Formulaire 3310 TVA Acompte (Régime Simplifié d'Imposition)
Déclaration et versement de l'acompte de TVA dans le cadre du régime simplifié d'imposition (CGI art. 1693 bis)
Déclaration de versement d'acompte de TVA — Formulaire 3310-CA12 A
Formulaire 3310-CA12 A — Déclaration de versement d'acompte de TVA Régime simplifié d'imposition (RSI) Arrêté du 9 janvier 2017 — CGI article 1693 bis
I. Identification de l'entreprise
Raison sociale : [Raison Sociale] Numéro SIRET : [Numero Siret] Numéro de TVA intracommunautaire : [Numero Tva Intracommunautaire] Adresse du siège social : [Adresse Siege] Service des impôts des entreprises (SIE) : [Service Impots]
II. Calcul et déclaration de l'acompte
Période de l'acompte : [Periode Acompte] Année de référence (N-1) : [Annee Reference] TVA nette due au titre de l'année N-1 : [Tva Nette Precedente] € Montant de l'acompte déclaré : [Montant Acompte] € Date d'échéance du versement : [Date Echeance] Dispense de versement d'acompte : [Option Dispense]
Rappel des taux d'acompte applicables (CGI art. 1693 bis) : — Acompte de juillet : 55 % de la TVA nette N-1 — Acompte de décembre : 40 % de la TVA nette N-1 Dispense de plein droit si la TVA nette N-1 est inférieure à 1 000 € (article 1693 bis-IV du CGI).
III. Modalités de règlement
Mode de paiement sélectionné : [Mode Paiement] IBAN pour prélèvement : [Iban Prelevelement] Le télérèglement ou le paiement par voie dématérialisée (EFI ou EDI-TDFC) est obligatoire pour les entreprises dont la TVA annuelle excède 230 000 €, conformément à l'arrêté du 9 janvier 2017. Le non-respect de cette obligation entraîne une majoration de 0,2 % du montant des sommes versées par d'autres moyens (CGI art. 1738).
IV. Attestation du déclarant
Le déclarant certifie l'exactitude des informations portées dans le présent formulaire et s'engage à verser l'acompte de TVA dans le délai légal. Fait à ________________, le __________ Signature et cachet de l'entreprise Nom et qualité du signataire : _______________ [Raison Sociale]
Représentant légal de l'entreprise
________________
Signature
Qu'est-ce qu'un Formulaire 3310 TVA Acompte (Régime Simplifié d'Imposition) ?
Le Formulaire 3310 TVA Acompte (Régime Simplifié d'Imposition) est, en droit français, une déclaration et versement des acomptes semestriels de TVA dans le cadre du régime simplifié d'imposition (RSI). Il est régi par CGI art. 1693 bis et arrêté du 9 jan. 2017.
Quand avez-vous besoin d'un Formulaire 3310 TVA Acompte (Régime Simplifié d'Imposition) ?
Le formulaire 3310-CA12 A en France est nécessaire pour toute entreprise assujettie à la TVA relevant du régime simplifié d'imposition (RSI) et dont la TVA nette de l'exercice précédent est supérieure à 1 000 €. En dessous de ce seuil, l'entreprise est dispensée de versement d'acomptes de plein droit, conformément à l'article 1693 bis-IV du CGI. Les entreprises nouvellement créées au cours de l'exercice N ne versent généralement pas d'acomptes au titre de N+1 si leur TVA prévisionnelle est nulle ou négligeable ; elles déposent directement la CA12 annuelle. Le formulaire 3310-CA12 A est utilisé deux fois par an : en juillet (acompte de 55 %) et en décembre (acompte de 40 %). Les entreprises souhaitant moduler leurs acomptes à la baisse peuvent le faire si elles anticipent une TVA due pour l'exercice en cours inférieure à la TVA N-1 servant de base de calcul. Cette modulation est possible sous réserve que l'acompte versé soit au moins égal à la TVA réellement due sur la période (sinon, majoration de 5 % sur la différence, conformément à l'article 1693 bis-III du CGI). Les entreprises ayant opté pour le régime réel normal (dépôt mensuel de la CA3) ne sont pas concernées par le formulaire 3310-CA12 A. De même, les micro-entrepreneurs bénéficiant de la franchise en base de TVA (article 293 B du CGI) — dont le chiffre d'affaires est inférieur aux seuils de franchise — ne sont pas assujettis à la TVA et n'ont donc aucun acompte à verser. Les associations et organismes sans but lucratif (OSBL) partiellement assujettis à la TVA peuvent relever du RSI pour leurs activités commerciales lucratives si leur chiffre d'affaires taxable entre dans les seuils RSI.
Que faut-il inclure dans votre Formulaire 3310 TVA Acompte (Régime Simplifié d'Imposition) ?
Le formulaire 3310-CA12 A en France comporte plusieurs sections essentielles. La première section identifie l'entreprise : raison sociale ou nom de l'exploitant, numéro SIRET (14 chiffres attribués par l'INSEE), numéro de TVA intracommunautaire (FR + 11 chiffres), adresse du siège social, désignation du SIE compétent. La deuxième section détermine la période de l'acompte (juillet à 55 % ou décembre à 40 %) et l'année de référence (N-1). La troisième section indique le montant de la TVA nette de l'exercice N-1 (ligne X de la CA12 déposée) et calcule le montant de l'acompte dû. La quatrième section précise les modalités de règlement : télérèglement via EFI sur impots.gouv.fr, prélèvement automatique à l'échéance ou mensuel (option disponible depuis le portail), ou transmission EDI-TDFC via un partenaire agréé par la DGFiP. La cinquième section permet, le cas échéant, de signaler une dispense de versement (TVA N-1 < 1 000 € ou TVA prévisionnelle nulle). Sur forms-legal.com, le formulaire 3310-CA12 A prérempli guide l'entreprise dans le calcul des acomptes, avec le rappel des pourcentages applicables et des dates limites de versement. La Cour des comptes a régulièrement souligné l'importance du respect des délais de versement des acomptes TVA comme enjeu de trésorerie publique. En cas de retard de versement, la DGFiP applique automatiquement un intérêt de retard de 0,20 % par mois sur les sommes dues (article 1727 du CGI), sans nécessité d'une mise en demeure préalable. L'entreprise peut également souscrire une convention de prélèvement mensuel — le Service des impôts établit alors des mensualités calculées sur la base de la TVA N-1, réduisant le risque de trésorerie au moment des deux échéances semestrielles.
Comment remplir votre Formulaire 3310 TVA Acompte (Régime Simplifié d'Imposition)
Le formulaire 3310-CA12 A en France se remplit selon une procédure en plusieurs étapes. Étape 1 : connectez-vous à votre espace professionnel sur impots.gouv.fr avec vos identifiants (numéro fiscal et mot de passe, ou via votre expert-comptable habilité). Étape 2 : dans la rubrique 'Déclarer et payer la TVA', sélectionnez 'Acompte RSI'. Le formulaire 3310-CA12 A apparaît prérempli avec vos informations d'identification (SIRET, raison sociale, SIE gestionnaire). Étape 3 : vérifiez la période concernée (juillet ou décembre) et l'année de référence affichée. Étape 4 : vérifiez le montant de TVA nette N-1 prérempli par la DGFiP sur la base de votre dernière CA12. Si ce montant vous semble inexact (par exemple, si vous avez déposé une déclaration rectificative), contactez votre SIE pour correction avant versement. Étape 5 : le système calcule automatiquement le montant de l'acompte (55 % ou 40 % selon la période). Si vous souhaitez moduler à la baisse, saisissez le montant modulé en vous assurant qu'il correspond au minimum à la TVA réellement due sur la période. Étape 6 : sélectionnez le mode de paiement (prélèvement immédiat ou à l'échéance, virement). Étape 7 : validez la déclaration. Un accusé de réception électronique est généré, à conserver dans vos archives. Les entreprises qui utilisent un logiciel de comptabilité certifié (compatible EDI-TDFC et agréé par la DGFiP) peuvent déléguer l'ensemble de la procédure à leur expert-comptable via la procédure EDI, qui transmet simultanément la déclaration et le mandat de prélèvement.
Exigences juridiques pour Formulaire 3310 TVA Acompte (Régime Simplifié d'Imposition)
Le formulaire 3310-CA12 A en France est encadré par l'article 1693 bis du Code général des impôts (CGI), qui fixe les taux d'acompte (55 % en juillet, 40 % en décembre) et les conditions de dispense (TVA N-1 < 1 000 €). L'arrêté du 9 janvier 2017 précise les conditions de dématérialisation obligatoire du dépôt et du paiement pour les entreprises dont la TVA annuelle dépasse 230 000 €. L'article 1738 du CGI sanctionne le non-respect de l'obligation de télédéclaration et télérèglement par une majoration de 0,2 %. L'article 1727 du CGI prévoit des intérêts de retard au taux mensuel de 0,20 % en cas de versement tardif. L'article 1693 bis-III du CGI prévoit une majoration de 5 % en cas de modulation injustifiée à la baisse. L'article 1731 du CGI prévoit une majoration de 10 % en cas de défaut de versement d'acompte. L'article 256 du CGI définit le champ d'application de la TVA. L'article 293 B du CGI définit la franchise en base (exclusion du RSI). Les seuils RSI sont actualisés chaque année par la loi de finances. La directive TVA 2006/112/CE du Conseil de l'Union européenne constitue le cadre communautaire dont l'article 1693 bis du CGI est la transposition nationale pour le régime simplifié.
Erreurs courantes à éviter dans votre Formulaire 3310 TVA Acompte (Régime Simplifié d'Imposition)
Le formulaire 3310-CA12 A en France donne lieu à des erreurs récurrentes coûteuses pour les entreprises. La première erreur est le versement tardif de l'acompte : les dates limites du 24 juillet et du 19 décembre sont impératives — un retard d'un seul jour déclenche l'application automatique des intérêts de retard de 0,20 % par mois (article 1727 du CGI) sans mise en demeure préalable. La deuxième erreur est la modulation abusive à la baisse : certains dirigeants réduisent leur acompte de manière excessive sans vérifier que le montant versé couvre effectivement la TVA due sur la période, s'exposant à la majoration de 5 % prévue à l'article 1693 bis-III du CGI. La troisième erreur consiste à verser l'acompte par chèque alors que l'obligation de télérèglement s'applique (TVA N-1 > 230 000 €) : cela entraîne la majoration de 0,2 % prévue à l'article 1738 du CGI. La quatrième erreur est de confondre le formulaire 3310-CA12 A (acompte RSI) avec le formulaire CA3 (déclaration mensuelle/trimestrielle de TVA) : les deux régimes sont incompatibles — une entreprise en RSI ne peut pas déposer de CA3 sans avoir préalablement opté pour le régime réel normal. La cinquième erreur est d'oublier de vérifier si un changement d'activité ou un franchissement de seuil de chiffre d'affaires entraîne un changement de régime TVA en cours d'année, ce qui rend le formulaire 3310-CA12 A inadapté à partir de la date de changement de régime. Consultez votre SIE ou votre expert-comptable dès qu'un changement de situation intervient.
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Le formulaire 3310-CA12 A et le formulaire CA3 sont deux déclarations de TVA qui correspondent à deux régimes d'imposition différents, incompatibles entre eux pour une même période. Le formulaire CA3 est la déclaration de TVA mensuelle ou trimestrielle déposée par les entreprises relevant du régime réel normal d'imposition (RN). Ce régime s'applique obligatoirement aux entreprises dont le chiffre d'affaires hors taxe dépasse les seuils du RSI (840 000 € pour les ventes, 254 000 € pour les services), ainsi qu'aux entreprises qui ont expressément opté pour le régime réel normal. Le formulaire 3310-CA12 A est l'acompte semestriel utilisé dans le cadre du régime simplifié d'imposition (RSI), réservé aux entreprises dont le CA est compris dans les fourchettes RSI. En RSI, l'entreprise ne dépose pas de CA3 mensuelle mais verse deux acomptes par an (55 % en juillet, 40 % en décembre via le 3310-CA12 A) et régularise sur une déclaration annuelle CA12 ou CA12 E. Le choix du régime TVA a des implications sur la trésorerie, le suivi comptable et les obligations déclaratives. Un changement de régime (de RSI vers RN ou inversement) doit être demandé au SIE compétent avant le 1er février de l'année au titre de laquelle il est souhaité, conformément aux dispositions de l'article 204 IV de l'annexe II au CGI.
Le calcul des acomptes de TVA dans le cadre du régime simplifié d'imposition (RSI) est fixé par l'article 1693 bis du Code général des impôts (CGI). La base de calcul est la TVA nette due au titre de l'exercice précédent (N-1), telle qu'elle figure sur la déclaration annuelle CA12 ou CA12 E déposée au Service des impôts des entreprises (SIE). L'acompte de juillet correspond à 55 % de cette TVA nette N-1. L'acompte de décembre correspond à 40 % de cette même TVA nette N-1. La somme des deux acomptes représente donc 95 % de la TVA N-1. Le solde de l'exercice N (différence entre la TVA réelle de N et les acomptes versés) est régularisé lors du dépôt de la déclaration annuelle CA12 en mai-juin de l'année N+1, dans un délai de trois mois et demi après la clôture de l'exercice. Exemple pratique : une entreprise ayant payé 12 000 € de TVA nette en N-1 versera 6 600 € en juillet (55 % × 12 000 €) et 4 800 € en décembre (40 % × 12 000 €). Si la TVA réelle de l'exercice N est finalement de 13 000 €, elle versera le solde de 1 600 € (13 000 € - 11 400 €) lors de la régularisation CA12. Si la TVA réelle de N est de 10 000 €, elle obtiendra un remboursement de 1 400 € (10 000 € - 11 400 €).
Oui, une entreprise relevant du régime simplifié d'imposition (RSI) peut moduler à la baisse le montant de son acompte de TVA, conformément à l'article 1693 bis-II du Code général des impôts (CGI). Cette modulation est possible lorsque l'entreprise anticipe que sa TVA réelle pour l'exercice en cours sera inférieure à la TVA N-1 servant de base au calcul standard des acomptes. La modulation à la baisse est libre dans son principe, mais elle expose l'entreprise à une sanction si le montant effectivement versé s'avère insuffisant. Si l'acompte versé est inférieur de plus de 20 % au montant réellement dû pour la période, une majoration de 5 % est appliquée sur la différence, conformément à l'article 1693 bis-III du CGI. Pour exercer cette modulation, l'entreprise indique sur le formulaire 3310-CA12 A le montant qu'elle souhaite verser (inférieur au montant standard) et précise, en case dédiée ou dans un courrier joint, les éléments justifiant la réduction anticipée de TVA (baisse d'activité, opérations exonérées en cours d'année, crédit de TVA attendu). La modulation à la baisse est particulièrement utile en cas de saisonnalité marquée de l'activité, de départ en congés-maladie prolongé du dirigeant, ou de cessation partielle d'activité. En revanche, une modulation à la baisse injustifiée ou abusive, notamment dans le but de retarder les paiements, peut donner lieu à des pénalités supplémentaires en cas de contrôle fiscal.
L'article 1693 bis-IV du Code général des impôts (CGI) prévoit plusieurs cas de dispense de versement d'acomptes de TVA dans le cadre du régime simplifié d'imposition (RSI). La première dispense est automatique et de plein droit : l'entreprise dont la TVA nette due au titre de l'exercice précédent (N-1) est inférieure à 1 000 € est totalement dispensée du versement des deux acomptes et régularise directement sur la déclaration annuelle CA12 ou CA12 E. La deuxième dispense est à la discrétion de l'entreprise : si cette dernière anticipe que sa TVA réelle pour l'exercice en cours sera nulle ou négligeable (par exemple, en raison d'un volume d'affaires très réduit, de la réalisation quasi-exclusive d'opérations hors champ de TVA ou d'un crédit de TVA déductible important), elle peut verser un acompte de zéro euro en cochant la case de dispense sur le formulaire 3310-CA12 A. Cette option reste risquée si l'anticipation se révèle incorrecte : une TVA réelle supérieure au seuil de 1 000 € après régularisation CA12 pourrait conduire le Service des impôts des entreprises (SIE) à remettre en cause la dispense et à appliquer les majorations prévues. Les nouvelles entreprises créées en cours d'exercice N bénéficient d'une situation particulière : elles ne versent généralement aucun acompte en N+1 si elles n'ont pas de base TVA N complète sur une année civile entière, et régularisent directement sur la CA12 de N+1.
La déclaration annuelle de TVA CA12 (ou CA12 E pour les entreprises soumises à l'impôt sur les sociétés dont l'exercice ne coïncide pas avec l'année civile) doit être déposée dans les trois mois et demi suivant la clôture de l'exercice, conformément aux articles 242 sexies et 287-5 du Code général des impôts (CGI). Pour les entreprises dont l'exercice coïncide avec l'année civile (clôture au 31 décembre), la CA12 doit être déposée au plus tard le 3 mai de l'année suivante (date variable fixée chaque année par la DGFiP). Pour les entreprises avec une clôture décalée (30 juin par exemple), la CA12 est à déposer dans les trois mois et demi suivant le 30 juin, soit avant le 15 octobre. La CA12 récapitule toute la TVA collectée et déductible de l'exercice, calcule la TVA nette réelle, et compare ce montant aux acomptes déjà versés (55 % + 40 %). Le solde à payer ou à rembourser est alors acquitté ou remboursé dans les deux mois suivant le dépôt de la CA12 (délai de remboursement des crédits de TVA prévu par l'article 271 du CGI et l'instruction BOFiP correspondante). La déclaration CA12 doit être transmise par voie dématérialisée (EFI ou EDI-TDFC) pour les mêmes entreprises soumises à l'obligation de télédéclaration TVA prévue par l'arrêté du 9 janvier 2017.
Le régime simplifié d'imposition (RSI) TVA présente des avantages en matière de simplification administrative (deux acomptes par an + une CA12 annuelle vs douze CA3 mensuelles), mais il peut devenir inadapté pour les entreprises en forte croissance pour plusieurs raisons. Premièrement, le RSI est soumis à des seuils de chiffre d'affaires hors taxe (840 000 € pour les ventes, 254 000 € pour les services en 2024). Lorsqu'une entreprise franchit ces seuils au cours de l'exercice, elle sort du RSI et bascule automatiquement sur le régime réel normal à partir du premier jour du mois de dépassement, avec obligation de déposer des CA3 mensuelles. Deuxièmement, en RSI, l'entreprise verse des acomptes calculés sur la TVA N-1, ce qui crée un décalage de trésorerie significatif si la TVA de N est très supérieure à celle de N-1 (forte croissance) : le solde à régulariser sur la CA12 peut être très élevé et difficile à anticiper. Troisièmement, si l'entreprise réalise des investissements importants générant des droits à déduction de TVA substantiels, le RSI ne permet pas de récupérer ce crédit de TVA rapidement (délai jusqu'à la CA12 annuelle), contrairement au régime réel normal où la CA3 mensuelle permet une récupération rapide. Les entreprises en forte croissance ou réalisant d'importants investissements ont souvent intérêt à opter pour le régime réel normal afin d'optimiser leur trésorerie, nonobstant la charge administrative supplémentaire des CA3 mensuelles.
L'oubli ou le retard de versement de l'acompte de TVA de juillet dans le cadre du régime simplifié d'imposition (RSI) entraîne plusieurs conséquences financières automatiques. Premièrement, des intérêts de retard au taux de 0,20 % par mois (2,40 % par an) sont calculés sur le montant de l'acompte dû, à compter du 24 juillet (date limite de versement) jusqu'à la date effective de paiement, conformément à l'article 1727 du Code général des impôts (CGI). Ces intérêts sont calculés automatiquement par le Service des impôts des entreprises (SIE) gestionnaire du dossier et réclamés lors de la régularisation CA12 annuelle. Deuxièmement, si l'acompte n'est toujours pas versé après une mise en demeure restée sans effet, une majoration de 10 % peut être appliquée sur le montant dû, conformément à l'article 1731 du CGI. Troisièmement, si l'entreprise est soumise à l'obligation de télérèglement (TVA N-1 > 230 000 €) et qu'elle régularise par chèque, la majoration de 0,2 % prévue à l'article 1738 du CGI s'ajoute aux intérêts de retard. En pratique, pour régulariser un acompte omis, l'entreprise effectue le versement le plus rapidement possible via le portail impots.gouv.fr, et le SIE calcule les intérêts de retard lors de la réception du paiement tardif. La régularisation spontanée, avant toute mise en demeure de la DGFiP, permet de bénéficier d'une réduction des pénalités au titre du droit à l'erreur instauré par la loi ESSOC du 10 août 2018 (article L123-1 du CRPA).
Le prélèvement mensuel de TVA dans le cadre du régime simplifié d'imposition (RSI) est une option permettant aux entreprises de lisser leurs versements sur douze mois au lieu de verser deux acomptes semestriels importants en juillet et décembre. Cette option est proposée par la Direction générale des finances publiques (DGFiP) via le portail impots.gouv.fr, rubrique 'Gérer mon prélèvement automatique TVA'. Le montant mensuel prélevé est calculé sur la base de la TVA N-1 divisée par dix (les versements s'étalent de janvier à octobre), les deux derniers mois (novembre et décembre) servant à la régularisation finale avant le dépôt de la CA12. Ce mécanisme permet d'éviter l'effet de trésorerie lié aux deux acomptes semestriels importants, notamment pour les petites entreprises dont les flux de trésorerie sont limités. Pour adhérer au prélèvement mensuel, l'entreprise doit impérativement disposer d'un compte bancaire domicilié dans la zone SEPA (Espace unique de paiement en euros) et communiquer son IBAN au SIE. L'adhésion est possible à tout moment de l'année et prend effet dès le mois suivant la demande. En cas de cessation d'activité ou de changement de régime fiscal en cours d'année, le mandat de prélèvement est automatiquement révoqué par le SIE, et une régularisation est effectuée lors du dépôt de la déclaration de cessation. L'option pour le prélèvement mensuel n'exempte pas du dépôt de la CA12 annuelle de régularisation.
Ce modèle est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil juridique. Les lois varient selon la juridiction et évoluent avec le temps. Consultez un avocat qualifié pour obtenir des conseils adaptés à votre situation.Clause de non-responsabilité complète
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