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Bon de Commande Professionnel France

Maintenu par Vladislav Sergienko, Fondateur·Modèle modifié pour la dernière fois: ·Signaler une erreur

Qu'est-ce qu'un Bon de Commande Professionnel France ?

Le bon de commande professionnel est, en droit français, le document par lequel l'acheteur formalise et engage sa commande auprès d'un fournisseur, encadré par l'obligation d'information précontractuelle de l'article L441-1 du Code de commerce.

Le Bon de Commande Professionnel en France se distingue de la facture pro forma (document informatif sans valeur contractuelle) et du devis (offre émise par le prestataire). Le bon de commande est émis par l'acheteur et engage sa responsabilité contractuelle dès acceptation par le vendeur. La Cour de cassation (Cass. com. 3 mai 2011) a confirmé que l'exécution partielle d'un bon de commande par le vendeur vaut acceptation tacite, formant ainsi le contrat de vente. Toute modification postérieure doit faire l'objet d'un avenant écrit signé par les deux parties.

Les mentions obligatoires d'un bon de commande professionnel en France sont fixées par le Code de commerce art. L441-9 et art. R123-237 : identification des parties avec numéro SIREN à 9 chiffres (Institut National de la Statistique et des Études Économiques — INSEE), numéro de TVA intracommunautaire du vendeur (FR + clé 2 chiffres + SIREN), désignation précise des biens ou services, quantités, prix unitaire hors taxes (HT) explicitement mentionné, taux de TVA applicable selon le Code général des impôts (CGI), montant total hors taxes et toutes taxes comprises (TTC), conditions de règlement précisant le délai de paiement (au maximum 60 jours date facture ou 45 jours fin de mois selon l'article L441-10 du Code de commerce), le taux d'intérêts de retard (au minimum taux de la Banque Centrale Européenne majoré de 10 points) et l'indemnité forfaitaire de recouvrement de 40 euros (décret n°2012-1115 du 2 octobre 2012), ainsi que la mention d'escompte pour paiement anticipé ou son absence explicite.

L'obligation de délivrance conforme du vendeur est fondée sur l'article 1604 du Code civil : le vendeur est tenu de livrer une chose conforme à ce qui a été convenu dans le bon de commande, notamment en termes de quantité, de qualité et de spécifications techniques. En cas de non-conformité, l'acheteur dispose de l'action en garantie des vices cachés (Code civil art. 1641 et suivants, prescription de 2 ans à compter de la découverte du vice) et de l'action en résolution ou réduction du prix (Code civil art. 1217). Pour les biens de consommation, l'action en garantie de conformité du Code de la consommation art. L217-4 s'ajoute.

Le bon de commande professionnel en France sert également de pièce comptable justificative conservée 10 ans (Code de commerce art. L123-22) et de pièce fiscale conservée 6 ans (Livre des procédures fiscales art. L102 B). Son numéro de référence doit être reporté sur la facture correspondante pour assurer la traçabilité des flux financiers et faciliter les audits de la Direction Générale des Finances Publiques (DGFiP) lors d'un contrôle fiscal. Pour les marchés publics, le bon de commande est encadré par le Code de la commande publique art. L2125-1 et suivants.

Le bon de commande se distingue de la Lettre d'intention (LOI) qui précède les négociations, et s'articule avec le Devis Détaillé émis en amont par le vendeur ainsi qu'avec le Bon de Livraison qui matérialise la réception des biens. Sur forms-legal.com, vous trouverez également le modèle de Facture Professionnelle (Mentions Obligatoires Loi) qui doit reprendre le numéro du bon de commande pour assurer la cohérence documentaire imposée par le Code de commerce art. L441-3.

Quand avez-vous besoin d'un Bon de Commande Professionnel France ?

Le Bon de Commande Professionnel en France est nécessaire dans toutes les situations où un acheteur professionnel souhaite formaliser sa commande de manière contractuellement opposable au vendeur, conformément aux exigences du Code de commerce et du Code civil français.

Achats de fournitures et équipements professionnels. Lorsqu'une entreprise (PME, ETI, grand compte comme Total Énergies, Airbus, LVMH ou des sociétés plus modestes) commande des fournitures de bureau, du matériel informatique, des équipements industriels ou des consommables auprès d'un fournisseur B2B, le bon de commande formalise l'engagement d'achat, les références exactes des produits, les quantités, les prix unitaires HT et les conditions de livraison. En l'absence de bon de commande signé, le vendeur peut contester les conditions convenues verbalement ou par échange de courriels informels.

Commandes dans le cadre d'un appel d'offres. Pour les marchés privés et publics, le bon de commande concrétise l'attribution du marché après sélection du prestataire ou fournisseur retenu. Pour les marchés publics soumis au Code de la commande publique, le bon de commande constitue l'acte d'engagement au sens de l'article L2125-1. Pour les marchés privés, il formalise l'accord post-appel d'offres et déclenche l'obligation de livraison du vendeur ainsi que l'obligation de paiement de l'acheteur dans le délai de 60 jours maximum imposé par l'article L441-10 du Code de commerce.

Relations commerciales récurrentes avec des fournisseurs réguliers. Pour les entreprises qui passent des commandes périodiques auprès de fournisseurs référencés (accord-cadre, contrat de fourniture continue), chaque livraison est déclenchée par un bon de commande individuel. Ce mécanisme permet à l'acheteur de contrôler précisément les engagements par commande, de maîtriser les budgets et d'assurer la traçabilité pour la comptabilité analytique et les audits DGFiP.

Achats de prestations intellectuelles et de services. Au-delà des biens matériels, le bon de commande est utilisé pour commander des prestations de conseil, de formation, d'études de marché, de développement informatique ou de marketing. Dans ce cadre, il se cumule souvent avec le Contrat de Prestation de Services pour définir les livrables, ou intervient comme bon de commande unique pour des missions ponctuelles à périmètre défini. La désignation précise des livrables attendus est essentielle pour encadrer l'obligation de résultat ou de moyens du prestataire.

Commandes inter-entreprises dans les groupes. Pour les transactions intra-groupe (entre sociétés mères et filiales, entre entités d'un même groupe comme ceux cotés sur Euronext Paris), le bon de commande formalisé est requis pour la conformité fiscale (documentation des prix de transfert selon l'article 57 du CGI et les directives OCDE BEPS) et pour le contrôle interne. La DGCCRF veille au respect des conditions contractuelles dans les relations commerciales inter-entreprises et peut sanctionner les pratiques restrictives de concurrence (Code de commerce art. L442-1).

Secteurs soumis à des obligations spécifiques. Dans le secteur de la construction (Code de la construction et de l'habitation), le bon de commande est encadré par l'article L231-2 pour les maisons individuelles (CCMI — Contrat de construction de maison individuelle). Dans le secteur agricole, les bons de commande de semences, produits phytosanitaires ou matériel agricole sont soumis aux dispositions du Code rural. Pour le secteur pharmaceutique, le bon de commande de médicaments doit respecter les exigences de l'Agence Nationale de Sécurité du Médicament (ANSM).

Gestion des litiges et réclamations. En cas de litige portant sur une livraison non conforme, une livraison partielle ou un retard de livraison, le bon de commande signé constitue la preuve de l'engagement du vendeur et de la conformité attendue. La Cour de cassation (Cass. com. 15 janvier 2019) a rappelé que le bon de commande signé prime sur les conditions générales de vente non expressément acceptées. Sans bon de commande formalisé, l'acheteur peine à démontrer les conditions exactes convenues devant le Tribunal de commerce.

Que faut-il inclure dans votre Bon de Commande Professionnel France ?

Le Bon de Commande Professionnel en France doit comporter une série de mentions obligatoires et clauses essentielles pour être valide, opposable et conforme aux exigences du Code de commerce français, du Code civil et de la réglementation fiscale de la Direction Générale des Finances Publiques (DGFiP).

Identification complète des parties avec numéros légaux. La dénomination sociale exacte telle qu'inscrite au Registre du Commerce et des Sociétés (RCS) via l'extrait Kbis (valide 3 mois, disponible sur infogreffe.fr ou via l'annuaire des entreprises data.gouv.fr), le numéro SIREN à 9 chiffres (mention obligatoire sur tout acte destiné aux tiers selon Code de commerce art. R123-237), le numéro SIRET à 14 chiffres (SIREN + NIC 5 chiffres) pour l'établissement concerné, le numéro de TVA intracommunautaire du vendeur (FR + clé algorithmique 2 chiffres + SIREN, attribué par la DGFiP — SIE), et l'adresse complète du siège social ou de l'établissement. Pour les entreprises individuelles réformées par la loi n°2022-172 du 14 février 2022, mentionner la séparation automatique des patrimoines professionnel et personnel.

Numéro de bon de commande et date. La référence interne unique (ex : BC-2026-00142) et la date d'émission permettent le traçage documentaire exigé par le Code de commerce art. L441-3 (correspondance facture-bon de commande) et facilitent les audits comptables DGFiP. Le numéro de bon de commande doit être reporté sur la facture correspondante.

Désignation précise des biens ou services. Référence catalogue, désignation complète, quantité, unité de mesure et prix unitaire hors taxes (HT). La désignation vague est interprétée contre l'acheteur conformément à l'article 1190 du Code civil (interprétation contra proferentem). Pour les biens de consommation soumis à certification CE ou NF, mentionner le numéro de certificat et l'organisme notifié.

Mentions de prix conformes au Code de commerce art. L441-9. Montant total hors taxes (HT) en euros explicitement, taux de TVA applicable selon le Code général des impôts (20 % standard, 10 % intermédiaire, 5,5 % réduit, 2,1 % super-réduit, 0 % exonéré) avec renvoi à l'article CGI applicable, montant TVA calculé, montant total toutes taxes comprises (TTC). Pour les assujettis en franchise en base (CA inférieur à 85 000 EUR ventes ou 37 500 EUR services en 2025, CGI art. 293 B), porter la mention 'TVA non applicable, art. 293 B du CGI'. Sur forms-legal.com, le modèle de Bon de Commande inclut automatiquement les champs HT, taux TVA, TVA et TTC pour éviter toute ambiguïté sanctionnée par la DGCCRF.

Mention escompte obligatoire. L'article L441-9 du Code de commerce impose la mention des conditions d'escompte pour paiement anticipé ou, à défaut, la mention explicite 'Pas d'escompte pour paiement anticipé' (ou 'Néant'). L'omission est sanctionnée par une amende administrative DGCCRF.

Conditions de paiement avec mentions légales obligatoires. Délai de paiement plafonné à 60 jours date facture ou 45 jours fin de mois (Code de commerce art. L441-10, d'ordre public), taux d'intérêts de retard (au minimum taux BCE majoré de 10 points, exigibles de plein droit sans rappel préalable), indemnité forfaitaire de 40 euros pour frais de recouvrement par facture impayée (décret n°2012-1115 du 2 octobre 2012). L'omission de ces trois mentions est sanctionnée par une amende administrative DGCCRF pouvant atteindre 75 000 EUR (personne physique) ou 2 millions EUR (personne morale).

Adresse de livraison et date de livraison. Adresse précise de livraison si différente du siège social, date de livraison souhaitée (indicative ou ferme). Si la date est mentionnée comme 'délai ferme de rigueur', le retard de livraison ouvre droit à la résolution automatique du contrat sans mise en demeure préalable conformément à l'article 1224 du Code civil.

Obligation de délivrance conforme. Référence à l'article 1604 du Code civil (obligation de délivrance conforme en quantité, qualité et spécifications) et à la garantie des vices cachés (Code civil art. 1641 à 1649, prescription 2 ans). Pour les équipements neufs, mention de la garantie commerciale du vendeur. La responsabilité du vendeur en cas de non-conformité peut être engagée devant le Tribunal de commerce (Code de commerce art. L721-3).

Droit applicable, langue et juridiction. Choix exprès du droit français (Règlement Rome I 593/2008 art. 3 pour les contrats internationaux), rédaction en français (loi Toubon n°94-665), juridiction du Tribunal de commerce compétent (Code de commerce art. L721-3) avec clause attributive valable entre commerçants (Code de procédure civile art. 48). Le Tribunal de commerce de Paris reste la juridiction de référence pour les litiges commerciaux B2B de grande ampleur avec plus de 60 000 décisions annuelles.

Conservation documentaire. Conserver le bon de commande signé et ses accusés de réception 10 ans (Code de commerce art. L123-22) pour les litiges et audits comptables, et 6 ans pour les obligations fiscales (Livre des procédures fiscales art. L102 B). Pour les marchés publics (Code de la commande publique), les délais de conservation s'étendent à 10 ans à compter de la date de fin d'exécution du marché.

Comment remplir votre Bon de Commande Professionnel France

Rédiger un Bon de Commande Professionnel en France conforme aux exigences du Code de commerce, du Code civil et de la réglementation DGFiP requiert le respect d'une procédure rigoureuse. Chaque étape conditionne l'opposabilité du document devant le Tribunal de commerce et sa valeur probante lors des audits fiscaux.

Étape 1 - Vérification de l'identité des parties. Consulter l'extrait Kbis du vendeur (disponible sur infogreffe.fr ou via data.gouv.fr/annuaire-entreprises, valide 3 mois) pour vérifier la dénomination sociale exacte, le numéro SIREN à 9 chiffres, l'adresse du siège social et les représentants légaux habilités à signer. Vérifier également l'absence de procédure collective (redressement judiciaire, liquidation) via le BODACC (Bulletin Officiel des Annonces Civiles et Commerciales disponible sur bodacc.fr).

Étape 2 - Attribution du numéro de bon de commande. Attribuer une référence unique et séquentielle (ex : BC-2026-00142) conformément au système de numérotation interne de l'entreprise. Ce numéro sera reporté sur la facture correspondante (Code de commerce art. L441-3) et dans les écritures comptables. Pour les marchés publics, respecter la numérotation imposée par l'acheteur public conformément au Code de la commande publique.

Étape 3 - Description précise des produits ou services commandés. Renseigner pour chaque ligne : la référence catalogue exacte du vendeur, la désignation complète du produit ou service, la quantité commandée, l'unité de mesure (pièce, heure, jour, mètre carré, kilogramme), le prix unitaire hors taxes en euros. Éviter les formulations vagues qui seront interprétées contre l'acheteur (Code civil art. 1190). Pour les produits techniques (informatique, équipements industriels, matériel médical), mentionner le numéro de série ou de version.

Étape 4 - Calcul et mention des montants conformes. Calculer et mentionner séparément : le total HT (somme des produits quantité × prix unitaire HT), le taux de TVA applicable selon le CGI (20 % standard CGI art. 278, 10 % intermédiaire CGI art. 279, 5,5 % réduit CGI art. 278-0 bis, 2,1 % super-réduit CGI art. 281 quater, 0 % pour export CGI art. 262), le montant de TVA calculé, et le total TTC. Si l'acheteur est assujetti à l'autoliquidation de TVA (livraisons intracommunautaires, prestations électroniques selon Règlement UE 1042/2013), mentionner 'Autoliquidation TVA — art. 196 Directive 2006/112/CE'.

Étape 5 - Mention obligatoire de l'escompte. Préciser le taux d'escompte consenti pour paiement anticipé (ex : 2 % pour paiement comptant à réception de facture) ou, si aucun escompte n'est accordé, porter explicitement la mention 'Pas d'escompte pour paiement anticipé' ou 'Escompte : néant' conformément à l'article L441-9 du Code de commerce.

Étape 6 - Conditions de paiement avec mentions légales. Mentionner le délai de paiement (maximum 60 jours date facture ou 45 jours fin de mois selon Code de commerce art. L441-10), le mode de paiement (virement bancaire avec IBAN, chèque, prélèvement SEPA), le taux d'intérêts de retard (taux BCE + 10 points minimum, exigibles de plein droit dès le lendemain de la date d'échéance selon Code de commerce art. L441-10 II), et l'indemnité forfaitaire de 40 euros pour frais de recouvrement par facture impayée (décret n°2012-1115 du 2 octobre 2012).

Étape 7 - Adresse de livraison et conditions. Préciser l'adresse complète de livraison si différente du siège social, les jours et horaires de réception, les conditions de transport (franco de port, port dû, Incoterms 2020 pour les contrats internationaux). Mentionner si la date de livraison est indicative ou ferme : si ferme ('délai ferme de rigueur'), le retard déclenche automatiquement la possibilité de résolution sans mise en demeure (Code civil art. 1224).

Étape 8 - Signature et acceptation. Faire signer le bon de commande par le représentant habilité de l'acheteur (Président de SAS sous Code de commerce art. L227-6, gérant de SARL sous art. L223-18, ou fondé de pouvoir muni d'une délégation). Le vendeur confirme son acceptation par signature du bon de commande ou par accusé de réception écrit. La signature électronique qualifiée (Règlement eIDAS 910/2014, art. 25 §2) a la même valeur probante que la signature manuscrite en droit français (Code civil art. 1367). Conserver deux exemplaires originaux signés.

Erreurs courantes à éviter dans votre Bon de Commande Professionnel France

Le Bon de Commande Professionnel en France donne lieu à des erreurs récurrentes qui exposent les entreprises à des sanctions de la DGCCRF, à des litiges devant le Tribunal de commerce et à des redressements fiscaux DGFiP. Identifier ces erreurs permet de sécuriser les achats et d'éviter les contentieux coûteux.

Erreur 1 - Omission des mentions obligatoires du Code de commerce art. L441-9. L'erreur la plus fréquente et la plus coûteuse : omettre l'une des mentions obligatoires (taux d'escompte ou mention 'Pas d'escompte', taux d'intérêts de retard BCE + 10 points, indemnité forfaitaire 40 EUR, numéro SIREN). La DGCCRF a sanctionné en 2024 de nombreuses entreprises françaises pour omission de ces mentions dans leurs documents commerciaux, avec des amendes allant de 5 000 à 500 000 EUR selon la taille de l'entreprise et le caractère intentionnel. Bonne pratique : utiliser un modèle normalisé incluant automatiquement toutes les mentions légales obligatoires.

Erreur 2 - Désignation vague des produits ou services. Une désignation imprécise (ex : 'fournitures diverses', 'prestations informatiques') ouvre la porte à des contestations sur la conformité lors de la livraison. La Cour de cassation (Cass. com. 11 juillet 2018) interprète les termes vagues contre celui qui les a proposés (Code civil art. 1190). Bonne pratique : référence catalogue précise, spécifications techniques détaillées, critères mesurables d'acceptation.

Erreur 3 - Confusion HT / TTC ou omission du taux TVA. Omettre de préciser si le prix est HT ou TTC crée une ambiguïté qui doit être résolue par le juge, souvent en défaveur du vendeur. Appliquer un taux de TVA incorrect (ex : 20 % au lieu de 10 % pour des travaux de rénovation) expose le vendeur à un redressement fiscal DGFiP et l'acheteur à un dépassement budgétaire non prévu. Vérifier systématiquement le taux applicable selon le CGI.

Erreur 4 - Délais de paiement supérieurs au plafond légal. Fixer des délais de paiement à 90 ou 120 jours (pratique de certains grands groupes vis-à-vis de leurs fournisseurs PME) constitue une infraction à l'article L441-10 du Code de commerce passible d'amende administrative jusqu'à 2 millions EUR. La DGCCRF mène des enquêtes sectorielles régulières (grande distribution, automobile, e-commerce) et sanctionne les donneurs d'ordres abusant de leur position dominante.

Erreur 5 - Absence de clause attributive de juridiction valide. Pour les commerçants, la clause attributive de compétence territoriale est valable (Code de procédure civile art. 48) et doit désigner un tribunal précis. Pour les non-commerçants ou les consommateurs, cette clause est nulle. L'absence de clause attributive impose la compétence du Tribunal de commerce du siège du défendeur, pouvant obliger l'acheteur à plaider dans une juridiction géographiquement éloignée.

Erreur 6 - Bon de commande non signé ou signé par un représentant non habilité. Un bon de commande non signé ou signé par un salarié non habilité (sans délégation de pouvoir conforme à Code civil art. 1156) est inopposable à l'entreprise. La Cour de cassation (Cass. com. 3 mai 2011) a confirmé qu'un bon de commande signé par un salarié sans délégation formelle peut être inopposable à l'employeur. Exiger toujours la signature du représentant légal ou d'un mandataire muni d'une délégation écrite vérifiable.

Erreur 7 - Non-respect de la Loi Toubon. Un bon de commande rédigé uniquement en anglais entre deux parties françaises est inopposable pour les clauses non traduites (loi n°94-665 du 4 août 1994). Cette erreur est fréquente dans les entreprises internationalisées ou lors de l'utilisation de modèles étrangers. Toujours disposer d'une version française signée par les deux parties, même si une version anglaise est également produite.

Sources et Citations

Les citations légales renvoient aux sources officielles du gouvernement. Vérifié par l'équipe éditoriale Forms Legal.

  1. Rome I
  2. eIDAS

Questions Fréquentes

Modèle référencé aux textes légaux — Modèle modifié pour la dernière fois en juin 2026

Ce modèle est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil juridique. Les lois varient selon la juridiction et évoluent avec le temps. Consultez un avocat qualifié pour obtenir des conseils adaptés à votre situation.Clause de non-responsabilité complète

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