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Bon de Commande Commercial Belgique

Maintenu par Vladislav Sergienko, Fondateur·Modèle modifié pour la dernière fois: ·Signaler une erreur

Qu'est-ce qu'un Bon de Commande Commercial Belgique ?

Le Bon de Commande Commercial en Belgique est régi par Code de droit economique (CDE) livre VI art. VI.83 et encadre les engagements réciproques des parties contractantes sous le régime du droit belge des obligations.

Le Bon de Commande Commercial en Belgique remplit plusieurs fonctions juridiques complémentaires. En premier lieu, il formalise l'accord des parties sur les éléments essentiels de la vente : objet (description précise des produits ou services), prix (montant exact HTVA et TVA applicable), quantité, délai et lieu de livraison. En second lieu, il matérialise la formation du contrat de vente conformément aux articles 5.1 a 5.30 du Code civil belge livre 5 : offre, acceptation, absence de vice du consentement (erreur, dol, violence). En troisième lieu, il constitue une preuve écrite de la transaction en cas de litige devant le Tribunal de l'entreprise (Ondernemingsrechtbank).

Le Bon de Commande Commercial belge se distingue du devis commercial, qui est une proposition de prix conditionnelle émanant du vendeur, et de la facture, qui est le document de facturation postérieur a la livraison ou a l'exécution. Le bon de commande émane généralement de l'acheteur et constitue son engagement ferme d'achat aux conditions specifices, tandis que la confirmation de commande du vendeur constitue l'acceptation de cet engagement, formant ainsi le contrat. La distinction est importante car elle détermine quelle partie a pris l'initiative contractuelle, ce qui peut avoir une incidence sur les conditions générales applicables (conflit de conditions générales entre acheteur et vendeur).

En Belgique, le bon de commande entre professionnels (B2B) est soumis aux règles du Code civil belge livre 5 sur la formation des contrats et aux dispositions pertinentes du CDE livre VI pour les relations B2B. Concernant les bons de commande à distance ou hors établissement impliquant un consommateur (B2C), les règles protectrices supplémentaires du CDE livre VI art. VI.43 a VI.55 s'appliquent, notamment le droit de rétractation de 14 jours. La Loi du 22 novembre 2013 sur les retards de paiement B2B influence les conditions de paiement insérées dans les bons de commande entre professionnels.

La forme du Bon de Commande Commercial en Belgique n'est en principe pas soumise a des exigences de forme particulières pour les bons de commande ordinaires : la forme écrite n'est pas obligatoire mais fortement recommandée a des fins probatoires (art. 8.1 et suivants Code civil livre 8 sur la preuve). Les bons de commande électroniques sont valides sous réserve du respect de la Loi du 11 mars 2003 sur le commerce électronique et du Règlement eIDAS 910/2014 sur les signatures électroniques. Pour les marches publics, les bons de commande sont soumis aux règles spécifiques de la Loi du 17 juin 2016 sur les marches publics et de l'Arrêté royal du 18 avril 2017 sur la passation des marches.

La Banque-Carrefour des Entreprises (BCE) attribue a chaque entreprise belge un numéro d'identification unique (numéro BCE a 10 chiffres, format XXXX.XXX.XXX) qui doit figurer sur tous les documents commerciaux, y compris les bons de commande, sous peine de sanctions administratives. La mention du numéro de TVA (format BE suivi du numéro BCE) est également obligatoire pour les transactions soumises a TVA. Ces obligations de mention sont prévues par le Code des sociétés et associations (CSA 2019) et le Code TVA belge.

Quand avez-vous besoin d'un Bon de Commande Commercial Belgique ?

Le Bon de Commande Commercial en Belgique est nécessaire dans de nombreuses situations d'achat professionnel ou privé pour formaliser l'engagement d'achat et sécuriser la transaction.

Achats de marchandises entre entreprises (B2B). Lorsqu'une entreprise belge passe commande de marchandises auprès d'un fournisseur (matières premières, produits semi-finis, biens d'équipement, fournitures de bureau), le bon de commande est l'outil standard pour formaliser la transaction. Conformément aux usages commerciaux belges et aux règles du CDE livre VI, le bon de commande permet de fixer avec précision les références produit, les quantités, les prix HTVA, le taux de TVA applicable (21%, 12% ou 6% selon la nature des biens), les Incoterms 2020 pour la livraison, et les délais de paiement conformes a la Loi du 22 novembre 2013 (30 jours standard, 60 jours maximum sauf exception justifiée).

Commandes de prestations de services. Pour les services professionnels (consulting, maintenance, services informatiques, formation, design), le bon de commande ou ordre de service formalise la commande et sert de document de référence pour la facturation ultérieure. Compte tenu des spécificités du contrat de service (prestations moins tangibles que les livraisons de produits), le bon de commande de services précise typiquement les livrables attendus, le nombre de jours ou d'heures, le taux journalier ou horaire, les éventuelles conditions de refacturation des frais, et les conditions de réception et d'acceptation.

Transactions avec administrations publiques belges. Pour les marches publics passes avec les administrations fédérales (SPF et SPP), les régions (Région wallonne, Vlaams Gewest, Région bruxelloise), les communautés, les provinces et les communes, le bon de commande est le document de passation des marches publics simplifies. La Loi du 17 juin 2016 sur les marches publics et l'Arrêté royal du 18 avril 2017 encadrent strictement la passation, y compris les bons de commande sur la plateforme e-Procurement belge (https://enot.publicprocurement.be).

Commandes dans le secteur de la construction et de l'immobilier. Pour les travaux de construction, de rénovation ou d'entretien d'immeubles, le bon de commande ou l'ordre de travaux formalise la commande auprès d'une entreprise du bâtiment. Particulièrement important car il permet de fixer avec précision le périmètre exact des travaux (description technique détaillée, plans de référence), le prix forfaitaire ou sur devis, les conditions de paiement (avance, échéancier selon l'avancement), les délais d'exécution, les règles d'acceptation provisoire et définitive conforme aux usages WTCB (Centre scientifique et technique de la construction).

E-commerce B2B et commandes en ligne. Pour les plateformes de vente en ligne B2B (catalogues électroniques, marketplaces professionnelles), le bon de commande électronique est génère automatiquement lors de la validation par l'acheteur. Conforme a la Loi du 11 mars 2003 sur le commerce électronique, il doit permettre la correction des erreurs avant la validation finale, inclure l'accuse de réception électronique, et être conserve électroniquement pendant 10 ans. Les signatures électroniques qualifiées (conformes Règlement eIDAS 910/2014) donnent la même valeur probatoire qu'une signature manuscrite.

Importations et exportations. Pour les transactions internationales d'achat ou de vente de marchandises, le bon de commande international précise les références douanières (code NC/SH de la marchandise), les Incoterms 2020 applicables, la devise de facturation (EUR, USD, GBP ou autre), les conditions de paiement adaptes au commerce international (crédit documentaire, garantie a première demande, virement SWIFT), et les références de transport. Pour les importations intra-UE, la déclaration d'échanges de biens (DEB) auprès de la Direction générale des statistiques est liée au bon de commande.

Que faut-il inclure dans votre Bon de Commande Commercial Belgique ?

Le Bon de Commande Commercial belge doit contenir une série d'éléments essentiels pour avoir pleine valeur juridique et constituer une base solide en cas de litige devant le Tribunal de l'entreprise.

Identification complète des parties. Le bon de commande doit identifier l'acheteur et le vendeur avec les mentions obligatoires : dénomination sociale complète avec forme juridique (SA, SRL, ASBL, personne physique commerçante), numéro BCE a 10 chiffres (format XXXX.XXX.XXX) délivré par la Banque-Carrefour des Entreprises, numéro TVA (format BE suivi du numéro BCE), siège social avec adresse complète (rue, numéro, code postal, commune), coordonnées de contact du gestionnaire de la commande (nom, email professionnel, téléphone). Pour les personnes physiques non commerçantes, mention du nom, prénom, adresse complète et, le cas échéant, numéro de registre national. Ces mentions sont obligatoires sous peine de sanctions administratives conformément au Code des sociétés et associations (CSA 2019).

Description précise des produits ou services commandes. Chaque article commande doit être identifie avec : référence interne du vendeur ou code produit catalogue, désignation commerciale complète et spécification technique (dimensions, matériau, couleur, modèle, version logicielle), quantité commandée avec unité de mesure (pièces, kg, litres, heures, jours), conditionnement éventuel (par palettes, colis, lots). Pour les services : description détaillée de la prestation (type de mission, livrables attendus, ressources ou profils requis), nombre d'heures ou de jours, calendrier d'exécution. La précision de la description est cruciale car elle détermine l'obligation de conformité du vendeur.

Prix unitaires et montant total. Indication du prix unitaire HTVA pour chaque article, taux de TVA applicable (21% taux standard en Belgique, 12% pour certains produits spécifiques, 6% pour les produits et services a taux réduit énumères a l'Annexe au Code TVA, 0% pour les exportations hors UE ou les livraisons intracommunautaires exonérées), montant TVA par article, et montant total TVAC. Éventuelles remises ou escomptes appliques (pourcentage et base de calcul). Monnaie de facturation (EUR pour les transactions belges standards). Le modèle de bon de commande disponible sur forms-légal.com couvre l'ensemble de ces éléments de prix conformes au Code TVA belge et au CDE.

Conditions de livraison. Incoterm 2020 applicable pour la répartition des responsabilités et des coûts de transport (EXW pour l'enlèvement par l'acheteur, FCA pour la remise au premier transporteur, DAP pour la livraison au lieu de destination). Adresse de livraison complète si différente du siège de l'acheteur, date ou délai de livraison souhaite (date précise ou délai en jours ouvrables/calendaires à compter de la date de commande ou de la confirmation). Instructions particulières de livraison (contact de réception, horaires, accès, conditions de conditionnement ou d'emballage). Ces éléments déterminent le moment du transfert des risques et de la propriété.

Conditions de paiement. Modalité de paiement (virement bancaire SEPA, prélèvement, carte de crédit, chèque pour les montants modestes), délai de paiement (30 jours date facture comme standard B2B ou délai convenu dans les limites de la Loi du 22 novembre 2013), coordonnées bancaires du vendeur (IBAN, BIC/SWIFT). Référence de paiement a mentionner sur le virement (numéro de facture, numéro de bon de commande ou référence de communication structurée OGM/VCS pour le système belge de paiement). Conditions de pénalités de retard si non réglées par les CGV jointes.

Référence aux conditions générales applicables. Le bon de commande doit indiquer explicitement quelles conditions générales s'appliquent : conditions générales d'achat de l'acheteur, conditions générales de vente du vendeur, ou conditions négociées dans un contrat-cadre. La mention doit être suffisamment claire pour garantir l'opposabilité conformément a la jurisprudence de la Cour de cassation belge (Cass. 4 novembre 2010) sur les conditions générales B2B. En cas de conflit entre conditions générales des parties, la jurisprudence belge applique généralement les conditions de la dernière offre ou contre-offre acceptée sans réserve.

Signatures et acceptation. Le bon de commande doit être signe par le représentant habilite de l'acheteur (mandat d'agir au nom de l'entreprise). Pour les entreprises ayant une signature conjointe requise (SA avec représentants multiples), vérifier les statuts. La signature électronique qualifiée (eIDAS) a la même valeur que la signature manuscrite. La confirmation de la commande par le vendeur (bon pour accord, confirmation de commande électronique) matérialise l'acceptation et la formation du contrat de vente.

Comment remplir votre Bon de Commande Commercial Belgique

Remplir correctement un Bon de Commande Commercial en Belgique nécessite de rassembler les informations essentielles des deux parties et de respecter les mentions légales obligatoires prévues par le Code des sociétés et associations (CSA 2019) et le Code TVA belge.

Étape 1 : Identifier acheteur et vendeur. Renseigner la dénomination sociale complète avec la forme juridique (SRL, SA, SPRL/BVBA pour les formes antérieures) et le siège social exact. Saisir le numéro BCE a 10 chiffres (disponible sur https://kbo.économie.fgov.be) et le numéro TVA (BE suivi du numéro BCE, vérifiable sur le site VIES de la Commission européenne). Indiquer les coordonnées du contact en charge de la commande (nom, fonction, email professionnel, téléphone direct).

Étape 2 : Attribuer un numéro de bon de commande unique. Adopter une numérotation séquentielle cohérente avec votre système de gestion interne (exemple : BC-2026-0001). Ce numéro de référence est essentiel pour le suivi comptable, le rapprochement avec les livraisons (bon de livraison) et les factures, et pour les déclarations fiscales (référence de communication structurée OGM pour les virements belges).

Étape 3 : Décrire précisément chaque article commande. Pour les produits : référence catalogue du vendeur, désignation commerciale complète, spécifications techniques pertinentes, quantité et unité de mesure. Pour les services : intitule de la mission, description des livrables, nombre de jours ou d'heures, profil requis. Éviter les descriptions vagues qui peuvent entraîner des contestations sur la conformité de la livraison.

Étape 4 : Calculer les montants avec la TVA correcte. Indiquer le prix unitaire HTVA, identifier le taux de TVA applicable selon la nature du produit ou service (21% standard, 12% ou 6% réduit, 0% pour les livraisons intracommunautaires ou exports). Calculer le montant TVA et le montant total TVAC par article et pour l'ensemble de la commande. Vérifier la cohérence avec la dénomination et les taux publies par le SPF Finances (https://finances.belgium.be).

Étape 5 : Préciser les conditions de livraison. Indiquer l'Incoterm 2020 choisi, l'adresse de livraison exacte (avec code postal belge a 4 chiffres, commune), la date ou le délai de livraison souhaite. Mentionner toute instruction particulière (plages horaires, contact de réception, conditions d'accès au site de livraison). Pour les commandes urgentes, indiquer clairement le délai maximum acceptable.

Étape 6 : Indiquer les conditions de paiement. Préciser le mode de paiement préfère (virement SEPA standard en Belgique), le délai de paiement (30 jours date facture comme référence de la Loi du 22 novembre 2013), les coordonnées bancaires IBAN et BIC/SWIFT du vendeur, et la référence de communication structurée OGM a mentionner sur le virement. Pour les bons de commande récurrents avec un même fournisseur, référencer le contrat-cadre ou les CGV applicables.

Étape 7 : Faire signer le bon de commande. S'assurer que le signataire dispose du mandat nécessaire pour engager l'entreprise (dirigeant, mandataire habilite). Pour les commandes électroniques, utiliser une signature électronique qualifiée conforme au Règlement eIDAS 910/2014 ou à défaut une confirmation électronique avec accusé de réception du vendeur. Conserver une copie signée dans le système de gestion documentaire de l'entreprise.

Erreurs courantes à éviter dans votre Bon de Commande Commercial Belgique

Plusieurs erreurs fréquentes dans la rédaction des Bons de Commande Commerciaux en Belgique peuvent avoir des conséquences juridiques et fiscales importantes.

Omission des mentions légales obligatoires. Nombreux bons de commande établis par des PME belges omettent le numéro BCE, le numéro TVA ou la forme juridique de l'entreprise, en violation des obligations du Code des sociétés et associations (CSA 2019) et du Code TVA. Cette omission peut entraîner des sanctions administratives du SPF Économie et des questions de validité de la TVA lors de contrôles fiscaux. La vérification systématique des mentions obligatoires avant l'émission de tout bon de commande est indispensable.

Description insuffisante des produits ou services. Des bons de commande trop vagues dans la description des articles (références incomplètes, spécifications manquantes, quantités non précisées) ouvrent la porte a des contestations sur la conformité de la livraison. Selon le Code civil belge livre 5, le vendeur est tenu de livrer la chose conforme a la description contractuelle. Une description insuffisante se retourne souvent contre l'acheteur qui ne peut pas invoquer la non-conformité faute de référence contractuelle précise.

Erreur sur le taux de TVA applicable. Appliquer le taux de TVA 21% a des produits qui bénéficient du taux réduit 6% ou 12% est une erreur courante, générant une surfacturation et des complications comptables. À l'inverse, appliquer un taux réduit a des produits au taux standard est une infraction au Code TVA pouvant entraîner des majorations et intérêts de retard lors d'un contrôle du SPF Finances. Consulter le répertoire des taux TVA belges disponible sur le site du SPF Finances.

Absence de référence au contrat-cadre ou aux CGV applicables. Omettre de mentionner quelles conditions générales s'appliquent (CGV du vendeur ou conditions générales d'achat de l'acheteur) génère une situation d'incertitude juridique. En cas de litige, le Tribunal de l'entreprise devra déterminer quelles conditions s'appliquent, ce qui peut conduire a des solutions défavorables pour l'une ou l'autre partie. Toujours référencer explicitement les CGV applicables et s'assurer de leur opposabilité.

Délai de paiement non conforme a la Loi du 22 novembre 2013. Certains acheteurs imposent des délais de paiement de 90 ou 120 jours dans leurs conditions d'achat, ce qui est contraire a la Loi sur les retards de paiement B2B. De telles conditions sont nulles de plein droit pour la partie excédant 60 jours sans justification, et le fournisseur peut réclamer les intérêts légaux commerciaux (taux BCE plus 8 points) et l'indemnité forfaitaire de 40 EUR même si l'acheteur estimait que ses conditions étaient valides.

Sources et Citations

Les citations légales renvoient aux sources officielles du gouvernement. Vérifié par l'équipe éditoriale Forms Legal.

  1. eIDAS

Questions Fréquentes

Modèle référencé aux textes légaux — Modèle modifié pour la dernière fois en juin 2026

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