Notification de Fin de CDD (Non-Renouvellement) France
[Employeur Nom]
SIREN : [Employeur Siren]
[Employeur Adresse]
[Salarie Nom]
[Salarie Adresse]
[Lieu Lettre], le [Date Lettre]
Lettre recommandée avec accusé de réception
Objet : Non-renouvellement de votre contrat à durée déterminée arrivant à terme le [Date Terme C D D]
Référence légale : Articles L1243-1 et L1243-5 du Code du travail
Madame, Monsieur [Salarie Nom],
Nous vous rappelons que votre contrat à durée déterminée en qualité de [Salarie Poste], conclu le [Date Debut C D D] pour le motif « [Motif C D D] », arrive à son terme le [Date Terme C D D] conformément à l'article L1243-1 du Code du travail.
Nous vous informons par la présente que ce contrat ne sera pas renouvelé.
En application de l'article L1243-8 du Code du travail, une indemnité de fin de contrat (indemnité de précarité) est due : [Indemnite Precarite]. Montant : [Montant Indemnite Precarite].
Les documents suivants vous seront remis le [Date Remise Documents] :
— Le solde de tout compte (art. L1234-20 Code du travail)
— Le certificat de travail (art. L1234-19 Code du travail)
— L'attestation destinée à France Travail (art. R1234-9 Code du travail)
Nous vous remercions de votre collaboration et vous souhaitons pleine réussite dans vos prochaines démarches professionnelles.
Veuillez agréer, Madame, Monsieur, l'expression de nos salutations distinguées.
[Signataire Name]
Pour [Employeur Nom]
(Signature)
L'Employeur (ou représentant habilité)
________________
Signature
Qu'est-ce qu'un Notification de Fin de CDD (Non-Renouvellement) France ?
La Notification de Fin de CDD (Non-Renouvellement) est, en droit français, une notification de Fin de CDD et Non-Renouvellement. Elle est régie par Code du travail art. L1243-5. Il fixe les fonctions, la rémunération, la durée du travail, les congés et la procédure de rupture liant l'employeur et le salarié.
La Notification de Fin de CDD (Non-Renouvellement) en France revêt une importance juridique et pratique particulière dans plusieurs situations. Lorsque le CDD comportait une clause de renouvellement automatique (le contrat se reconduit automatiquement à son terme sauf dénonciation de l'une ou l'autre partie), l'employeur qui ne souhaite pas renouveler le contrat doit notifier formellement sa décision de non-renouvellement avant le terme, dans le délai prévu par la clause de renouvellement ou, à défaut, dans un délai raisonnable permettant au salarié de s'organiser. Lorsque le CDD prévoyait une succession de renouvellements tacites, la notification formelle de non-renouvellement permet d'éviter toute ambiguïté sur la volonté de l'employeur de mettre fin à la relation de travail.
Le cadre juridique de la fin de CDD en France s'articule autour de l'article L1243-1 du Code du travail (principe de l'interdiction de rompre le CDD avant son terme sauf exceptions), de l'article L1243-5 (rupture du CDD à son terme), de l'article L1243-8 (indemnité de fin de contrat, dite de précarité, de 10% du total de la rémunération brute versée pendant le contrat), de l'article L1243-10 (cas d'exclusion de l'indemnité de précarité), et des articles L1234-19 à L1234-21 (documents de fin de contrat obligatoires). La jurisprudence de la Cour de cassation a précisé (Cass. soc. 5 mars 2014, n°12-22.422) que le refus de renouvellement d'un CDD par l'employeur ne constitue pas un licenciement et n'ouvre pas droit aux indemnités de licenciement.
L'indemnité de fin de contrat (indemnité de précarité) est due au salarié en CDD à l'issue du contrat, sauf dans les cas d'exclusion prévus par l'article L1243-10 du Code du travail et par certaines conventions collectives. L'indemnité est égale à 10% du total de la rémunération brute versée pendant le CDD, incluant les salaires, les primes liées au contrat de travail, les heures supplémentaires. Cette indemnité vise à compenser le caractère précaire de l'emploi en CDD. Elle n'est pas due dans les cas suivants : CDD transformé en CDI à son terme (article L1243-11), CDD d'insertion dans le secteur de l'économie sociale et solidaire, CDD dans le cadre d'un complément de formation professionnelle ou d'apprentissage, CDD saisonnier, CDD rompu à l'initiative du salarié par démission, CDD rompu d'un commun accord, CDD rompu pour faute grave ou lourde du salarié.
La notification de fin de CDD doit également rappeler au salarié ses droits aux documents de fin de contrat : le solde de tout compte, le certificat de travail, et l'attestation France Travail (ex Pôle Emploi, renommé par la Loi n°2023-1196 du 18 décembre 2023 dite Plein emploi). La DREETS (Direction Régionale de l'Économie, de l'Emploi, du Travail et des Solidarités) peut contrôler les conditions de rupture des CDD, notamment en cas de litige sur le calcul de l'indemnité de précarité ou sur la qualification de la rupture.
Quand avez-vous besoin d'un Notification de Fin de CDD (Non-Renouvellement) France ?
La Notification de Fin de CDD (Non-Renouvellement) en France est recommandée ou nécessaire dans plusieurs situations. Voici les principales situations justifiant l'envoi d'une notification de fin de CDD.
CDD avec clause de renouvellement automatique non souhaité. Lorsque le CDD comporte une clause de renouvellement automatique (tacite reconduction), l'employeur qui ne souhaite pas renouveler le contrat doit notifier formellement sa décision avant le terme du contrat, dans le délai stipulé par la clause ou dans un délai raisonnable. À défaut de notification dans ce délai, le contrat peut se renouveler automatiquement selon les termes de la clause, engageant juridiquement l'employeur pour une nouvelle période.
Fin d'un CDD long de remplacement. Lorsqu'un salarié a été employé en CDD pendant une longue période (plus de 6 mois) pour remplacer un salarié absent, la notification formelle de fin de contrat est recommandée pour clarifier la situation et permettre au salarié de préparer sa transition professionnelle. La DREETS vérifie que les CDD de remplacement ne constituent pas des emplois permanents déguisés.
Non-renouvellement après plusieurs périodes de renouvellement successives. Lorsqu'un CDD a fait l'objet d'un ou plusieurs renouvellements successifs (dans la limite légale de deux renouvellements selon l'article L1243-13 du Code du travail), le non-renouvellement à l'issue du dernier terme doit être formellement notifié pour éviter toute ambiguïté sur la volonté de l'employeur.
Fin de CDD saisonnier récurrent. Dans les secteurs à forte saisonnalité (hôtellerie-restauration, agriculture, tourisme, commerce de détail), les CDD saisonniers sont renouvelés année après année selon les besoins. Même si le salarié saisonnier ne peut pas revendiquer un droit au renouvellement automatique (sauf clause conventionnelle spécifique dans la convention HCR IDCC 1979), l'envoi d'une notification formelle de fin de contrat avant le terme de la saison est une bonne pratique RH.
Fin de CDD lié à un contrat client ou à un projet. Lorsqu'un salarié a été embauché en CDD pour la durée d'un contrat client ou d'un projet (motif de recours prévu à l'article L1242-2 du Code du travail), la notification de fin de CDD correspond à la fin du projet ou du contrat client et permet au salarié d'anticiper sa reconversion professionnelle.
Fin de CDD dans le cadre d'un accord de branche autorisant les CDD à usage. Dans certaines branches professionnelles (spectacle vivant, audiovisuel, production cinématographique), les accords de branche autorisent des CDD d'usage dont le terme correspond à la fin de chaque engagement ou production. La notification de fin de CDD est systématiquement recommandée pour documenter la fin de chaque relation de travail.
CDD transformé en CDI ou non renouvelé après évaluation de la période probatoire. Lorsqu'un CDD a été conclu dans l'intention explicite de l'employeur de transformer le contrat en CDI à son terme (après une période d'évaluation), la notification de non-renouvellement sans transformation en CDI doit être formalisée pour éviter que le salarié puisse prétendre à une embauche définitive sur la base de promesses verbales.
Que faut-il inclure dans votre Notification de Fin de CDD (Non-Renouvellement) France ?
La Notification de Fin de CDD (Non-Renouvellement) en France doit comporter plusieurs éléments essentiels pour informer clairement le salarié et se conformer aux exigences légales. Voici les composantes indispensables.
Identification complète des parties. La notification doit identifier clairement l'employeur (dénomination sociale, forme juridique, numéro SIREN, adresse du siège social, nom et qualité du signataire habilité) et le salarié en CDD (nom, prénom, poste occupé, service ou département, date de début du CDD). Cette identification précise est essentielle pour la validité de la notification.
Rappel des caractéristiques du CDD. La notification doit rappeler les caractéristiques du CDD arrivant à terme : date de début du contrat, date de terme (ou terme incertain pour les CDD à terme incertain), motif de recours au CDD (remplacement d'un salarié absent, accroissement temporaire d'activité, contrat saisonnier, contrat d'usage selon l'article L1242-2 du Code du travail), durée totale incluant les éventuels renouvellements déjà effectués. Ce rappel permet au salarié de vérifier que la durée maximale légale du CDD n'a pas été dépassée (18 mois en général, 24 mois avec renouvellements, 9 mois pour les CDD de remplacement urgent en attente de poste).
Notification formelle du non-renouvellement. La notification doit indiquer clairement que le contrat prendra fin à la date de son terme et ne sera pas renouvelé. La formulation doit être non équivoque pour éviter que le salarié puisse prétendre avoir été induit en erreur sur la volonté de l'employeur. Mentionnez clairement que le non-renouvellement ne constitue pas un licenciement et n'ouvre pas droit aux indemnités de licenciement.
Rappel de l'indemnité de fin de contrat (précarité) de 10%. La notification doit informer le salarié de son droit à l'indemnité de fin de contrat (dite de précarité) prévue par l'article L1243-8 du Code du travail. Cette indemnité est égale à 10% du total de la rémunération brute versée pendant le CDD. Précisez le montant approximatif si calculable à la date de la notification, ou indiquez qu'il sera calculé et versé avec le solde de tout compte à l'expiration du contrat. Les modèles disponibles sur forms-legal.com intègrent le calcul automatique de cette indemnité selon les données du contrat. Voir aussi la Lettre d'Offre d'Emploi (Promesse d'Embauche) si l'employeur envisage une réembauche en CDI après la fin du CDD, et le Contrat de Travail à Durée Indéterminée (CDI) pour la transformation du CDD en CDI.
Rappel des documents de fin de contrat. La notification doit informer le salarié qu'à l'expiration du contrat, l'employeur lui remettra les documents de fin de contrat obligatoires selon les articles L1234-19 à L1234-21 du Code du travail : le solde de tout compte signé incluant l'indemnité de précarité et l'indemnité compensatrice de congés payés non pris, le certificat de travail mentionnant la durée totale du contrat et la nature de l'emploi, et l'attestation France Travail pour l'ouverture des droits à l'Allocation de Retour à l'Emploi (ARE) si le salarié remplit les conditions d'ancienneté requises (généralement 4 mois de travail sur les 28 derniers mois selon la convention France Travail).
Délai de prévenance recommandé. Bien que le Code du travail n'impose pas de délai de prévenance spécifique pour informer le salarié de la fin de son CDD (le contrat prend fin automatiquement à son terme), il est recommandé d'envoyer la notification au moins 2 à 4 semaines avant le terme pour permettre au salarié de préparer sa transition professionnelle. Certaines conventions collectives prévoient un délai de prévenance obligatoire.
Signature du représentant habilité. La notification doit être signée par la personne ayant qualité pour engager l'employeur dans les actes de gestion du personnel (président de SAS, gérant de SARL, DRH avec délégation de pouvoir).
Comment remplir votre Notification de Fin de CDD (Non-Renouvellement) France
La Notification de Fin de CDD (Non-Renouvellement) en France se rédige avec clarté et rigueur. Voici les étapes à suivre.
Étape 1 - Vérifier le terme et la durée maximale du CDD. Avant de notifier la fin du CDD, vérifiez que la durée totale du contrat (incluant les renouvellements) ne dépasse pas les maxima légaux : 18 mois pour un CDD standard, 24 mois pour un CDD d'accroissement temporaire d'activité, 9 mois pour un CDD de remplacement urgent en attente de recrutement d'un salarié (article L1242-8-1 du Code du travail). Si la durée maximale est dépassée, le CDD peut être requalifié en CDI par le Conseil de prud'hommes (article L1245-1 du Code du travail).
Étape 2 - Calculer l'indemnité de précarité. Calculez le montant de l'indemnité de fin de contrat (10% du total de la rémunération brute versée pendant le CDD, article L1243-8). Vérifiez que le salarié n'est pas dans l'un des cas d'exclusion de l'indemnité (CDD transformé en CDI, CDD saisonnier, CDD d'usage, CDD rompu pour faute grave, CDD conclu dans le cadre d'une politique d'emploi spécifique). La convention collective de branche peut prévoir un taux inférieur à 10% pour certains types de CDD (article L1243-9 du Code du travail permet un taux conventionnel minimum de 6% en contrepartie de mesures de formation professionnelle pour le salarié).
Étape 3 - Renseigner les coordonnées de l'employeur. Indiquez la dénomination sociale complète, la forme juridique, le numéro SIREN, le siège social, et les coordonnées du signataire habilité.
Étape 4 - Renseigner les coordonnées du salarié. Indiquez le nom, prénom, poste, service, et adresse du salarié. Si le salarié est en télétravail ou dans un autre établissement, précisez son lieu de travail habituel.
Étape 5 - Rappeler les caractéristiques du CDD. Rappellez la date de début du CDD, sa durée initiale, les renouvellements éventuels, le motif de recours au CDD, et la date de terme. Ce rappel permet au salarié de vérifier que le terme est correct et que la durée maximale légale n'a pas été dépassée.
Étape 6 - Notifier clairement le non-renouvellement. Rédigez une notification claire et non équivoque du non-renouvellement du contrat : Nous vous informons par la présente que votre contrat à durée déterminée prendra fin à son terme, le [date], et ne sera pas renouvelé. Évitez les formulations ambiguës qui pourraient laisser croire au salarié qu'un renouvellement est possible.
Étape 7 - Informer de l'indemnité de précarité et des documents de fin de contrat. Informez le salarié de son droit à l'indemnité de précarité de 10% (en précisant le montant approximatif si calculable) et des documents de fin de contrat qui lui seront remis à l'expiration du contrat. Ces informations permettent au salarié de vérifier que ses droits sont bien respectés.
Étape 8 - Envoyer la notification avec délai suffisant. Envoyez la notification par lettre recommandée avec accusé de réception (LRAR) ou remettez-la en main propre contre décharge, au moins 2 à 4 semaines avant le terme du contrat. Conservez l'accusé de réception dans le dossier du salarié.
Exigences juridiques pour Notification de Fin de CDD (Non-Renouvellement) France
La Notification de Fin de CDD (Non-Renouvellement) en France est soumise à plusieurs exigences légales. Voici les obligations à respecter.
Principe de la fin automatique du CDD à son terme. Conformément à l'article L1243-5 du Code du travail, le CDD prend fin automatiquement à son terme sans nécessité de procédure particulière. L'employeur n'est pas obligé de notifier formellement la fin du CDD, sauf si la clause de renouvellement automatique ou la convention collective l'impose. Toutefois, la notification formelle est une bonne pratique RH qui permet d'éviter les malentendus sur la poursuite ou non de la relation de travail.
Interdiction de rompre le CDD avant son terme. L'article L1243-1 du Code du travail pose le principe de l'interdiction de rompre un CDD avant son terme, sauf dans les cas suivants : accord des deux parties (rupture conventionnelle du CDD), faute grave du salarié, force majeure, inaptitude médicale constatée par le médecin du travail, embauche du salarié en CDI dans une autre entreprise. La rupture du CDD avant son terme pour un motif non prévu par la loi expose l'employeur à des dommages-intérêts correspondant aux salaires restant à courir jusqu'au terme (article L1243-4 du Code du travail).
Indemnité de fin de contrat (précarité) de 10%. L'article L1243-8 du Code du travail impose à l'employeur de verser au salarié, à l'issue du CDD, une indemnité de fin de contrat égale à 10% du total de la rémunération brute versée pendant le contrat. Cette indemnité vise à compenser le caractère précaire de l'emploi en CDD. Elle est calculée sur la base du total de la rémunération brute (salaire de base + primes liées au contrat de travail + heures supplémentaires), à l'exclusion de certains éléments comme l'indemnité de congés payés, les remboursements de frais professionnels, et les avantages en nature. La convention collective peut prévoir un taux minimum inférieur à 10% (pas moins de 6% selon l'article L1243-9) en contrepartie de mesures équivalentes de formation professionnelle.
Cas d'exclusion de l'indemnité de précarité. L'article L1243-10 du Code du travail prévoit des cas dans lesquels l'indemnité de précarité n'est pas due : 1) Le salarié refuse la conclusion d'un CDI à l'issue du CDD, pour occuper le même emploi ou un emploi similaire assorti d'une rémunération au moins équivalente. 2) Le contrat est rompu à l'initiative du salarié (démission du CDD, ce qui est rare), sauf disposition conventionnelle contraire. 3) Le contrat est rompu pour faute grave du salarié. 4) Le contrat est un CDD de formation ou d'apprentissage. 5) Le contrat est un CDD saisonnier dans une entreprise où les usages permettent les CDD saisonniers. La jurisprudence de la Cour de cassation (Cass. soc. 6 novembre 2013, n°12-18.513) a précisé que le refus d'un CDI par le salarié doit être prouvé par l'employeur pour être opposable.
Documents de fin de contrat obligatoires. À l'expiration du CDD, l'employeur doit obligatoirement remettre au salarié : le solde de tout compte signé (article L1234-20 du Code du travail), le certificat de travail (article L1234-19), et l'attestation France Travail pour l'ouverture des droits à l'ARE. Ces documents doivent être remis le dernier jour de travail du salarié. Le défaut de remise dans les délais peut empêcher le salarié de s'inscrire à France Travail et engager la responsabilité de l'employeur (Cass. soc. 28 octobre 2015, n°14-17.781).
Erreurs courantes à éviter dans votre Notification de Fin de CDD (Non-Renouvellement) France
La Notification de Fin de CDD (Non-Renouvellement) en France comporte plusieurs erreurs récurrentes. Voici les erreurs à éviter.
Erreur 1 - Dépasser la durée maximale du CDD avant de notifier la fin. Si la durée totale du CDD (incluant les renouvellements) dépasse les maxima légaux (18 ou 24 mois selon le motif), le contrat est automatiquement requalifié en CDI par le Conseil de prud'hommes (article L1245-1 du Code du travail). La notification de fin de CDD dans ce cas est inopérante : l'employeur devra soit maintenir le salarié en CDI soit l'indemniser comme s'il s'agissait d'un licenciement sans cause réelle et sérieuse. Vérifiez toujours la durée totale avant d'envoyer la notification de fin.
Erreur 2 - Ne pas verser l'indemnité de précarité. L'indemnité de fin de contrat de 10% est obligatoire et doit être versée avec le solde de tout compte à l'expiration du CDD. Le défaut de versement expose l'employeur à une action en remboursement devant le Conseil de prud'hommes avec intérêts de retard et dommages-intérêts complémentaires. Vérifiez les cas d'exclusion avant de décider de ne pas verser l'indemnité.
Erreur 3 - Rompre le CDD avant son terme sans motif légal. La rupture anticipée d'un CDD pour un motif non prévu par la loi (fin du projet avant le terme, baisse d'activité, insatisfaction du salarié) expose l'employeur à des dommages-intérêts correspondant aux salaires restant à courir jusqu'au terme du CDD. En cas de nécessité de rupture anticipée, l'accord amiable (rupture conventionnelle du CDD) est la meilleure solution.
Erreur 4 - Confondre fin de CDD et licenciement. La fin d'un CDD à son terme n'est pas un licenciement et ne nécessite pas de procédure disciplinaire (entretien préalable, lettre de licenciement). En revanche, la rupture anticipée d'un CDD avant son terme pour motif disciplinaire (faute grave) doit respecter la procédure disciplinaire complète (convocation à entretien préalable, tenue de l'entretien, notification de la rupture).
Erreur 5 - Oublier de remettre l'attestation France Travail. L'attestation France Travail est un document obligatoire que l'employeur doit remettre au salarié à la fin de tout contrat de travail (CDI ou CDD). Le défaut de remise peut empêcher le salarié de s'inscrire à France Travail et d'ouvrir ses droits à l'ARE, engageant la responsabilité de l'employeur.
Erreur 6 - Prétendre que le salarié a refusé un CDI sans en apporter la preuve. L'exclusion de l'indemnité de précarité pour refus d'un CDI par le salarié (article L1243-10 du Code du travail) ne s'applique que si l'employeur peut prouver que l'offre de CDI a bien été faite au salarié, pour le même emploi ou un emploi similaire, et que le salarié l'a refusée. Sans preuve écrite du refus, l'employeur ne peut pas invoquer cette exclusion. Formalisez toujours l'offre de CDI et le refus éventuel par écrit.
Erreur 7 - Confondre CDD à terme certain et CDD à terme incertain. Le CDD à terme incertain (dont la fin dépend d'un événement précis mais de durée incertaine, par exemple le retour d'un salarié absent) prend fin à la réalisation de l'événement. Lorsque l'événement se produit, l'employeur doit informer le salarié dans les meilleurs délais (quelques jours) de la fin imminente du contrat. L'absence d'information dans un délai raisonnable peut être interprétée comme une promesse de maintien du salarié et entraîner une requalification en CDI.
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}Questions Fréquentes
Non, l'employeur n'est pas légalement obligé de notifier formellement la fin d'un CDD à terme certain. Conformément à l'article L1243-5 du Code du travail, le CDD prend fin automatiquement à la date prévue dans le contrat, sans qu'aucune notification particulière ne soit requise de la part de l'employeur. Le salarié sait depuis le début de son contrat quelle est la date de fin prévue et peut donc anticiper sa situation. Toutefois, dans plusieurs situations, l'envoi d'une notification formelle de fin de CDD est recommandé ou obligatoire : si le CDD comporte une clause de renouvellement automatique, l'employeur qui ne souhaite pas renouveler le contrat doit notifier son intention dans le délai prévu par la clause de renouvellement ou dans un délai raisonnable avant le terme ; si la convention collective applicable prévoit un délai de prévenance spécifique pour informer le salarié de la fin de son CDD (certaines conventions prévoient 1 à 2 mois de prévenance pour les CDD longs) ; si le CDD est un CDD à terme incertain (dont la durée dépend de la réalisation d'un événement), l'employeur doit informer le salarié dès que l'événement se produit et que la fin du contrat est imminente. En dehors de ces situations spécifiques, la notification formelle reste une bonne pratique RH qui permet d'informer clairement le salarié, de lui rappeler ses droits (indemnité de précarité, documents de fin de contrat, France Travail) et d'éviter tout malentendu sur la volonté de l'employeur.
L'indemnité de fin de contrat, communément appelée indemnité de précarité, est prévue par l'article L1243-8 du Code du travail. Elle est calculée sur la base de 10% du total de la rémunération brute versée pendant la durée du CDD. Le calcul s'effectue de la façon suivante. Base de calcul : total de la rémunération brute incluant le salaire de base brut de chaque mois de travail, les primes liées à l'activité ou au contrat de travail (prime d'habillage, prime de nuit, prime de danger, etc.), les heures supplémentaires effectuées et payées, les éventuels majorations ou compléments de salaire directement liés à l'exécution du contrat. Base excluant : les indemnités de congés payés (déjà incluses dans le 10% ou versées séparément), les remboursements de frais professionnels (déplacements, repas, hébergement), les avantages en nature non monétaires, les primes de participation et d'intéressement (qui ne sont pas liées à l'exécution du contrat au sens strict). Exemple de calcul : CDD de 6 mois avec salaire brut de 2 000 €/mois = total brut 12 000 €. Indemnité de précarité = 10% × 12 000 € = 1 200 €. La convention collective peut prévoir un taux minimum inférieur à 10% (pas moins de 6% selon l'article L1243-9) en contrepartie d'accès à des mesures de formation professionnelle équivalentes. L'indemnité de précarité est soumise aux cotisations sociales et à l'impôt sur le revenu. Elle est versée avec le solde de tout compte à l'expiration du CDD.
Oui, le salarié dont le CDD arrive à son terme peut prétendre à l'Allocation de Retour à l'Emploi (ARE) versée par France Travail (ex Pôle Emploi, renommé par la Loi n°2023-1196 du 18 décembre 2023 dite Plein emploi), sous réserve de remplir les conditions d'ouverture de droits. Conditions principales : avoir travaillé suffisamment longtemps pour ouvrir des droits (règle d'affiliation) : en 2026, le salarié doit justifier d'au moins 6 mois (130 jours ou 910 heures) de travail dans les 24 derniers mois (36 mois pour les salariés âgés de 53 ans et plus). Les droits peuvent être constitués par l'accumulation de plusieurs CDD successifs, même chez plusieurs employeurs différents. L'attestation France Travail remise par l'employeur à la fin du CDD est le document essentiel permettant à France Travail de calculer les droits du salarié. Ne pas remettre ce document expose l'employeur à des dommages-intérêts. Le salarié doit s'inscrire à France Travail dans les 12 mois suivant la fin du CDD pour pouvoir percevoir l'ARE. L'ARE est calculée sur la base du salaire journalier de référence (SJR) déterminé à partir des salaires des 24 derniers mois (ou 36 mois pour les 53 ans et plus). Le montant de l'ARE représente environ 57 à 75% du SJR selon le niveau de rémunération. La durée d'indemnisation est égale à la durée d'affiliation dans la limite de 18 mois (27 mois pour les 53 ans et plus, 36 mois pour les 55 ans et plus). Le salarié en CDD a les mêmes droits à l'ARE qu'un salarié licencié en CDI, à condition de remplir les conditions d'affiliation.
Conformément à l'article L1243-13 du Code du travail, un CDD peut être renouvelé deux fois, dans la limite de la durée maximale autorisée pour le type de CDD concerné. Le renouvellement doit être prévu dans le contrat initial ou faire l'objet d'un avenant conclu avant le terme du contrat. La durée maximale du CDD, renouvellements compris, est de 18 mois en règle générale, et de 24 mois pour les CDD d'accroissement temporaire d'activité ayant pour terme de la réalisation d'un objet défini. Pour les CDD saisonniers et les CDD conclus dans certains secteurs d'activité définis par accord de branche, les durées et le nombre de renouvellements peuvent être différents. Exemples pratiques : CDD initial de 6 mois + 1er renouvellement de 6 mois + 2e renouvellement de 6 mois = 18 mois maximum. CDD initial de 12 mois + 1er renouvellement de 6 mois = 18 mois maximum (pas de 2e renouvellement possible). CDD initial de 8 mois + 1er renouvellement de 8 mois = 16 mois (il reste 2 mois disponibles pour un 2e renouvellement). Si l'employeur dépasse le nombre de renouvellements autorisés ou la durée maximale, le CDD est automatiquement requalifié en CDI par le Conseil de prud'hommes (article L1245-1 du Code du travail). La requalification en CDI donne droit au salarié à une indemnité de requalification équivalente à 1 mois de salaire minimum, en plus des indemnités de licenciement si la relation de travail est ensuite rompue.
La requalification d'un CDD en CDI par le Conseil de prud'hommes se produit dans plusieurs cas : dépassement du nombre maximal de renouvellements (2 renouvellements au maximum selon l'article L1243-13), dépassement de la durée maximale autorisée (18 ou 24 mois selon le motif), absence de motif valide de recours au CDD (utilisation du CDD pour pourvoir un emploi lié à l'activité normale et permanente de l'entreprise), motif de recours absent ou erroné dans le contrat, défaut de transmission du CDD au salarié dans les 2 jours ouvrables suivant l'embauche (article L1242-13), succession de CDD pour le même poste sans respect des délais de carence (article L1244-3). La requalification en CDI a les conséquences suivantes : le salarié est considéré comme ayant été en CDI depuis le début de la relation de travail, et sa rupture est donc un licenciement ; le salarié a droit à l'indemnité de requalification correspondant à 1 mois de salaire minimum (article L1245-2), en sus de toutes les indemnités de licenciement (indemnité légale ou conventionnelle de licenciement, indemnité compensatrice de préavis, indemnité compensatrice de congés payés) ; le salarié peut demander la poursuite du CDI si l'employeur n'a pas encore prononcé le licenciement. Le salarié dispose d'un délai de 2 ans à compter de la fin du CDD pour saisir le Conseil de prud'hommes en requalification (article L1471-1 du Code du travail). L'employeur doit donc conserver tous les documents justifiant le motif de recours et la régularité de chaque CDD pendant au moins 2 ans après la fin du contrat.
Ce modèle est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil juridique. Les lois varient selon la juridiction et évoluent avec le temps. Consultez un avocat qualifié pour obtenir des conseils adaptés à votre situation.Clause de non-responsabilité complète
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Lettre d'Avertissement Employé France
Modèle de Lettre d'Avertissement Employé conforme au Code du travail français art. L1331-1 et L1332-2. Sanction disciplinaire écrite, motivation des faits reprochés, sans entretien préalable obligatoire.
Lettre de Convocation à Entretien Préalable au Licenciement France
Modèle de Lettre de Convocation à Entretien Préalable au Licenciement conforme au Code du travail français art. L1232-2 à L1232-4. Délai minimum 5 jours ouvrables, assistance salarié, objet convocation.
Lettre de Démission France
Modèle de Lettre de Démission conforme au Code du travail français article L1237-1. Notification du préavis, demande de dispense, congés payés, solde de tout compte, certificat de travail, attestation France Travail.
Lettre de Licenciement pour Cause Réelle et Sérieuse France
Modèle de Lettre de Licenciement pour Cause Réelle et Sérieuse en France conforme au Code du travail article L1232-6. Notification après entretien préalable, motifs précis, préavis, indemnité légale, recours prud'homal 12 mois.