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Cession de Droits à l'Image d'une Personne Belgique

Maintenu par Vladislav Sergienko, Fondateur·Modèle modifié pour la dernière fois: ·Signaler une erreur

Qu'est-ce qu'un Cession de Droits à l'Image d'une Personne Belgique ?

La Cession de Droits à l'Image d'une Personne en Belgique est régie par Code civil belge art. 1101 et suivants (livre 5) et encadre les engagements réciproques des parties contractantes sous le régime du droit belge des obligations.

Le droit à l'image en Belgique est reconnu comme un droit de la personnalité fondamental, distinct du droit au respect de la vie privée (art. 22 de la Constitution belge) et du droit d'auteur. Chaque personne dispose d'un droit exclusif sur l'exploitation commerciale de son image, indépendamment de toute notoriété. Ce droit est incessible dans son principe (le droit moral sur l'image reste attaché à la personne), mais les droits patrimoniaux d'exploitation peuvent faire l'objet d'une autorisation contractuelle limitée. La jurisprudence belge, notamment la Cour d'appel de Bruxelles, a précisé que l'autorisation doit être interprétée strictement : tout usage non expressément autorisé est présumé interdit.

Le contrat de cession de droits à l'image se distingue du simple accord de modèle photographique (model release) utilisé dans les agences de stock. La cession de droits offre un cadre juridique plus solide avec une description précise des usages autorisés, une contrepartie financière déterminée, des mécanismes de sanction en cas de dépassement des droits accordés et une conformité RGPD intégrée. En Belgique, l'Autorité de protection des données (APD/GBA — Gegevensbeschermingsautoriteit) a publié des lignes directrices précisant que l'image d'une personne identifiable constitue une donnée à caractère personnel au sens du RGPD art. 4 §1, soumise à l'ensemble des obligations du règlement : information de la personne concernée (art. 13-14), droit de retrait du consentement (art. 7 §3), droit à l'effacement (art. 17).

Le cadre légal belge prévoit des règles spécifiques pour les mineurs. L'image d'un enfant de moins de 18 ans ne peut être exploitée commercialement qu'avec le consentement de ses représentants légaux (père et mère conjointement, ou tuteur légal). Ce consentement doit être éclairé, spécifique et révocable. La Cour de Justice de l'Union européenne (CJUE) a précisé dans l'arrêt Planet49 (C-673/17) que le consentement au traitement de données — et par extension à l'exploitation de l'image — doit être donné par un acte positif clair, non présumé par défaut.

Le CDE livre XI art. XI.174 protège par le droit d'auteur les photographies originales présentant un caractère créatif. Lorsque le photographe (le cessionnaire ou son prestataire) crée des photographies originales du cédant, deux couches de droits se superposent : les droits d'auteur du photographe sur la photographie (protégés sans formalité dès la création) et les droits à l'image du sujet photographié. Le contrat de cession de droits à l'image doit traiter ces deux dimensions pour éviter tout litige ultérieur sur l'exploitation des images produites.

Quand avez-vous besoin d'un Cession de Droits à l'Image d'une Personne Belgique ?

La cession de droits à l'image d'une personne est indispensable dans de nombreuses situations en Belgique. Dans le secteur de la publicité et du marketing, tout recours à l'image d'une personne identifiable — comédiens, mannequins, sportifs, influenceurs, célébrités ou simples particuliers — pour des campagnes commerciales nécessite une autorisation contractuelle formelle. Les agences de publicité belges (membres de l'UBA — Union Belge des Annonceurs) exigent systématiquement ce document avant diffusion sur tout support : affiches, presse écrite, spots télévisés, bannières digitales, réseaux sociaux, emballages produits.

Le secteur de la mode et du prêt-à-porter belge — fortement représenté par le Brussels Fashion Week, les créateurs de la mode d'Anvers (Dries Van Noten, Ann Demeulemeester) et les retailers présents sur le territoire — utilise quotidiennement des contrats de droits à l'image pour les défilés, catalogues et campagnes saisonnières. Les contrats distinguent typiquement l'utilisation éditoriale (presse non publicitaire) de l'utilisation commerciale, avec des rémunérations différentes.

Dans le domaine numérique, l'explosion du marketing d'influence a créé un besoin massif de contrats de droits à l'image. Lorsqu'une marque belge engage un influenceur pour publier du contenu sponsorisé sur Instagram, YouTube, TikTok ou LinkedIn, la marque doit détenir les droits sur les images produites pendant la collaboration. Le Jury d'Éthique Publicitaire (JEP, Belgique) et l'APD/GBA ont rappelé que le tag #publicité ou #partenariat ne dispense pas du contrat de droits à l'image sous-jacent.

Les médias belges (RTBF, RTL Belgium, De Standaard, Le Soir, Belga News Agency) et les agences photographiques (Reporters, Isopix, Belga Image) utilisent ce type de contrat lorsqu'ils souhaitent commercialiser des images de personnes identifiables au-delà de l'usage d'information d'actualité. L'usage journalistique bénéficie d'une exception légale pour l'information d'actualité, mais la commercialisation ultérieure des archives photographiques requiert une autorisation contractuelle.

Les plateformes e-commerce et marketplaces belges (bol.com, Zalando Belgique, Fnac.be) exigent que leurs vendeurs disposent des droits sur toutes les images de personnes utilisées dans les fiches produits. Les entreprises qui créent leur propre contenu avec des employés doivent formaliser l'autorisation d'exploitation commerciale même pour les photos corporate internes, car la relation d'emploi ne confère pas automatiquement le droit d'utiliser l'image du travailleur à des fins commerciales — le Code civil belge livre 5 et la jurisprudence de la Cour du travail de Bruxelles le confirment.

Enfin, les sociétés de production audiovisuelle, les théâtres subventionnés (Théâtre de la Monnaie, KVS, Opéra Royal de Wallonie), les musées et les institutions culturelles belges ont recours à ce contrat pour les enregistrements de spectacles, les documentaires, les films institutionnels et les expositions photographiques dans lesquels apparaissent des personnes identifiables.

Que faut-il inclure dans votre Cession de Droits à l'Image d'une Personne Belgique ?

Un contrat de cession de droits à l'image conforme au droit belge doit contenir plusieurs clauses essentielles pour être juridiquement valide et exécutoire. Sur forms-legal.com, le modèle belge intègre l'ensemble de ces éléments obligatoires.

Identification des parties : Le contrat doit identifier avec précision le cédant (nom complet, date de naissance, adresse en Belgique, numéro de registre national si applicable) et le cessionnaire (raison sociale complète, numéro BCE/KBO, siège social, représentant légal habilité à signer). Pour les mineurs, les coordonnées complètes des deux représentants légaux sont requises.

Description précise de l'image cédée : La clause d'objet doit décrire avec exactitude les images concernées — date et lieu de la séance photos ou du tournage, format des images (photographies fixes, vidéo, illustrations, images 3D générées par IA à partir de l'image de la personne), nature du projet dans lequel les images s'inscrivent. Plus la description est précise, moins le cessionnaire risque un dépassement non autorisé.

SupportS d'utilisation autorisés : La clause de supports doit lister exhaustivement les médias sur lesquels le cessionnaire est autorisé à exploiter l'image : presse écrite, affichage extérieur (Decaux, Clear Channel Belgique), publicité télévisée (RTBF, RTL, Q2, VTM, Vier), digital (site web, réseaux sociaux, newsletters), packaging, PLV (publicité sur lieu de vente), films institutionnels, rapports annuels, signalétique en magasin. Tout support non mentionné est exclu.

Territoire d'exploitation : La cession peut être limitée à la Belgique, étendue au territoire Benelux (Belgique, Pays-Bas, Luxembourg), à l'Union européenne, au monde entier. Les contrats pour des campagnes nationales peuvent prévoir une option contractuelle d'extension territoriale moyennant rémunération supplémentaire. L'APD/GBA a précisé que les plateformes numériques accessibles mondialement nécessitent une autorisation territoriale mondiale si l'image y est publiée.

Durée de la cession : La durée doit être définie avec précision — période fixe (6 mois, 1 an, 3 ans), durée illimitée (usage exceptionnel, réservé aux cas où une contrepartie significative est versée), ou durée liée à une campagne précise. Le droit belge n'impose pas de durée maximale, mais la CJUE a précisé que le consentement RGPD est révocable à tout moment (RGPD art. 7 §3), créant une tension avec les cessions à durée indéterminée dans le domaine commercial.

Contrepartie financière : La rémunération peut prendre plusieurs formes : forfait unique, paiement par support utilisé (buy-out complet), redevances proportionnelles au chiffre d'affaires généré, combinaison d'un fixe et d'un variable. Les tarifs recommandés en Belgique suivent les barèmes de l'UBAE (Union Belge des Artistes et des Essayistes) et de l'ACTRA belge pour les comédiens professionnels. La contrepartie symbolique (1 euro, exemplaire gratuit du produit) est légalement valide mais peut fragiliser le contrat si le cédant conteste ultérieurement le déséquilibre.

Droits moraux : Le droit belge reconnaît des droits moraux inaliénables sur l'image, notamment le droit au respect de la dignité de la personne représentée. Le contrat peut inclure une clause de contrôle éditorial donnant au cédant un droit de regard sur le montage final, et/ou une clause d'exclusion des contextes dégradants (publicité pour alcool si le cédant est connu pour son engagement pour la sobriété, publicité politiquement orientée, contenu à caractère érotique non consenti). Cette clause est d'ordre public et ne peut être écartée par convention.

Conformité RGPD : Le contrat doit contenir une clause RGPD précisant : la base légale du traitement (art. 6 §1 a — consentement), la finalité précise du traitement, la durée de conservation des données, les droits du cédant (accès, rectification, effacement, opposition, portabilité), les coordonnées du délégué à la protection des données (DPO) du cessionnaire si applicable (obligatoire pour les entreprises de plus de 250 salariés ou dont le traitement présente des risques élevés), et les conditions du retrait du consentement.

Comment remplir votre Cession de Droits à l'Image d'une Personne Belgique

La rédaction d'un contrat de cession de droits à l'image en Belgique suit une procédure en plusieurs étapes pour garantir sa conformité légale et sa solidité contractuelle.

Étape 1 — Identification précise des parties. Pour le cédant personne physique, indiquez nom et prénom complets tels qu'ils figurent sur la carte d'identité belge (eID), la date de naissance complète (jour/mois/année) pour permettre l'identification sans ambiguïté, et l'adresse de résidence actuelle en Belgique. Si le cédant est un mineur, ajoutez les coordonnées complètes des deux parents ou du tuteur légal. Pour le cessionnaire (entreprise belge), indiquez la dénomination sociale exacte telle qu'inscrite à la Banque-Carrefour des Entreprises (BCE/KBO), le numéro BCE/KBO à 10 chiffres (format : 0xxx.xxx.xxx), l'adresse du siège social et le nom et titre du représentant légal habilité à engager la société.

Étape 2 — Description de l'image à céder. Précisez la date exacte (ou la période) et le lieu de la séance photos ou du tournage. Décrivez le contexte : projet photographique éditorial, campagne publicitaire pour quel produit ou service, film institutionnel, vidéo de communication interne. Précisez le format des images : photographies numériques haute définition, vidéo HD/4K, illustrations stylisées à partir de photographies, images générées par IA avec l'image de référence du cédant. Incluez si possible le nom du photographe ou réalisateur.

Étape 3 — Délimitation des supports autorisés. Soyez exhaustif et précis. Listez chaque type de support : digital web (site internet du cessionnaire, réseaux sociaux gérés en propre), paid social (publicités Facebook Ads, Instagram Ads, LinkedIn Ads, TikTok Ads), out-of-home (affiches métro STIB/MIVB, panneaux Decaux/Clear Channel en Belgique), presse écrite (noms des publications si possible), packaging (produit X, SKU Y), e-mailing aux clients du cessionnaire, signalétique en point de vente, brochures et PLV. Si vous souhaitez inclure une clause d'option pour des supports futurs, rédigez-la comme une option contractuelle soumise à rémunération supplémentaire et accord express du cédant.

Étape 4 — Territoire et durée. Pour le territoire, précisez si la cession vaut uniquement pour la Belgique, pour le Benelux, pour l'UE/EEE, ou pour le monde entier. Pour les campagnes digitales sur des plateformes mondiales (YouTube, Instagram), prévoyez une autorisation mondiale si les images sont publiées sur ces plateformes. Pour la durée, fixez une date de fin précise ou une durée en mois à compter de la signature. Évitez les termes vagues comme "pour une durée indéterminée" sans contrepartie significative.

Étape 5 — Contrepartie financière. Indiquez le montant hors TVA et précisez si la TVA belge (21 %) est applicable (elle l'est si le cédant agit dans le cadre d'une activité professionnelle ou artistique). Pour un cédant particulier non assujetti, la TVA n'est pas applicable. Si la rémunération est nulle (don d'image à une association, projet éducatif), mentionnez-le explicitement avec la mention "à titre gracieux" pour éviter toute ambiguïté sur la cause du contrat (Code civil belge livre 5 art. 5.157 — théorie de la cause).

Étape 6 — Clause RGPD et signature. La clause RGPD doit mentionner la base légale (consentement art. 6 §1 a RGPD), les finalités précises du traitement, la durée de conservation (aligner avec la durée de la cession), et les droits du cédant. Les deux parties signent le contrat en deux exemplaires originaux. Pour les mineurs, la signature des deux représentants légaux est requise. Un contrat signé électroniquement via une plateforme qualifiée (ex. DocuSign, Connective eSignatures, conforme au Règlement eIDAS 910/2014/UE) a la même valeur juridique que la signature manuscrite selon la Loi belge du 21 juillet 2016.

Erreurs courantes à éviter dans votre Cession de Droits à l'Image d'une Personne Belgique

Les erreurs les plus fréquentes dans les contrats de cession de droits à l'image en Belgique exposent les cessionnaires à des litiges coûteux et les cédants à une exploitation abusive de leur image.

Erreur 1 — Oublier la clause RGPD ou la rédiger de manière incomplète. De nombreux contrats établis avant 2018 (entrée en vigueur du RGPD) ou rédigés sans assistance juridique ne contiennent pas de clause RGPD. L'APD/GBA sanctionne les entreprises belges qui traitent l'image de personnes sans base légale valide. Un simple formulaire de consentement intégrant les mentions RGPD obligatoires doit accompagner ou être intégré au contrat. Les sanctions de l'APD/GBA ont atteint jusqu'à 250 000 euros dans des affaires impliquant des manquements au consentement pour traitement d'images à des fins commerciales.

Erreur 2 — Utiliser des formules vagues pour les supports et le territoire. Les formules du type "toute forme de communication" ou "partout dans le monde" sont insuffisamment précises et peuvent être contestées en justice. La jurisprudence belge applique le principe d'interprétation stricte des autorisations de droits à l'image (Cour d'appel de Liège, 2021). Si le contrat mentionne "réseaux sociaux" sans préciser lesquels, l'extension aux nouvelles plateformes créées après la signature peut être contestée.

Erreur 3 — Ne pas obtenir le double consentement parental pour les mineurs. L'exploitation commerciale de l'image d'un enfant sans l'accord des deux représentants légaux expose le cessionnaire à une action en dommages et intérêts devant le Tribunal de la famille. Certaines agences de mannequinat belges ont fait l'objet de procédures judiciaires pour avoir utilisé des images de mineurs sur base du seul accord d'un parent.

Erreur 4 — Confondre la cession de droits à l'image et la cession de droits d'auteur sur les photographies. Ces deux instruments sont distincts. Le photographe reste titulaire des droits d'auteur sur ses photographies même si le sujet a signé un contrat de droits à l'image. Pour obtenir les droits d'auteur du photographe, un second contrat de cession de droits d'auteur conforme au CDE livre XI art. XI.166 est nécessaire. Les marques belges qui oublient d'acquérir les droits d'auteur du photographe se trouvent dans l'impossibilité légale d'exploiter les images acquises.

Erreur 5 — Omission du numéro BCE/KBO du cessionnaire. En Belgique, toute entreprise doit s'identifier par son numéro BCE/KBO (Banque-Carrefour des Entreprises) dans les contrats commerciaux. L'absence de ce numéro peut créer des doutes sur l'identité exacte du contractant et compliquer toute action judiciaire ultérieure.

Erreur 6 — Rémunération symbolique sans justification pour une cession longue durée. Les juges belges ont parfois requalifié des cessions à durée indéterminée moyennant contrepartie symbolique (1 euro) en clauses abusives lorsque le déséquilibre entre la valeur commerciale de l'image et la rémunération versée est manifeste. Pour les personnalités connues, la cession de droits à l'image représente une valeur commerciale significative qui doit se refléter dans la contrepartie.

Erreur 7 — Ne pas prévoir de clause de résolution en cas d'usage non conforme. Si le cessionnaire utilise l'image du cédant en dehors des supports ou du territoire autorisés, le cédant doit pouvoir obtenir rapidement la cessation de l'usage illicite. La clause de résolution pour inexécution (Code civil belge livre 5 art. 5.93) combinée à une clause pénale préétablie (montant forfaitaire par infraction constatée) permet au cédant d'agir efficacement sans avoir à prouver son préjudice exact devant le Tribunal de l'entreprise compétent.

Sources et Citations

Les citations légales renvoient aux sources officielles du gouvernement. Vérifié par l'équipe éditoriale Forms Legal.

  1. eIDAS

Questions Fréquentes

Modèle référencé aux textes légaux — Modèle modifié pour la dernière fois en juin 2026

Ce modèle est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil juridique. Les lois varient selon la juridiction et évoluent avec le temps. Consultez un avocat qualifié pour obtenir des conseils adaptés à votre situation.Clause de non-responsabilité complète

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