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Demande d'Adoption

Maintenu par Vladislav Sergienko, Fondateur·Modèle modifié pour la dernière fois: ·Signaler une erreur

Qu'est-ce qu'un Demande d'Adoption ?

La demande d'adoption en Belgique est la requête judiciaire introduite devant le Tribunal de la famille par laquelle une ou plusieurs personnes demandent à devenir légalement le ou les parents d'un enfant ou d'un adulte qu'ils n'ont pas engendré biologiquement. L'adoption est régie par les articles 343 à 368 du Code civil belge, profondément réformés par la Loi du 24 avril 2003 réformant l'adoption. Le droit belge de l'adoption repose sur le principe fondamental de l'intérêt supérieur de l'enfant, qui doit guider chaque décision dans la procédure d'adoption.

En Belgique, le droit de l'adoption distingue deux formes d'adoption : l'adoption plénière (articles 343 à 355 du Code civil belge) et l'adoption simple (articles 356 à 368 du Code civil belge). L'adoption plénière rompt définitivement et irrévocablement tous les liens juridiques de l'enfant avec sa famille biologique d'origine et crée une filiation plénière nouvelle avec les parents adoptants. L'enfant adopté pleinement acquiert le statut juridique complet d'enfant de ses parents adoptants, avec tous les droits et obligations attachés à la filiation (droit au nom, droits successoraux, autorité parentale, obligation alimentaire). L'adoption simple, quant à elle, crée un lien de filiation avec les parents adoptants mais maintient les liens juridiques de l'enfant avec sa famille biologique d'origine. L'adoption simple peut être révoquée dans des conditions restrictives prévues par le Code civil belge.

La procédure d'adoption en Belgique est organisée en plusieurs étapes obligatoires. La première étape est l'adoption d'un projet d'adoption, qui implique une information et une préparation de l'adoptant et la délivrance d'un agrément par les autorités communautaires compétentes (la Communauté française pour les adoptants francophones via l'organisme agréé de la fédération Wallonie-Bruxelles, l'Agence Wallonne de la Adoption — AWA). La deuxième étape est la mise en relation de l'adoptant avec l'enfant à adopter, via un organisme agréé pour les adoptions internationales ou directement pour les adoptions internes. La troisième étape est la procédure judiciaire devant le Tribunal de la famille pour obtenir le jugement d'adoption. La quatrième étape est la transcription du jugement d'adoption dans les registres de l'état civil.

L'adoption internationale (adoption d'un enfant étranger) est régie par la Convention de La Haye du 29 mai 1993 sur la protection des enfants et la coopération en matière d'adoption internationale (ratifiée par la Belgique). La Convention de La Haye impose des garanties spécifiques pour les adoptions entre pays signataires, notamment la vérification que l'enfant est adoptable, que les consentements nécessaires ont été obtenus librement, et que l'adoption est dans l'intérêt supérieur de l'enfant. L'Agence Wallonne de l'Adoption (AWA) et ses homologues communautaires jouent un rôle central dans la procédure d'adoption internationale pour les résidents de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

L'adoption en Belgique peut concerner des enfants mineurs mais aussi des adultes (article 345 du Code civil belge) dans des conditions particulières. L'adoption d'un adulte est possible lorsqu'il a été accueilli dans la famille adoptante pendant sa minorité et que des liens affectifs durables se sont créés, ou dans d'autres situations justifiées par des raisons graves. Le modèle disponible sur forms-legal.com aide à préparer les informations nécessaires à la demande d'adoption, qui doit impérativement être finalisée avec l'assistance d'un avocat inscrit au Barreau de l'OBFG ou de l'OVB spécialisé en droit de la famille.

Quand avez-vous besoin d'un Demande d'Adoption ?

La demande d'adoption en Belgique est nécessaire dans plusieurs types de situations familiales où une filiation légale doit être créée par voie judiciaire.

Les couples mariés ou cohabitants légaux qui souhaitent adopter ensemble un enfant orphelin, abandonné, ou confié à l'adoption par ses parents biologiques font appel à la procédure d'adoption pour créer une filiation légale avec cet enfant. L'adoption conjointe par deux époux ou par deux cohabitants légaux en couple est possible en Belgique depuis la Loi du 24 avril 2003 et depuis la loi ouvrant le mariage aux couples de même sexe (Loi du 13 février 2003).

Le beau-père ou la belle-mère qui souhaite adopter l'enfant de son conjoint ou partenaire peut recourir à l'adoption simple pour créer un lien juridique avec cet enfant sans effacer la filiation biologique avec l'autre parent. Cette adoption intra-familiale est fréquente dans les familles recomposées où le parent biologique non-gardien est décédé, absent, ou a donné son consentement à l'adoption. L'adoption simple permet à l'enfant de bénéficier de deux ensembles de droits familiaux.

Les personnes seules (célibataires, veufs, divorcés) peuvent adopter seules en Belgique dans les conditions prévues par l'article 343 du Code civil belge, notamment lorsqu'elles ont atteint l'âge minimum requis. L'adoption solitaire est soumise aux mêmes conditions de fond que l'adoption par un couple mais sans la condition d'être en couple.

L'adoption internationale d'un enfant venant d'un pays étranger est organisée par des règles spécifiques qui varient selon le pays d'origine de l'enfant. Pour les pays signataires de la Convention de La Haye du 29 mai 1993, la procédure est encadrée par cette convention et implique l'intervention obligatoire d'un organisme agréé (AWA pour la Fédération Wallonie-Bruxelles). Pour les pays non signataires, des règles particulières s'appliquent.

L'adoption d'un adulte (article 345 du Code civil belge) est possible en Belgique dans des conditions restrictives, notamment lorsque l'adoptant a accueilli l'adulte dans sa famille pendant sa minorité et que des liens affectifs durables ont été établis. L'adoption d'un adulte crée une filiation légale avec les mêmes effets que l'adoption d'un enfant, mais elle est soumise à l'examen strict du Tribunal de la famille qui vérifie les motifs légitimes de l'adoption.

Les situations d'abandon ou de délaissement parental peuvent conduire le Tribunal de la famille ou le Tribunal de la jeunesse à organiser le placement de l'enfant en vue d'adoption dans les conditions prévues par les législations communautaires (décret de la Fédération Wallonie-Bruxelles relatif à l'aide à la jeunesse, Décret flamand relatif à l'aide spéciale à la jeunesse). L'Agence Wallonne de l'Adoption (AWA) et ses homologues gèrent les procédures de placement en vue d'adoption interne.

Que faut-il inclure dans votre Demande d'Adoption ?

La demande d'adoption devant le Tribunal de la famille belge doit contenir des informations complètes et être accompagnée des pièces justificatives requises par la législation belge.

Identification des adoptants. Nom, prénoms, date et lieu de naissance, nationalité, NRN à 11 chiffres, adresse de résidence, situation matrimoniale (marié, cohabitant légal, célibataire, divorcé, veuf), profession, et situation professionnelle de chaque personne souhaitant adopter. L'âge minimum des adoptants est fixé par l'article 343 du Code civil belge (25 ans pour l'adoptant seul, 21 ans pour les adoptants en couple, avec un écart d'âge minimum de 15 ans entre l'adoptant et l'adopté sauf en cas d'adoption du beau-fils ou de la belle-fille).

Identification de l'enfant à adopter. Prénom(s), date et lieu de naissance, nationalité, NRN si déjà attribué, situation familiale actuelle (orphelin, enfant abandonné, enfant dont les parents ont consenti à l'adoption, enfant placé par décision judiciaire). Pour les adoptions internationales, indication du pays d'origine, du statut d'adoptabilité reconnu par les autorités compétentes du pays d'origine, et de l'organisme agréé qui a facilité la mise en relation.

Agrément de la Communauté compétente. La procédure d'adoption interne ou internationale en Belgique requiert que les adoptants aient été agréés par l'autorité compétente de leur Communauté : l'Agence Wallonne de l'Adoption (AWA) pour les francophones de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Kind & Gezin pour les flamands, l'Autorité centrale communautaire germanophone pour les germanophones. L'agrément atteste que les adoptants présentent les garanties nécessaires en matière d'aptitude parentale. La requête doit joindre la décision d'agrément.

Consentements requis. L'adoption nécessite plusieurs consentements selon la situation. Le consentement des parents biologiques ou des représentants légaux de l'enfant est requis en application des articles 348 à 350 du Code civil belge. Si l'enfant a atteint l'âge de 12 ans, son consentement personnel est également requis. Pour les adoptions internationales, les consentements des parents biologiques obtenus selon les règles du pays d'origine doivent être confirmés par les autorités compétentes. La requête doit documenter les consentements obtenus ou les raisons pour lesquelles ils ne sont pas requis (orphelin véritable, parents déchus de l'autorité parentale).

Type d'adoption demandée. La requête précise si l'adoptant demande une adoption plénière (rupture définitive avec la famille biologique, articles 343 à 355 du Code civil belge) ou une adoption simple (maintien des liens avec la famille biologique, articles 356 à 368 du Code civil belge). L'adoption plénière est irréversible et n'est prononcée que lorsqu'elle est dans l'intérêt supérieur de l'enfant. L'adoption simple peut être révoquée dans des conditions restrictives.

Intérêt supérieur de l'enfant. La requête doit démontrer en quoi l'adoption répond à l'intérêt supérieur de l'enfant. Le Tribunal de la famille apprécie cet intérêt en tenant compte de la capacité des adoptants à assurer l'épanouissement de l'enfant, du lien affectif déjà créé entre les adoptants et l'enfant, et des besoins spécifiques de l'enfant. La requête peut joindre des rapports d'enquête sociale réalisés par des assistants sociaux agréés.

Procédure et délais. La procédure d'adoption devant le Tribunal de la famille est organisée par les articles 1231-1 à 1231-55 du Code judiciaire belge. Le juge examine la demande, peut ordonner une enquête sociale, entend les parties et les enfants concernés selon leur âge, et prononce ou refuse le jugement d'adoption. Le jugement d'adoption est ensuite transcrit dans les registres de l'état civil de la commune du lieu de naissance de l'enfant. Le modèle disponible sur forms-legal.com constitue une aide à la préparation mais la procédure doit être conduite avec l'assistance d'un avocat spécialisé en droit de la famille inscrit au Barreau de l'OBFG ou de l'OVB.

Comment remplir votre Demande d'Adoption

La procédure d'adoption en Belgique est complexe et se déroule en plusieurs étapes. Voici un guide pour préparer la demande d'adoption.

Étape 1 — Se renseigner auprès de l'Agence Wallonne de l'Adoption (AWA). Pour les francophones résidant en Belgique, contactez l'Agence Wallonne de l'Adoption (AWA), autorité centrale de la Communauté française compétente pour l'adoption. L'AWA organise des séances d'information obligatoires pour les candidats adoptants. Ces séances fournissent des informations sur les procédures, les conditions légales, les délais et les organismes agréés. La participation à ces séances est obligatoire avant de déposer une candidature à l'agrément.

Étape 2 — Constituer le dossier de candidature à l'agrément. Le dossier de candidature à l'agrément comprend généralement les pièces d'identité des candidats, des extraits de casier judiciaire, des attestations médicales, des attestations de revenus (avertissements-extraits de rôle du SPF Finances), des références de personnes de confiance, des photos de logement, et une lettre de motivation. Les candidats font l'objet d'une enquête sociale réalisée par un service agréé. L'agrément est délivré pour une durée déterminée et est renouvelable.

Étape 3 — Choisir entre adoption interne et adoption internationale. Pour l'adoption interne (enfant belge), les candidats sont mis en relation avec un enfant adoptable par l'AWA. Pour l'adoption internationale, les candidats choisissent un pays d'origine et un organisme agréé pour l'adoption internationale. Les pays d'origine disponibles, les conditions et les délais varient considérablement selon les pays. Certains pays ont des procédures très longues (plusieurs années) en raison des règles de la Convention de La Haye du 29 mai 1993.

Étape 4 — Constituer le dossier de mise en relation. Après agrément, les candidats compilent un dossier de mise en relation décrivant leur famille, leur foyer, leur style de vie et leurs attentes vis-à-vis de l'enfant. Ce dossier est transmis aux autorités du pays d'origine pour les adoptions internationales. La mise en relation peut prendre plusieurs mois ou années selon le pays d'origine.

Étape 5 — Participer aux procédures dans le pays d'origine pour les adoptions internationales. Les adoptants doivent souvent se rendre dans le pays d'origine de l'enfant pour les entretiens, les audiences locales, et la prise en charge de l'enfant. Les procédures varient selon le pays. L'organisme agréé accompagne les adoptants lors de ces démarches.

Étape 6 — Renseigner les informations dans la demande d'adoption. Complétez les informations d'identification des adoptants (nom, prénoms, NRN, adresse, profession, revenus, situation matrimoniale) et de l'enfant à adopter (prénom, date et lieu de naissance, nationalité, NRN, situation familiale actuelle). Joignez la décision d'agrément de l'AWA, les consentements des parents biologiques ou des représentants légaux, et les pièces relatives à l'adoptabilité de l'enfant.

Étape 7 — Consulter un avocat spécialisé en droit de l'adoption. La requête en adoption devant le Tribunal de la famille doit être rédigée par un avocat inscrit au Barreau de l'OBFG ou de l'OVB spécialisé en droit de la famille et en droit de l'adoption. L'avocat rédige la requête, assemble les pièces justificatives, et représente les adoptants devant le Tribunal de la famille. Sous conditions de ressources, l'aide juridique de deuxième ligne via le BAJ peut prendre en charge les honoraires.

Étape 8 — Déposer la requête au greffe du Tribunal de la famille. La requête est déposée au greffe du Tribunal de la famille du ressort du domicile des adoptants. Elle doit être accompagnée des pièces justificatives et de la copie de la décision d'agrément. Le Tribunal fixe une audience au cours de laquelle le juge entend les parties, peut ordonner une enquête sociale complémentaire, et prononce sa décision.

Étape 9 — Assister à l'audience devant le Tribunal de la famille. Les adoptants comparaissent à l'audience accompagnés de leur avocat. Le juge du Tribunal de la famille entend les adoptants, examine les pièces, peut entendre l'enfant si son âge le permet, et prononce le jugement d'adoption ou renvoie à une audience ultérieure. Si l'enfant a 12 ans ou plus, son consentement personnel est requis.

Étape 10 — Transcrire le jugement d'adoption. Après le jugement d'adoption, le Tribunal de la famille notifie la décision à l'officier de l'état civil de la commune du lieu de naissance de l'enfant pour transcription. L'enfant reçoit un nouvel acte de naissance mentionnant les parents adoptants. Pour les adoptions internationales, la transcription au registre national géré par le SPF Intérieur est effectuée par la commune de résidence des adoptants.

Erreurs courantes à éviter dans votre Demande d'Adoption

La procédure d'adoption en Belgique est longue et complexe. Voici les erreurs les plus fréquentes et les conseils pour les éviter.

Erreur 1 — Ne pas obtenir l'agrément avant de saisir le Tribunal. L'agrément de l'Agence Wallonne de l'Adoption (AWA) ou de l'autorité compétente de sa Communauté est un préalable obligatoire à toute requête judiciaire en adoption en Belgique. Une requête en adoption sans agrément préalable sera rejetée par le Tribunal de la famille. La procédure d'agrément prend généralement plusieurs mois, il est donc essentiel de la débuter le plus tôt possible.

Erreur 2 — Sous-estimer la durée de la procédure. La procédure d'adoption en Belgique peut s'étendre sur plusieurs années, notamment pour les adoptions internationales. De nombreux pays ont des listes d'attente très longues, des règles de la Convention de La Haye strictement appliquées, ou des instabilités politiques qui ralentissent les procédures. Les candidats adoptants doivent être préparés à une attente longue et emotionnellement difficile.

Erreur 3 — Confondre adoption plénière et adoption simple. L'adoption plénière est irrévocable et rompt tous les liens avec la famille biologique. L'adoption simple maintient ces liens mais peut être révoquée. Le choix entre les deux formes d'adoption doit être mûrement réfléchi avec un avocat spécialisé en droit de l'adoption inscrit au Barreau de l'OBFG ou de l'OVB, en tenant compte de la situation spécifique de l'enfant et des adoptants.

Erreur 4 — Négliger les consentements des parents biologiques. Les consentements des parents biologiques ou de leurs représentants légaux sont des éléments essentiels de la procédure d'adoption. Des consentements obtenus sous la contrainte ou sans information complète sur les effets de l'adoption peuvent entraîner l'annulation de l'adoption par le Tribunal. Pour les adoptions internationales, les consentements doivent être conformes aux règles du pays d'origine et reconnus par les autorités belges.

Erreur 5 — Ne pas associer un avocat spécialisé dès le début. La procédure d'adoption est une procédure judiciaire complexe qui nécessite l'assistance d'un avocat spécialisé en droit de la famille et en droit de l'adoption inscrit au Barreau de l'OBFG ou de l'OVB. Un avocat non spécialisé peut commettre des erreurs de procédure qui compromettent le dossier. Choisissez un avocat ayant une expérience spécifique en droit de l'adoption.

Erreur 6 — Ignorer les règles de la Convention de La Haye pour les adoptions internationales. Pour les adoptions impliquant des enfants venant de pays signataires de la Convention de La Haye du 29 mai 1993, les règles de cette convention doivent être strictement respectées. Contourner les procédures de la Convention (notamment en n'impliquant pas l'organisme agréé ou en recourant à des intermédiaires non agréés) peut entraîner le refus de reconnaissance de l'adoption par les autorités belges et l'impossibilité pour l'enfant d'obtenir la nationalité belge ou un titre de séjour permanent.

Erreur 7 — Oublier les démarches administratives après le jugement d'adoption. Après le jugement d'adoption du Tribunal de la famille, de nombreuses démarches administratives sont nécessaires : transcription du jugement à l'état civil de la commune du lieu de naissance de l'enfant, modification du registre national via le SPF Intérieur, établissement d'une nouvelle carte d'identité électronique ou d'un passeport belge pour l'enfant, inscription dans la sécurité sociale des parents adoptants (ONSS, INAMI), démarches auprès des organismes d'allocations familiales régionaux (Famiwal, FONS, Groeipakket). Ces démarches peuvent prendre plusieurs semaines et doivent être anticipées.

Questions Fréquentes

Modèle référencé aux textes légaux — Modèle modifié pour la dernière fois en juin 2026

Ce modèle est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil juridique. Les lois varient selon la juridiction et évoluent avec le temps. Consultez un avocat qualifié pour obtenir des conseils adaptés à votre situation.Clause de non-responsabilité complète

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