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Demande de Médiation Judiciaire

Maintenu par Vladislav Sergienko, Fondateur·Modèle modifié pour la dernière fois: ·Signaler une erreur

Qu'est-ce qu'un Demande de Médiation Judiciaire ?

La Demande de Médiation Judiciaire en Belgique est régie par Code judiciaire belge, art. 1730 (mediation judiciaire) et permet de saisir la juridiction belge compétente selon les règles du Code judiciaire.

La caractéristique fondamentale de la médiation judiciaire est son caractère confidentiel. L'article 1728 du Code judiciaire belge garantit la confidentialité absolue des discussions et déclarations faites au cours de la médiation : les déclarations et confidences échangées entre les parties et le médiateur ne peuvent pas être utilisées dans la procédure judiciaire en cours ni dans une procédure judiciaire ultérieure. Cette garantie de confidentialité est essentielle pour permettre aux parties de s'exprimer librement et de rechercher un accord sans craindre que leurs aveux soient retournes contre eux. Le médiateur est lie par le secret professionnel au même titre que l'avocat.

Le médiateur agréé est un professionnel indépendant et impartial, inscrit sur la liste de la Commission fédérale de médiation (CFM) après formation certifiante et examen d'aptitude. La CFM, organe consultatif créée par la Loi du 21 février 2005, agit sous l'autorité du SPF Justice et tient les listes des médiateurs agréés par matière (civil, familial, social, commercial). En 2024, la liste comptait plus de 1.200 médiateurs agréés en Belgique, repartis selon les spécialisations (droit civil, droit commercial, droit de la famille, droit social). Les parties peuvent proposer le nom d'un médiateur agréé ou demander au juge de designer un médiateur d'office.

La procédure de demande de médiation judiciaire est simple : les parties (ou l'une d'elles) adressent une demande écrite au juge saisi de la procédure contentieuse, demandant que la cause soit suspendue le temps d'une médiation. Le juge peut également proposer d'office une médiation (article 1730 alinéa 1 Code judiciaire). Si le juge ordonne la médiation (ordonnance de médiation), la procédure judiciaire est suspendue pour la durée de la médiation, généralement trois mois (prorogeable d'un commun accord selon l'article 1730 alinéa 2 Code judiciaire). La suspension de la procédure judiciaire interrompt également les délais de prescription (article 1730bis Code judiciaire).

Si la médiation aboutit a un accord total ou partiel, le médiateur rédigé un procès-verbal de médiation signé par les parties. Les parties peuvent ensuite demander l'homologation de cet accord par le juge saisi (article 1731 Code judiciaire). L'ordonnance d'homologation confère a l'accord la valeur d'un jugement et donc d'un titre exécutoire : si une partie ne respecte pas l'accord homologue, l'autre partie peut directement recourir aux voies d'exécution forcée (saisie-arrêt, saisie mobilière) sans recommencer une procédure judiciaire. Si la médiation échoué (partiellement ou totalement), la procédure judiciaire reprend son cours devant le juge qui avait ordonne la suspension.

La médiation judiciaire se distingue de la médiation extrajudiciaire (articles 1724 a 1729 Code judiciaire) qui se déroule en dehors de toute procédure judiciaire, et de la conciliation judiciaire (articles 731 a 736 Code judiciaire) qui est directement conduite par le juge de paix ou le juge saisi, sans médiateur tiers. La médiation judiciaire présente plusieurs avantages par rapport a la procédure contentieuse classique : rapidité (3 mois en moyenne contre 1 a 3 ans pour une procédure judiciaire), coût réduit (honoraires du médiateur agréé partages entre les parties, généralement moins chers qu'une procédure judiciaire complète), préservation des relations entre les parties (utile pour les relations d'affaires ou familiales a pérenniser), flexibilité de l'accord (les parties peuvent convenir de solutions qui débordent le cadre du litige judiciaire, comme un échelonnement de paiement, une modification du contrat, une prestation en nature).

Quand avez-vous besoin d'un Demande de Médiation Judiciaire ?

La Demande de médiation judiciaire en Belgique est appropriée dans les situations suivantes.

Litige commercial en cours avec relation d'affaires a préserver. Lorsque deux entreprises sont en litige contractuel (inexécution, malfaçon, retard de livraison, prix non paye) et souhaitent préserver leur relation commerciale, la médiation judiciaire offre une alternative a la procédure contentieuse. Les parties peuvent trouver un accord commercial flexible (échelonnement, modification du contrat, remise partielle, novation) qui ne serait pas accessible via une décision judiciaire. La demande est déposée pendant la procédure en cours devant le Tribunal de première instance ou le Tribunal de l'entreprise.

Litige familial : garde des enfants, pension alimentaire, divorce. En droit de la famille belge, la médiation familiale est particulièrement encouragée. Le Tribunal de la famille (créé par la Loi du 30 juillet 2013) peut proposer ou ordonner une médiation familiale pour les litiges relatifs a la garde des enfants, au droit aux relations personnelles, a la pension alimentaire (article 203 et suivants Code civil). La Commission fédérale de médiation dispose de médiateurs agréés spécialisés en droit de la famille. La médiation familiale permet de trouver des solutions adaptées aux circonstances particulières de chaque famille, en dehors de la rigidité d'une décision judiciaire imposée.

Litige locatif : loyer impayé, expulsion, remise en état. Les litiges entre propriétaires et locataires (loyers impayés, contestation de l'état des lieux de sortie, restitution de garantie locative) se prêtent bien a la médiation. La Justice de paix, juridiction de canton compétente pour les baux (Décret wallon du 15 mars 2018, Ordonnance bruxelloise du 27 juillet 2017, Vlaams Woninghuurdecreet 2018), peut proposer une médiation judiciaire dans le cadre d'une procédure de bail en cours. Un accord de médiation sur un échelonnement de paiement des loyers dus ou sur les conditions de libération des lieux est souvent préférable a une expulsion forcée.

Contentieux de construction et de voisinage. Les litiges de construction (malfaçons, retards, défaut de conformité au permis d'urbanisme), les disputes de voisinage (servitudes, empiètes, troubles de jouissance) se prêtent bien a la médiation en raison de la complexité technique et de la nécessite de préserver les relations de voisinage. Le médiateur agréé spécialisé en droit civil ou en construction peut aider les parties a trouver un accord technique sur les réparations ou compensations.

Litige social et de travail. En droit du travail et de la sécurité sociale, la médiation judiciaire peut être utile pour les litiges entre employeurs et travailleurs (contestation de licenciement, réclamation de salaires, clause de non-concurrence) devant le Tribunal du travail. Les médiateurs agréés en matière sociale accompagnent les parties dans la recherche d'un accord équitable.

Réorganisation judiciaire et insolvabilité. Dans les procédures de réorganisation judiciaire (PRJ) prévues par le Livre XX du Code de droit économique, la médiation peut être utilisée pour faciliter les négociations entre le débiteur en difficulté et ses créanciers, en complément de la procédure formelle.

Que faut-il inclure dans votre Demande de Médiation Judiciaire ?

Une Demande de médiation judiciaire valide et efficace en Belgique comporte les éléments suivants.

Cadre légal et références législatives. La demande cite l'article 1730 du Code judiciaire belge (médiation judiciaire en cours de procédure), la Loi du 21 février 2005 reformant le Code judiciaire en matière de médiation et la Loi du 18 juin 2018 portant Livre 2 du droit de la médiation dans le Code judiciaire. La Commission fédérale de médiation (CFM / Fédérale bemiddelingscommissie) est l'organe public responsable de la liste des médiateurs agréés. Sur forms-légal.com, ce modèle gratuit intégré les références législatives belges actualisées.

Identification de la procédure judiciaire en cours. La demande identifie la procédure judiciaire en cours (tribunal saisi, numéro de rôle, stade de la procédure) dans le cadre de laquelle la médiation est demandée. La médiation judiciaire ne peut être demandée que lorsqu'une procédure judiciaire est en cours (a l'introduction, en mise en état ou avant les plaidoiries). Pour une médiation avant toute procédure judiciaire, la voie est la médiation extrajudiciaire (articles 1724 a 1729 Code judiciaire).

Consentement des deux parties (recommande). Bien que l'article 1730 alinéa 1 Code judiciaire permette au juge d'ordonner une médiation même sans accord des deux parties, la médiation judiciaire est plus efficace lorsque les deux parties y consentent. La demande indique si l'accord de la partie adverse a été obtenu ou si la demande est unilatérale. Une demande unilatérale est possible ; le juge apreciera l'opportunité d'ordonner la médiation selon l'article 1730 alinéa 1.

Proposition ou désignation du médiateur agréé. La demande peut proposer le nom d'un médiateur agréé inscrit sur la liste de la CFM (www.cfm-fbc.be), spécialisé dans la matière du litige. Si les parties ne s'accordent pas sur le nom du médiateur, le juge peut designer un médiateur d'office en consultant la liste CFM. Les honoraires du médiateur agréé sont fixés par accord entre les parties et le médiateur, généralement selon un tarif horaire de 100 a 250 EUR par heure, partage entre les parties.

Durée de la médiation. La demande précise la durée souhaitée pour la médiation. L'article 1730 alinéa 2 Code judiciaire prévoit que la procédure judiciaire est suspendue pendant la durée de la médiation, généralement trois mois. Ce délai peut être prolong d'un commun accord des parties et du médiateur. La suspension interrompt les délais de procédure et de prescription.

Confidentialité garantie. La demande rappelle la garantie de confidentialité prévue par l'article 1728 du Code judiciaire : les déclarations et échanges au cours de la médiation sont confidentiels et ne peuvent pas être utilises dans la procédure judiciaire. Cette garantie est le fondement de la confiance nécessaire au processus de médiation.

Homologation de l'accord éventuel. La demande mentionne que tout accord obtenu en médiation sera soumis a l'homologation du juge saisi selon l'article 1731 Code judiciaire, pour lui conférer la valeur d'un titre exécutoire. L'homologation est refusée si l'accord est contraire a l'ordre public.

Comment remplir votre Demande de Médiation Judiciaire

Déposer une Demande de médiation judiciaire devant un tribunal belge requiert les étapes suivantes.

Étape 1 - Vérifier que la procédure judiciaire est en cours. La médiation judiciaire présuppose une procédure judiciaire en cours devant un tribunal belge. La demande est déposée lors de l'audience d'introduction, pendant la mise en état (échange de conclusions) ou avant les plaidoiries. Pour une médiation avant toute action judiciaire, la voie est la médiation extrajudiciaire (articles 1724 a 1729 Code judiciaire) ou la conciliation devant la Justice de paix (article 731 Code judiciaire).

Étape 2 - Obtenir l'accord de la partie adverse si possible. Bien que non obligatoire, l'accord de la partie adverse augmente les chances que le juge ordonne la médiation et maximise les chances de succès de la médiation elle-même. Contacter l'avocat de la partie adverse (ou la partie directement si non représentée) pour proposer la médiation et obtenir son accord écrit.

Étape 3 - Identifier un médiateur agréé CFM. Consulter la liste officielle des médiateurs agréés sur le site de la Commission fédérale de médiation (www.cfm-fbc.be). Choisir un médiateur spécialisé dans la matière du litige (civil, commercial, familial, social) et disponible dans un délai raisonnable. Obtenir un accord de principe du médiateur propose sur sa disponibilité et ses honoraires.

Étape 4 - Rédiger la demande de médiation. Rédiger la demande en identifiant les parties, la procédure en cours (tribunal, numéro de rôle), l'objet du litige, les raisons justifiant la médiation, le médiateur propose et la durée souhaitée. Citer l'article 1730 du Code judiciaire belge et la Loi du 21 février 2005.

Étape 5 - Déposer la demande. Déposer la demande au greffe du tribunal saisi ou la présenter a l'audience. Le juge examine la demande et, si les conditions sont remplies, rend une ordonnance de médiation suspendant la procédure judiciaire. L'ordonnance désigne le médiateur agréé et fixe la durée de la suspension (généralement 3 mois).

Étape 6 - Participer a la médiation. Participer activement aux séances de médiation avec le médiateur agréé. Les séances se déroulent généralement dans les locaux du médiateur ou dans un lieu neutre convenu. La durée est variable selon la complexité du litige (1 a 5 séances en général). Les discussions sont confidentielles (article 1728 Code judiciaire).

Étape 7 - Homologuer l'accord éventuel. Si un accord est atteint, faire homologuer le procès-verbal de médiation par le juge saisi selon l'article 1731 Code judiciaire. L'ordonnance d'homologation confère a l'accord la valeur d'un titre exécutoire. Si la médiation échoué, la procédure judiciaire reprend son cours.

Erreurs courantes à éviter dans votre Demande de Médiation Judiciaire

Les demandes de médiation judiciaire en Belgique connaissent des échecs ou des difficultés pour les raisons suivantes.

Erreur 1 - Solliciter la médiation trop tardivement. La médiation judiciaire est plus efficace si elle est demandée tôt dans la procédure, avant que les positions des parties ne se soient durci. Une demande en extremis (la veille des plaidoiries) est souvent refusée par le juge ou échoué car les parties ne sont plus disposées a négocier. Solliciter la médiation des l'audience d'introduction ou en début de mise en état.

Erreur 2 - Choisir un médiateur agréé non spécialisé dans la matière. Un médiateur agréé en matière familiale n'est pas forcement compétent pour un litige commercial complexe, et vice versa. Vérifier la spécialisation du médiateur sur la liste de la CFM (www.cfm-fbc.be) et ses références dans la matière du litige. Un médiateur non adapte conduira a une médiation moins efficace.

Erreur 3 - Entrer en médiation sans disposer de l'autorité nécessaire pour transiger. En matière commerciale, le représentant d'une entreprise qui participe a la médiation doit avoir l'autorité pour s'engager et conclure un accord transactionnel. Si le mandataire ne peut pas s'engager sans approbation de son conseil d'administration ou de ses associés, la médiation peut échouer faute d'accord en séance.

Erreur 4 - Négliger la clause de confidentialité. Les parties commettent parfois l'erreur de révéler dans la procédure judiciaire des informations divulguées en médiation. Cela viole l'article 1728 du Code judiciaire belge et peut conduire à l'exclusion de ces éléments comme preuves. Le médiateur rappelle la confidentialité au début de chaque séance.

Erreur 5 - Ne pas faire homologuer l'accord obtenu. Un accord non homologue par le juge (article 1731 Code judiciaire) n'a pas la valeur d'un titre exécutoire. Si la partie adverse ne respecte pas l'accord, le créancier doit recommencer une procédure judiciaire pour obtenir un titre exécutoire. Faire homologuer systématiquement tout accord de médiation pour sécuriser son exécution.

Erreur 6 - Confondre médiation judiciaire et conciliation. La médiation judiciaire (article 1730 Code judiciaire) est conduite par un médiateur agréé tiers, indépendant des parties et du juge. La conciliation judiciaire (article 731 Code judiciaire) est conduite directement par le juge lui-même, sans médiateur tiers. Les deux procédures sont distinctes et complémentaires mais ont des natures différentes.

Erreur 7 - Omettre de mettre fin a la procédure judiciaire après l'accord. Après homologation d'un accord total, les parties doivent mettre fin a la procédure judiciaire (désistement d'instance et d'action, article 820 et suivants Code judiciaire) pour éviter que la procédure continue a courir sans objet. Demander au juge de prendre acte du désistement après homologation de l'accord.

Questions Fréquentes

Modèle référencé aux textes légaux — Modèle modifié pour la dernière fois en juin 2026

Ce modèle est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil juridique. Les lois varient selon la juridiction et évoluent avec le temps. Consultez un avocat qualifié pour obtenir des conseils adaptés à votre situation.Clause de non-responsabilité complète

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