Déclaration CFE-CVAE (Cotisations Foncières et Valeur Ajoutée)
CGI art. 1447 à 1478 (CFE) + art. 1586 ter à 1586 nonies (CVAE) - Loi de finances 2010
DÉCLARATION CFE-CVAE - COTISATIONS FONCIÈRES ET VALEUR AJOUTÉE DES ENTREPRISES
Direction générale des Finances publiques (DGFiP) - Service des Impôts des Entreprises (SIE)
CGI art. 1447 à 1478 (CFE) + art. 1586 ter à 1586 nonies (CVAE) - Loi de finances 2010
SIE compétent : [Sie Competent]
1. IDENTIFICATION DE L'ENTREPRISE
Dénomination sociale : [Denomination Sociale]
Numéro SIREN : [Siren]
Numéro SIRET de l'établissement : [Siret]
Forme juridique : [Forme Juridique]
Adresse du siège social : [Adresse Siege]
Adresse de l'établissement imposable : [Adresse Etablissement]
Conformément à l'article 1473 du Code général des impôts, la CFE est établie dans chaque commune où le redevable dispose de locaux ou de terrains pour lesquels il est passible de la cotisation. La commune de rattachement détermine le taux applicable voté par le conseil municipal ou l'EPCI (Établissement Public de Coopération Intercommunale) en vertu de la loi de finances 2010 créant la Contribution Économique Territoriale (CET) en remplacement de la taxe professionnelle supprimée.
2. ACTIVITÉ ET BASE D'IMPOSITION CFE
Activité principale exercée : [Activite Principale]
Code APE/NAF : [Code N A F]
Date de début d'activité : [Date Debut Activite]
Valeur locative brute des biens imposables : [Valeur Locative Brute]
Régime CFE applicable : [Regime C F E]
Cotisation minimum CFE due : [Cotisation Minimum C F E]
La base d'imposition de la CFE est constituée par la valeur locative des biens passibles d'une taxe foncière que le redevable a utilisés pour les besoins de son activité professionnelle au cours de la période de référence (avant-dernière année précédant l'imposition), conformément à l'article 1467 du Code général des impôts. Pour les contribuables dont le chiffre d'affaires est inférieur à 10 000 € par an, une base minimum forfaitaire s'applique en vertu de l'article 1647 D du CGI, fixée par délibération du conseil municipal entre 237 € et 2 374 € en 2025 selon les tranches de chiffre d'affaires (de 0 à 10 000 €, de 10 001 à 32 600 €, de 32 601 à 100 000 €, de 100 001 à 250 000 €, de 250 001 à 500 000 €, au-delà de 500 000 €). Cette base minimum vise à assurer une contribution minimale de toutes les entreprises, y compris les micro-entrepreneurs et les auto-entrepreneurs en début d'activité.
3. COTISATION SUR LA VALEUR AJOUTÉE DES ENTREPRISES (CVAE)
Chiffre d'affaires HT de l'exercice : [Chiffre Affaires H T]
Valeur ajoutée fiscale : [Valeur Ajoutee]
Taux CVAE applicable : [Taux C V A E]
La Cotisation sur la Valeur Ajoutée des Entreprises (CVAE) est due par les entreprises réalisant un chiffre d'affaires hors taxes supérieur à 152 500 € conformément à l'article 1586 ter du Code général des impôts. La valeur ajoutée fiscale est calculée conformément à l'article 1586 sexies du CGI (produits de l'exercice moins les consommations de l'exercice) et est plafonnée à 80% du chiffre d'affaires pour les activités de négoce et à 85% pour les autres activités. Introduite par la loi de finances 2010 en remplacement de la taxe professionnelle supprimée (loi n°2009-1673 du 30 décembre 2009), la CVAE est progressivement supprimée conformément à la loi de finances 2024 : taux réduit à 0,375% en 2024, 0,125% en 2025, suppression totale prévue en 2027 conformément à l'article 1586 ter modifié. Les entreprises dont le CA est compris entre 152 500 € et 500 000 € bénéficient d'un dégrèvement progressif conformément à l'article 1586 quater du CGI.
4. EXONÉRATIONS ET RÉDUCTIONS DEMANDÉES
Type d'exonération ou réduction demandée : [Type Exoneration]
Précisions : [Motif Exoneration Detail]
Les exonérations de CFE peuvent être permanentes (artisans travaillant seuls avec au plus un salarié conformément à l'article 1452 CGI, exploitants agricoles article 1450 CGI, pêcheurs article 1453 CGI) ou temporaires sous réserve de délibération des collectivités locales. Les créations d'entreprises bénéficient d'une exonération l'année de création (article 1478 bis CGI) à condition de déposer une déclaration initiale 1447-C avant le 31 décembre de l'année de création. Les entreprises implantées en Zone AFR (Aide à Finalité Régionale, article 1465 CGI), en Zone de Revitalisation Rurale (ZRR, article 1465 A CGI), en Quartier Prioritaire de la Politique de la Ville (QPV, article 1466 A CGI), ou en Zone Franche Urbaine (ZFU, article 1466 A CGI) peuvent bénéficier d'exonérations temporaires pour une durée de 2 à 5 ans selon la zone et sous réserve de délibération favorable de la collectivité locale compétente. Joindre tous justificatifs nécessaires (arrêté préfectoral d'agrément AFR, délibération communale, extrait cartographique QPV/ZFU, carte de la préfecture de région). Sans ces pièces, l'exonération sera refusée par le SIE compétent.
5. ENGAGEMENT ET SIGNATURE
Je soussigné(e) [Nom Signataire], agissant en qualité de [Qualite Signataire], certifie l'exactitude et la sincérité des informations déclarées dans la présente déclaration CFE/CVAE pour l'établissement SIRET [Siret], conformément aux articles 1447 à 1478 du Code général des impôts.
Toute fausse déclaration ou omission intentionnelle expose aux pénalités prévues à l'article 1729 du CGI (40% pour manquement délibéré, 80% pour manoeuvres frauduleuses) et aux sanctions pénales de l'article 1741 CGI.
Fait à [Lieu Et Date]
Signature du déclarant :
_________________________________________
[Nom Signataire] - [Qualite Signataire]
Représentant légal / Signataire
________________
Signature
Qu'est-ce qu'un Déclaration CFE-CVAE (Cotisations Foncières et Valeur Ajoutée) ?
La déclaration CFE-CVAE est, en droit français, la déclaration des composantes de la contribution économique territoriale due par les entreprises, régie par les articles 1447 à 1478 et 1586 ter à 1586 nonies du Code général des impôts.
La Déclaration CFE-CVAE en France concerne toute personne physique ou morale exerçant une activité professionnelle non salariée en France à titre habituel, conformément à l'article 1447 du Code général des impôts. Sont redevables de la CFE : les sociétés commerciales (SARL, SAS, SA, SNC immatriculées au RCS), les entrepreneurs individuels et auto-entrepreneurs, les professions libérales, les associations exerçant une activité lucrative, et toute entité disposant de locaux ou terrains affectés à une activité professionnelle. La CFE est due dans chaque commune où le redevable dispose de locaux ou de terrains, conformément à l'article 1473 du CGI. Le numéro SIRET à 14 chiffres attribué par l'INSEE identifie chaque établissement imposable.
La Cotisation Foncière des Entreprises (CFE) constitue le premier élément de la CET. Sa base d'imposition est constituée par la valeur locative cadastrale des biens immobiliers utilisés pour l'activité professionnelle au cours de la période de référence (avant-dernière année), conformément à l'article 1467 du CGI. Pour les contribuables dont le chiffre d'affaires annuel est inférieur à 10 000 €, une base minimum forfaitaire s'applique en vertu de l'article 1647 D du CGI, fixée par délibération du conseil municipal ou de l'EPCI entre 237 € et 2 374 € en 2025 selon les tranches de CA. Le taux d'imposition de la CFE est voté chaque année par le conseil municipal et peut varier significativement entre communes (taux moyen national environ 26%). En cas de création d'entreprise, la CFE n'est pas due l'année de création conformément à l'article 1478 bis du CGI, mais une déclaration initiale 1447-C doit obligatoirement être déposée avant le 31 décembre de l'année de création.
La Cotisation sur la Valeur Ajoutée des Entreprises (CVAE) constitue le second élément de la CET, dû par les entreprises réalisant un chiffre d'affaires hors taxes supérieur à 152 500 € conformément à l'article 1586 ter du CGI. La valeur ajoutée fiscale, base d'imposition de la CVAE, est calculée conformément à l'article 1586 sexies du CGI et est plafonnée à 80% du CA pour les activités de négoce et à 85% pour les autres activités. La CVAE est progressivement supprimée par la loi de finances 2024 : taux réduit à 0,375% en 2024, 0,125% en 2025, et suppression totale prévue en 2027. L'arrêt de la CVAE s'inscrit dans la politique de compétitivité fiscale visant à réduire la charge pesant sur les entreprises françaises, conformément aux recommandations du Conseil d'analyse économique et de l'OCDE.
La Déclaration CFE-CVAE diffère fondamentalement de la Déclaration de Revenus 2042 destinée aux personnes physiques. La CFE-CVAE est un impôt local professionnel dû par les entreprises indépendamment de leur résultat (bénéfice ou perte), tandis que l'IS (Impôt sur les Sociétés) est un impôt national dû sur les bénéfices. Une entreprise déficitaire reste redevable de la CFE mais bénéficie de mécanismes de plafonnement de la CET : la cotisation totale (CFE + CVAE) ne peut dépasser 1,625% de la valeur ajoutée produite en vertu de l'article 1647 B sexies du CGI (plafonnement en fonction de la valeur ajoutée, dit PVA). Ce mécanisme anti-abus évite une taxation excessive des entreprises à faible valeur ajoutée ou à forte intensité capitalistique. La demande de dégrèvement PVA doit être déposée auprès du SIE compétent au moyen du formulaire 1327-CET avant le 31 décembre de l'année suivant l'imposition.
La Déclaration CFE-CVAE en France présente plusieurs spécificités procédurales importantes. La déclaration de modifications 1447-M doit être déposée au plus tard le 3e jour ouvré suivant le 1er mai de chaque année si la situation du redevable a changé (déménagement, cessation d'activité partielle, modification de la surface des locaux, création d'un établissement supplémentaire). La déclaration initiale 1447-C doit être déposée avant le 31 décembre de l'année de création. Depuis 2019, la télédéclaration sur impots.gouv.fr est obligatoire pour les entreprises dont le CA dépasse 152 500 €. Le paiement de la CFE s'effectue en deux acomptes : un acompte de 50% en juin et le solde en décembre, conformément à l'article 1679 quinquies du CGI. Pour la CVAE, les acomptes sont versés en avril et juillet de l'année d'imposition pour les entreprises dont la CVAE prévisionnelle dépasse 3 000 €.
Quand avez-vous besoin d'un Déclaration CFE-CVAE (Cotisations Foncières et Valeur Ajoutée) ?
La Déclaration CFE-CVAE en France est obligatoire dans plusieurs situations précises définies par le Code général des impôts. La méconnaissance de ces obligations expose l'entreprise à des majorations et pénalités fiscales.
Toute entreprise ou professionnel indépendant nouvellement créé doit déposer une déclaration initiale 1447-C auprès du SIE compétent avant le 31 décembre de l'année de création conformément à l'article 1477 alinéa 1 du CGI. Cette déclaration initialise l'imposition CFE pour les années suivantes. La CFE n'est pas due l'année de création (exonération article 1478 bis CGI) mais la déclaration reste obligatoire. Sans cette déclaration initiale, le SIE procède à une imposition d'office sur la base des informations disponibles, susceptible d'être supérieure à la cotisation réelle. Les auto-entrepreneurs et micro-entrepreneurs immatriculés via le Guichet unique INPI (formalites.entreprises.gouv.fr depuis janvier 2023) sont également redevables de la CFE dès la deuxième année d'activité, avec application de la base minimum forfaitaire conformément à l'article 1647 D du CGI.
La déclaration de modifications annuelle 1447-M est obligatoire pour toute entreprise dont la situation a changé au cours de l'année précédente : déménagement de l'établissement vers une autre commune ou un autre bâtiment, cessation totale ou partielle d'activité dans un établissement, modification de la surface ou de la valeur locative des locaux utilisés, création d'un établissement supplémentaire dans une commune différente, changement de forme juridique avec modification du redevable, reprise d'un fonds de commerce ou d'un établissement d'autrui. La déclaration 1447-M doit être déposée au plus tard le 3e jour ouvré suivant le 1er mai de chaque année, sous peine de taxation sur la base de l'année précédente sans possibilité de contestation ultérieure.
Les entreprises réalisant un chiffre d'affaires hors taxes supérieur à 152 500 € doivent déclarer et verser la CVAE conformément à l'article 1586 ter du CGI. Pour les entreprises dont la CVAE prévisionnelle dépasse 3 000 €, deux acomptes sont obligatoires : premier acompte de 50% au plus tard le 15 avril de l'année d'imposition, deuxième acompte de 50% au plus tard le 15 juillet de l'année d'imposition, avec solde de régularisation lors du dépôt de la déclaration de liquidation 1329-DEF en mai de l'année suivante. Sans versement des acomptes dans les délais, des intérêts de retard de 0,20% par mois s'appliquent conformément à l'article 1727 du CGI.
Les sociétés de holding et les groupes de sociétés dont plusieurs entités exercent une activité dans des communes différentes doivent déposer une déclaration CFE-CVAE pour chaque établissement dans la commune d'implantation, la CFE étant due par établissement distinct conformément à l'article 1473 du CGI. La consolidation des données CVAE du groupe doit être effectuée au niveau de la société mère conformément à l'article 1586 octies du CGI pour les groupes qui ont opté pour la consolidation du résultat fiscal à des fins d'IS. Voir également la Déclaration 2065-BIS Annexe IS pour les sociétés soumises à l'impôt sur les sociétés.
Les entreprises souhaitant bénéficier du plafonnement de la CET en fonction de la valeur ajoutée (PVA conformément à l'article 1647 B sexies du CGI) doivent déposer une demande de dégrèvement auprès du SIE au moyen du formulaire 1327-CET avant le 31 décembre de l'année suivant l'imposition. Ce plafonnement limite la cotisation totale CET (CFE + CVAE) à 1,625% de la valeur ajoutée produite et constitue un mécanisme de sauvegarde pour les entreprises dont la CET serait disproportionnée par rapport à leur valeur ajoutée. La demande de PVA est particulièrement pertinente pour les entreprises à forte intensité capitalistique (industrie lourde, transport, hôtellerie) dont les locaux ont une valeur locative élevée mais qui produisent une valeur ajoutée modeste par rapport à leur immobilier professionnel.
Que faut-il inclure dans votre Déclaration CFE-CVAE (Cotisations Foncières et Valeur Ajoutée) ?
Une Déclaration CFE-CVAE complète et conforme en France exige le renseignement précis de plusieurs éléments constitutifs définis par les articles 1447 à 1478 du Code général des impôts. Voici les composantes indispensables à maîtriser pour garantir l'exactitude de la déclaration et bénéficier de tous les droits fiscaux de l'entreprise.
Identification précise de l'établissement imposable. La déclaration CFE-CVAE doit identifier avec précision l'établissement imposable par son numéro SIRET à 14 chiffres (SIREN 9 chiffres + code NIC 5 chiffres) attribué par l'INSEE, sa dénomination sociale exacte figurant sur le Kbis délivré par le Greffe du Tribunal de commerce ou via le Guichet unique INPI, sa forme juridique (SARL, SAS, SA, EI, auto-entrepreneur), son adresse exacte dans la commune d'imposition (qui peut différer du siège social pour les entreprises multi-établissements), et le Service des Impôts des Entreprises (SIE) compétent. Chaque établissement disposant de locaux ou de terrains dans une commune différente constitue un établissement imposable distinct soumis à une CFE spécifique dans chaque commune conformément à l'article 1473 du CGI. Le code APE/NAF détermine certaines exonérations et le conventionnement collectif applicable.
Base d'imposition CFE : valeur locative cadastrale. La base d'imposition de la CFE est constituée par la valeur locative des biens passibles d'une taxe foncière utilisés pour l'activité au cours de la période de référence (avant-dernière année précédant l'imposition), conformément à l'article 1467 du CGI. Cette valeur locative est déterminée par l'administration fiscale selon la nature des locaux (bureaux, entrepôts, ateliers, locaux commerciaux) et leur consistance, en appliquant les règles cadastrales en vigueur depuis la révision des valeurs locatives des locaux professionnels de 2017 (loi n°2010-1658 de finances rectificative pour 2010). Pour les contribuables réalisant un CA inférieur à 10 000 € par an, la base minimum forfaitaire de l'article 1647 D du CGI s'applique : de 237 € à 2 374 € en 2025 selon les tranches de CA. Renseigner la valeur locative brute totale des biens imposables dans l'établissement et le régime applicable (régime normal ou base minimum). Mentionner sur forms-legal.com est disponible le modèle complet CFE-CVAE.
Calcul de la cotisation CFE. La cotisation CFE est calculée par application du taux d'imposition voté par le conseil municipal ou l'EPCI à la base d'imposition (valeur locative ou base minimum). Le taux d'imposition peut varier significativement entre communes selon la politique fiscale locale ; à titre indicatif, le taux moyen national est d'environ 26% en 2025. La cotisation brute ainsi calculée peut être réduite par les exonérations et dégrèvements applicables. En cas de création d'établissement en cours d'année, la base d'imposition est réduite prorata temporis conformément à l'article 1478 du CGI (réduction de 50% la première année d'imposition). La CFE est due au minimum pour toute la durée d'exploitation de l'établissement et n'est pas remboursée en cas de cessation d'activité en cours d'année sauf dégrèvement sur réclamation motivée.
Valeur ajoutée fiscale pour la CVAE. La valeur ajoutée fiscale, base d'imposition de la CVAE, est calculée conformément à l'article 1586 sexies du CGI comme la différence entre les produits de l'exercice et les consommations de l'exercice. Les produits à retenir comprennent le chiffre d'affaires (y compris les loyers perçus et les produits des activités annexes), les subventions d'exploitation, et les autres produits de gestion courante. Les consommations déductibles comprennent les achats de marchandises et matières premières, les variations de stocks, les charges externes, et les dotations aux amortissements des biens corporels. La valeur ajoutée est plafonnée à 80% du CA pour les activités de négoce (revente sans transformation) et à 85% pour les autres activités conformément à l'article 1586 sexies V du CGI, afin d'éviter une distorsion défavorable aux entreprises commerciales. Renseigner le CA HT exact de l'exercice pour déterminer l'éligibilité à la CVAE et le dégrèvement progressif entre 152 500 € et 500 000 €.
Exonérations et zones prioritaires. Les exonérations de CFE doivent être expressément mentionnées et justifiées dans la déclaration. Les exonérations permanentes s'appliquent sans délibération préalable des collectivités (artisans travaillant seuls avec au plus un salarié article 1452 CGI, exploitants agricoles article 1450 CGI, pêcheurs et aquaculteurs article 1453 CGI). Les exonérations temporaires requièrent une délibération favorable de la commune ou de l'EPCI (zones AFR article 1465 CGI, ZRR article 1465 A CGI, QPV article 1466 A CGI, ZFU article 1466 A CGI) et des justificatifs précis (arrêté préfectoral d'agrément AFR, délibération communale, extrait cartographique QPV/ZFU établi par le préfet de région). Sans justificatif probant, le SIE refuse l'exonération. La durée des exonérations temporaires varie de 2 à 5 ans selon la zone. Joindre systématiquement les pièces justificatives à la déclaration.
Plafonnement CET en fonction de la valeur ajoutée (PVA). Le mécanisme de plafonnement de la contribution économique territoriale (CET) en fonction de la valeur ajoutée, prévu à l'article 1647 B sexies du CGI, limite la cotisation totale (CFE + CVAE) à 1,625% de la valeur ajoutée produite par l'entreprise. Ce dégrèvement doit être demandé expressément au SIE compétent par le biais du formulaire 1327-CET avant le 31 décembre de l'année suivant l'imposition. Toute entreprise dont la CET dépasse 1,625% de sa valeur ajoutée a intérêt à déposer cette demande de dégrèvement PVA, notamment les entreprises de secteurs à forte intensité capitalistique (industrie, hôtellerie, transport, immobilier locatif). Le dégrèvement est calculé par l'administration fiscale sur la base des données déclarées et s'impute sur le solde de CFE de décembre.
Obligations de paiement des acomptes. La CFE est payable en deux acomptes : acompte de 50% en juin (avis d'acompte envoyé par le SIE), solde en décembre (avis de taxe d'office). Pour la CVAE, les entreprises dont la cotisation prévisionnelle dépasse 3 000 € doivent verser deux acomptes obligatoires : premier acompte de 50% au 15 avril, second acompte de 50% au 15 juillet, avec solde de régularisation lors du dépôt de la déclaration de liquidation 1329-DEF en mai de l'année suivante. Le non-paiement des acomptes dans les délais expose à des intérêts de retard de 0,20% par mois (2,40% par an) conformément à l'article 1727 du CGI. La cotisation minimum CFE est payable en totalité en décembre sans obligation d'acompte.
Date et modalités de dépôt. La déclaration initiale 1447-C doit être déposée avant le 31 décembre de l'année de création. La déclaration de modifications 1447-M doit être déposée au plus tard le 3e jour ouvré suivant le 1er mai de l'année suivant les modifications (en pratique début mai). La télédéclaration est obligatoire pour les entreprises dont le CA dépasse 152 500 €, via le compte fiscal professionnel sur impots.gouv.fr (rubrique Déclarer > CFE CVAE) ou via l'EDI (Échange de Données Informatiques) pour les cabinets d'expertise comptable. En cas de cessation d'activité, la déclaration doit être déposée dans les 60 jours suivant la cessation conformément à l'article 1477 alinéa 2 du CGI.
Comment remplir votre Déclaration CFE-CVAE (Cotisations Foncières et Valeur Ajoutée)
Remplir une Déclaration CFE-CVAE complète et conforme en France exige une préparation rigoureuse et la maîtrise des règles techniques des articles 1447 à 1478 et 1586 ter à 1586 nonies du Code général des impôts. Suivez ces étapes méthodiques pour éviter les erreurs coûteuses et les pénalités fiscales.
Étape 1 - Identifier le formulaire CFE adapté à la situation. La déclaration CFE se présente sous deux formes selon la situation du redevable. Le formulaire 1447-C (déclaration initiale) est destiné aux créations d'entreprises et aux nouvelles implantations dans une commune ; il doit être déposé avant le 31 décembre de l'année de création ou d'implantation. Le formulaire 1447-M (déclaration de modifications) est utilisé pour signaler tout changement affectant la base d'imposition : déménagement, cessation partielle, modification des locaux, changement de forme juridique. Dans les deux cas, identifier précisément le SIE compétent selon l'adresse de l'établissement imposable (consulter impots.gouv.fr rubrique Contact/Trouver mon SIE).
Étape 2 - Rassembler les documents préparatoires. Pour remplir correctement la déclaration CFE-CVAE, rassembler : l'extrait Kbis récent (moins de 3 mois) délivré par le Greffe du Tribunal de commerce ou l'extrait RNE via le Guichet unique INPI indiquant SIREN, SIRET de l'établissement, forme juridique et adresse exacte ; le bail commercial ou le titre de propriété des locaux professionnels ; la facture du propriétaire des locaux ou la notification cadastrale indiquant la valeur locative ; les comptes annuels de l'exercice de référence pour le calcul de la valeur ajoutée CVAE (bilan + compte de résultat) ; le justificatif d'éventuelle exonération (arrêté préfectoral AFR, délibération communale QPV/ZFU).
Étape 3 - Renseigner l'identification de l'établissement. Indiquer le numéro SIRET à 14 chiffres exact, la dénomination sociale complète, la forme juridique, et l'adresse complète de l'établissement imposable (commune, code postal). Vérifier que l'adresse correspond bien à la commune où l'activité est exercée et non au siège social en cas d'établissement secondaire. Pour les entreprises multi-établissements, déposer une déclaration séparée par commune d'implantation. Le code APE/NAF (4 chiffres + lettre) est indispensable pour vérifier les éventuelles exonérations sectorielles applicables.
Étape 4 - Déterminer la base d'imposition CFE. Pour les entreprises au régime normal, renseigner la valeur locative cadastrale brute totale des locaux professionnels utilisés (bureaux, entrepôts, ateliers, parkings professionnels) au cours de la période de référence (avant-dernière année). Pour les entreprises au régime de la base minimum (CA < 10 000 €), la base est fixée par la délibération du conseil municipal selon la tranche de CA applicable. Calculer la cotisation brute par application du taux communal à la base d'imposition. Identifier et quantifier toutes les exonérations applicables pour obtenir la cotisation nette due.
Étape 5 - Calculer la valeur ajoutée CVAE. Pour les entreprises dont le CA HT dépasse 152 500 €, calculer la valeur ajoutée fiscale conformément à l'article 1586 sexies du CGI à partir des comptes annuels. Retrancher des produits (CA + subventions d'exploitation + produits divers) les consommations (achats + variation stocks + charges externes + dotations aux amortissements des biens corporels). Vérifier le plafonnement à 80% du CA (négoce) ou 85% du CA (autres activités). Appliquer le taux CVAE de l'exercice concerné (0,375% en 2024, 0,125% en 2025) et le dégrèvement progressif si CA entre 152 500 € et 500 000 €. Calculer les acomptes obligatoires si CVAE prévisionnelle > 3 000 €.
Étape 6 - Vérifier le plafonnement CET et signer. Vérifier si la cotisation totale CET (CFE + CVAE) dépasse 1,625% de la valeur ajoutée. Si oui, préparer la demande de dégrèvement PVA sur formulaire 1327-CET à déposer avant le 31 décembre de l'année suivante. Vérifier toutes les informations renseignées (SIRET, adresse établissement, base d'imposition, exonérations). Faire signer la déclaration par le représentant légal habilité (gérant, président, directeur général) ou par l'expert-comptable mandaté. La signature engage la responsabilité pénale du signataire en cas de fausse déclaration. Télédéclarer sur impots.gouv.fr ou déposer en version papier au SIE compétent dans les délais réglementaires.
Exigences juridiques pour Déclaration CFE-CVAE (Cotisations Foncières et Valeur Ajoutée)
La Déclaration CFE-CVAE en France est soumise à un régime juridique strictement encadré par le Code général des impôts, le Livre des Procédures Fiscales, et la jurisprudence du Conseil d'État en matière de cotisations locales professionnelles.
Obligation déclarative CFE (articles 1477 et 1478 CGI). Tout redevable de la CFE doit déposer une déclaration initiale 1447-C avant le 31 décembre de l'année de création ou d'implantation dans une nouvelle commune. La déclaration de modifications 1447-M doit être déposée au plus tard le 3e jour ouvré suivant le 1er mai de chaque année en cas de changement affectant la base d'imposition. Le défaut de déclaration expose à une imposition d'office sur la base des informations disponibles, avec application d'une majoration de 10% à 40% selon la gravité du manquement conformément aux articles 1728 et 1729 du CGI.
Obligation de télédéclaration CVAE. Les entreprises redevables de la CVAE (CA > 152 500 €) sont obligatoirement soumises à la télédéclaration sur impots.gouv.fr depuis 2019. La déclaration de valeur ajoutée et des effectifs salariés 1330-CVAE doit être déposée en mai de l'année suivant l'exercice, simultanément à la déclaration de liquidation 1329-DEF. Le non-respect expose à une amende de 15 € par déclaration papier déposée à la place de la télédéclaration, portée à 150 € en cas de récidive (article 1738 CGI).
Pénalités en cas de défaut ou retard. Le défaut de déclaration ou le retard expose à des sanctions progressives : majoration de 10% pour déclaration tardive (article 1728 CGI), 40% pour manquement délibéré (article 1729 CGI), 80% pour manoeuvres frauduleuses. L'intérêt de retard de 0,20% par mois (2,40% par an) s'applique sur les cotisations non déclarées ou insuffisamment déclarées conformément à l'article 1727 du CGI. Les rectifications notifiées par le SIE font l'objet d'une proposition de rectification contradictoire au sens de l'article L55 du Livre des Procédures Fiscales, avec délai de réponse de 30 jours.
Droit à la réclamation (Livre des Procédures Fiscales). Tout redevable contestant l'imposition CFE-CVAE dispose d'un délai de réclamation contentieuse jusqu'au 31 décembre de la deuxième année suivant la mise en recouvrement conformément à l'article R196-2 du LPF. La réclamation doit être adressée au SIE compétent, accompagnée des justificatifs. En cas de rejet de la réclamation, le contribuable peut saisir le Tribunal administratif compétent dans un délai de 2 mois suivant la notification du rejet, puis la Cour administrative d'appel, et en dernier ressort le Conseil d'État. L'ordonnance du Conseil d'État du 30 octobre 2019 (n°422966) a précisé les règles d'interprétation de la valeur locative cadastrale des locaux professionnels révisés en 2017.
Exonérations soumises à délibération des collectivités. Les exonérations temporaires de CFE (AFR, ZRR, QPV, ZFU) ne sont pas accordées de plein droit mais requièrent une délibération favorable de la commune ou de l'EPCI compétent. Sans délibération de la collectivité, même si l'entreprise est implantée dans une zone éligible, l'exonération ne s'applique pas. Vérifier auprès du SIE compétent si la commune a délibéré et pour quelle durée. L'agrément AFR est accordé par arrêté du préfet de région sur dossier déposé par l'entreprise auprès de la DREETS (Direction Régionale de l'Économie, de l'Emploi, du Travail et des Solidarités).
Suppression progressive CVAE. Conformément à la loi de finances 2024 (loi n°2023-1322 du 29 décembre 2023), la CVAE est progressivement supprimée : taux de 0,375% en 2024, 0,125% en 2025, 0,063% en 2026, suppression totale en 2027. Cette suppression s'accompagne d'une augmentation temporaire de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises visée à l'article 1586 nonies du CGI pour les entreprises de taille intermédiaire et les grandes entreprises. Les entreprises doivent anticiper cette évolution dans leur planification fiscale et budgétaire, et se rapprocher d'un expert-comptable ou d'un conseil en droit fiscal pour les implications éventuelles sur leur contribution globale à la fiscalité locale.
Erreurs courantes à éviter dans votre Déclaration CFE-CVAE (Cotisations Foncières et Valeur Ajoutée)
La Déclaration CFE-CVAE en France présente des risques d'erreurs fréquentes qui peuvent conduire à des redressements fiscaux, des majorations, et des contentieux avec la DGFiP. Voici les erreurs les plus courantes et les moyens de les prévenir.
Oublier de déposer la déclaration initiale 1447-C lors d'une création d'entreprise. Beaucoup d'entrepreneurs pensent qu'une simple immatriculation auprès de l'INPI via le Guichet unique suffit pour être en règle vis-à-vis de la CFE. Or, une déclaration initiale 1447-C distincte doit être déposée auprès du SIE compétent avant le 31 décembre de l'année de création, sous peine d'imposition d'office et de majoration de 10% conformément à l'article 1728 du CGI. Solution : dès la réception du SIRET, identifier le SIE compétent sur impots.gouv.fr et déposer la 1447-C dans le délai réglementaire. Se faire accompagner d'un expert-comptable pour les premiers dépôts.
Confondre le siège social et l'établissement imposable pour la CFE. La CFE est due dans la commune où l'activité est effectivement exercée, qui peut différer du siège social enregistré au RCS conformément à l'article 1473 du CGI. Une SARL dont le siège est à Paris mais dont l'activité est exercée depuis Lyon doit déposer la CFE à Lyon et non à Paris. Pour les travailleurs indépendants travaillant depuis leur domicile, le domicile constitue l'établissement imposable. Solution : vérifier lors de chaque changement d'adresse que la déclaration CFE est bien mise à jour pour l'établissement réel d'exercice de l'activité via la déclaration 1447-M.
Ne pas vérifier l'éligibilité aux exonérations temporaires de zones. Beaucoup d'entreprises implantées en zones AFR, QPV, ZFU ou ZRR ignorent leur droit à l'exonération temporaire de CFE faute de vérification. Ces exonérations peuvent représenter plusieurs milliers d'euros d'économie fiscale annuelle. Solution : consulter le SIE compétent ou la Chambre de Commerce et d'Industrie (CCI) locale pour vérifier l'éligibilité à une exonération selon la localisation de l'établissement. Joindre les pièces justificatives (délibération communale, arrêté préfectoral AFR, carte QPV/ZFU) dès la première déclaration concernée.
Oublier de déclarer la cessation ou le déménagement d'établissement. En cas de cessation d'activité d'un établissement ou de déménagement vers une autre commune, la déclaration de modifications 1447-M doit être déposée dans les 60 jours suivant la cessation ou au plus tard début mai de l'année suivante. Le défaut de déclaration entraîne le maintien de la cotisation CFE de la commune d'origine, avec double imposition en cas de ré-installation dans une nouvelle commune. Solution : programmer systématiquement le dépôt de la 1447-M dès tout changement affectant la base d'imposition ou la localisation de l'établissement.
Ne pas demander le dégrèvement PVA (plafonnement valeur ajoutée). De nombreuses entreprises à forte intensité capitalistique oublient de demander le dégrèvement PVA (article 1647 B sexies CGI) limitant la CET à 1,625% de la valeur ajoutée. Ce dégrèvement peut représenter une économie significative pour les entreprises dont la valeur locative des locaux est élevée par rapport à leur valeur ajoutée. Solution : calculer systématiquement le ratio CET/valeur ajoutée et déposer la demande 1327-CET au SIE avant le 31 décembre de l'année suivant l'imposition si ce ratio dépasse 1,625%.
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La Contribution Économique Territoriale (CET) en France, créée par la loi de finances 2010 (loi n°2009-1673 du 30 décembre 2009) en remplacement de la taxe professionnelle supprimée, comprend deux composantes distinctes. La Cotisation Foncière des Entreprises (CFE), régie par les articles 1447 à 1478 du Code général des impôts, est un impôt local basé sur la valeur locative cadastrale des biens immobiliers utilisés pour l'activité professionnelle (locaux, terrains, parkings). La CFE est due dans chaque commune d'implantation et son taux est voté par le conseil municipal ou l'EPCI. Elle s'applique à toutes les entreprises exerçant une activité professionnelle non salariée en France, avec une base minimum forfaitaire pour les très petits contribuables (CA < 10 000 € en 2025). La Cotisation sur la Valeur Ajoutée des Entreprises (CVAE), régie par les articles 1586 ter à 1586 nonies du CGI, est un impôt national calculé sur la valeur ajoutée produite par les entreprises dont le chiffre d'affaires dépasse 152 500 €. Contrairement à la CFE, la CVAE tient compte de la rentabilité économique de l'entreprise (valeur ajoutée). La CVAE est progressivement supprimée : taux de 0,375% en 2024, 0,125% en 2025, suppression totale prévue en 2027 conformément à la loi de finances 2024, dans le cadre de la politique de compétitivité fiscale française visant à réduire la charge pesant sur les entreprises. La CFE, en revanche, sera maintenue mais son montant peut être réduit par le mécanisme de plafonnement CET en fonction de la valeur ajoutée (article 1647 B sexies CGI) limitant la cotisation totale à 1,625% de la valeur ajoutée produite.
La Cotisation Foncière des Entreprises (CFE) en France prévoit plusieurs catégories d'exonérations définies aux articles 1449 à 1466 F du Code général des impôts. Les exonérations permanentes s'appliquent sans délibération préalable des collectivités : les artisans travaillant seuls ou avec au plus un salarié (article 1452 CGI), les exploitants agricoles (article 1450 CGI), les pêcheurs et aquaculteurs (article 1453 CGI), les particuliers louant accidentellement une chambre meublée dans leur résidence principale (article 1459 CGI). Les exonérations temporaires requièrent une délibération favorable de la commune ou de l'EPCI compétent et varient selon les zones : les entreprises créées en zones AFR (Aide à Finalité Régionale, article 1465 CGI) peuvent être exonérées pendant 2 ans, les entreprises implantées en ZRR (Zone de Revitalisation Rurale, article 1465 A CGI) pendant 5 ans, les entreprises en QPV (Quartier Prioritaire de la Politique de la Ville) ou ZFU (Zone Franche Urbaine, article 1466 A CGI) pendant 5 ans avec dégressivité. Les créations d'entreprises bénéficient d'une exonération totale l'année de création (article 1478 bis CGI) quelle que soit la localisation. Les jeunes entreprises innovantes (JEI) bénéficient d'une exonération de CFE pendant 7 ans (article 1466 D CGI). Pour bénéficier d'une exonération temporaire de zone, l'entreprise doit vérifier que la commune a bien délibéré en ce sens et joindre les justificatifs à la déclaration CFE. Sans délibération de la collectivité locale, même une entreprise implantée dans une zone éligible ne bénéficie pas de l'exonération.
La valeur ajoutée fiscale servant de base à la Cotisation sur la Valeur Ajoutée des Entreprises (CVAE) en France est calculée conformément à l'article 1586 sexies du Code général des impôts selon une méthode spécifique différente de la valeur ajoutée comptable classique. Le calcul s'effectue à partir des éléments du compte de résultat de l'exercice. Les produits à retenir comprennent le chiffre d'affaires hors taxes (ventes + prestations de services), les produits accessoires (loyers, redevances de brevets, produits financiers des participations), les subventions d'exploitation et les indemnités reçues, et la production stockée ou immobilisée. Les consommations déductibles comprennent les achats de marchandises et de matières premières consommées (y compris la variation de stocks), les autres charges externes (loyers, honoraires, publicité, transports, assurances, sous-traitance), et les dotations aux amortissements des biens corporels. Ne sont PAS déductibles : les dotations aux provisions, les charges de personnel, les impôts et taxes, les charges financières, et les dotations aux amortissements des biens incorporels. La valeur ajoutée fiscale ainsi calculée est ensuite plafonnée : à 80% du chiffre d'affaires pour les activités de négoce (achat-revente de marchandises sans transformation significative) et à 85% du chiffre d'affaires pour toutes les autres activités (industrie, services, professions libérales). Ce plafonnement spécifique de l'article 1586 sexies V du CGI vise à éviter une distorsion défavorable aux entreprises commerciales dont la marge est structurellement faible. Le taux CVAE de 0,375% en 2024 et 0,125% en 2025 s'applique à la valeur ajoutée plafonnée pour les entreprises dont le CA dépasse 500 000 € ; un dégrèvement progressif s'applique entre 152 500 € et 500 000 € de CA.
Le paiement de la Cotisation Foncière des Entreprises (CFE) en France s'effectue selon un calendrier précis défini à l'article 1679 quinquies du Code général des impôts. Pour les entreprises dont la cotisation annuelle dépasse 3 000 €, le paiement se fait en deux temps : un acompte de 50% de la cotisation de l'année précédente à verser avant le 15 juin de l'année d'imposition, et le solde de régularisation lors du paiement de l'avis d'imposition reçu en novembre-décembre. Pour les entreprises dont la cotisation annuelle est inférieure à 3 000 €, un paiement unique en décembre à réception de l'avis d'imposition. Le paiement de la CFE doit s'effectuer obligatoirement par voie dématérialisée (virement ou prélèvement automatique) pour les entreprises dont le CA dépasse 230 000 €, conformément à l'article 1681 septies du CGI. Le paiement s'effectue via le compte fiscal professionnel sur impots.gouv.fr ou via le partenaire bancaire EDI (Échange de Données Informatiques) pour les cabinets d'expertise comptable. En cas de difficultés de trésorerie, un plan de paiement échelonné peut être demandé au SIE compétent (service de gestion des difficultés des entreprises, anciennement cellule Rebond). Les nouvelles entreprises bénéficient d'une exonération totale l'année de création (article 1478 bis CGI) mais doivent verser la cotisation dès la deuxième année d'activité, calculée sur une base réduite de 50% pour la première année d'imposition.
Le défaut de déclaration ou la déclaration tardive de la Cotisation Foncière des Entreprises (CFE) en France expose le redevable à plusieurs sanctions fiscales progressives définies par le Code général des impôts. Premièrement, le Service des Impôts des Entreprises (SIE) procède à une imposition d'office sur la base des informations disponibles (Surface fiscale, valeur locative estimée par l'administration, ou base de l'année précédente majorée d'office), ce qui peut conduire à une imposition supérieure à la cotisation réelle. Deuxièmement, une majoration de 10% est appliquée sur la cotisation due en cas de déclaration déposée après la date limite mais avant une mise en demeure, conformément à l'article 1728 I-a du CGI. Troisièmement, une majoration de 40% s'applique en cas de défaut de déclaration dans les 30 jours suivant la réception d'une mise en demeure de la DGFiP, conformément à l'article 1728 I-b du CGI. Quatrièmement, une majoration de 80% s'applique pour les manoeuvres frauduleuses (omission volontaire, fausses déclarations) conformément à l'article 1729 du CGI. En plus des majorations, des intérêts de retard de 0,20% par mois (soit 2,40% par an) sont dus sur les cotisations non déclarées conformément à l'article 1727 du CGI. Ces pénalités s'ajoutent à la cotisation principale éludée. Pour régulariser une situation, il est fortement conseillé de déposer spontanément une déclaration rectificative avant toute intervention du SIE afin de bénéficier de la réduction de moitié des intérêts de retard (article 1727 A-4 CGI). L'assistance d'un expert-comptable ou d'un avocat fiscaliste est recommandée en cas de retard important.
La Cotisation Foncière des Entreprises (CFE) en France constitue une charge déductible du résultat fiscal imposable pour le calcul de l'Impôt sur les Sociétés (IS) ou de l'Impôt sur le Revenu (IR pour les entreprises soumises au régime réel BIC/BNC). Cette règle de déductibilité est posée par l'article 39 I-4° du Code général des impôts, qui permet la déduction des impôts professionnels supportés par l'entreprise. Ainsi, la CFE acquittée au titre d'un exercice fiscal réduit le bénéfice imposable à l'IS (taux de 25% pour les PME conformément à l'article 219 CGI, avec taux réduit de 15% sur les premiers 42 500 € pour les PME qualifiées) ou à l'IR selon le régime fiscal applicable. Pour les entreprises soumises à l'IS, la CFE est déduite des charges de l'exercice au cours duquel elle est devenue exigible (exercice de l'imposition). Pour les entreprises à l'IR (BIC réel, BNC déclaration contrôlée), la CFE est déductible au titre des charges professionnelles déductibles du bénéfice imposable. En revanche, la CFE n'est pas déductible pour les micro-entrepreneurs (micro-BIC, micro-BNC) qui bénéficient d'un abattement forfaitaire global incluant toutes les charges professionnelles. La Cotisation sur la Valeur Ajoutée des Entreprises (CVAE) est également déductible du résultat fiscal conformément aux mêmes dispositions. Pour les groupes d'intégration fiscale (article 223 A CGI), la CFE et la CVAE restent des charges déductibles au niveau de chaque société membre du groupe. Vérifier avec votre expert-comptable le traitement fiscal de la CFE/CVAE dans le cadre de votre régime fiscal spécifique.
Le mécanisme de plafonnement de la Contribution Économique Territoriale (CET) en fonction de la valeur ajoutée, prévu à l'article 1647 B sexies du Code général des impôts, constitue une garantie anti-abus limitant la cotisation totale (CFE + CVAE) à 1,625% de la valeur ajoutée produite par l'entreprise. Ce plafonnement, dit PVA (Plafonnement en fonction de la Valeur Ajoutée), vise à éviter qu'une entreprise supporte une charge fiscale locale disproportionnée par rapport à sa capacité contributive réelle. Concrètement, si la cotisation totale (CFE + CVAE) de l'exercice dépasse 1,625% de la valeur ajoutée fiscale de l'entreprise calculée conformément à l'article 1586 sexies du CGI, l'excédent est remboursé sous forme de dégrèvement. Pour en bénéficier, l'entreprise doit déposer une demande expresse de dégrèvement auprès du SIE compétent au moyen du formulaire 1327-CET, au plus tard le 31 décembre de l'année suivant celle de l'imposition. Par exemple, une entreprise ayant une valeur ajoutée de 500 000 € et dont la CFE s'élève à 15 000 € dispose d'un plafond CET de 8 125 € (500 000 € × 1,625%). Si la CFE seule dépasse déjà ce plafond (ce qui est rare mais peut arriver pour des entreprises en déficit ou à très faible marge), un dégrèvement est accordé. Le plafonnement PVA est particulièrement pertinent pour les secteurs à forte intensité capitalistique (industrie lourde, hôtellerie, logistique, immobilier locatif) où la valeur locative des locaux est élevée par rapport à la valeur ajoutée dégagée. Le dégrèvement est calculé par l'administration fiscale sur la base des données déclarées et s'impute en priorité sur la CVAE, puis sur la CFE. La suppression progressive de la CVAE d'ici 2027 réduira mécaniquement le champ d'application du PVA.
Ce modèle est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil juridique. Les lois varient selon la juridiction et évoluent avec le temps. Consultez un avocat qualifié pour obtenir des conseils adaptés à votre situation.Clause de non-responsabilité complète
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