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Contrat de Licence de Marque Belgique

Maintenu par Vladislav Sergienko, Fondateur·Modèle modifié pour la dernière fois: ·Signaler une erreur

Qu'est-ce qu'un Contrat de Licence de Marque Belgique ?

Le Contrat de Licence de Marque en Belgique est régi par Convention Benelux en matière de Propriété Intellectuelle (CBPI) art. 2.32 et règle le transfert ou l'exploitation des droits de propriété intellectuelle entre les parties en droit belge.

La marque est un signe distinctif permettant d'identifier les produits ou services d'une entreprise et de les distinguer de ceux de ses concurrents. En droit Benelux (applicable en Belgique, Pays-Bas et Luxembourg), une marque est enregistrée auprès de l'OBPI/BBIE (Office Benelux de la Propriété Intellectuelle / Benelux Bureau voor de Intellectuele Eigendom, dont le siège est à La Haye) pour une durée initiale de dix ans (CBPI art. 2.14), renouvelable indéfiniment par tranches de dix ans. L'enregistrement confère au titulaire le droit exclusif d'utiliser la marque dans le territoire Benelux (Belgique, Pays-Bas, Luxembourg) pour les produits et services correspondant aux classes de Nice pour lesquelles elle est enregistrée.

Le Contrat de Licence de Marque permet au titulaire de valoriser sa marque sans la perdre et d'étendre son réseau de distribution. La licence peut être exclusive (le donneur de licence s'engage à ne pas concéder d'autres licences dans le territoire convenu), non exclusive (plusieurs licenciés peuvent utiliser la marque simultanément) ou 'sole licence' (le donneur de licence s'engage à ne pas utiliser lui-même la marque dans le territoire concédé mais peut accorder d'autres licences). L'exclusivité est inscriptible au registre OBPI/BBIE (CBPI art. 2.32 §3) pour être opposable aux tiers, notamment aux créanciers en cas d'insolvabilité du donneur de licence.

Le contrôle de qualité est une obligation fondamentale du titulaire de la marque : le CBPI art. 2.26 §2 c prévoit la déchéance de la marque si elle est devenue, du fait du comportement ou de l'inactivité de son titulaire, la désignation usuelle dans le commerce d'un produit ou d'un service (dégénérescence), ou si elle est susceptible d'induire le public en erreur sur la nature, la qualité ou la provenance géographique des produits ou services. Pour éviter ce risque, le donneur de licence doit maintenir un contrôle effectif sur la qualité des produits ou services commercialisés par le licencié sous la marque. L'absence totale de contrôle de qualité peut, dans les cas extrêmes, entraîner la nullité du contrat de licence et la déchéance de la marque.

Dans l'économie belge, les licences de marque jouent un rôle central dans les secteurs de la franchise (Quick, Exki, Pain Quotidien, Belgian Phone), de la distribution de marques internationales (Inditex/Zara, H&M, Apple Retail), de la distribution de produits sous marque propre (hard discount Colruyt, Aldi, Lidl) et de la valorisation de marques belges à l'exportation (notamment dans les secteurs de la bière — AB InBev, Duvel Moortgat —, du chocolat — Godiva, Neuhaus, Leonidas — et de la mode). L'OBPI/BBIE publie annuellement les statistiques d'enregistrement de marques Benelux, montrant une progression constante des dépôts de marques belges.

La licence de marque doit être distinguée du contrat de franchise, qui va au-delà de la simple utilisation de la marque pour inclure la transmission d'un concept commercial complet (savoir-faire, assistance, formation, approvisionnement). En Belgique, le contrat de franchise est encadré par la Loi du 19 décembre 2005 relative à l'information précontractuelle dans le cadre des accords de partenariat commercial, qui impose au franchiseur de remettre un document d'information précontractuelle au moins un mois avant la conclusion du contrat. La distinction entre licence de marque pure et franchise est importante pour l'application de ce cadre légal.

La mise en œuvre du Règlement (UE) 2017/1001 (RMUE) permet aux entreprises belges d'enregistrer une marque de l'Union européenne valable dans les 27 États membres en une seule procédure auprès de l'EUIPO à Alicante. La licence d'une marque EUIPO peut être inscrite au registre EUIPO (art. 25 RMUE) et est régie par les dispositions du RMUE, complémentaires au CBPI pour les marques Benelux. Le cumul de protection Benelux et EUIPO est fréquent pour les marques belges à forte notoriété nationale et internationale.

Quand avez-vous besoin d'un Contrat de Licence de Marque Belgique ?

Le Contrat de Licence de Marque en Belgique est nécessaire dans de nombreuses situations de valorisation ou d'extension d'une marque sans en transférer la propriété.

Développement d'un réseau de distribution sous marque. Un fabricant belge qui produit sous sa marque et souhaite développer son réseau de distribution en concédant à des distributeurs régionaux le droit de commercialiser ses produits sous cette marque doit conclure un contrat de licence de marque pour chaque distributeur. Ce contrat encadre les droits territoriaux, les normes de présentation des produits et les conditions financières.

Franchise et licence de système. La franchise belge repose souvent sur une licence de marque combinée à un contrat de franchise proprement dit. Même lorsque le franchisé signe un contrat de franchise global, il est recommandé d'inclure une clause de licence de marque explicite pour clarifier les droits intellectuels accordés, leur durée et les conditions de résiliation.

Licence de marque pour une filiale étrangère ou un partenaire local. Une entreprise belge qui développe ses activités à l'international concède une licence de sa marque Benelux ou EUIPO à sa filiale locale ou à un distributeur étranger pour qu'il puisse commercialiser les produits de la marque sur le marché local. Le contrat de licence de marque définit les territoires autorisés, les classes de produits et les redevances applicables.

Valorisation d'une marque à fort potentiel auprès d'un partenaire industriel. Une startup ou PME belge qui a développé une marque à forte notoriété dans un secteur spécifique peut concéder une licence de marque à un grand groupe industriel (par exemple, une marque de produits alimentaires artisanaux à un groupe de distribution) pour générer des revenus de redevances tout en maintenant son indépendance et la propriété de sa marque.

Extension de gamme sous une marque sous licence. Un licencié déjà actif dans un secteur peut obtenir une licence pour utiliser une marque premium dans un segment de marché complémentaire (extension de marque). Le contrat de licence délimite précisément les classes de Nice autorisées et les territoires pour éviter tout empiètement sur les droits du titulaire ou de ses autres licenciés.

Protection lors de la vente d'une entreprise avec conservation de la marque. Lorsqu'un entrepreneur vend son activité commerciale (fonds de commerce) mais souhaite conserver la propriété de la marque, il peut concéder une licence de marque à l'acquéreur du fonds pour permettre la continuité de l'exploitation sous la marque pendant une période transitoire ou de manière permanente, avec une redevance encadrant les droits d'usage.

Que faut-il inclure dans votre Contrat de Licence de Marque Belgique ?

Le Contrat de Licence de Marque en Belgique comprend des clauses essentielles dont la précision détermine la solidité de la protection accordée et des obligations imposées.

Identification précise de la marque. Le contrat doit identifier la marque par son numéro d'enregistrement officiel (numéro OBPI/BBIE pour les marques Benelux, numéro EUIPO pour les marques de l'Union européenne), son libellé exact ou sa représentation graphique, les classes de Nice pour lesquelles elle est enregistrée, et la date d'expiration de l'enregistrement en cours. Cette précision évite toute ambiguïté sur l'objet de la licence et protège le licencié contre une licence portant sur une marque déchue ou expirée.

Territoire et exclusivité. La délimitation précise du territoire est essentielle dans le cadre Benelux (Belgique, Pays-Bas, Luxembourg) et UE. Pour une licence exclusive, le donneur de licence s'engage à ne concéder aucune autre licence et à ne pas utiliser lui-même la marque dans le territoire convenu. L'exclusivité peut être limitée par classe de produits, par canal de distribution ou par sous-territoire. La licence exclusive est inscrite au registre OBPI/BBIE (CBPI art. 2.32 §3) ou au registre EUIPO (art. 25 RMUE) pour être opposable aux tiers.

Clause de contrôle de qualité. La clause de contrôle de qualité est la clause la plus critique d'un contrat de licence de marque, car l'absence de contrôle effectif peut entraîner la déchéance de la marque pour dégénérescence (CBPI art. 2.26 §2 c). La clause doit définir : les normes de qualité minimales des produits ou services commercialisés sous la marque (référence à un cahier des charges, à des certifications, à des normes ISO ou sectorielles), le droit du donneur de licence à inspecter les locaux et produits du licencié, les obligations de reporting du licencié, et les sanctions en cas de non-conformité (mise en demeure, suspension de licence, résiliation).

Redevances et conditions de paiement. Le montant des redevances peut être fixe (forfait annuel indépendant du chiffre d'affaires), variable (pourcentage du chiffre d'affaires net généré sous la marque), combiné (minimum garanti + royalties proportionnelles) ou mixte. Les redevances de licence de marque transnationale peuvent être soumises à des retenues à la source (précompte mobilier belge de 30 % sur les revenus de propriété intellectuelle, réduit par les conventions préventives de double imposition). Depuis 2017, le régime IP Box belge (régime fiscal de déduction pour revenus de brevets et droits d'auteur, CIR art. 205/1 à 205/5) permet au donneur de licence résidant en Belgique de bénéficier d'une déduction de 85 % sur les revenus nets de licences de marques qualifiées.

Durée et renouvellement. La durée de la licence doit être cohérente avec la durée d'enregistrement de la marque (10 ans renouvelables, CBPI art. 2.14). Des clauses de renouvellement automatique (tacite reconduction) ou de renouvellement par accord exprès sont courantes. Pour les licences de longue durée, des clauses de révision des redevances indexées sur l'évolution du chiffre d'affaires ou de l'indice des prix à la consommation (IPC publié par Statbel) sont recommandées. Le modèle disponible sur forms-legal.com intègre les clauses de durée et de renouvellement conformes au droit belge.

Obligations d'utilisation. En droit Benelux (CBPI art. 2.23 bis), le titulaire d'une marque qui n'a pas fait un usage sérieux de la marque pendant cinq ans sans juste motif encourt la déchéance de sa marque. Dans une licence, les obligations d'utilisation effective du licencié doivent être définies pour s'assurer que la marque est effectivement exploitée dans le territoire concédé et évite la déchéance pour non-usage. Le licencié doit être tenu de commercialiser les produits ou services sous la marque de manière active pendant la durée de la licence.

Comment remplir votre Contrat de Licence de Marque Belgique

La rédaction d'un Contrat de Licence de Marque en Belgique requiert une vérification préalable de la validité de la marque et une définition précise des droits accordés.

Étape 1 - Vérification de la validité de la marque. Avant de concéder une licence, le donneur de licence doit vérifier l'état de la marque dans le registre OBPI/BBIE (via tmview.eu, la base de données commune des offices de marques européens) ou dans le registre EUIPO. Vérifiez que la marque est bien enregistrée, que l'enregistrement est en cours de validité (non expiré, non déchu pour non-usage), que les classes de Nice correspondent aux produits ou services que le licencié entend commercialiser, et qu'aucune opposition ou procédure de déchéance n'est pendante. Pour les marques Benelux, consultez également la base de données BOPEX de l'OBPI/BBIE pour les oppositions en cours.

Étape 2 - Identification précise des parties et vérification des pouvoirs. Vérifiez la dénomination sociale et le numéro BCE via le portail BCE (economie.fgov.be) et les pouvoirs de représentation du signataire via les statuts publiés au Moniteur belge. Pour le donneur de licence, vérifiez qu'il est bien titulaire de la marque (le registre OBPI/BBIE indique le nom du titulaire) et non seulement licencié lui-même d'un droit de sous-licence.

Étape 3 - Définition du territoire et de l'exclusivité. Définissez précisément le territoire géographique et les classes de produits ou services couverts par la licence. Si le licencié souhaite une exclusivité, assurez-vous que le donneur de licence n'a pas déjà concédé d'autres licences exclusives sur le même territoire et pour les mêmes classes. Après signature, procédez à l'inscription de la licence exclusive au registre OBPI/BBIE (formulaire disponible sur boip.int) ou au registre EUIPO.

Étape 4 - Rédaction de la clause de contrôle de qualité. La clause de contrôle de qualité est la clause la plus importante du contrat pour la protection de la marque. Elle doit définir des normes mesurables et vérifiables (références à des normes ISO, cahier des charges annexé au contrat, listes des matières premières ou fournisseurs approuvés) et des procédures de contrôle pratiques (visites d'inspection avec préavis raisonnable, droit d'accès aux locaux et aux registres, procédures d'échantillonnage). Assurez-vous que les normes sont réalistes et applicables pour le type d'activité du licencié.

Étape 5 - Détermination des redevances et régime fiscal. Déterminez le mode de calcul des redevances en tenant compte du régime fiscal belge applicable : les revenus de licences de marques perçus par un résident belge peuvent bénéficier du régime IP Box (déduction de 85 % sur les revenus nets de propriété intellectuelle qualifiée, CIR art. 205/1) si la marque satisfait aux conditions requises. Consultez un conseiller fiscal spécialisé pour optimiser la structure des redevances.

Étape 6 - Inscription au registre et signature. Faites inscrire la licence (notamment si elle est exclusive) au registre OBPI/BBIE ou EUIPO après la signature. Signez le contrat en deux exemplaires. Conservez les justificatifs de paiement des redevances et des contrôles de qualité effectués pour pouvoir démontrer l'usage sérieux de la marque et le contrôle qualité en cas de contestation ultérieure.

Erreurs courantes à éviter dans votre Contrat de Licence de Marque Belgique

Les erreurs suivantes fragilisent fréquemment les contrats de licence de marque conclus en Belgique et peuvent entraîner la perte de droits sur la marque ou des litiges coûteux.

Erreur 1 - Absence de contrôle de qualité effectif. Un contrat de licence de marque sans clause de contrôle de qualité effective, ou dont les clauses ne sont pas mises en œuvre dans la pratique, expose le titulaire au risque de déchéance de sa marque pour dégénérescence (CBPI art. 2.26 §2 c). Le Tribunal de l'entreprise de Bruxelles a prononcé la déchéance de marques Benelux dans des situations où le titulaire avait concédé des licences à de nombreux licenciés sans exercer aucun contrôle réel sur la qualité des produits commercialisés sous la marque. Mettez en place des procédures de contrôle annuelles avec documentation.

Erreur 2 - Non-inscription de la licence exclusive au registre OBPI/BBIE. Une licence exclusive non inscrite au registre OBPI/BBIE (CBPI art. 2.32 §3) n'est pas opposable aux tiers. Si le titulaire concède une deuxième licence sur le même territoire ou vend la marque à un tiers, ce tiers peut ignorer l'existence de la première licence si elle n'est pas inscrite. L'inscription est une formalité simple et peu coûteuse qui protège efficacement les droits du licencié exclusif.

Erreur 3 - Redevances fixées sans tenir compte du régime fiscal belge. Les redevances de licence de marque sont soumises à la TVA belge (21 %) pour les services fournis entre assujettis établis en Belgique, et au précompte mobilier belge pour les redevances payées à des titulaires non-résidents (à moins qu'une convention préventive de double imposition ne réduise ce taux). L'absence de vérification des implications fiscales peut entraîner des redressements de la part du SPF Finances.

Erreur 4 - Licence portant sur des classes de produits non enregistrées. Un contrat de licence qui autorise le licencié à utiliser la marque pour des produits ou services non couverts par l'enregistrement de la marque expose le licencié à des actions en contrefaçon de la part de tiers titulaires de marques similaires dans ces classes. Vérifiez systématiquement que l'enregistrement de la marque couvre bien les classes de Nice correspondant aux produits ou services que le licencié entend commercialiser.

Erreur 5 - Absence de clause sur la gestion des actions en contrefaçon. Sans clause spécifique, la gestion des actions en contrefaçon par des tiers peut devenir une source de litiges entre le titulaire et le licencié. Précisez dans le contrat : qui a l'obligation d'initier les actions en contrefaçon, qui en supporte les coûts, comment les dommages-intérêts obtenus sont partagés, et les obligations de coopération entre les parties. En droit Benelux, le licencié exclusif inscrit peut agir en contrefaçon directement si le titulaire n'agit pas lui-même dans un délai raisonnable après notification (CBPI art. 2.32 §4).

Questions Fréquentes

Modèle référencé aux textes légaux — Modèle modifié pour la dernière fois en juin 2026

Ce modèle est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil juridique. Les lois varient selon la juridiction et évoluent avec le temps. Consultez un avocat qualifié pour obtenir des conseils adaptés à votre situation.Clause de non-responsabilité complète

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