Accord de services marketing (Québec)
Province de Québec — C.c.Q. arts. 2098-2129 ; Charte de la langue française
Province de Québec — C.c.Q. arts. 2098-2129 ; Charte de la langue française (RLRQ c. C-11) ; Loi sur la protection du consommateur (RLRQ c. P-40.1) ; LCAP (L.C. 2010, ch. 23)
Accord de services marketing conclu le [Date de l'accord] entre [Nom du client] (le « Client ») et [Nom de l'agence] (l'« Agence »).
1. PARTIES
Client : [Nom du client], [Adresse du client], représenté par [Représentant du client].
Agence : [Nom de l'agence], [Adresse de l'agence].
2. SERVICES ET CONFORMITÉ LINGUISTIQUE
Services : [Portée des services]
Conformité à la Charte de la langue française : [Conformité Charte]
3. HONORAIRES ET DÉPENSES PUBLICITAIRES
Honoraires de l'Agence : [Honoraires de l'agence]. Budget publicitaire : [Budget publicitaire]. Majoration média : [Majoration média].
Conditions de paiement : [Conditions de paiement]. Tous les honoraires sont majorés des taxes applicables (TPS/TVQ).
4. PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE ET APPROBATION
Propriété des œuvres créatives : [Propriété PI créatif]. L'Agence conserve la propriété de sa PI de fond (outils, templates, méthodologies).
Processus d'approbation : [Processus d'approbation]
5. DURÉE ET RÉSILIATION
Date de début : [Date de début]. Durée initiale : [Durée initiale]. Préavis : [Préavis de résiliation].
À la résiliation, le Client paie tous les honoraires courus, les dépenses publicitaires engagées et les frais d'annulation des campagnes en cours. L'Agence remet tous les actifs créatifs et accès de compte dans les 10 jours ouvrables suivant la résiliation.
6. DISPOSITIONS GÉNÉRALES
Conformité LCAP : L'Agence s'engage à respecter la Loi canadienne anti-pourriel (LCAP) pour tous les messages électroniques commerciaux envoyés au nom du Client. Limitation : la responsabilité de l'Agence est limitée aux honoraires payés dans les 6 mois précédant la réclamation. Loi applicable : Province de Québec.
7. SIGNATURES
EN FOI DE QUOI, les Parties ont signé le présent accord de services marketing le [Date de l'accord].
Client
[Nom du client]
Signature
Date: ________________
Agence
[Nom de l'agence]
Signature
Date: ________________
Qu'est-ce qu'un Accord de services marketing (Québec) ?
L'accord de services marketing au Québec est une convention contraignante régie par les articles 2098 à 2129 du Code civil du Québec portant sur le contrat d'entreprise ou de service. Il encadre la prestation de services de marketing fournis par une agence ou un consultant à un client et couvre l'étendue des campagnes, les honoraires, les livrables, la propriété intellectuelle, les processus d'approbation, la gestion des budgets publicitaires, les indicateurs de rendement, la confidentialité et la résiliation.
En droit québécois, le prestataire de services marketing agit comme entrepreneur indépendant au sens de l'article 2099 C.c.Q., avec le libre choix des moyens d'exécution et sans lien de subordination. La question de la propriété des créations (concepts, visuels, contenus) revêt une importance particulière : en vertu de la Loi sur le droit d'auteur (L.R.C. 1985, c. C-42), l'auteur conserve par défaut le droit d'auteur, de sorte que le contrat doit prévoir expressément la cession ou la licence des droits au client. Toute campagne déployée au Québec doit en outre respecter la Charte de la langue française (RLRQ, c. C-11), renforcée par la Loi 96, qui impose l'usage du français dans la publicité publique, ainsi que la Loi sur la protection du consommateur (RLRQ, c. P-40.1), qui prohibe la publicité fausse ou trompeuse. La bonne foi de l'article 1375 C.c.Q. s'applique à l'ensemble de la relation, y compris les processus d'approbation et la reddition de comptes sur les dépenses publicitaires.
Quand avez-vous besoin d'un Accord de services marketing (Québec) ?
Un(e) Accord de services marketing est nécessaire chaque fois que des parties au Québec souhaitent formaliser leur arrangement concernant les opérations commerciales, la gouvernance d'entreprise et les transactions commerciales. Il existe de nombreuses situations dans lesquelles ce document devient essentiel pour protéger les intérêts de toutes les parties concernées. Dans un contexte commercial, vous pourriez avoir besoin d'un(e) Accord de services marketing lors de l'établissement de nouvelles relations commerciales, de la formalisation d'arrangements existants qui étaient auparavant informels, de l'expansion de vos opérations commerciales, ou de la restructuration d'ententes existantes. Les entreprises immatriculées auprès du REQ devraient s'assurer qu'une documentation appropriée est maintenue pour toutes les transactions commerciales significatives. Vous devriez également envisager d'utiliser un(e) Accord de services marketing lorsqu'il y a eu un changement de circonstances affectant un arrangement existant, lorsque vous devez vous conformer à de nouvelles exigences réglementaires, lorsque vous souhaitez mettre à jour une documentation obsolète, ou lorsque des conseillers professionnels recommandent de formaliser certains aspects de vos affaires. Au Québec, le maintien d'une documentation juridique à jour et exacte est considéré comme une pratique exemplaire et peut aider à prévenir des litiges coûteux. Il est généralement conseillé de préparer un(e) Accord de services marketing avant que des problèmes ne surviennent, plutôt que d'essayer de documenter les modalités après qu'un différend ait déjà commencé. La documentation proactive apporte clarté et réduit le potentiel de malentendus. Le moment de l'exécution est également important : au Québec, certains documents doivent être exécutés avant que des actions spécifiques ne soient prises ou dans des délais prescrits pour être efficaces.
Que faut-il inclure dans votre Accord de services marketing (Québec) ?
Un(e) Accord de services marketing bien rédigé(e) pour utilisation au Québec devrait contenir plusieurs éléments essentiels pour garantir son efficacité juridique et offrir une protection adéquate à toutes les parties. Identification des parties : Le document doit clairement identifier toutes les parties concernées, y compris leurs noms légaux complets, adresses et numéros d'identification pertinents. Pour les particuliers au Québec, cela inclut le numéro d'assurance sociale ou le permis de conduire. Pour les entreprises, le numéro d'entreprise du Québec (NEQ) et l'adresse du siège social doivent être précisés. Considérants et contexte : Le document devrait inclure des informations de contexte expliquant le cadre et l'objet de l'arrangement. Cela aide à établir les intentions des parties et peut être important pour l'interprétation des termes du document en cas d'ambiguïté ultérieure, conformément aux articles 1425 à 1432 du C.c.Q. Clauses opérationnelles : Les modalités et conditions principales doivent être énoncées clairement et de manière exhaustive. Cela comprend les droits et obligations de chaque partie, toute condition ou préalable, la durée de l'arrangement et toute limitation ou restriction. Tous les termes clés doivent être définis avec précision pour éviter l'ambiguïté et les différends potentiels. Modalités financières : Le cas échéant, le document doit préciser tout paiement, frais, dépôt ou autre contrepartie financière. Les montants en dollars canadiens (CAD), les calendriers de paiement et les méthodes de paiement doivent être clairement indiqués. Toute disposition relative aux paiements en retard, aux frais d'intérêt (conformément à l'art. 1565 C.c.Q.) ou aux ajustements doit également être incluse. Durée et résiliation : Le document doit préciser sa durée, y compris la date de début, la date de fin ou les conditions d'expiration, et toute disposition de renouvellement ou de prolongation. Les circonstances dans lesquelles l'une ou l'autre des parties peut résilier l'arrangement de manière anticipée doivent être clairement définies, de même que les exigences de préavis et les conséquences de la résiliation. Résolution des différends : Le document doit inclure des dispositions pour la résolution de tout différend pouvant survenir, comme la négociation, la médiation, l'arbitrage ou le recours aux tribunaux. Au Québec, les parties peuvent choisir de spécifier la compétence des tribunaux québécois et le droit applicable (C.c.Q. et Code de procédure civile). Loi applicable et juridiction : Le document doit préciser qu'il est régi par les lois du Québec et que les différends seront soumis à la compétence des tribunaux québécois. Ceci est particulièrement important dans les transactions interprovinciales ou lorsque les parties sont situées dans différentes juridictions. Signatures et exécution : Le document doit être dûment signé par toutes les parties ou leurs représentants autorisés. Au Québec, certains documents peuvent nécessiter d'être attestés par témoin, notariés (acte notarié en vertu de l'art. 2819 C.c.Q.) ou exécutés sous forme d'acte authentique pour être juridiquement efficaces. La date d'exécution doit être clairement consignée et chaque partie doit conserver un exemplaire original signé.
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}Questions Fréquentes
Les contrats de services marketing au Québec soulèvent plusieurs enjeux juridiques importants au-delà du cadre général du contrat de service prévu aux arts. 2098–2129 C.c.Q. Parmi les principaux enjeux : (1) Conformité à la Charte de la langue française (RLRQ c. C-11) — toute publicité et communication commerciale destinée aux consommateurs québécois doit être en français, la version française devant être au moins aussi visible que toute autre version linguistique. (2) Restrictions publicitaires — la Loi sur la protection du consommateur (RLRQ c. P-40.1) interdit la publicité destinée aux enfants de moins de 13 ans et réglemente les pratiques promotionnelles telles que les concours et les remises. (3) Vie privée en marketing numérique — la Loi 25 exige le consentement explicite pour l'utilisation des technologies de suivi (témoins, pixels) et interdit certaines formes de publicité comportementale sans consentement. (4) Conformité à la LCAP — la Loi canadienne anti-pourriel (L.C. 2010, ch. 23) encadre les messages électroniques commerciaux et exige un consentement exprès ou tacite, l'identification de l'expéditeur et un mécanisme de désabonnement. Le contrat doit préciser qui est responsable de la conformité à la LCAP.
La propriété intellectuelle du travail créatif constitue l'un des enjeux les plus importants et les plus fréquemment disputés dans les contrats de services marketing au Québec. En vertu de la Loi sur le droit d'auteur fédérale, le créateur (l'agence ou ses employés) est titulaire des droits d'auteur sur toutes les œuvres créatives — textes publicitaires, designs graphiques, photographies, vidéos, jingles, contenu web — à moins d'une cession écrite au client. Beaucoup de clients supposent à tort qu'ils sont propriétaires des livrables simplement parce qu'ils les ont payés. Sans clause explicite de cession de droits dans le contrat, le client ne reçoit qu'une licence d'utilisation limitée et ne peut généralement pas modifier les œuvres, les utiliser au-delà des canaux prévus ou les céder à des tiers. Pour obtenir la pleine propriété de tous les livrables, le contrat doit inclure une clause complète de cession de droits, incluant la renonciation aux droits moraux (art. 14.1 Loi sur le droit d'auteur), et préciser que la cession prend effet à la réception du paiement intégral. L'agence peut souhaiter exclure son patrimoine intellectuel préexistant (outils, gabarits, méthodologies) de la cession.
La gestion des dépenses publicitaires est un enjeu opérationnel et financier crucial dans les contrats de services marketing au Québec, particulièrement pour les campagnes numériques et médiatiques où les coûts médias tiers (Google Ads, Meta, médias programmatiques, imprimés) peuvent dépasser considérablement les honoraires de l'agence. Le contrat doit clairement aborder : (1) L'autorisation de dépenses — l'approbation écrite préalable du client devrait être requise avant tout engagement de dépenses au-dessus d'un seuil défini, avec un budget fixé et une procédure d'approbation des modifications. (2) La structure d'achat médias — l'agence achète-t-elle les médias à titre de mandant (pour son propre compte, puis revendue au client) ou de mandataire (pour le compte du client, avec transparence des coûts)? Si elle agit en mandataire, elle doit divulguer tous les coûts, rabais et commissions reçus des fournisseurs médias. (3) Les frais de majoration — si l'agence majorait les coûts tiers, le pourcentage de majoration (typiquement 15–17,65 % des coûts médias) doit être convenu et divulgué. (4) La réconciliation — les dépenses réelles doivent être rapprochées mensuellement des dépenses budgétées, avec approbation du client pour tout écart. (5) La responsabilité de crédit — si l'agence s'engage à des dépenses médias au nom du client, le contrat doit préciser qui assume le risque de crédit si la relation est résiliée avant la fin de la campagne.
Les indicateurs de performance et les KPI dans les contrats de services marketing au Québec établissent le cadre d'évaluation du succès des campagnes et peuvent influer sur la structure des honoraires, les décisions de renouvellement et les droits de résiliation. Le contrat devrait préciser : (1) Les objectifs de campagne — des objectifs marketing clairs et mesurables (notoriété de marque, génération de prospects, conversions e-commerce, téléchargements d'applications, croissance sur les réseaux sociaux). (2) Les KPI par canal — des mesures précises pour chaque canal : publicité numérique (impressions, clics, CTR, CPC, CPL, ROAS); médias sociaux (portée, taux d'engagement, croissance des abonnés); référencement (trafic organique, classements); marketing par courriel (taux d'ouverture, clics, conversions). (3) La fréquence des rapports — rapports mensuels, trimestriels et annuels avec format standardisé et méthodologie d'attribution convenue. (4) Les benchmarks — des références convenues fondées sur les normes du secteur ou les performances historiques. (5) Les honoraires liés à la performance — si le contrat prévoit des primes ou frais de succès, la méthodologie de calcul et les modalités de paiement doivent être clairement définies. En droit québécois, les déclarations sur les performances marketing attendues peuvent être considérées comme des garanties contractuelles en vertu de l'art. 1374 C.c.Q.; les agences devraient donc formuler leurs prévisions comme des estimations fondées sur des hypothèses, et non des garanties.
A Marketing Services Agreement (Quebec) does not legally require a lawyer in Quebec, and individuals and businesses may draft and execute the document independently. However, seeking independent legal advice from a qualified Quebec lawyer is recommended for transactions involving substantial financial value, complex regulatory requirements, or cross-border elements where multiple legal jurisdictions may apply. A lawyer can verify that the document complies with all applicable statutory requirements, identify potential risks specific to the transaction, and confirm that the terms adequately protect the interests of all parties involved. The Superior Court of Québec has jurisdiction over disputes arising from this type of document, and Registraire des entreprises du Québec may impose additional compliance obligations depending on the nature of the underlying transaction. Professional legal review is particularly advisable where the document will be submitted to government agencies or used as evidence in legal proceedings.
Ce modèle est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil juridique. Les lois varient selon la juridiction et évoluent avec le temps. Consultez un avocat qualifié pour obtenir des conseils adaptés à votre situation.Clause de non-responsabilité complète
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