Demande de Cohabitation Administrative — Belgique
Qu'est-ce qu'un Demande de Cohabitation Administrative — Belgique ?
La Demande de Cohabitation Administrative en Belgique est régie par Loi du 19 juillet 1991 relative aux registres de la population, art. 4 et 7 et permet de déclarer formellement la situation requise auprès de l'autorité belge compétente.
La cohabitation administrative reflète simplement le fait que des personnes vivent sous le même toit et partagent un même logement déclaré comme résidence principale dans les registres de la population gérés par les 581 communes belges sous la supervision du Service public fédéral Intérieur (SPF Intérieur) et du registre national (Loi du 8 août 1983 organisant un Registre national des personnes physiques). La composition du ménage inscrite dans le registre de la population distingue différentes catégories de ménages : ménages d'une seule personne, ménages familiaux (couple marié, couple cohabitant légal, famille monoparentale) et ménages non familiaux (personnes non liées par des liens familiaux ou contractuels vivant ensemble).
Le fondement légal de la composition des ménages dans les registres de la population repose sur l'article 4 de la Loi du 19 juillet 1991 qui définit la résidence principale et prévoit l'enregistrement de la composition du ménage à chaque adresse. L'Arrêté royal du 16 juillet 1992 précise les modalités d'inscription et de modification de la composition des ménages dans les registres. La composition du ménage est vérifiée lors des enquêtes de domiciliation effectuées par la police locale, qui s'assure que les personnes inscrites à une adresse y résident effectivement et habituellement.
La cohabitation administrative a des conséquences pratiques importantes dans de nombreux domaines du droit belge. Sur le plan fiscal, la composition du ménage au 1er janvier de l'exercice d'imposition détermine le mode d'imposition à l'impôt des personnes physiques (IPP) géré par le SPF Finances : les personnes mariées et les cohabitants légaux déclarent en commun, tandis que les cohabitants administratifs (sans lien légal) déclarent séparément mais voient certains paramètres calculés en tenant compte des revenus du ménage. Sur le plan des allocations sociales, la cohabitation administrative peut affecter le montant des allocations de chômage (ONEM/RVA), des allocations d'intégration sociale (CPAS/OCM pour les personnes sans ressources suffisantes), du revenu d'intégration sociale (RIS), et des allocations pour personnes handicapées selon le nombre de cohabitants et leurs revenus.
Dans le contexte du droit au bail (régi par les décrets régionaux en Belgique depuis la régionalisation de 2014), la cohabitation de plusieurs personnes dans un même logement de location implique des règles spécifiques selon les régions. En Région wallonne, le Décret du 15 mars 2018 (Code wallon de l'habitation durable) prévoit des dispositions sur la colocation et la sous-location. À Bruxelles, l'Ordonnance du 27 juillet 2017 encadre la colocation. En Région flamande, le Vlaams Woninghuurdecreet de 2018 régit les baux d'habitation. La déclaration de cohabitation administrative permet d'acter officiellement la composition réelle du ménage dans le registre.
forms-legal.com propose ce modèle de formulaire préparatoire pour structurer la déclaration de cohabitation administrative avant la présentation au guichet communal ou via le portail en ligne de la commune belge concernée.
Quand avez-vous besoin d'un Demande de Cohabitation Administrative — Belgique ?
La déclaration de cohabitation administrative est nécessaire dans toutes les situations où des personnes commencent à partager un logement commun comme résidence principale en Belgique.
Emménagement d'un partenaire de vie sans lien juridique formel. Lorsque deux personnes qui ne sont ni mariées ni liées par un contrat de cohabitation légale (art. 1475 CC) décident de vivre ensemble et de partager la même résidence principale, une mise à jour des registres de la population est nécessaire pour enregistrer la nouvelle composition du ménage à cette adresse. La personne qui emménage chez l'autre doit déclarer son changement d'adresse et la composition du nouveau ménage commun sera automatiquement mise à jour dans le registre.
Colocation entre plusieurs personnes non apparentées. L'installation de plusieurs colocataires dans un même logement (logement étudiant, colocation entre amis ou collègues, logement partagé en milieu urbain) nécessite que chaque colocataire déclare le logement partagé comme sa résidence principale et que la composition du ménage soit correctement enregistrée. Chaque colocataire effectue sa propre déclaration de changement d'adresse, ce qui génère automatiquement l'enregistrement de la cohabitation administrative dans les registres de la commune.
Regroupement familial au sein d'un même logement. Le retour d'un enfant adulte au domicile parental, l'accueil d'un parent âgé chez un enfant, ou le regroupement de plusieurs générations sous un même toit constituent des situations de cohabitation administrative à déclarer. La composition du ménage doit refléter l'ensemble des personnes résidant effectivement et habituellement à l'adresse concernée pour garantir la cohérence des registres de la population.
Changement de composition du ménage suite à un événement familial. Le mariage, le divorce, la séparation de fait entre cohabitants légaux, le décès d'un membre du ménage, la naissance d'un enfant (automatiquement inscrit au domicile des parents), ou le départ d'un enfant devenu majeur sont autant d'événements qui modifient la composition du ménage inscrite dans les registres de la population et qui peuvent nécessiter une déclaration de modification auprès du service Population de la commune.
Situations d'hébergement provisoire ou d'adresse de référence. La mise en place d'un hébergement provisoire d'une personne en difficulté au domicile d'un tiers (accueil d'un sans-abri, hébergement temporaire d'un proche en difficulté) peut nécessiter une déclaration de cohabitation administrative si la durée de l'hébergement dépasse la durée de séjour temporaire. Pour les situations de précarité, la Loi du 19 juillet 1991 (art. 1bis) prévoit la possibilité d'une adresse de référence auprès d'un CPAS ou d'un particulier.
Prise de logement dans un immeuble à appartements multiples. Dans les immeubles à appartements, plusieurs ménages distincts peuvent être enregistrés à des numéros de boîte différents de la même adresse. La déclaration de cohabitation administrative doit spécifier précisément le numéro de boîte pour distinguer les différents ménages résidant dans l'immeuble et éviter les confusions dans les registres de la population communaux et dans le registre national.
Que faut-il inclure dans votre Demande de Cohabitation Administrative — Belgique ?
Une déclaration de cohabitation administrative auprès des registres de la population communaux belges doit comporter plusieurs éléments essentiels.
Identification précise de chaque cohabitant. Mentionner pour chaque personne concernée le nom de famille complet, le prénom, la date et le lieu de naissance, la nationalité, le numéro de registre national à 11 chiffres (figurant sur la carte d'identité belge eID), et l'état civil. Ces données permettent l'identification univoque dans le registre national géré par le SPF Intérieur et la Banque-Carrefour des Registres (BCRN). Pour les ressortissants étrangers en séjour légal, le numéro d'identification du registre des étrangers (Biss numéro ou numéro de titre de séjour) est requis à la place du numéro de registre national.
Adresse complète du domicile partagé. Indiquer l'adresse exacte du logement partagé avec la précision du numéro de boîte pour les appartements. Cette adresse sera vérifiée par la police locale lors de la visite domiciliaire prévue par l'AR du 16 juillet 1992. La commune de l'adresse du logement partagé est la commune auprès de laquelle chaque cohabitant doit effectuer sa déclaration, quel que soit son ancienne commune de résidence.
Nature du lien entre les cohabitants. Préciser la nature du lien entre les personnes cohabitant à la même adresse : couple sans lien juridique, colocataires sans lien familial, relation parent-enfant adulte, fratrie, ménage intergénérationnel, etc. Cette précision permet à la commune d'enregistrer correctement le type de ménage dans les registres. La distinction entre ménage familial et ménage non familial a des implications pour certains droits sociaux (allocations de chômage ONEM, revenu d'intégration CPAS).
Justificatif du droit d'occupation commune du logement. Produire les pièces justificatives attestant du droit d'occupation du logement partagé : contrat de bail mentionnant tous les colocataires comme preneurs, ou bail principal d'un colocataire avec une sous-location écrite pour les autres, ou acte de propriété avec attestation permettant à l'ensemble du ménage de s'établir dans le bien. La commune peut demander un contrat de bail enregistré auprès du bureau de l'enregistrement du SPF Finances pour valider la régularité de l'occupation.
Composition complète du ménage avec les enfants mineurs. Pour les ménages comprenant des enfants mineurs, indiquer le nom, prénom, date de naissance et filiation de chaque enfant. Les enfants mineurs sont automatiquement inscrits au registre de la population au domicile de leurs parents ou du parent qui en a la garde principale. Les actes de naissance des enfants ou le livret de famille peuvent être requis pour vérifier la filiation. Le registre de la population doit refléter la situation réelle du ménage, y compris pour les familles recomposées.
Déclaration d'accord de tous les adultes du ménage. La déclaration de cohabitation administrative requiert l'accord et la signature de tous les adultes concernés par la modification de la composition du ménage. Les personnes qui ne peuvent pas se présenter personnellement au guichet doivent donner une procuration écrite au déclarant principal. La procuration doit être signée et accompagnée d'une copie de la carte d'identité du mandant. forms-legal.com propose ce formulaire préparatoire pour organiser la collecte de toutes les signatures et informations nécessaires.
Conséquences sur les allocations et droits sociaux. La modification de la composition du ménage inscrite dans les registres de la population peut affecter le montant de certaines allocations sociales. Il est conseillé de vérifier auprès du CPAS local (Centre public d'action sociale), de l'ONEM (Office national de l'emploi) et de la mutualité concernée les éventuelles conséquences de la modification de la composition du ménage sur les droits sociaux existants avant de procéder à la déclaration de cohabitation administrative.
Comment remplir votre Demande de Cohabitation Administrative — Belgique
La déclaration de cohabitation administrative auprès des registres de la population belges suit une procédure précise que chaque cohabitant doit respecter.
Étape 1 — Vérifier la distinction entre cohabitation administrative et cohabitation légale. Avant toute démarche, distinguer clairement la cohabitation administrative (simple inscription dans les registres de la population reflétant le fait de vivre ensemble) de la cohabitation légale (contrat formel aux art. 1475-1479 du Code civil belge, créant des droits et obligations patrimoniaux). La cohabitation administrative n'exige aucun acte notarié et ne crée aucun droit patrimonial. Si vous souhaitez établir des droits juridiques mutuels avec votre partenaire, une déclaration de cohabitation légale est une démarche distincte effectuée devant l'officier de l'état civil de la commune.
Étape 2 — Rassembler les documents d'identification de tous les cohabitants. Réunir pour chaque cohabitant adulte : la carte d'identité belge eID (ou passeport et titre de séjour pour les ressortissants étrangers), et pour les enfants mineurs les extraits d'actes de naissance ou le livret de famille. Vérifier que toutes les cartes d'identité sont en cours de validité, car l'administration communale ne peut pas procéder à la déclaration si la carte est expirée. En cas d'expiration, demander en même temps une nouvelle carte d'identité.
Étape 3 — Préparer le justificatif du logement commun. Rassembler le justificatif du droit d'occupation du logement partagé : contrat de bail signé mentionnant tous les colocataires, ou attestation du propriétaire autorisant la cohabitation à cette adresse, ou acte notarié de propriété. Si un colocataire est propriétaire et les autres locataires, s'assurer que le contrat de bail entre le propriétaire et les locataires est correctement rédigé et enregistré auprès du bureau de l'enregistrement du SPF Finances.
Étape 4 — Se présenter au service Population de la commune. Chaque cohabitant adulte doit se présenter au guichet du service Population de la commune de la nouvelle résidence commune (ou donner procuration à un autre cohabitant pour agir en son nom). Remplir le formulaire de déclaration de changement d'adresse et de composition du ménage. L'agent communal enregistre la déclaration et prend note de la composition du ménage à la nouvelle adresse. Un récépissé de déclaration est remis à l'issue de la démarche.
Étape 5 — Attendre la vérification domiciliaire par la police locale. Après l'enregistrement de la déclaration, la police locale effectue une visite de vérification au domicile déclaré pour s'assurer que tous les membres déclarés du ménage y résident réellement et habituellement. Prévoir d'être présent au domicile lors de la visite ou de contacter le service Population si une absence prolongée est prévue. Après vérification favorable, l'inscription dans le registre de la population est confirmée pour tous les cohabitants.
Étape 6 — Informer les administrations concernées de la modification de composition du ménage. La mise à jour du registre de la population déclenche automatiquement une mise à jour auprès du SPF Finances, de l'ONSS et d'autres administrations fédérales connectées via le réseau d'interopérabilité. Toutefois, pour les allocations sociales susceptibles d'être affectées par la modification de la composition du ménage (allocations de chômage ONEM, revenu d'intégration CPAS, allocations pour personnes handicapées), il est conseillé de contacter directement l'organisme concerné pour vérifier les conséquences sur les droits sociaux existants.
Exigences juridiques pour Demande de Cohabitation Administrative — Belgique
La cohabitation administrative en Belgique est encadrée par plusieurs textes légaux qui définissent les obligations des résidents et la procédure d'inscription dans les registres.
Loi du 19 juillet 1991 et AR du 16 juillet 1992. L'article 4 de la Loi du 19 juillet 1991 relative aux registres de la population définit la résidence principale comme le lieu où une personne réside habituellement et effectivement, et prévoit l'enregistrement de la composition du ménage à chaque adresse de résidence principale. L'Arrêté royal du 16 juillet 1992 relatif aux registres de la population précise les modalités d'inscription et de modification de la composition des ménages dans les registres communaux. Ces textes imposent à chaque habitant de déclarer exactement sa situation de résidence, y compris les changements de composition du ménage.
Registre national — Loi du 8 août 1983. Le registre national belge centralise les données d'identification et de domicile de l'ensemble des personnes inscrites en Belgique. La composition du ménage inscrite dans les registres communaux est également enregistrée au registre national avec accès par les administrations autorisées. Toute modification de la composition du ménage modifie les données du registre national et a des effets sur les traitements administratifs de nombreuses administrations.
Distinction entre cohabitation administrative et cohabitation légale. La cohabitation légale prévue aux articles 1475 à 1479 du Code civil belge (Livre 2, réformé 2021) est un contrat formel établi par déclaration devant l'officier de l'état civil de la commune, qui crée des droits et obligations patrimoniaux entre partenaires (contribution aux charges du ménage, protection du logement, droits successoraux limités). La cohabitation administrative n'est pas une cohabitation légale : elle ne crée aucun droit patrimonial, aucun droit successoral, et aucune obligation légale entre les cohabitants. La seule conséquence juridique de la cohabitation administrative est l'enregistrement d'un fait de vie commune dans les registres de la population.
Conséquences fiscales et sociales. La cohabitation administrative peut avoir des conséquences importantes sur le calcul de certains droits sociaux. Selon la Loi du 26 mai 2002 concernant le droit à l'intégration sociale, les personnes cohabitant avec d'autres bénéficiaires ou non-bénéficiaires voient le montant de leur revenu d'intégration sociale (RIS) déterminé en tenant compte de la composition du ménage. De même, pour les allocations de chômage calculées selon le taux cohabitant (taux réduit par rapport au taux chef de ménage), la cohabitation administrative avec d'autres personnes disposant de revenus peut affecter le montant des allocations versées par l'ONEM. Le SPF Finances tient compte de la composition du ménage pour certains calculs de l'impôt des personnes physiques (IPP), notamment pour les quotients conjugaux et les réductions pour charges de famille.
Protection des données — RGPD. Les données de composition du ménage collectées par les communes et enregistrées dans les registres de la population sont des données à caractère personnel soumises au RGPD (Règlement UE 2016/679) et à la Loi du 30 juillet 2018 sur la protection des données. L'Autorité de protection des données belge (APD/GBA) est l'autorité de contrôle compétente. Les personnes dont les données sont enregistrées dans les registres de la population disposent d'un droit d'accès, de rectification et d'opposition aux traitements non autorisés de leurs données personnelles.
Erreurs courantes à éviter dans votre Demande de Cohabitation Administrative — Belgique
La déclaration de cohabitation administrative recèle plusieurs erreurs fréquentes pouvant entraîner des complications administratives ou des conséquences inattendues sur les droits sociaux.
Erreur 1 — Confondre cohabitation administrative et cohabitation légale. La confusion entre ces deux notions est l'erreur la plus fréquente. La cohabitation légale (art. 1475 CC) est un contrat formel qui crée des droits et obligations, tandis que la cohabitation administrative est un simple enregistrement de fait de vie commune. Des couples qui souhaitent protéger leur partenaire juridiquement (protection du logement familial, droits successoraux) mais qui se contentent d'une déclaration de cohabitation administrative restent sans protection juridique. Si une protection juridique est souhaitée, consulter un notaire pour établir une déclaration de cohabitation légale ou envisager le mariage.
Erreur 2 — Ne pas vérifier l'impact sur les allocations sociales avant la déclaration. La modification de la composition du ménage peut réduire significativement certaines allocations sociales, notamment les allocations de chômage versées au taux chef de ménage (si le bénéficiaire passe au taux cohabitant) ou le revenu d'intégration sociale géré par le CPAS. Avant d'effectuer la déclaration de cohabitation, vérifier auprès de l'ONEM, du CPAS et de la mutualité les conséquences précises sur les droits sociaux existants pour éviter les mauvaises surprises.
Erreur 3 — Oublier de déclarer tous les membres adultes du ménage. Chaque adulte (18 ans et plus) résidant à la même adresse doit effectuer sa propre déclaration ou donner procuration au déclarant principal. Omettre de déclarer un cohabitant adulte laisse ce dernier inscrit à son ancienne adresse dans les registres, créant des incohérences entre la situation réelle et les données des registres de la population. Ces incohérences peuvent être sanctionnées lors des contrôles domiciliaires de la police locale.
Erreur 4 — Déclarer une cohabitation fictive pour obtenir des avantages. Déclarer une cohabitation fictive (avec une personne ne résidant pas réellement au domicile déclaré) pour contourner des règles d'accès à un logement social, obtenir indûment des avantages fiscaux ou des allocations sociales constitue une fraude aux registres de la population et une fraude sociale sanctionnée pénalement. La police locale vérifie la réalité de la cohabitation lors des visites domiciliaires et les contrôles de l'ONEM et du SPF Finances peuvent détecter les incohérences.
Erreur 5 — Ne pas mettre à jour les registres lors de la fin de la cohabitation. Lorsqu'un cohabitant quitte le logement partagé (séparation, déménagement), la déclaration de changement d'adresse du partant ne se fait pas toujours automatiquement. Si le cohabitant partant ne déclare pas son nouveau domicile dans les délais légaux, il reste inscrit dans le registre de la population à l'ancienne adresse commune, ce qui peut causer des difficultés pour le cohabitant restant (envoi de correspondances officielles destinées à la personne partie, composition du ménage incorrecte). Insister auprès du cohabitant partant pour qu'il effectue sa déclaration de changement d'adresse dans les délais.
Sources et Citations
Les citations légales renvoient aux sources officielles du gouvernement. Vérifié par l'équipe éditoriale Forms Legal.
Questions Fréquentes
La cohabitation administrative et la cohabitation légale sont deux notions distinctes en droit belge. La cohabitation administrative est l'enregistrement pur et simple dans les registres de la population communaux du fait que deux ou plusieurs personnes vivent ensemble à la même adresse comme résidence principale. Cet enregistrement est régi par la Loi du 19 juillet 1991 et l'Arrêté royal du 16 juillet 1992 sur les registres de la population. La cohabitation administrative ne crée aucun droit juridique entre les cohabitants : pas de droits successoraux, pas d'obligation de contribution aux charges du ménage, pas de protection du logement. La cohabitation légale, en revanche, est un contrat formel établi par déclaration écrite devant l'officier de l'état civil de la commune, prévu aux articles 1475 à 1479 du Code civil belge (Livre 2 réformé). La cohabitation légale crée des obligations réciproques entre les partenaires : contribution aux charges du ménage (art. 1477 CC), protection du logement familial contre les actes de disposition unilatérale (art. 1477 §3 CC), et un droit successoral limité (droit d'usufruit sur le logement et les meubles selon art. 745octies CC). Pour protéger votre partenaire juridiquement, la cohabitation légale ou le mariage sont les options appropriées, pas la simple cohabitation administrative.
Oui, la cohabitation administrative peut affecter significativement le montant des allocations de chômage versées par l'ONEM (Office national de l'emploi) en Belgique. Le système belge de chômage distingue trois catégories de bénéficiaires avec des taux d'allocation différents. Le chef de ménage (personne qui cohabite avec une personne à charge sans revenus) perçoit le taux le plus élevé. L'isolé (personne vivant seule) perçoit un taux intermédiaire. Le cohabitant (personne cohabitant avec d'autres personnes disposant de revenus) perçoit le taux le plus bas, correspondant à 60% du salaire journalier moyen de référence. La composition du ménage enregistrée dans les registres de la population détermine la catégorie appliquée par l'ONEM. Un changement de cohabitation administrative (emménagement avec un partenaire ayant des revenus) peut donc entraîner une réduction substantielle du montant mensuel des allocations de chômage. Avant d'effectuer une déclaration de cohabitation administrative, il est vivement conseillé de contacter votre bureau régional de l'ONEM ou votre syndicat (FGTB, CSC ou CGSLB) pour évaluer l'impact précis sur votre dossier de chômage. La modification de catégorie prend effet dès la date d'inscription dans le registre de la population.
En cas de séparation entre cohabitants administratifs, la modification de la composition du ménage dans les registres de la population belges s'effectue via la déclaration de changement d'adresse du cohabitant qui quitte le logement. La personne qui part doit déclarer son nouveau domicile auprès du service Population de sa nouvelle commune de résidence dans les huit jours calendrier suivant son installation dans le nouveau logement, conformément à l'article 7 de la Loi du 19 juillet 1991. Après confirmation de l'inscription à la nouvelle adresse, la radiation de l'ancienne adresse est effectuée d'office et la composition du ménage à l'ancienne adresse est automatiquement mise à jour. La personne qui reste dans le logement n'a pas à effectuer de démarche spécifique au registre de la population, mais devra peut-être mettre à jour sa situation auprès de certaines administrations (ONEM pour le recalcul des allocations de chômage si applicable, CPAS pour le revenu d'intégration). Si le cohabitant partant ne procède pas spontanément à sa déclaration, la personne restante peut signaler la situation à l'administration communale qui peut initier la procédure de radiation d'office après enquête domiciliaire de la police locale.
En droit belge, la question de la domiciliation des étudiants est traitée de manière particulière par la Loi du 19 juillet 1991 et l'Arrêté royal du 16 juillet 1992. Un étudiant peut être inscrit dans les registres de la population soit à l'adresse de ses parents, soit à l'adresse de son logement d'études, selon où se situe réellement le centre de sa vie quotidienne. L'article 4 de la Loi du 19 juillet 1991 précise que la résidence principale doit correspondre au lieu où la personne habite réellement et habituellement. Pour les étudiants dont le logement d'études est leur résidence de facto principale (passage du week-end chez les parents seulement), l'inscription à l'adresse d'études est en principe requise. Toutefois, de nombreux étudiants restent inscrits chez leurs parents pour des raisons pratiques (droits électoraux, facilité administrative) même s'ils vivent principalement dans un kot. Cette situation de résidence partagée est tolérée dans la pratique par de nombreuses communes, mais peut être remise en question lors des contrôles domiciliaires. Du point de vue fiscal, l'étudiant inscrit au domicile de ses parents est pris en compte comme personne à charge dans la déclaration fiscale des parents si les conditions de ressources sont remplies, ce qui peut générer une réduction d'impôt.
Après un divorce prononcé par le Tribunal de la famille belge (chambre du droit familial d'un Tribunal de première instance), chacun des ex-conjoints est libre de déclarer son domicile légal à l'adresse de son choix. Rien n'empêche légalement deux ex-conjoints de rester domiciliés à la même adresse après le divorce, notamment pendant la période transitoire de recherche d'un nouveau logement ou dans le cas de garde alternée d'enfants où les deux parents maintiennent une présence au domicile familial. La cohabitation administrative après divorce ne reconstitue pas un ménage marié dans les registres de la population : les deux personnes sont inscrites séparément comme membres d'un ménage non familial. Du point de vue fiscal, les personnes divorcées sont imposées séparément à l'IPP dès l'année qui suit la dissolution du mariage. La résidence principale déclarée dans les registres de la population détermine la commune de référence pour l'imposition communale additionnelle et pour certains droits sociaux. Si les ex-conjoints continuent à cohabiter administrativement, cette situation peut avoir des implications sur le calcul des pensions alimentaires et des droits sociaux qui tiennent compte de la composition du ménage.
Les ressortissants étrangers en séjour légal en Belgique peuvent et doivent enregistrer leur cohabitation administrative dans les registres belges, mais la procédure diffère selon leur statut juridique. Les ressortissants de l'Union européenne (et d'Islande, Liechtenstein, Norvège et Suisse) en séjour légal sont inscrits dans les registres de la population des communes belges (et non dans le registre des étrangers) après enregistrement de leur droit de séjour conforme à la Loi du 2 août 1963 et à la Directive européenne 2004/38/CE. Leur cohabitation administrative suit les mêmes règles que pour les citoyens belges. Les ressortissants de pays tiers disposant d'un titre de séjour valide (permis B, C, F ou autre) sont inscrits dans le registre des étrangers de la commune et leur cohabitation administrative est enregistrée dans ce registre. La composition du ménage à leur adresse suit les mêmes règles d'enregistrement. Les demandeurs d'asile dont la demande est en cours d'examen ne sont pas inscrits dans les registres de la population mais font l'objet d'un enregistrement spécifique par l'Office des Étrangers (OE). Pour toute question sur le statut de séjour et les droits associés, l'Office des Étrangers (OE) et le Commissariat général aux réfugiés et apatrides (CGRA) sont les autorités compétentes.
La cohabitation administrative peut effectivement affecter le droit au revenu d'intégration sociale (RIS) versé par le CPAS (Centre public d'action sociale), conformément à la Loi du 26 mai 2002 concernant le droit à l'intégration sociale. Le montant du RIS est déterminé en partie par la catégorie du bénéficiaire, qui dépend de sa composition de ménage. La catégorie C (cohabitant) correspond au taux le plus bas, applicable aux personnes cohabitant avec d'autres personnes. Si une personne bénéficiaire du RIS au taux isolé (catégorie B) commence à cohabiter administrativement avec d'autres personnes, son RIS pourrait être recalculé au taux cohabitant, entraînant une réduction. Toutefois, le CPAS dispose d'un pouvoir d'appréciation pour tenir compte de la situation spécifique et de la réalité de la charge du ménage. Une personne cohabitant avec d'autres personnes peut ne pas perdre son droit au RIS si les autres cohabitants n'ont pas de revenus suffisants et si la situation de cohabitation ne constitue pas un avantage significatif réduisant les besoins du bénéficiaire. Il est vivement conseillé de consulter l'assistant social du CPAS local avant d'effectuer une déclaration de cohabitation administrative qui pourrait affecter les droits à l'intégration sociale. Le CPAS peut fournir une évaluation personnalisée de l'impact de la cohabitation sur les droits sociaux.
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