Bon de Commande Commercial Belgique
Qu'est-ce qu'un Bon de Commande Commercial Belgique ?
Le Bon de Commande Commercial en Belgique est régi par Code de droit economique (CDE) livre VI art. VI.83 et encadre les engagements réciproques des parties contractantes sous le régime du droit belge des obligations.
Le Bon de Commande Commercial en Belgique remplit plusieurs fonctions juridiques complémentaires. En premier lieu, il formalise l'accord des parties sur les éléments essentiels de la vente : objet (description précise des produits ou services), prix (montant exact HTVA et TVA applicable), quantité, délai et lieu de livraison. En second lieu, il matérialise la formation du contrat de vente conformément aux articles 5.1 a 5.30 du Code civil belge livre 5 : offre, acceptation, absence de vice du consentement (erreur, dol, violence). En troisième lieu, il constitue une preuve écrite de la transaction en cas de litige devant le Tribunal de l'entreprise (Ondernemingsrechtbank).
Le Bon de Commande Commercial belge se distingue du devis commercial, qui est une proposition de prix conditionnelle émanant du vendeur, et de la facture, qui est le document de facturation postérieur a la livraison ou a l'exécution. Le bon de commande émane généralement de l'acheteur et constitue son engagement ferme d'achat aux conditions specifices, tandis que la confirmation de commande du vendeur constitue l'acceptation de cet engagement, formant ainsi le contrat. La distinction est importante car elle détermine quelle partie a pris l'initiative contractuelle, ce qui peut avoir une incidence sur les conditions générales applicables (conflit de conditions générales entre acheteur et vendeur).
En Belgique, le bon de commande entre professionnels (B2B) est soumis aux règles du Code civil belge livre 5 sur la formation des contrats et aux dispositions pertinentes du CDE livre VI pour les relations B2B. Concernant les bons de commande à distance ou hors établissement impliquant un consommateur (B2C), les règles protectrices supplémentaires du CDE livre VI art. VI.43 a VI.55 s'appliquent, notamment le droit de rétractation de 14 jours. La Loi du 22 novembre 2013 sur les retards de paiement B2B influence les conditions de paiement insérées dans les bons de commande entre professionnels.
La forme du Bon de Commande Commercial en Belgique n'est en principe pas soumise a des exigences de forme particulières pour les bons de commande ordinaires : la forme écrite n'est pas obligatoire mais fortement recommandée a des fins probatoires (art. 8.1 et suivants Code civil livre 8 sur la preuve). Les bons de commande électroniques sont valides sous réserve du respect de la Loi du 11 mars 2003 sur le commerce électronique et du Règlement eIDAS 910/2014 sur les signatures électroniques. Pour les marches publics, les bons de commande sont soumis aux règles spécifiques de la Loi du 17 juin 2016 sur les marches publics et de l'Arrêté royal du 18 avril 2017 sur la passation des marches.
La Banque-Carrefour des Entreprises (BCE) attribue a chaque entreprise belge un numéro d'identification unique (numéro BCE a 10 chiffres, format XXXX.XXX.XXX) qui doit figurer sur tous les documents commerciaux, y compris les bons de commande, sous peine de sanctions administratives. La mention du numéro de TVA (format BE suivi du numéro BCE) est également obligatoire pour les transactions soumises a TVA. Ces obligations de mention sont prévues par le Code des sociétés et associations (CSA 2019) et le Code TVA belge.
Quand avez-vous besoin d'un Bon de Commande Commercial Belgique ?
Le Bon de Commande Commercial en Belgique est nécessaire dans de nombreuses situations d'achat professionnel ou privé pour formaliser l'engagement d'achat et sécuriser la transaction.
Achats de marchandises entre entreprises (B2B). Lorsqu'une entreprise belge passe commande de marchandises auprès d'un fournisseur (matières premières, produits semi-finis, biens d'équipement, fournitures de bureau), le bon de commande est l'outil standard pour formaliser la transaction. Conformément aux usages commerciaux belges et aux règles du CDE livre VI, le bon de commande permet de fixer avec précision les références produit, les quantités, les prix HTVA, le taux de TVA applicable (21%, 12% ou 6% selon la nature des biens), les Incoterms 2020 pour la livraison, et les délais de paiement conformes a la Loi du 22 novembre 2013 (30 jours standard, 60 jours maximum sauf exception justifiée).
Commandes de prestations de services. Pour les services professionnels (consulting, maintenance, services informatiques, formation, design), le bon de commande ou ordre de service formalise la commande et sert de document de référence pour la facturation ultérieure. Compte tenu des spécificités du contrat de service (prestations moins tangibles que les livraisons de produits), le bon de commande de services précise typiquement les livrables attendus, le nombre de jours ou d'heures, le taux journalier ou horaire, les éventuelles conditions de refacturation des frais, et les conditions de réception et d'acceptation.
Transactions avec administrations publiques belges. Pour les marches publics passes avec les administrations fédérales (SPF et SPP), les régions (Région wallonne, Vlaams Gewest, Région bruxelloise), les communautés, les provinces et les communes, le bon de commande est le document de passation des marches publics simplifies. La Loi du 17 juin 2016 sur les marches publics et l'Arrêté royal du 18 avril 2017 encadrent strictement la passation, y compris les bons de commande sur la plateforme e-Procurement belge (https://enot.publicprocurement.be).
Commandes dans le secteur de la construction et de l'immobilier. Pour les travaux de construction, de rénovation ou d'entretien d'immeubles, le bon de commande ou l'ordre de travaux formalise la commande auprès d'une entreprise du bâtiment. Particulièrement important car il permet de fixer avec précision le périmètre exact des travaux (description technique détaillée, plans de référence), le prix forfaitaire ou sur devis, les conditions de paiement (avance, échéancier selon l'avancement), les délais d'exécution, les règles d'acceptation provisoire et définitive conforme aux usages WTCB (Centre scientifique et technique de la construction).
E-commerce B2B et commandes en ligne. Pour les plateformes de vente en ligne B2B (catalogues électroniques, marketplaces professionnelles), le bon de commande électronique est génère automatiquement lors de la validation par l'acheteur. Conforme a la Loi du 11 mars 2003 sur le commerce électronique, il doit permettre la correction des erreurs avant la validation finale, inclure l'accuse de réception électronique, et être conserve électroniquement pendant 10 ans. Les signatures électroniques qualifiées (conformes Règlement eIDAS 910/2014) donnent la même valeur probatoire qu'une signature manuscrite.
Importations et exportations. Pour les transactions internationales d'achat ou de vente de marchandises, le bon de commande international précise les références douanières (code NC/SH de la marchandise), les Incoterms 2020 applicables, la devise de facturation (EUR, USD, GBP ou autre), les conditions de paiement adaptes au commerce international (crédit documentaire, garantie a première demande, virement SWIFT), et les références de transport. Pour les importations intra-UE, la déclaration d'échanges de biens (DEB) auprès de la Direction générale des statistiques est liée au bon de commande.
Que faut-il inclure dans votre Bon de Commande Commercial Belgique ?
Le Bon de Commande Commercial belge doit contenir une série d'éléments essentiels pour avoir pleine valeur juridique et constituer une base solide en cas de litige devant le Tribunal de l'entreprise.
Identification complète des parties. Le bon de commande doit identifier l'acheteur et le vendeur avec les mentions obligatoires : dénomination sociale complète avec forme juridique (SA, SRL, ASBL, personne physique commerçante), numéro BCE a 10 chiffres (format XXXX.XXX.XXX) délivré par la Banque-Carrefour des Entreprises, numéro TVA (format BE suivi du numéro BCE), siège social avec adresse complète (rue, numéro, code postal, commune), coordonnées de contact du gestionnaire de la commande (nom, email professionnel, téléphone). Pour les personnes physiques non commerçantes, mention du nom, prénom, adresse complète et, le cas échéant, numéro de registre national. Ces mentions sont obligatoires sous peine de sanctions administratives conformément au Code des sociétés et associations (CSA 2019).
Description précise des produits ou services commandes. Chaque article commande doit être identifie avec : référence interne du vendeur ou code produit catalogue, désignation commerciale complète et spécification technique (dimensions, matériau, couleur, modèle, version logicielle), quantité commandée avec unité de mesure (pièces, kg, litres, heures, jours), conditionnement éventuel (par palettes, colis, lots). Pour les services : description détaillée de la prestation (type de mission, livrables attendus, ressources ou profils requis), nombre d'heures ou de jours, calendrier d'exécution. La précision de la description est cruciale car elle détermine l'obligation de conformité du vendeur.
Prix unitaires et montant total. Indication du prix unitaire HTVA pour chaque article, taux de TVA applicable (21% taux standard en Belgique, 12% pour certains produits spécifiques, 6% pour les produits et services a taux réduit énumères a l'Annexe au Code TVA, 0% pour les exportations hors UE ou les livraisons intracommunautaires exonérées), montant TVA par article, et montant total TVAC. Éventuelles remises ou escomptes appliques (pourcentage et base de calcul). Monnaie de facturation (EUR pour les transactions belges standards). Le modèle de bon de commande disponible sur forms-légal.com couvre l'ensemble de ces éléments de prix conformes au Code TVA belge et au CDE.
Conditions de livraison. Incoterm 2020 applicable pour la répartition des responsabilités et des coûts de transport (EXW pour l'enlèvement par l'acheteur, FCA pour la remise au premier transporteur, DAP pour la livraison au lieu de destination). Adresse de livraison complète si différente du siège de l'acheteur, date ou délai de livraison souhaite (date précise ou délai en jours ouvrables/calendaires à compter de la date de commande ou de la confirmation). Instructions particulières de livraison (contact de réception, horaires, accès, conditions de conditionnement ou d'emballage). Ces éléments déterminent le moment du transfert des risques et de la propriété.
Conditions de paiement. Modalité de paiement (virement bancaire SEPA, prélèvement, carte de crédit, chèque pour les montants modestes), délai de paiement (30 jours date facture comme standard B2B ou délai convenu dans les limites de la Loi du 22 novembre 2013), coordonnées bancaires du vendeur (IBAN, BIC/SWIFT). Référence de paiement a mentionner sur le virement (numéro de facture, numéro de bon de commande ou référence de communication structurée OGM/VCS pour le système belge de paiement). Conditions de pénalités de retard si non réglées par les CGV jointes.
Référence aux conditions générales applicables. Le bon de commande doit indiquer explicitement quelles conditions générales s'appliquent : conditions générales d'achat de l'acheteur, conditions générales de vente du vendeur, ou conditions négociées dans un contrat-cadre. La mention doit être suffisamment claire pour garantir l'opposabilité conformément a la jurisprudence de la Cour de cassation belge (Cass. 4 novembre 2010) sur les conditions générales B2B. En cas de conflit entre conditions générales des parties, la jurisprudence belge applique généralement les conditions de la dernière offre ou contre-offre acceptée sans réserve.
Signatures et acceptation. Le bon de commande doit être signe par le représentant habilite de l'acheteur (mandat d'agir au nom de l'entreprise). Pour les entreprises ayant une signature conjointe requise (SA avec représentants multiples), vérifier les statuts. La signature électronique qualifiée (eIDAS) a la même valeur que la signature manuscrite. La confirmation de la commande par le vendeur (bon pour accord, confirmation de commande électronique) matérialise l'acceptation et la formation du contrat de vente.
Comment remplir votre Bon de Commande Commercial Belgique
Remplir correctement un Bon de Commande Commercial en Belgique nécessite de rassembler les informations essentielles des deux parties et de respecter les mentions légales obligatoires prévues par le Code des sociétés et associations (CSA 2019) et le Code TVA belge.
Étape 1 : Identifier acheteur et vendeur. Renseigner la dénomination sociale complète avec la forme juridique (SRL, SA, SPRL/BVBA pour les formes antérieures) et le siège social exact. Saisir le numéro BCE a 10 chiffres (disponible sur https://kbo.économie.fgov.be) et le numéro TVA (BE suivi du numéro BCE, vérifiable sur le site VIES de la Commission européenne). Indiquer les coordonnées du contact en charge de la commande (nom, fonction, email professionnel, téléphone direct).
Étape 2 : Attribuer un numéro de bon de commande unique. Adopter une numérotation séquentielle cohérente avec votre système de gestion interne (exemple : BC-2026-0001). Ce numéro de référence est essentiel pour le suivi comptable, le rapprochement avec les livraisons (bon de livraison) et les factures, et pour les déclarations fiscales (référence de communication structurée OGM pour les virements belges).
Étape 3 : Décrire précisément chaque article commande. Pour les produits : référence catalogue du vendeur, désignation commerciale complète, spécifications techniques pertinentes, quantité et unité de mesure. Pour les services : intitule de la mission, description des livrables, nombre de jours ou d'heures, profil requis. Éviter les descriptions vagues qui peuvent entraîner des contestations sur la conformité de la livraison.
Étape 4 : Calculer les montants avec la TVA correcte. Indiquer le prix unitaire HTVA, identifier le taux de TVA applicable selon la nature du produit ou service (21% standard, 12% ou 6% réduit, 0% pour les livraisons intracommunautaires ou exports). Calculer le montant TVA et le montant total TVAC par article et pour l'ensemble de la commande. Vérifier la cohérence avec la dénomination et les taux publies par le SPF Finances (https://finances.belgium.be).
Étape 5 : Préciser les conditions de livraison. Indiquer l'Incoterm 2020 choisi, l'adresse de livraison exacte (avec code postal belge a 4 chiffres, commune), la date ou le délai de livraison souhaite. Mentionner toute instruction particulière (plages horaires, contact de réception, conditions d'accès au site de livraison). Pour les commandes urgentes, indiquer clairement le délai maximum acceptable.
Étape 6 : Indiquer les conditions de paiement. Préciser le mode de paiement préfère (virement SEPA standard en Belgique), le délai de paiement (30 jours date facture comme référence de la Loi du 22 novembre 2013), les coordonnées bancaires IBAN et BIC/SWIFT du vendeur, et la référence de communication structurée OGM a mentionner sur le virement. Pour les bons de commande récurrents avec un même fournisseur, référencer le contrat-cadre ou les CGV applicables.
Étape 7 : Faire signer le bon de commande. S'assurer que le signataire dispose du mandat nécessaire pour engager l'entreprise (dirigeant, mandataire habilite). Pour les commandes électroniques, utiliser une signature électronique qualifiée conforme au Règlement eIDAS 910/2014 ou à défaut une confirmation électronique avec accusé de réception du vendeur. Conserver une copie signée dans le système de gestion documentaire de l'entreprise.
Exigences juridiques pour Bon de Commande Commercial Belgique
Le Bon de Commande Commercial en Belgique est soumis a plusieurs exigences légales issues du Code de droit économique, du Code civil et du droit fiscal belge.
Mentions obligatoires sur les documents commerciaux (art. 5:24 CSA 2019 et Loi du 16 novembre 1997). Tout document émanant d'une société belge doit mentionner : dénomination sociale, forme juridique, siège social, numéro BCE, numéro TVA le cas échéant. L'absence de ces mentions sur les bons de commande peut engager la responsabilité personnelle du dirigeant. Le SPF Économie peut infliger des amendes administratives de 250 a 10.000 EUR pour absence de mentions légales.
Validité du contrat de vente en droit belge (Code civil livre 5 art. 5.1 et suivants). Pour être valide, le bon de commande doit porter sur un objet licite et possible, être signe par des parties capables de contracter (personnes physiques majeures non protégés, représentants habilites des personnes morales), exprimer un consentement libre et éclaire (absence de dol, d'erreur essentielle ou de violence). En B2B, la capacité de contracter d'une société est vérifiable auprès de la Banque-Carrefour des Entreprises ou au Moniteur belge (publications officielles des actes de société).
Règles TVA applicables aux bons de commande (Code TVA belge). Le bon de commande doit indiquer le taux de TVA correct : 21% taux standard pour la majorité des biens et services, 12% pour certains produits spécifiques (engrais, produits phytosanitaires, margarine, pneumatiques usages), 6% pour les produits de première nécessite (produits alimentaires de base, eau, livres, médicaments, logements sociaux, travaux de rénovation d'immeubles de plus de 10 ans). Une erreur de taux TVA sur le bon de commande peut entraîner des redressements TVA lors d'un contrôle du SPF Finances.
Délais de paiement B2B (Loi du 22 novembre 2013 transposant Directive UE 2011/7). Les conditions de paiement inscrites dans les bons de commande B2B doivent respecter les plafonds légaux : 30 jours date facture comme délai standard si non spécifié, 60 jours par accord exprès, au-delà uniquement si non manifestement abusif et justifie. Toute clause prévoyant un délai supérieur a 60 jours sans justification est nulle et le délai légal de 30 jours s'applique automatiquement.
Commerce électronique (Loi du 11 mars 2003 et Règlement eIDAS 910/2014). Pour les bons de commande électroniques (commandes en ligne, EDI, plateformes B2B), la Loi du 11 mars 2003 sur le commerce électronique impose des obligations : accusé de réception électronique immédiat, possibilité de correction des erreurs avant validation finale, conservation électronique du contrat. Les signatures électroniques qualifiées (niveau eIDAS QES) ont valeur probatoire équivalente a la signature manuscrite.
Marches publics (Loi du 17 juin 2016 et AR du 18 avril 2017). Pour les commandes passées dans le cadre de marches publics belges, les bons de commande doivent respecter les règles spécifiques de passation (mise en concurrence selon les seuils, publicité, critères d'attribution, délais). La plateforme e-Procurement belge (https://enot.publicprocurement.be) est obligatoire au-dessus de certains seuils.
Erreurs courantes à éviter dans votre Bon de Commande Commercial Belgique
Plusieurs erreurs fréquentes dans la rédaction des Bons de Commande Commerciaux en Belgique peuvent avoir des conséquences juridiques et fiscales importantes.
Omission des mentions légales obligatoires. Nombreux bons de commande établis par des PME belges omettent le numéro BCE, le numéro TVA ou la forme juridique de l'entreprise, en violation des obligations du Code des sociétés et associations (CSA 2019) et du Code TVA. Cette omission peut entraîner des sanctions administratives du SPF Économie et des questions de validité de la TVA lors de contrôles fiscaux. La vérification systématique des mentions obligatoires avant l'émission de tout bon de commande est indispensable.
Description insuffisante des produits ou services. Des bons de commande trop vagues dans la description des articles (références incomplètes, spécifications manquantes, quantités non précisées) ouvrent la porte a des contestations sur la conformité de la livraison. Selon le Code civil belge livre 5, le vendeur est tenu de livrer la chose conforme a la description contractuelle. Une description insuffisante se retourne souvent contre l'acheteur qui ne peut pas invoquer la non-conformité faute de référence contractuelle précise.
Erreur sur le taux de TVA applicable. Appliquer le taux de TVA 21% a des produits qui bénéficient du taux réduit 6% ou 12% est une erreur courante, générant une surfacturation et des complications comptables. À l'inverse, appliquer un taux réduit a des produits au taux standard est une infraction au Code TVA pouvant entraîner des majorations et intérêts de retard lors d'un contrôle du SPF Finances. Consulter le répertoire des taux TVA belges disponible sur le site du SPF Finances.
Absence de référence au contrat-cadre ou aux CGV applicables. Omettre de mentionner quelles conditions générales s'appliquent (CGV du vendeur ou conditions générales d'achat de l'acheteur) génère une situation d'incertitude juridique. En cas de litige, le Tribunal de l'entreprise devra déterminer quelles conditions s'appliquent, ce qui peut conduire a des solutions défavorables pour l'une ou l'autre partie. Toujours référencer explicitement les CGV applicables et s'assurer de leur opposabilité.
Délai de paiement non conforme a la Loi du 22 novembre 2013. Certains acheteurs imposent des délais de paiement de 90 ou 120 jours dans leurs conditions d'achat, ce qui est contraire a la Loi sur les retards de paiement B2B. De telles conditions sont nulles de plein droit pour la partie excédant 60 jours sans justification, et le fournisseur peut réclamer les intérêts légaux commerciaux (taux BCE plus 8 points) et l'indemnité forfaitaire de 40 EUR même si l'acheteur estimait que ses conditions étaient valides.
Sources et Citations
Les citations légales renvoient aux sources officielles du gouvernement. Vérifié par l'équipe éditoriale Forms Legal.
Questions Fréquentes
Le Bon de Commande Commercial est juridiquement contraignant en Belgique des lors qu'il remplit les conditions de validité du contrat prévues par le Code civil belge livre 5 art. 5.1 et suivants : consentement libre et éclaire des parties, objet licite et possible, capacité de contracter. Un bon de commande signe par l'acheteur et accepte (expressément ou tacitement par le début d'exécution) par le vendeur constitue un contrat de vente ou de prestation de services a part entière. En B2B, la Cour de cassation belge a confirme que le bon de commande accepte engage définitivement l'acheteur. Les recours en annulation sont limites aux vices du consentement (dol, erreur essentielle) ou aux cas de force majeure. Pour les consommateurs, le droit de rétractation de 14 jours prévu par le CDE art. VI.47 peut permettre l'annulation d'une commande passée à distance ou hors établissement, mais cette protection ne s'applique pas en B2B. La nullité d'une clause n'entraîne pas la nullité de l'ensemble du bon de commande si les éléments essentiels sont valides.
Les mentions obligatoires sur un Bon de Commande Commercial en Belgique sont définies par le Code des sociétés et associations (CSA 2019) et le Code TVA. Pour les sociétés commerciales, tout document doit indiquer : dénomination sociale avec forme juridique (SRL, SA, SC, CommV), siège social complet (rue, numéro, code postal, commune), numéro BCE a 10 chiffres au format XXXX.XXX.XXX délivré par la Banque-Carrefour des Entreprises. Si la société est assujettie a la TVA, le numéro TVA (BE suivi du numéro BCE) est obligatoire sur les documents commerciaux. Pour les personnes physiques exerant une activité commerciale : nom, prénom, adresse professionnelle, numéro BCE. Sur le plan commercial, les éléments essentiels du bon de commande sont : description précise des produits ou services, quantités, prix HTVA, taux de TVA applicable, montant TVAC, conditions de livraison (Incoterm ou lieu de livraison), et conditions de paiement. L'absence des mentions légales obligatoires peut engager la responsabilité personnelle du dirigeant et générer des amendes administratives du SPF Économie de 250 a 10.000 EUR.
L'annulation d'un Bon de Commande Commercial en Belgique dépend du stade de la transaction et du type de relation (B2B ou B2C). Pour les consommateurs (B2C), le droit de rétractation de 14 jours prévu par le CDE art. VI.47 permet l'annulation sans frais ni justification pour les commandes à distance ou hors établissement, à condition d'exercer ce droit dans le délai imparti par formulaire ou déclaration explicite. Pour les acheteurs professionnels (B2B), il n'existe pas de droit de rétractation légal : l'annulation doit être prévue contractuellement (clause d'annulation dans les conditions générales ou dans le bon de commande), être fondée sur un vice du consentement (erreur essentielle, dol), être la conséquence d'une inexécution grave du vendeur, ou résulter d'une force majeure au sens de l'art. 5.77 du Code civil livre 5. En pratique, beaucoup de vendeurs acceptent des annulations moyennant des frais d'annulation (pourcentage du montant ou valeur fixe) si la production ou l'approvisionnement n'a pas encore été engage. Les conditions générales de vente du vendeur prévalent sur les conditions d'achat de l'acheteur sauf accord contraire exprès. En cas de litige sur l'annulation, le Tribunal de l'entreprise compétent est celui du siège du défendeur ou du lieu d'exécution.
Le Bon de Commande Commercial et la facture sont deux documents comptables et juridiques distincts qui interviennent a des stades différents de la transaction commerciale en Belgique. Le bon de commande est le document préalable a la transaction : il matérialise l'engagement d'achat de l'acheteur, fixe les conditions convenues et forme le contrat de vente lors de son acceptation par le vendeur. La facture, en revanche, est le document postérieur a la livraison ou a l'exécution : elle matérialise la créance du vendeur contre l'acheteur, déclenché le délai de paiement, et constitue la pièce justificative comptable de la transaction. Sur le plan TVA, la facture est le document qui fait naître l'obligation de TVA conforme au Code TVA belge et au Règlement UE 282/2011. Un bon de commande ne remplace pas une facture TVA. En pratique, le cycle documentaire standard en B2B belge est : bon de commande (engagement d'achat) -> confirmation de commande ou accusé de réception du vendeur (acceptation) -> bon de livraison ou bon d'exécution (preuve de délivrance) -> facture (demande de paiement conforme). Ces documents forment ensemble le dossier complet de la transaction commerciale, conserve pendant 7 ans minimum pour les obligations comptables (Code des sociétés et associations et Code TVA).
En droit belge, un accord verbal constitue en principe un contrat valide conformément au principe du consensualisme du Code civil livre 5 (les contrats se forment par le seul échange des consentements sans exigence de forme en principe). Un bon de commande verbal est donc juridiquement valide pour les transactions commerciales ordinaires entre professionnels ou avec des consommateurs. Cependant, la preuve d'un accord verbal est extrêmement difficile a administrer en cas de litige. L'article 8.1 et suivants du Code civil livre 8 (preuve) impose en B2B de pouvoir prouver le contrat par un écrit, un commencement de preuve par écrit, ou par d'autres modes de preuve autorises. Pour les transactions dépassant 375 EUR (seuil jurisprudentiel B2C) ou tout montant en B2B, la preuve par témoin seul est insuffisante. En pratique, les commandes verbales sont risquées : en cas de litige sur les spécifications, le prix ou les conditions, le vendeur et l'acheteur peuvent avoir des interprétations divergentes impossibles a trancher sans document écrit. La transformation systématique des commandes verbales en bons de commande écrits (par email, formulaire en ligne, ou document formal) est la meilleure pratique pour sécuriser les transactions commerciales en Belgique.
Les bons de commande pour les marches publics belges sont soumis a des règles spécifiques définies par la Loi du 17 juin 2016 sur les marches publics et l'Arrêté royal du 18 avril 2017 sur la passation des marches publics dans les secteurs classiques. Pour les marches publics de faible montant, les pouvoirs adjudicateurs (administrations fédérales SPF, administrations régionales, communes, CPAS, universités, hôpitaux publics) peuvent utiliser des bons de commande directement sans mise en concurrence formelle au-dessous des seuils simplifies (15.000 EUR HTVA pour les fournitures et services courants). Entre 15.000 et 30.000 EUR, une consultation informelle de plusieurs fournisseurs est requise. Au-dessus de 30.000 EUR, des procédures formelles de passation s'imposent (procédure négociée sans publication, procédure ouverte ou restreinte selon les seuils européens). La plateforme électronique e-Procurement (https://enot.publicprocurement.be) est le canal officiel pour les annonces, les cahiers spéciaux des charges, les offres et les communications. Les bons de commande émis par les pouvoirs adjudicateurs sont bases sur les offres retenues et les cahiers spéciaux des charges ; les conditions générales de vente du fournisseur ne peuvent pas prévaloir sur ces documents contractuels du marche public.
Les bons de commande commerciaux doivent être conserves en Belgique pendant des durées minimales prévues par différentes législations. Sur le plan comptable : le Code des sociétés et associations (CSA 2019) impose la conservation des livres et documents comptables, y compris les bons de commande, pendant 7 ans à compter de la date de clôture de l'exercice auquel ils se rapportent. Sur le plan fiscal (TVA) : le Code TVA belge impose la conservation des documents justificatifs des opérations TVA pendant 7 ans également. Sur le plan civil : le délai de prescription général du droit des obligations en droit belge est de 10 ans depuis la réforme du Code civil livre 9 sur la prescription, ce qui implique une conservation recommandée de 10 ans pour tout document pouvant être utile en cas de litige. En pratique, les professionnels du droit belge recommandent une conservation de 10 ans pour les bons de commande importants (grands projets, contrats récurrents). Pour les marches publics, les règles de conservation spécifiques des pouvoirs adjudicateurs s'appliquent (généralement 10 a 15 ans selon les circulaires). La conservation électronique est valide sous réserve du respect des exigences d'intégrité et d'authenticité des documents (archivage conforme a la norme NF Z 42-013 ou équivalente).
Ce modèle est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil juridique. Les lois varient selon la juridiction et évoluent avec le temps. Consultez un avocat qualifié pour obtenir des conseils adaptés à votre situation.Clause de non-responsabilité complète
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