG (Ordre des Barreaux francophones et germanophone) ou de l'OVB (Orde van Vlaamse Balies). L'avocat rédige la requête, assemble les pièces justificatives, et représente le parent devant le Tribunal. Sous conditions de ressources définies par le SPF Justice, l'aide juridique de deuxième ligne via le BAJ peut prendre en charge une partie des honoraires.

Étape 2 — Identifier le Tribunal de la famille compétent. Le Tribunal de la famille compétent est celui du ressort du domicile de l'enfant ou du domicile conjugal au moment de la séparation. En Belgique, il y a 12 ressorts judiciaires avec un Tribunal de la famille par arrondissement. Pour les parents vivant dans des communes différentes, le Tribunal de la famille du domicile de l'enfant est généralement compétent. L'avocat peut confirmer la compétence selon les règles du Code judiciaire belge.

Étape 3 — Rassembler les pièces justificatives. Constituez un dossier documentant la situation actuelle : décisions judiciaires antérieures relatives à l'autorité parentale ou à la résidence de l'enfant, accord amiable homologué, correspondances entre parents (courriels, SMS, lettres recommandées), rapports scolaires ou médicaux pertinents, attestations de témoins, constats d'huissier de justice si nécessaire. Ces pièces doivent appuyer les motifs exposés dans la requête.

Étape 4 — Renseigner les informations sur les parties. Complétez les informations d'identification : nom, prénoms, date de naissance, NRN, adresse de chaque parent et de chaque enfant concerné. Indiquez les dates de naissance des enfants pour que le Tribunal puisse apprécier leur âge et leur maturité. Précisez la nature du lien entre les parents (mariés, séparés, divorcés, anciens cohabitants légaux, anciens cohabitants de fait).

Étape 5 — Exposer les motifs de façon factuelle. Décrivez les faits de façon précise, chronologique et factuelle, en évitant les jugements de valeur et les attaques personnelles contre l'autre parent. Le Tribunal de la famille apprécie les faits documentés et les arguments basés sur l'intérêt de l'enfant, non les reproches émotionnels entre parents. Illustrez chaque motif par une pièce justificative datée.

Étape 6 — Formuler des demandes précises et proportionnées. La requête doit formuler des demandes précises et proportionnées à la situation : maintien de l'exercice conjoint avec un protocole de communication, désignation d'un médiateur familial pour les désaccords ponctuels, attribution de l'exercice exclusif pour des décisions précises (scolarité, santé), ou attribution totale de l'exercice exclusif en cas de défaillance grave. Des demandes excessives mal fondées peuvent nuire à la crédibilité du requérant aux yeux du Tribunal.

Étape 7 — Démontrer l'intérêt de l'enfant. L'article 387bis du Code civil belge impose au Tribunal de la famille de statuer en tenant compte exclusivement de l'intérêt de l'enfant. La requête doit démontrer en quoi les mesures demandées servent l'intérêt de l'enfant : stabilité de sa scolarité, préservation de ses liens avec les deux parents et la famille élargie, protection de sa santé physique et mentale, respect de ses souhaits si son âge et sa maturité le permettent.

Étape 8 — Mentionner la médiation familiale tentée ou proposée. La requête doit indiquer si une médiation familiale a été tentée auprès d'un médiateur agréé par la Commission fédérale de médiation et quels en ont été les résultats, ou les raisons pour lesquelles la médiation est inapplicable (urgence, refus de l'autre parent, violences intrafamiliales). Le Tribunal de la famille peut lui-même ordonner une médiation si les circonstances le permettent.

Étape 9 — Demander des mesures provisoires si nécessaire. Si la situation est urgente (enlèvement, danger immédiat), demandez des mesures provisoires en référé en application de l'article 584 du Code judiciaire belge. Joignez les pièces documentant l'urgence (attestation de police, rapport médical, témoignages datés). Le juge des référés peut statuer dans les jours suivant la requête pour les cas d'urgence manifeste.

Étape 10 — Préparer l'audience. L'avocat prépare le plaidoyer pour l'audience devant le Tribunal de la famille. Le parent requérant doit se présenter à l'audience accompagné de son avocat. Le Tribunal entendra les deux parties et leurs avocats, pourra ordonner une expertise pédopsychiatrique ou une audition de l'enfant, et rendra sa décision dans un délai variable selon la complexité de l'affaire et le calendrier du Tribunal.

Erreurs courantes à éviter dans votre Demande d'Autorité Parentale

La procédure relative à l'autorité parentale devant le Tribunal de la famille belge est complexe et donne lieu à des erreurs fréquentes de la part des parents. Voici les points de vigilance essentiels.

Erreur 1 — Agir sans avocat dans une procédure contentieuse. La procédure devant le Tribunal de la famille en matière d'autorité parentale est une procédure judiciaire contentieuse qui nécessite l'assistance d'un avocat. Se présenter au Tribunal sans avocat expose le parent à des erreurs de procédure, à une représentation insuffisante de ses intérêts, et à des décisions défavorables. Même pour les parents disposant de ressources limitées, l'aide juridique de deuxième ligne via le BAJ peut prendre en charge les honoraires d'avocat.

Erreur 2 — Saisir le Tribunal sans avoir tenté la médiation. Les Tribunaux de la famille belges encouragent fortement la médiation familiale préalable à toute procédure contentieuse. Saisir le Tribunal sans avoir tenté une médiation peut être perçu défavorablement par le juge et allonger les délais si le juge ordonne lui-même une médiation au cours de la procédure. Une tentative préalable de médiation auprès d'un médiateur agréé par la Commission fédérale de médiation est vivement recommandée.

Erreur 3 — Confondre autorité parentale et résidence. L'autorité parentale (droits et devoirs de chaque parent sur l'éducation et la représentation légale de l'enfant) et la résidence (hébergement physique de l'enfant) sont deux notions distinctes. La demande d'exercice exclusif de l'autorité parentale ne concerne pas automatiquement la résidence, et vice versa. Formulez des demandes précises et distinctes pour chaque aspect.

Erreur 4 — Utiliser l'enfant comme arme dans le conflit. Utiliser l'enfant comme messager ou comme allié dans le conflit parental est extrêmement préjudiciable à l'enfant et à la crédibilité du parent devant le Tribunal de la famille. Le juge du Tribunal de la famille est attentif aux comportements aliénants et peut en tenir compte dans sa décision sur les modalités d'exercice de l'autorité parentale. L'intérêt de l'enfant doit toujours primer sur les conflits entre parents.

Erreur 5 — Faire des déclarations excessives ou non documentées. Des demandes d'exercice exclusif mal fondées, non documentées, ou fondées sur des accusations graves non prouvées nuisent à la crédibilité du requérant. Le Tribunal de la famille apprécie les faits documentés et les arguments basés sur l'intérêt concret de l'enfant. Chaque affirmation grave doit être étayée par des pièces justificatives (rapports médicaux, constats de police, témoignages écrits, courriels datés).

Erreur 6 — Ignorer les droits de l'enfant à maintenir des liens avec les deux parents. L'article 387bis du Code civil belge consacre le droit de l'enfant à maintenir des liens avec ses deux parents, ses grands-parents et sa famille élargie. Un parent qui cherche à couper l'enfant de l'autre parent ou de ses grands-parents sans motif sérieux s'expose à des décisions du Tribunal lui retirant certains aspects de l'autorité parentale. Le droit de l'enfant à ses deux parents est une valeur fondamentale du droit belge de la famille.

Questions Fréquentes

Modèle référencé aux textes légaux — Modèle modifié pour la dernière fois en juin 2026

Ce modèle est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil juridique. Les lois varient selon la juridiction et évoluent avec le temps. Consultez un avocat qualifié pour obtenir des conseils adaptés à votre situation.Clause de non-responsabilité complète

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