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Contrat de Sous-Traitance Belgique

Maintenu par Vladislav Sergienko, Fondateur·Modèle modifié pour la dernière fois: ·Signaler une erreur

Qu'est-ce qu'un Contrat de Sous-Traitance Belgique ?

Le Contrat de Sous-Traitance en Belgique est régi par Code civil belge livre 5 (Obligations) et encadre les engagements réciproques des parties contractantes sous le régime du droit belge des obligations.

Le cadre légal belge de la sous-traitance repose sur plusieurs textes fondamentaux. Le Code civil livre 5 (art. 5.1 et suivants) régit la formation, l'exécution et les sanctions des obligations contractuelles entre l'entrepreneur principal et le sous-traitant. Les dispositions spéciales du contrat d'entreprise (art. 1787 à 1799 ancien CC, en partie maintenus jusqu'à la réforme complète du livre 7) restent applicables pour la sous-traitance de travaux immobiliers. La Loi du 27 juin 1969 sur la sécurité sociale, combinée à la Loi-programme du 27 décembre 2006 (art. 22 à 26), instaure une responsabilité solidaire de l'entrepreneur principal pour les dettes ONSS (Office national de la sécurité sociale) de ses sous-traitants directs. L'entrepreneur principal est tenu de retenir 35 % de chaque facture du sous-traitant si celui-ci est endetté envers l'ONSS (vérification via le portail ONSS ou la Banque-Carrefour des Entreprises / BCE).

La sous-traitance belge se distingue du travail intérimaire (régi par la Loi du 24 juillet 1987 sur le travail temporaire, qui implique une mise à disposition de personnel) et du contrat de travail (qui crée un lien de subordination régi par la Loi du 3 juillet 1978 sur les contrats de travail). La distinction est parfois délicate en pratique : si le sous-traitant travaille exclusivement sur les chantiers de l'entrepreneur principal, avec ses outils, selon ses directives horaires et techniques, le Tribunal du travail peut requalifier la relation en contrat de travail avec toutes les conséquences sociales qui en découlent (rémunération garantie, préavis, cotisations ONSS arriérées). La Commission administrative de règlement de la relation de travail (Commission article 338 CDE) peut statuer sur la qualification.

En matière de construction immobilière, le sous-traitant bénéficie d'une protection spéciale. La Loi Breyne du 9 juillet 1971 (sur la vente et la construction de logements) instaure des règles strictes pour les entrepreneurs qui construisent ou font construire des immeubles destinés à l'habitation. Le Code wallon de l'aménagement du territoire (CoDT) et le Code bruxellois de l'aménagement du territoire (COBAT) imposent des obligations spécifiques d'assurance décennale et de responsabilité. L'assurance décennale (10 ans pour les vices affectant la solidité de l'immeuble, art. 1792 et 2270 ancien CC) peut être déléguée en partie au sous-traitant pour les travaux qui relèvent de sa spécialité.

Le secteur de la construction connaît des règles particulières pour lutter contre la sous-traitance illicite et le travail non déclaré. La Loi du 3 mai 2003 sur les activités illicites et le travail au noir, combinée aux dispositions du Code pénal social, sanctionne les entrepreneurs qui font appel à des sous-traitants dont le personnel est employé sans déclaration DIMONA (Déclaration Immédiate/Onmiddellijke Aangifte) à l'ONSS. Le Service d'inspection sociale (SIS) et l'Inspection économique du SPF Emploi contrôlent ces pratiques. En cas d'infraction, l'entrepreneur principal peut être considéré comme co-employeur des travailleurs non déclarés du sous-traitant.

La jurisprudence des Tribunaux de l'entreprise belges a développé des critères précis pour évaluer la régularité de la relation de sous-traitance. Parmi les critères favorables à la qualification de sous-traitance (vs. requalification en travail salarié) : le sous-traitant dispose de ses propres outils et équipements, emploie lui-même du personnel, a plusieurs clients, fixe librement son organisation du travail, supporte les risques financiers de l'opération, est enregistré à la BCE sous son propre numéro, et a un capital social engagé. Le Tribunal de l'entreprise de Bruxelles a rappelé dans plusieurs décisions que la présence simultanée de plusieurs de ces critères constitue une présomption forte de sous-traitance indépendante.

Quand avez-vous besoin d'un Contrat de Sous-Traitance Belgique ?

Le Contrat de Sous-Traitance Belgique est nécessaire dans de nombreuses situations professionnelles où un entrepreneur principal doit externaliser une partie de son activité à un prestataire spécialisé indépendant.

Sous-traitance dans le secteur de la construction. Un entrepreneur général (façades, gros œuvre, second œuvre) adjuge des travaux de spécialité (électricité, plomberie, isolation, menuiserie, peinture, HVAC) à des sous-traitants spécialisés. Le Contrat de Sous-Traitance Belgique organise les responsabilités, les délais, les conditions de paiement, et la coordination des travaux. En matière de construction, la responsabilité décennale (art. 1792 ancien CC) peut être partagée entre l'entrepreneur principal et le sous-traitant selon leur part dans l'exécution des travaux défectueux. La Confédération de la Construction recommande l'utilisation de contrats écrits standardisés pour toutes les relations de sous-traitance dans le secteur.

Sous-traitance informatique et développement de logiciels. Une SSII (société de services en ingénierie informatique) ou un intégrateur confie à un sous-traitant spécialisé le développement de modules spécifiques, la maintenance d'applications, les tests de sécurité ou le support technique. Le contrat doit régler la propriété intellectuelle sur le code produit (Code de droit économique livre XI art. XI.170 sur les logiciels), les clauses de confidentialité, les obligations de livraison selon les spécifications (Cahier des charges), et les pénalités de retard. La Loi Auteurswet de 1994 (également dite Loi relative au droit d'auteur sur les logiciels) précise que le code développé dans le cadre d'un contrat de sous-traitance appartient en principe au commanditaire si cela est expressément stipulé.

Sous-traitance dans les marchés publics. En Belgique, la législation sur les marchés publics (Loi du 17 juin 2016 et AR du 18 avril 2017) autorise les soumissionnaires à sous-traiter une partie des travaux ou services, à condition de déclarer les sous-traitants à l'autorité adjudicatrice. L'entrepreneur principal reste seul responsable vis-à-vis du pouvoir adjudicateur (SPF, commune, région, intercommunale). Le sous-traitant doit satisfaire aux critères de sélection qualitative appliqués à sa partie du marché (enregistrement BCE, capacités techniques, absence de dettes ONSS). Le Conseil d'État belge contrôle la régularité des procédures.

Sous-traitance de services professionnels. Un cabinet d'avocats, de comptables, d'ingénieurs ou de consultants peut sous-traiter une partie de ses missions (audit fiscal, due diligence, études techniques) à un expert indépendant. Le contrat précise les obligations de confidentialité (secret professionnel sous le Code judiciaire et les règles déontologiques de l'Ordre des Barreaux francophones et germanophone / OBFG), les responsabilités en cas d'erreur professionnelle, et les modalités de facturation. La responsabilité du cabinet principal vis-à-vis du client final n'est pas diminuée par la sous-traitance : le cabinet reste responsable de la qualité de l'ensemble de la mission.

Sous-traitance transfrontalière (Belgique - France - Luxembourg - Pays-Bas). Pour les sous-traitants étrangers exécutant des travaux en Belgique, la Loi du 5 mars 2002 sur les travailleurs détachés (transposant la Directive 96/71/CE sur le détachement de travailleurs) impose le respect des conditions minimales de travail et de rémunération belges (salaires, temps de travail, sécurité, repos). L'entrepreneur principal belge doit s'assurer que le sous-traitant étranger détaché respecte ces obligations et peut être tenu solidairement responsable des salaires non payés (Loi du 12 août 2000). La notification de détachement via LIMOSA est obligatoire pour tout travailleur étranger détaché plus de 5 jours en Belgique.

Sous-traitance logistique et transport. Un opérateur logistique confie à un sous-traitant le transport, l'entreposage ou la préparation de commandes. Le Contrat de Sous-Traitance Belgique doit prévoir la responsabilité du sous-traitant pour les dommages aux marchandises (Convention CMR pour le transport routier international, Loi du 15 juillet 2013 pour le transport national), les obligations en matière de sécurité alimentaire si des denrées sont transportées, et les assurances cargo. Le SPF Mobilité contrôle les licences de transport et les temps de conduite des chauffeurs.

Sous-traitance pour surcharge de travail ou ressources complémentaires. Une PME ayant un pic d'activité saisonnier ou un contrat exceptionnel fait appel à un sous-traitant pour augmenter temporairement sa capacité de production ou de service. Le contrat précise la durée limitée de la mission, les objectifs de production, les standards de qualité, et la confidentialité sur les clients et méthodes de travail de l'entrepreneur principal. Attention : si la relation dure plus de quelques mois et que le sous-traitant n'a que cet unique client, la requalification en contrat de travail par le Tribunal du travail devient un risque sérieux à évaluer.

Que faut-il inclure dans votre Contrat de Sous-Traitance Belgique ?

Le Contrat de Sous-Traitance Belgique comprend des clauses essentielles qui déterminent les droits et obligations des parties et assurent la conformité aux règles ONSS et fiscales belges.

Identification précise des parties et vérification BCE. Dénomination sociale complète, siège social et numéro BCE à 10 chiffres de l'entrepreneur principal et du sous-traitant. Vérification via kbo.economie.fgov.be : le sous-traitant doit être enregistré en tant que société ou indépendant, être à jour dans ses obligations ONSS (vérification via le portail ONSS accessoire à la BCE) et ne pas être en faillite ou en réorganisation judiciaire (CDE livre XX). Pour les sous-traitants en construction : vérification de l'enregistrement comme entrepreneur (registre officiel des entrepreneurs enregistrés, ancien Décret royal 26 décembre 1998 maintenant intégré dans les règles régionales). Le numéro de TVA (TVA-numéro, format BE + 10 chiffres) est distinct du numéro BCE pour les personnes physiques indépendants.

Description précise de la mission ou des travaux sous-traités. Objet exact de la sous-traitance : description technique des travaux, fournitures ou services confiés, référence au cahier des charges, aux plans, aux spécifications techniques. Périmètre précis de la mission pour éviter les litiges sur les prestations incluses ou exclues. Résultats attendus (livrables, jalons, critères de réception). Pour la construction : référence aux clauses du marché principal avec le maître d'ouvrage (dans la limite du compatible avec la confidentialité). Pour les services intellectuels : spécifications fonctionnelles et techniques, procédure de validation des livrables, gestion des demandes de modification. Le modèle disponible sur forms-legal.com permet aux PME belges et aux professions libérales de personnaliser rapidement ces éléments pour chaque contrat de sous-traitance spécifique.

Conditions financières et modalités de paiement. Prix forfaitaire ou en régie (prix unitaires × quantités mesurées), modalités de facturation (mensuelle, par jalons, à la livraison), délai de paiement conforme à la Loi du 2 août 2002 sur les retards de paiement (maximum 60 jours B2B, délai de vérification maximum 30 jours). Intérêts de retard automatiques au taux BCE + 8 % et indemnité forfaitaire de 40 EUR. Procédure de vérification des factures et de contestation motivée. Pour la construction : mécanisme de prix révisables (clause d'indexation sur index Abex, index BCSS ou indice des prix à la consommation) pour les contrats de longue durée.

Obligations ONSS et retenue obligatoire. En vertu de la Loi du 27 juin 1969 art. 30bis et de la Loi-programme du 27 décembre 2006 (art. 22 à 26), l'entrepreneur principal est tenu solidairement responsable des dettes ONSS de son sous-traitant direct et doit retenir 35 % (secteur construction) ou des montants variables (autres secteurs) de chaque facture HT et les verser directement à l'ONSS si le sous-traitant est endetté. Vérification préalable via le portail ONSS : si le sous-traitant n'est pas endetté, aucune retenue n'est due mais la vérification doit être documentée pour dégager la responsabilité de l'entrepreneur principal. Pour les sous-traitants étrangers : vérification des cotisations sociales dans le pays d'origine et conformité à la Directive 96/71/CE et à la Loi du 5 mars 2002.

Obligations de sécurité et bien-être au travail. En vertu de la Loi du 4 août 1996 relative au bien-être des travailleurs lors de l'exécution de leur travail (Codex Bien-être) et de ses arrêtés royaux d'exécution, l'entrepreneur principal a des obligations de coordination et de contrôle de la sécurité sur les chantiers partagés. Pour la construction : obligation de désigner un coordinateur de sécurité et de santé (CCS) selon l'AR du 25 janvier 2001 sur les chantiers temporaires ou mobiles. Le sous-traitant doit remettre son plan de sécurité et d'hygiène (PSH) et se conformer aux instructions du CCS. Les accidents de travail sur chantier engagent solidairement l'entrepreneur principal si des défaillances de coordination sont établies.

Confidentialité et propriété intellectuelle. Obligation de confidentialité sur les informations techniques, commerciales et financières communiquées par l'entrepreneur principal. Durée : pendant la relation et X années après la fin du contrat. Propriété intellectuelle : droits sur les résultats de la sous-traitance (dessins, code, plans, modèles) appartiennent à l'entrepreneur principal sauf stipulation contraire, conformément au Code de droit économique livre XI art. XI.170 (logiciels) et à la Loi relative au droit d'auteur (Auteurswet 1994). Le sous-traitant conserve ses droits sur ses méthodes et outils préexistants sauf cession expresse. Clause anti-débauchage réciproque pendant la durée du contrat et X mois après (interdiction de solliciter le personnel de l'autre partie).

Responsabilité et assurances. Le sous-traitant est responsable des dommages causés à l'entrepreneur principal, au maître d'ouvrage ou aux tiers lors de l'exécution de ses travaux (Code civil art. 1382-1383 ancien et art. 5.49 nouveau CC pour la responsabilité extracontractuelle). Obligation du sous-traitant de souscrire et maintenir : assurance RC professionnelle (montant minimum adapté à l'objet du contrat), assurance accidents de travail pour son personnel (Loi du 10 avril 1971), assurance RC auto si utilisation de véhicules. Pour la construction : assurance décennale pour les éléments qui relèvent de la responsabilité décennale du sous-traitant (art. 1792 et 2270 ancien CC). L'entrepreneur principal peut exiger la production de l'attestation d'assurance avant le démarrage des travaux.

Conditions de résiliation et pénalités. Résiliation pour faute grave immédiate (manquement aux obligations de sécurité, abandon de chantier, faillite, fraude). Résiliation pour convenance avec préavis (30 à 60 jours) et indemnité d'arrêt des travaux couvrant les frais engagés et le bénéfice perdu sur les prestations non exécutées (Code civil livre 5 art. 5.90). Pénalités de retard contractuelles (X EUR par jour de retard par rapport aux délais contractuels), plafonnées à un pourcentage du prix du marché. Procédure de réception formelle des travaux (réception provisoire, réception définitive) et levée des réserves.

Comment remplir votre Contrat de Sous-Traitance Belgique

Rédiger correctement un Contrat de Sous-Traitance Belgique exige de suivre une séquence précise en vérifiant chaque information aux sources officielles.

Étape 1 - Vérification BCE et ONSS des deux parties. Avant toute chose, vérifiez le numéro BCE du sous-traitant via kbo.economie.fgov.be : statut actif, forme juridique, activités autorisées, personnes habilitées à représenter la société. Vérifiez l'absence de dettes ONSS via le portail de l'ONSS (services en ligne). Pour les sous-traitants en construction : vérifiez leur enregistrement officiel comme entrepreneur. Ces vérifications doivent être documentées et conservées (imprimer les extraits avec date). En cas de dettes ONSS du sous-traitant, préparez le mécanisme de retenue de 35 % à verser directement à l'ONSS.

Étape 2 - Définition précise de l'objet de la sous-traitance. Rédigez une description technique détaillée des travaux, services ou fournitures confiés au sous-traitant. Référencez le cahier des charges, les plans, les spécifications techniques. Précisez les livrables attendus, les jalons d'avancement et les critères de réception (quantitatifs et qualitatifs). Pour éviter les litiges sur l'étendue de la mission, prévoyez une procédure de gestion des modifications (demandes de travaux supplémentaires formalisées par avenant signé).

Étape 3 - Fixation du prix et des modalités de paiement. Choisissez entre un prix forfaitaire (fixe), un prix en régie (taux horaires × heures effectuées), un prix unitaire (prix × quantités mesurées), ou une combinaison. Pour les contrats de longue durée en construction, envisagez une clause d'indexation sur l'index Abex (matériaux de construction) ou l'index BCSS. Fixez le délai de paiement en conformité avec la Loi du 2 août 2002 sur les retards de paiement (60 jours maximum B2B, délai de vérification 30 jours). Précisez les informations obligatoires sur les factures (numéro TVA, numéro BCE, désignation des prestations, montant HT, taux et montant TVA, total TTC).

Étape 4 - Rédaction des clauses ONSS et assurances. Incluez explicitement la clause de vérification préalable ONSS et le mécanisme de retenue le cas échéant. Exigez du sous-traitant la production de son attestation d'assurance RC professionnelle et accidents de travail avant le démarrage. Fixez les montants minimums de couverture adaptés aux risques du contrat. Pour la construction : assurance décennale du sous-traitant pour sa part de responsabilité.

Étape 5 - Clauses de confidentialité et propriété intellectuelle. Rédigez la clause de confidentialité en précisant les catégories d'informations protégées (techniques, commerciales, financières), la durée de l'obligation (pendant le contrat + X années après), et les exceptions (informations publiques, informations communiquées par des tiers). Pour la propriété intellectuelle des livrables : stipulez expressément le transfert de propriété au commanditaire (entrepreneur principal), y compris le code source pour les logiciels (CDE livre XI art. XI.170). Rédigez la clause anti-débauchage réciproque (12 à 24 mois après la fin du contrat est raisonnable).

Étape 6 - Planification et délais. Joignez un calendrier des travaux ou un planning de livraison des prestations, avec les jalons clés et les dates de réception. Précisez les pénalités de retard (montant par jour de retard, plafond en pourcentage du prix total). Pour la construction : définissez les conditions de démarrage (réception du chantier, mise à disposition des plans définitifs, accès aux zones de travail) et les délais d'attente non imputables au sous-traitant.

Étape 7 - Coordination sécurité et bien-être. Pour les chantiers temporaires ou mobiles (AR du 25 janvier 2001) : identifiez le coordinateur de sécurité et de santé (CCS) et les obligations du sous-traitant (remise du PSH, participation aux réunions de coordination, respect du PGSS - Plan Général de Sécurité et de Santé). Pour les autres secteurs : précisez les obligations en matière de sécurité (EPI, formation, procédures d'urgence) selon le Codex Bien-être (Loi du 4 août 1996).

Étape 8 - Conditions de résiliation. Précisez les causes de résiliation immédiate pour faute grave (liste exhaustive ou exemplative). Fixez le préavis pour la résiliation pour convenance et les modalités d'indemnisation. Définissez la procédure de réception provisoire et définitive des travaux, le délai de levée des réserves et la garantie après réception. Pour la construction : garanties spéciales décennale, biennale et annale selon les travaux.

Étape 9 - Signature et archivage. Établissez le contrat en autant d'exemplaires originaux que de parties (minimum 2). Signez à la main ou par signature électronique qualifiée (eID belge sous Règlement eIDAS 910/2014). Mentionnez le lieu (format Bruxelles / Liège / etc.) et la date (format JJ/MM/AAAA). Conservez l'original pendant au moins 7 ans pour les obligations comptables (CSA art. 3:65) et 10 ans pour les questions de responsabilité décennale (prescription décennale de l'art. 2270 ancien CC). Déposez une copie chez votre assureur et votre conseil juridique.

Étape 10 - Vérification TVA et obligations fiscales. Le sous-traitant doit facturer avec TVA au taux applicable (21 % en principe, 6 % pour certains travaux de rénovation d'immeubles d'habitation de plus de 10 ans selon l'AR du 31 mars 1978 pris en exécution du Code TVA art. 59). Pour les travaux de construction en auto-liquidation (régime de cocontractant) : la TVA est auto-liquidée par l'entrepreneur principal (mention obligatoire sur la facture du sous-traitant : 'TVA à acquitter par le cocontractant — art. 20 AR n° 1'). Vérifiez avec votre comptable ou le SPF Finances.

Erreurs courantes à éviter dans votre Contrat de Sous-Traitance Belgique

Les erreurs suivantes sont fréquentes lors de la rédaction ou de l'exécution d'un Contrat de Sous-Traitance Belgique et peuvent entraîner des litiges coûteux ou des sanctions sociales et fiscales.

Erreur 1 - Oublier la vérification ONSS avant chaque paiement. De nombreux entrepreneurs principaux signent un contrat de sous-traitance sans vérifier systématiquement l'absence de dettes ONSS du sous-traitant avant chaque paiement de facture. En cas de dettes ONSS non détectées, l'entrepreneur principal est solidairement responsable et devra payer les cotisations dues par son sous-traitant, avec majorations et intérêts. L'ONSS peut procéder à une contrainte (titre exécutoire) directement contre l'entrepreneur principal. Meilleure pratique : automatiser la vérification via le portail ONSS avant chaque virement et conserver les preuves de vérification.

Erreur 2 - Description trop vague de l'objet du contrat. Un objet trop vague (par exemple 'travaux électriques') génère inévitablement des litiges sur l'étendue de la mission et les travaux supplémentaires. Le sous-traitant peut réclamer des suppléments pour des travaux qu'il pensait exclus ; l'entrepreneur principal peut refuser de payer ce qu'il pensait inclus. Meilleure pratique : décrire précisément les travaux avec références aux plans et spécifications techniques, lister les travaux inclus ET exclus, et prévoir une procédure formelle de modification par avenant signé.

Erreur 3 - Négliger les obligations de sécurité partagées sur chantier. L'entrepreneur principal qui ne coordonne pas les mesures de sécurité avec son sous-traitant sur un chantier partagé peut voir sa responsabilité engagée en cas d'accident de travail du personnel du sous-traitant. Le SPF Emploi et l'ONSS peuvent imposer des amendes et des charges sociales rétroactives si le sous-traitant est requalifié en faux indépendant. Meilleure pratique : désigner le CCS (coordinateur de sécurité et de santé) dès le début du projet, exiger le PSH du sous-traitant, et documenter les réunions de coordination.

Erreur 4 - Absence de clause de propriété intellectuelle. Si le contrat ne précise pas à qui appartient le code, les plans ou les œuvres créés par le sous-traitant, des litiges coûteux peuvent survenir après la fin du contrat. La Loi relative au droit d'auteur (Auteurswet 1994) accorde en principe les droits patrimoniaux au créateur (le sous-traitant), sauf stipulation contractuelle expresse de cession. Meilleure pratique : inclure une clause de cession expresse des droits patrimoniaux sur tous les livrables en faveur de l'entrepreneur principal, avec mention des supports et actes d'exploitation autorisés.

Erreur 5 - Taux de TVA incorrect et auto-liquidation. En matière de travaux immobiliers entre assujettis TVA belges, l'auto-liquidation (régime du cocontractant) s'applique et le sous-traitant ne doit pas facturer la TVA. Si le sous-traitant facture la TVA à tort, et que l'entrepreneur principal la déduit et la récupère, l'administration fiscale (SPF Finances) peut réclamer la régularisation avec amendes. Inversement, si le sous-traitant oublie de mentionner l'auto-liquidation sur sa facture, l'entrepreneur principal n'est pas en droit de la déduire à tort. Meilleure pratique : vérifier le régime TVA applicable avec un comptable agréé avant la première facturation.

Erreur 6 - Ignorer le risque de requalification en contrat de travail. Si le sous-traitant travaille exclusivement pour l'entrepreneur principal, selon ses horaires, avec ses outils et sous ses directives constantes, le Tribunal du travail peut requalifier la relation en contrat de travail avec toutes les conséquences sociales (cotisations ONSS arriérées, préavis, pécule de vacances, 13e mois). Meilleure pratique : s'assurer que le sous-traitant a plusieurs clients, dispose de ses propres outils, fixe librement son organisation du travail, et est enregistré en tant qu'indépendant avec numéro BCE actif. Documenter ces éléments dans le contrat.

Erreur 7 - Négliger la langue du contrat pour les sous-traitants flamands. Un Contrat de Sous-Traitance rédigé uniquement en français pour un sous-traitant ayant son siège en Flandre peut être déclaré nul ou inopposable sous le Décret flamand du 19 juillet 1973 sur l'emploi des langues. Meilleure pratique : rédiger le contrat en néerlandais pour les sous-traitants flamands, ou en version bilingue FR/NL pour les entreprises mixtes ou bruxelloises.

Sources et Citations

Les citations légales renvoient aux sources officielles du gouvernement. Vérifié par l'équipe éditoriale Forms Legal.

  1. eIDAS

Questions Fréquentes

Modèle référencé aux textes légaux — Modèle modifié pour la dernière fois en juin 2026

Ce modèle est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil juridique. Les lois varient selon la juridiction et évoluent avec le temps. Consultez un avocat qualifié pour obtenir des conseils adaptés à votre situation.Clause de non-responsabilité complète

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