Déclaration IS Liasse Fiscale - Formulaire 2065 (France)
CGI art. 223 + art. 223-A — dépôt dans les 3 mois suivant la clôture de l'exercice
DÉCLARATION IS — LIASSE FISCALE (FORMULAIRE 2065 + TABLEAUX 2050-2059)
Direction générale des Finances publiques (DGFiP) — Service des Impôts des Entreprises (SIE)
Code général des impôts art. 223 + art. 223-A (intégration fiscale)
1. IDENTIFICATION DE LA SOCIÉTÉ
Dénomination sociale : [Denomination Sociale]
Forme juridique : [Forme Juridique]
Numéro SIREN : [Siren]
Adresse du siège social : [Adresse Siege]
Date de clôture de l'exercice : [Date Cloture Exercice]
Durée de l'exercice : [Duree Exercice]
2. RÉSULTAT FISCAL — TABLEAU 2058-A
TABLEAU DE PASSAGE DU RÉSULTAT COMPTABLE AU RÉSULTAT FISCAL (2058-A)
Résultat comptable avant IS : [Resultat Comptable]
Réintégrations fiscales (charges non déductibles) : + [Reintegrations]
Déductions fiscales (produits non imposables) : - [Deductions]
Résultat fiscal IS (bénéfice imposable ou déficit) : [Resultat Fiscal]
Le tableau 2058-A de détermination du résultat fiscal est l'élément central de la liasse IS. Il opère le passage entre le résultat comptable (établi selon les normes du Plan Comptable Général PCG) et le résultat fiscal soumis à l'IS (résultat comptable retraité des différences permanentes et temporaires). Les réintégrations fiscales typiques incluent : amendes et pénalités fiscales non déductibles (article 39-2 du CGI), fraction excédentaire des loyers de véhicules de tourisme (article 39-4 du CGI), intérêts excédentaires entre entreprises liées (article 212 bis du CGI), taxe sur les véhicules de société (TVS aujourd'hui TFSE — Taxe sur les Flottes des Sociétés et Entreprises depuis 2024). Les déductions typiques incluent : dividendes reçus de filiales en régime mère-fille (article 216 du CGI, déduction 95%), plus-values à long terme sur cessions de titres de participation détenus depuis 2 ans (article 219 I a quinquies du CGI, taux IS réduit à 0% avec réintégration de 12% de quote-part frais et charges), reprises de provisions pour risques et charges non imposables.
3. CALCUL IS — FORMULAIRE 2065
FORMULAIRE 2065 — IMPÔT SUR LES SOCIÉTÉS DÛ
Régime IS applicable : [Regime I S]
IS brut avant crédits d'impôt : [Is Brut]
Crédits d'impôt déductibles (CIR, CII, etc.) : [Credits Impot]
IS net dû après crédits d'impôt : [Is Net]
Acomptes IS versés au cours de l'exercice : [Acomptes Verses]
Solde IS à payer ou excédent à rembourser : [Solde Paiement]
Le taux de l'IS en France est fixé à 25% depuis le 1er janvier 2022 pour toutes les sociétés (article 219 I du CGI). Les PME dont le CA HT est inférieur à 10 millions d'euros, dont le capital est entièrement libéré et détenu à 75%+ par des personnes physiques, bénéficient du taux réduit de 15% sur les premiers 42 500 € de bénéfice imposable (article 219 I b du CGI). Les 4 acomptes trimestriels d'IS sont calculés sur la base du résultat de l'exercice précédent et versés aux 15 mars, 15 juin, 15 septembre et 15 décembre conformément à l'article 1668 du CGI. Le solde d'IS (IS net dû - acomptes versés) est payé dans les 3 mois et 15 jours suivant la clôture de l'exercice (généralement avant le 15 avril pour les exercices clos au 31 décembre). La Contribution Sociale sur l'IS (CSIS) de 3,3% calculée sur l'IS dû s'applique aux sociétés dont le CA excède 7,63 millions d'euros et l'IS excède 763 000 € (article 235 ter ZC du CGI).
4. ÉLÉMENTS COMPTABLES DE LA LIASSE (2050-2059)
ÉLÉMENTS COMPTABLES CLÉS DE LA LIASSE FISCALE
Total bilan actif (tableau 2050) : [Total Bilan Actif]
Chiffre d'affaires HT (tableau 2052) : [Chiffre Affaires]
Capitaux propres à la clôture (tableau 2051) : [Capitaux Propres]
Effectif moyen de l'exercice : [Effectif Moyen] ETP
La liasse fiscale IS est composée d'un ensemble de tableaux normalisés soumis conjointement au formulaire 2065 de déclaration de résultats. Les tableaux principaux comprennent : tableau 2050 (bilan actif), tableau 2051 (bilan passif et résultat), tableau 2052 (compte de résultat — produits), tableau 2053 (compte de résultat — charges), tableau 2054 (immobilisations), tableau 2055 (amortissements), tableau 2056 (provisions), tableau 2057 (état des échéances des créances et dettes), tableau 2058-A (détermination du résultat fiscal), tableau 2058-B (déficits et amortissements différés), tableau 2059-A (plus-values et moins-values), tableau 2059-F (composition du capital et effectif). Ces tableaux doivent être télétransmis à la DGFiP via l'EDI-TDFC (Échange de Données Informatisé — Transfert des Données Fiscales et Comptables) ou la procédure EFI (Échange de Formulaires Informatisé) sur impots.gouv.fr dans les 3 mois suivant la clôture de l'exercice.
Fait à [Adresse Siege], le ____/____/______
Signature du représentant légal :
_________________________________________
[Denomination Sociale] — [Siren]
Représentant légal (Président / Gérant / Directeur Général)
________________
Signature
Qu'est-ce qu'un Déclaration IS Liasse Fiscale - Formulaire 2065 (France) ?
La Déclaration IS Liasse Fiscale - Formulaire 2065 est, en droit français, une déclaration IS Liasse Fiscale (formulaire 2065 + tableaux 2050-2059). Il est régi par Code général des impôts art. 223 (IS) + art. 219 (taux IS 25%/15%) + art. 219 I b (taux réduit PME) + art. 223-A (intégration fiscale) + art. 244 quater B (CIR) + art. 1668 (acomptes IS).
La Déclaration IS Liasse Fiscale en France concerne toutes les sociétés soumises à l'IS de plein droit ou sur option : les sociétés de capitaux (SAS, SARL, SA, SNC soumise à l'IS sur option, EURL ayant opté pour l'IS, SASU) immatriculées au Registre du commerce et des sociétés (RCS) géré par le greffe du Tribunal de commerce, les sociétés civiles (SCI, SCP) ayant opté pour l'IS ou ayant une activité commerciale, et les associations exerçant une activité lucrative non exonérée. Les sociétés en nom collectif (SNC) et les EURL relèvent par défaut de l'impôt sur le revenu (IR) mais peuvent opter irrévocablement pour l'IS conformément à l'article 239-1 du CGI.
La Déclaration IS Liasse Fiscale repose sur le mécanisme fiscal central du tableau 2058-A de détermination du résultat fiscal. Ce tableau opère le passage entre le résultat comptable (établi selon les normes du Plan Comptable Général PCG, validées par l'Autorité des Normes Comptables ANC) et le résultat fiscal soumis à l'IS, en procédant aux réintégrations de charges non déductibles fiscalement (amendes et pénalités de l'article 39-2 du CGI, intérêts excédentaires de l'article 212 bis du CGI, fraction excédentaire des loyers de véhicules de tourisme de l'article 39-4 du CGI) et aux déductions de produits exonérés d'IS (dividendes reçus en régime mère-fille de l'article 216 du CGI déductibles à 95%, plus-values à long terme sur cessions de titres de participation de l'article 219 I a quinquies du CGI).
Le taux standard de l'IS en France est de 25% depuis le 1er janvier 2022 (article 219 I du CGI, qui a progressivement abaissé le taux de 33,33% à 25% depuis 2018). Les petites et moyennes entreprises (PME) dont le chiffre d'affaires hors taxes est inférieur à 10 millions d'euros, dont le capital est entièrement libéré et détenu à au moins 75% par des personnes physiques, bénéficient d'un taux réduit de 15% sur les premiers 42 500 € de bénéfice imposable par exercice de 12 mois (article 219 I b du CGI). Le solde du bénéfice au-delà de 42 500 € est imposé au taux standard de 25%. La Contribution Sociale sur l'IS (CSIS) de 3,3%, calculée sur la base de l'IS dû réduit d'un abattement de 763 000 €, s'applique aux sociétés dont le CA dépasse 7,63 millions d'euros et l'IS dépasse 763 000 € (article 235 ter ZC du CGI).
La Déclaration IS Liasse Fiscale doit être télétransmise à la DGFiP dans les 3 mois suivant la clôture de l'exercice via deux procédures possibles : la procédure EDI-TDFC (Échange de Données Informatisé — Transfert des Données Fiscales et Comptables), utilisée principalement par les experts-comptables et commissaires aux comptes pour télétransmettre la liasse depuis leurs logiciels comptables (Cegid Expert, Sage, Quadratus, ACD, Coala) ; ou la procédure EFI (Échange de Formulaires Informatisé) directement sur l'espace professionnel d'impots.gouv.fr pour les sociétés souhaitant déclarer en saisie directe. Pour les exercices clos au 31 décembre, la date limite de dépôt de la liasse IS est généralement fixée au 15 mai de l'année suivante (second délai accordé aux EDI conformément aux instructions administratives de la DGFiP).
La Déclaration IS Liasse Fiscale se distingue de la Déclaration de Revenus 2042 des particuliers (formulaire IR) par son périmètre exclusivement professionnel, sa complexité comptable (bilan + compte de résultat + tableaux annexes normalisés), et le régime fiscal de l'IS (taux proportionnel et non progressif comme l'IR). Les déficits IS sont reportables en avant sans limitation de durée (report en avant illimité conformément à l'article 209 I du CGI, mais plafonné à 1 million d'euros + 50% du bénéfice excédant ce seuil par exercice) et remboursables en arrière sur le dernier exercice bénéficiaire (carry-back limité à 1 million d'euros conformément à l'article 220 quinquies du CGI).
Quand avez-vous besoin d'un Déclaration IS Liasse Fiscale - Formulaire 2065 (France) ?
La Déclaration IS Liasse Fiscale en France est obligatoire pour toute société soumise à l'impôt sur les sociétés dès la clôture de son premier exercice comptable. Plusieurs situations déclenchent cette obligation déclarative annuelle.
Toute société commerciale (SAS, SARL, SA, SASU) immatriculée au Registre du commerce et des sociétés (RCS) géré par le greffe du Tribunal de commerce doit déposer annuellement une liasse fiscale IS, quel que soit le résultat de l'exercice (bénéfice ou déficit). Une SARL de commerce de détail avec un CA de 800 000 € HT et un bénéfice imposable de 45 000 € doit déposer sa liasse IS dans les 3 mois suivant le 31 décembre, en utilisant la procédure EDI-TDFC via son expert-comptable.
Les PME investissant en R&D et souhaitant bénéficier du Crédit d'Impôt Recherche (CIR 30% des dépenses de R&D jusqu'à 100 millions d'euros conformément à l'article 244 quater B du CGI) et du Crédit Impôt Innovation (CII 20% pour les PME sur les dépenses d'innovation conformément à l'article 244 quater B II h du CGI) doivent obligatoirement déposer la liasse IS pour imputer ces crédits d'impôt sur l'IS dû. Une start-up SAS avec 200 000 € de dépenses de R&D bénéficie d'un CIR de 60 000 € imputable sur l'IS ou remboursable (pour les JEI — Jeunes Entreprises Innovantes conformément à l'article 44 sexies-0 A du CGI).
Les sociétés bénéficiant du régime de l'intégration fiscale (article 223-A du CGI), permettant à une société mère de consolider les résultats des filiales françaises détenues à 95% au moins pour calculer l'IS sur le résultat d'ensemble, doivent déposer une liasse IS principale (société mère) et des liasses individuelles pour chaque société membre du groupe. Ce régime est particulièrement avantageux pour les groupes comportant des sociétés déficitaires dont les pertes viennent immédiatement réduire le bénéfice imposable des sociétés bénéficiaires.
Les EURL (SARL unipersonnelle) et SNC ayant opté pour l'IS conformément à l'article 239-1 du CGI doivent déposer une liasse IS annuelle. Un avocat ou consultant travaillant en SASU (SAS unipersonnelle) avec un CA de 250 000 € HT doit déposer sa liasse IS dans les 3 mois suivant la clôture de son exercice, même si sa rémunération de dirigeant réduit le bénéfice imposable à un montant faible.
Les SCI (Sociétés Civiles Immobilières) ayant opté pour l'IS ou réalisant des opérations d'achat-revente d'immeubles à titre habituel (activité commerciale les basculant automatiquement à l'IS) doivent déposer une liasse IS. Une SCI familiale gérant un immeuble locatif commercial et ayant opté pour l'IS doit déposer sa liasse annuellement, bénéficiant de la déduction des amortissements de l'immeuble (non déductibles en SCI soumise à l'IR). Voir aussi le Formulaire 2042-C-PRO pour les gérants majoritaires de SARL déclarant leur rémunération de gérant en BNC sur la déclaration IR complémentaire.
Que faut-il inclure dans votre Déclaration IS Liasse Fiscale - Formulaire 2065 (France) ?
Une Déclaration IS Liasse Fiscale complète et conforme en France exige la production d'un ensemble précis de tableaux normalisés définis par l'article 223 du CGI et les instructions administratives de la DGFiP. Voici les composantes indispensables à renseigner pour produire une liasse IS exacte et dans les délais.
Formulaire 2065 — déclaration de résultats principale. Le formulaire 2065 est la déclaration de résultats principale récapitulant les données essentielles de l'exercice : identification de la société (dénomination, forme juridique, SIREN, adresse du siège social), date de clôture de l'exercice, durée de l'exercice (généralement 12 mois), résultat fiscal IS (bénéfice imposable ou déficit reportable), IS brut calculé, crédits d'impôt imputables (CIR, CII, autres), IS net dû, acomptes IS versés au cours de l'exercice, et solde IS à payer ou excédent d'acomptes remboursable. Ce formulaire 2065 sert de page de garde à la liasse fiscale et doit être télétransmis conjointement aux tableaux annexes.
Tableaux 2050-2053 — bilan et compte de résultat normalisés. Les tableaux 2050 (bilan actif) et 2051 (bilan passif et capitaux propres) reprennent le bilan comptable annuel établi selon le Plan Comptable Général (PCG) normalisé par l'Autorité des Normes Comptables (ANC). Les tableaux 2052 (compte de résultat — produits d'exploitation, financiers et exceptionnels) et 2053 (compte de résultat — charges et résultat net) reprennent le compte de résultat annuel. Ces tableaux doivent correspondre exactement aux comptes annuels approuvés par l'assemblée générale des actionnaires ou associés dans les 6 mois suivant la clôture (conformément à l'article L223-27 du Code de commerce pour les SARL et L225-100 pour les SA).
Tableaux 2054-2056 — immobilisations, amortissements, provisions. Le tableau 2054 détaille les immobilisations de l'exercice (valeurs brutes, acquisitions, cessions, valeurs brutes finales). Le tableau 2055 détaille les amortissements correspondants (dotations, reprises, valeurs nettes). Le tableau 2056 détaille les provisions pour risques et charges (dotations, reprises, soldes). Ces tableaux sont essentiels pour le contrôle de la déductibilité des amortissements et provisions par la DGFiP lors d'une vérification de comptabilité.
Tableau 2058-A — détermination du résultat fiscal IS. Le tableau 2058-A est le cœur de la liasse IS : il opère le passage du résultat comptable au résultat fiscal en listant exhaustivement toutes les réintégrations (charges non déductibles) et toutes les déductions (produits non imposables). Chaque ligne correspond à un retraitement fiscal spécifique codifié dans le CGI. Ce tableau forms-legal.com de Déclaration IS inclut les cases principales de réintégrations et déductions conforme à l'article 223 du CGI. Le résultat fiscal final (bénéfice imposable ou déficit reportable) sert de base de calcul de l'IS.
Tableau 2059-A et 2059-B — plus-values, déficits et amortissements différés. Le tableau 2059-A détaille les plus-values et moins-values à court terme et à long terme réalisées au cours de l'exercice. Le tableau 2059-B mentionne les déficits antérieurs reportables en avant et les amortissements différés (imputables sur les exercices bénéficiaires futurs). La gestion des déficits reportables est un élément clé de l'optimisation fiscale IS : le report en avant est illimité mais plafonné à 1 million d'euros + 50% du bénéfice excédentaire par exercice (article 209 I du CGI). Voir aussi la Réclamation Contentieuse au Service des Impôts pour contester tout redressement IS notifié par la DGFiP.
Justificatifs à conserver pour le contrôle fiscal DGFiP. La société doit conserver pendant 10 ans (durée de prescription la plus longue en matière d'IS pour les activités occultes) ou au minimum 6 ans (prescription ordinaire IS conformément à l'article L169 du LPF) tous les justificatifs de la liasse IS : comptes annuels signés, procès-verbaux d'assemblée, factures d'achat et de vente, contrats, livres comptables, et le Fichier des Écritures Comptables (FEC) obligatoire depuis 2014 conformément à l'article L47 A-I du LPF.
Comment remplir votre Déclaration IS Liasse Fiscale - Formulaire 2065 (France)
Préparer et déposer une Déclaration IS Liasse Fiscale en France implique une démarche structurée coordonnée entre la clôture comptable et la télétransmission fiscale. Voici les étapes méthodiques pour produire une liasse IS complète et conforme dans les délais.
Étape 1 - Clôturer la comptabilité et établir les comptes annuels. Avant de préparer la liasse IS, la comptabilité de l'exercice doit être clôturée : saisir toutes les écritures d'inventaire de fin d'exercice (dotations aux amortissements selon le tableau 2055, dotations aux provisions selon le tableau 2056, régularisations de charges à payer et produits à recevoir, écritures de TVA de clôture). Établir le bilan (tableaux 2050 et 2051) et le compte de résultat (tableaux 2052 et 2053) conformes au Plan Comptable Général (PCG). Ces comptes annuels doivent être approuvés par l'assemblée générale des associés ou actionnaires dans les 6 mois suivant la clôture (article L223-27 Code com. pour SARL, L225-100 pour SA).
Étape 2 - Compléter les tableaux d'immobilisations et provisions (2054-2056). Renseignez le tableau 2054 des immobilisations : valeurs brutes à l'ouverture, acquisitions de l'exercice, cessions et mises au rebut, valeurs brutes à la clôture. Renseignez le tableau 2055 des amortissements correspondants : cumuls à l'ouverture, dotations de l'exercice (linéaires, dégressifs, exceptionnels), reprises sur cessions, cumuls à la clôture, valeurs nettes comptables. Renseignez le tableau 2056 des provisions : provisions pour risques et charges, provisions pour dépréciation d'actifs. La cohérence entre ces 3 tableaux est vérifiée automatiquement par les logiciels de liasse fiscale.
Étape 3 - Établir le tableau de passage du résultat comptable au résultat fiscal (2058-A). Partez du résultat comptable net avant IS figurant au tableau 2053 ligne 360 (ou ligne correspondante selon le logiciel). Ajoutez les réintégrations fiscales (charges non déductibles) : amendes et pénalités article 39-2 CGI (case RS de la 2058-A), fraction de loyers de véhicules de tourisme excédant le plafond article 39-4 CGI, intérêts excédentaires entre entreprises liées article 212 bis CGI, impôts non déductibles (CVAE, TVS/TFSE). Déduisez les déductions fiscales (produits non imposables) : dividendes régime mère-fille article 216 CGI (95% exonération), plus-values à long terme article 219 I a quinquies CGI. Le résultat fiscal net est le bénéfice imposable à l'IS ou le déficit reportable.
Étape 4 - Calculer l'IS dû sur le formulaire 2065. Appliquez le taux IS approprié au bénéfice imposable : taux réduit 15% sur les premiers 42 500 € pour les PME éligibles (CA < 10 M€, capital libéré, 75%+ personnes physiques conformément à l'article 219 I b du CGI), puis taux standard 25% sur le solde. Déduisez les crédits d'impôt imputables (CIR 30% R&D article 244 quater B CGI, CII 20% PME, crédit mécénat article 238 bis CGI). Déduisez les acomptes IS déjà versés aux 4 échéances trimestrielles (15 mars, 15 juin, 15 septembre, 15 décembre). Le solde IS à payer ou l'excédent d'acomptes remboursable est reporté sur le formulaire 2065.
Étape 5 - Télétransmettre la liasse via EDI-TDFC ou EFI sur impots.gouv.fr. La liasse IS doit être télétransmise à la DGFiP dans les 3 mois suivant la clôture de l'exercice. Pour les exercices clos au 31 décembre, la date limite EDI est généralement le 15 mai de l'année suivante. Deux procédures sont possibles : EDI-TDFC via les logiciels comptables homologués par la DGFiP (Cegid Expert, Sage, Quadratus — procédure utilisée par la quasi-totalité des experts-comptables) ; EFI directement sur l'espace professionnel d'impots.gouv.fr en saisie manuelle (accessible aux sociétés sans expert-comptable). Payer le solde IS par télérèglement dans le même délai. Conservez le récépissé de télétransmission pendant au minimum 6 ans.
Exigences juridiques pour Déclaration IS Liasse Fiscale - Formulaire 2065 (France)
La Déclaration IS Liasse Fiscale en France est régie par un cadre légal précis défini par le Code général des impôts, le Livre des Procédures Fiscales (LPF), et les instructions administratives de la DGFiP. Le respect de ces exigences conditionne la régularité fiscale de la société et l'absence de redressement IS.
Obligation déclarative annuelle (article 223 CGI). Conformément à l'article 223 du Code général des impôts, toute société soumise à l'IS doit déposer chaque année une déclaration de résultats (liasse IS) auprès du Service des Impôts des Entreprises (SIE) compétent selon son siège social dans les 3 mois suivant la clôture de son exercice. Pour les exercices clos au 31 décembre, la date limite de dépôt est généralement le 15 mai de l'année suivante (délai EDI accordé par instruction administrative de la DGFiP). Un retard expose à des sanctions : majoration de 10% pour défaut de déclaration (article 1728 CGI), intérêts de retard de 0,20% par mois (article 1727 CGI), majoration de 40% si la déclaration n'est pas déposée dans les 30 jours suivant une mise en demeure.
Taux IS applicables (article 219 CGI). Le taux standard de l'IS est de 25% depuis le 1er janvier 2022 (article 219 I du CGI). Le taux réduit de 15% sur les premiers 42 500 € de bénéfice par exercice de 12 mois s'applique aux PME éligibles (article 219 I b du CGI) : CA HT inférieur à 10 millions d'euros, capital entièrement libéré, capital détenu à 75%+ par des personnes physiques. Le bénéfice au-delà de 42 500 € est imposé au taux de 25%. La Contribution Sociale sur l'IS (CSIS 3,3%) s'applique aux sociétés dont le CA excède 7,63 millions d'euros et l'IS excède 763 000 € (article 235 ter ZC du CGI).
Acomptes IS trimestriels (article 1668 CGI). Les sociétés dont l'IS de l'exercice précédent dépassait 3 000 € sont tenues de verser 4 acomptes trimestriels d'IS calculés sur la base de l'exercice précédent : 15 mars (1er acompte = 25% IS N-1), 15 juin (2e acompte = 25%), 15 septembre (3e acompte = 25%), 15 décembre (4e acompte = 25%), conformément à l'article 1668 du CGI. Le solde IS (IS réel - acomptes versés) est payé dans les 3 mois et 15 jours suivant la clôture. Les sociétés dont l'IS N-1 est inférieur à 3 000 € sont dispensées d'acomptes.
Régime d'intégration fiscale (article 223-A CGI). Le régime de l'intégration fiscale, prévu par l'article 223-A du CGI, permet à une société mère française de consolider les résultats IS de ses filiales françaises détenues à 95%+ pour calculer l'IS sur le résultat d'ensemble. Ce régime neutralise les opérations intra-groupe (dividendes, cessions d'actifs) et permet la compensation immédiate des bénéfices et déficits des sociétés membres. L'option pour l'intégration fiscale doit être exercée avant la clôture du premier exercice concerné par notification au SIE, valable pour 5 exercices renouvelables. Chaque société membre du groupe doit déposer sa propre liasse IS individuelle conjointement à la liasse d'ensemble de la société mère.
Sanctions et droits de reprise DGFiP. Le droit de reprise de la DGFiP en matière d'IS est de 3 ans pour les erreurs ordinaires (article L169 du LPF), 6 ans pour les activités occultes ou insuffisances délibérées, et 10 ans pour les avoirs à l'étranger non déclarés (article L169 al.4 du LPF). En cas de vérification de comptabilité par un inspecteur des finances publiques (article L13 du LPF), la société doit produire le FEC (Fichier des Écritures Comptables) obligatoire depuis 2014 (article L47 A-I du LPF). Le défaut de production du FEC expose à une amende de 5 000 € et à la taxation d'office. Pour contester un redressement IS, la société dispose d'un recours via la Réclamation Contentieuse au Service des Impôts des Entreprises dans le délai de 2 ans suivant la mise en recouvrement (article R196-1 du LPF).
Erreurs courantes à éviter dans votre Déclaration IS Liasse Fiscale - Formulaire 2065 (France)
La Déclaration IS Liasse Fiscale en France présente des risques d'erreurs spécifiques pouvant entraîner des redressements IS lors des vérifications de comptabilité ou des contrôles sur pièces par la DGFiP. Voici les erreurs les plus fréquentes et les solutions pour les prévenir.
Oublier les réintégrations fiscales obligatoires dans le tableau 2058-A. Ne pas réintégrer les amendes et pénalités fiscales (article 39-2 du CGI), la fraction excédentaire des loyers de véhicules de tourisme (article 39-4 du CGI), ou les intérêts excédentaires entre entreprises liées (article 212 bis du CGI) dans le tableau 2058-A conduit à une insuffisance déclarative du résultat fiscal IS. La DGFiP vérifie systématiquement ces retraitements lors des contrôles sur pièces de la liasse IS. Solution : utiliser un logiciel de liasse fiscale paramétré avec les retraitements obligatoires, et demander à l'expert-comptable de réviser le tableau 2058-A avant télétransmission EDI.
Mal calculer les acomptes IS et le solde final. Ne pas verser les 4 acomptes trimestriels IS dans les délais (15 mars, 15 juin, 15 septembre, 15 décembre conformément à l'article 1668 du CGI) ou les calculer sur une base incorrecte expose à des intérêts de retard et majorations. Un acompte calculé à la baisse sans justification (si l'IS réel final s'avère supérieur à 15% du total des acomptes versés) expose à une majoration de 10% conformément à l'article 1731 du CGI. Solution : calculer les acomptes sur la base de l'IS de l'exercice précédent (N-1) et réviser à la hausse si l'exercice en cours est nettement plus bénéficiaire.
Ne pas déclarer le Crédit d'Impôt Recherche (CIR) ou le sous-déclarer. Beaucoup de PME investissant en R&D oublient de déclarer le Crédit d'Impôt Recherche (CIR 30% des dépenses de R&D jusqu'à 100 M€ conformément à l'article 244 quater B du CGI) ou le déclarent incompletement (oubli de certaines dépenses éligibles comme les frais de personnel de R&D, les amortissements d'équipements de R&D, les sous-traitances à des organismes agréés). Solution : identifier exhaustivement les dépenses de R&D éligibles au CIR avec le concours d'un spécialiste CIR (cabinet conseil en CIR) et joindre l'état de suivi des dépenses R&D à la liasse IS. Pour les JEI (Jeunes Entreprises Innovantes), le CIR est remboursable immédiatement sans attendre l'IS.
Déposer la liasse IS hors délai faute de clôture comptable dans les temps. La coordination entre la clôture comptable (établissement des comptes annuels, validation par le commissaire aux comptes, approbation par l'AG), l'établissement de la liasse fiscale, et la télétransmission EDI dans les 3 mois suivant la clôture impose un calendrier rigoureux. Beaucoup de PME clôturent en décembre et découvrent mi-mars qu'elles sont en retard sur la liasse IS prévue avant le 15 mai. Solution : démarrer la clôture comptable au plus tard 3 semaines après la date de clôture, planifier la réunion d'approbation des comptes dès février, et transmettre la liasse IS à l'expert-comptable en mars pour une télétransmission EDI mi-avril. Voir aussi la Réclamation Contentieuse au Service des Impôts pour corriger une erreur de liasse IS déposée antérieurement.
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}Questions Fréquentes
La Déclaration IS Liasse Fiscale est obligatoire pour toutes les sociétés soumises à l'impôt sur les sociétés (IS) en France, conformément à l'article 223 du Code général des impôts. Sont soumises à l'IS de plein droit : les sociétés de capitaux (SAS, SARL, SA, SASU) immatriculées au RCS quel que soit leur CA, les sociétés en commandite par actions (SCA), les sociétés d'exercice libéral (SEL, SELARL, SELAS), les groupements d'intérêt économique (GIE) exerçant une activité lucrative. Peuvent opter pour l'IS : les sociétés en nom collectif (SNC, article 239-1 CGI), les EURL (SARL unipersonnelle, article 239-1 CGI), les sociétés civiles exerçant une activité commerciale habituelle, les associations loi 1901 soumises à la taxe sur les salaires qui exercent une activité lucrative. Les entreprises individuelles (EI, auto-entrepreneur, professions libérales en nom propre) et les sociétés de personnes transparentes fiscalement (EURL non optante pour l'IS, SNC non optante, SCI non optante sans activité commerciale) ne déposent pas de liasse IS mais déclarent leurs résultats sur les formulaires d'IR 2042 (salaires, pensions) ou 2042-C-PRO (BIC, BNC, BA pour les gérants et associés). La première liasse IS doit être déposée dès la clôture du premier exercice de la société, même si cet exercice est inférieur à 12 mois.
Le taux de l'impôt sur les sociétés (IS) en France en 2026 est de 25% pour toutes les sociétés soumises à l'IS, conformément à l'article 219 I du Code général des impôts issu de la loi de finances pour 2020 (qui a progressivement abaissé le taux de 33,33% en 2017 à 25% à partir de 2022). Un taux réduit de 15% s'applique aux PME éligibles sur les premiers 42 500 € de bénéfice imposable par exercice de 12 mois (article 219 I b du CGI). Pour bénéficier du taux réduit de 15%, la société doit remplir 3 conditions cumulatives : (1) chiffre d'affaires HT inférieur à 10 millions d'euros, (2) capital social entièrement libéré à la clôture de l'exercice, (3) capital détenu à au moins 75% par des personnes physiques (directement ou indirectement). La fraction du bénéfice dépassant 42 500 € est imposée au taux standard de 25%. Exemple de calcul pour une PME avec 120 000 € de bénéfice imposable éligible au taux réduit : 42 500 × 15% = 6 375 € + 77 500 × 25% = 19 375 €, soit IS total = 25 750 €, taux moyen effectif ≈ 21,5%. La Contribution Sociale sur l'IS (CSIS 3,3%, article 235 ter ZC du CGI) s'applique en supplément pour les sociétés dont le CA dépasse 7,63 millions d'euros et l'IS excède 763 000 €. Les taux IS en France sont inférieurs à plusieurs pays de l'OCDE depuis la réforme 2018-2022, améliorant l'attractivité fiscale pour les holdings et sièges sociaux européens.
Le Crédit d'Impôt Recherche (CIR) est un dispositif fiscal majeur permettant aux entreprises françaises de déduire directement de leur IS une fraction de leurs dépenses de R&D, conformément à l'article 244 quater B du Code général des impôts. Le taux du CIR est de 30% des dépenses de R&D jusqu'à 100 millions d'euros par an (40% pour les entreprises réalisant leurs premières dépenses de R&D ou celles n'ayant pas bénéficié du CIR depuis 5 ans), puis 5% au-delà de 100 millions d'euros. Les dépenses de R&D éligibles comprennent : les frais de personnel affectés aux activités de R&D (chercheurs, techniciens, y compris les intérimaires), les dotations aux amortissements des équipements et locaux affectés à la R&D, les frais de sous-traitance à des organismes agréés par le Ministère de la Recherche (universités, centres techniques, cabinets de R&D privés), les frais de brevets (dépôt et maintenance), les frais de veille technologique. Le CIR s'impute directement sur l'IS dû : si l'IS est inférieur au CIR, l'excédent de CIR est remboursable immédiatement pour les PME au sens UE, les JEI (Jeunes Entreprises Innovantes article 44 sexies-0 A CGI), les entreprises nouvelles pendant leurs 5 premières années, et les entreprises en procédure collective (sauvegarde, redressement ou liquidation judiciaire). Pour les autres sociétés, l'excédent de CIR non imputé est remboursable après 3 exercices de report si l'IS reste insuffisant. Une déclaration spécifique du CIR (formulaire 2069-A) doit être déposée conjointement à la liasse IS. En cas de contrôle CIR par la DGFiP (DRFIP — Direction régionale des finances publiques), les dépenses de R&D doivent être documentées (cahiers de laboratoire, contrats de sous-traitance, fiches de poste des chercheurs, relevés de temps passé).
Le régime de l'intégration fiscale IS, prévu par les articles 223-A à 223-U du Code général des impôts, permet à une société mère française de consolider les résultats IS de ses filiales françaises pour calculer l'impôt sur le résultat d'ensemble du groupe. Ce régime présente plusieurs avantages fiscaux majeurs : compensation immédiate des bénéfices d'une filiale avec les déficits d'une autre filiale du même groupe (évitant d'attendre la remontée de déficits sous forme de dividendes imposables), neutralisation des opérations intra-groupe (dividendes reçus des filiales membres, cessions d'actifs intra-groupe), optimisation du plafonnement des charges financières (article 212 bis CGI), mutualisation des crédits d'impôt (CIR de filiales déficitaires remboursable via la mère). Pour bénéficier de l'intégration fiscale, la société mère doit détenir, directement ou indirectement, au moins 95% du capital des filiales membres du périmètre de consolidation, avec option exercée avant la clôture du premier exercice d'intégration pour une durée de 5 exercices renouvelables. La liasse IS de l'intégration comprend : la déclaration de résultat d'ensemble de la société mère, et les liasses IS individuelles de chaque société membre. Les opérations intra-groupe (dividendes, cessions) font l'objet d'une liste de neutralisations dans la déclaration d'ensemble. L'intégration fiscale est particulièrement avantageuse pour les groupes familiaux avec holdings SAS et filiales opérationnelles, permettant des arbitrages fiscaux significatifs entre sociétés déficitaires et bénéficiaires.
La gestion des déficits IS en France est régie par l'article 209 I du Code général des impôts pour le report en avant et l'article 220 quinquies du CGI pour le report en arrière (carry-back). Le report en avant des déficits IS est illimité en durée : un déficit IS constaté au cours d'un exercice est imputable sur les bénéfices imposables des exercices suivants sans limitation temporelle. Cependant, l'imputation est plafonnée à 1 million d'euros + 50% du bénéfice imposable excédant 1 million d'euros par exercice (article 209 I alinéa 3 du CGI). Cette règle de plafonnement a été introduite par la loi de finances rectificative 2011. Exemple : une société avec un bénéfice de 5 millions d'euros peut imputer 1 million + (4 millions × 50%) = 3 millions de déficits en report, soit IS calculé sur 2 millions d'euros. Le solde de déficit non imputable reste reportable sur les exercices suivants sans limitation de durée. Le report en arrière (carry-back) permet à la société de reporter le déficit de l'exercice N sur le bénéfice de l'exercice N-1, générant une créance IS remboursable sur 5 ans ou immédiatement en cas de procédure collective (article 220 quinquies du CGI). Le carry-back est limité à 1 million d'euros de déficit reporté. La créance de carry-back est déclarée sur le formulaire 2039 conjointement à la liasse IS. Les déficits IS ne sont pas transférables lors d'un changement d'activité, une fusion (sauf agrément DGFiP article 209-II CGI), ou une prise de contrôle sans continuation de l'activité déficitaire. Voir la Réclamation Contentieuse au Service des Impôts pour contester tout refus d'imputation de déficit.
Le défaut de dépôt ou le retard de la Déclaration IS Liasse Fiscale en France expose la société à des sanctions fiscales graduées définies par les articles 1727 à 1729 du Code général des impôts. En cas de dépôt hors délai (après les 3 mois suivant la clôture de l'exercice, généralement après le 15 mai pour les exercices clos au 31 décembre), les sanctions incluent : intérêts de retard de 0,20% par mois (2,40%/an) calculés sur les droits éludés conformément à l'article 1727 du CGI ; majoration de 10% pour défaut de déclaration ou retard de dépôt (article 1728 du CGI) ; majoration de 40% si la liasse IS n'est pas déposée dans les 30 jours suivant une mise en demeure formelle de la DGFiP ; majoration de 40% pour manquement délibéré (insuffisance intentionnelle de déclaration du résultat fiscal, sous-évaluation du bénéfice imposable, article 1729 du CGI). En cas de fraude fiscale organisée (dissimulation de bénéfices, fausses factures, transfer pricing abusif), des poursuites pénales pour fraude fiscale sont possibles devant le Tribunal correctionnel (article 1741 du CGI, peines de 500 000 € d'amende et 5 ans d'emprisonnement, portées à 3 000 000 € et 7 ans pour fraude aggravée). La DGFiP dispose d'un droit de reprise de 3 ans pour les erreurs ordinaires IS (article L169 du LPF), de 6 ans pour les activités dissimulées, et de 10 ans pour les avoirs à l'étranger non déclarés. En cas de désaccord avec un redressement IS notifié par la DGFiP, la société dispose d'un recours via la Réclamation Contentieuse au Service des Impôts dans les 2 ans suivant la mise en recouvrement (article R196-1 du LPF).
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