Lettre de Convocation à Entretien Préalable au Licenciement France
[Employeur Nom]
[Employeur Adresse]
[Salarie Nom]
[Salarie Adresse]
[Lieu Lettre], le [Date Lettre]
Lettre recommandée avec accusé de réception
Objet : Convocation à entretien préalable en vue d'une éventuelle mesure disciplinaire
Référence légale : Articles L1232-2, L1232-3 et L1232-4 du Code du travail
Madame, Monsieur [Salarie Nom],
Nous avons l'honneur de vous convoquer à un entretien préalable en vue d'une éventuelle mesure disciplinaire vous concernant, dans votre qualité de [Salarie Poste].
Cet entretien aura lieu le [Date Entretien] à [Heure Entretien], au [Lieu Entretien], situé [Adresse Lieu Entretien].
Conformément à l'article L1232-4 du Code du travail, vous avez la possibilité de vous faire assister lors de cet entretien par une personne de votre choix appartenant au personnel de l'entreprise.
Si l'entreprise ne dispose pas d'institutions représentatives du personnel, vous pouvez également vous faire assister par un conseiller du salarié inscrit sur la liste dressée par le préfet du département de [Departement D R E S S], consultable à la DREETS et dans les mairies de ce département.
Nous vous précisons que la mise à pied conservatoire est prononcée : [Mise A Pied Conservatoire]. Si oui, vous êtes dispensé(e) d'exécuter votre prestation de travail à compter de ce jour et jusqu'à la notification de notre décision, votre rémunération étant maintenue pendant cette période si la sanction prononcée n'est pas un licenciement pour faute grave.
Nous attirons votre attention sur le fait que les motifs de cette convocation vous seront exposés lors de l'entretien.
Nous vous prions d'agréer, Madame, Monsieur, l'expression de nos salutations distinguées.
[Signataire Name]
Pour [Employeur Nom]
(Signature)
L'Employeur (ou représentant habilité)
________________
Signature
Qu'est-ce qu'un Lettre de Convocation à Entretien Préalable au Licenciement France ?
La lettre de convocation à entretien préalable est, en droit français, l'acte qui informe le salarié de la mesure de licenciement envisagée et fixe l'entretien préalable, régie par les articles L1232-2 à L1232-4 du Code du travail.
La Lettre de Convocation à Entretien Préalable au Licenciement en France doit obligatoirement indiquer l'objet de la convocation (la sanction envisagée, sans en préciser les motifs dans la lettre), la date, l'heure et le lieu de l'entretien préalable, ainsi que la possibilité pour le salarié de se faire assister par une personne de son choix appartenant au personnel de l'entreprise ou, en l'absence d'institutions représentatives du personnel dans l'entreprise, par un conseiller du salarié extérieur à l'entreprise (article L1232-4 du Code du travail). La convocation doit être envoyée au salarié par lettre recommandée avec accusé de réception (LRAR) ou remise en main propre contre décharge, suffisamment à l'avance pour respecter le délai légal.
Le cadre juridique de la convocation à entretien préalable s'articule autour de l'article L1232-2 du Code du travail (obligation de convoquer le salarié par LRAR ou remise en main propre), de l'article L1232-3 (délai minimum de 5 jours ouvrables entre la présentation de la lettre et la tenue de l'entretien), de l'article L1232-4 (droit d'assistance du salarié par un représentant du personnel ou un conseiller extérieur), et des articles L1235-2 (indemnité pour procédure irrégulière) et L1235-3 (barème Macron pour licenciement sans cause réelle et sérieuse, introduit par l'ordonnance n°2017-1387 du 22 septembre 2017). Ces textes doivent être appliqués conjointement avec les dispositions de la convention collective de branche applicable, qui peut prévoir des délais ou des formalités supplémentaires.
La Lettre de Convocation à Entretien Préalable au Licenciement doit être distinguée de la notification du licenciement elle-même. La convocation est l'invitation à l'entretien préalable, sans que l'employeur ait encore pris de décision définitive sur la sanction. La notification du licenciement intervient ultérieurement, après la tenue de l'entretien et dans un délai minimum de 2 jours ouvrables après la date de l'entretien (article L1232-6 du Code du travail), sous forme de lettre recommandée avec accusé de réception énonçant les motifs du licenciement. La Cour de cassation a précisé (Cass. soc. 25 novembre 2003, n°01-43.562) que l'employeur qui se prend seul une décision de licenciement avant même de tenir l'entretien préalable commet une irrégularité de procédure, même si l'entretien est formellement tenu.
La convocation à entretien préalable est obligatoire pour toutes les sanctions disciplinaires ayant une incidence sur la présence, la carrière, la rémunération ou les avantages du salarié : licenciement disciplinaire, licenciement économique, licenciement pour insuffisance professionnelle, mise à pied disciplinaire (qui prive le salarié de rémunération), rétrogradation (qui modifie les fonctions et le salaire). La DREETS (Direction Régionale de l'Économie, de l'Emploi, du Travail et des Solidarités, ex-DIRECCTE) peut contrôler les procédures de licenciement, notamment pour les salariés protégés qui nécessitent en sus l'autorisation de l'Inspecteur du travail (article L2411-1 et suivants du Code du travail).
Quand avez-vous besoin d'un Lettre de Convocation à Entretien Préalable au Licenciement France ?
La Lettre de Convocation à Entretien Préalable au Licenciement en France est nécessaire dans toutes les situations où l'employeur envisage de prononcer un licenciement ou une sanction disciplinaire grave. Voici les principales situations justifiant l'envoi d'une convocation à entretien préalable.
Licenciement pour cause réelle et sérieuse (motif personnel). Lorsque l'employeur envisage de licencier un salarié pour un motif personnel (insuffisance de résultats non fautive, insuffisance professionnelle, non-respect persistant des obligations contractuelles après avertissements, absences répétées perturbant le fonctionnement de l'entreprise), la convocation à entretien préalable est obligatoire. La cause réelle et sérieuse ne nécessite pas de faute grave : elle peut être fondée sur une inadaptation au poste, une incompatibilité d'humeur avérée, ou une inaptitude non médicale.
Licenciement pour faute grave. Lorsque le salarié a commis une faute d'une particulière gravité (vol, acte de violence, abandon de poste caractérisé, divulgation de secrets commerciaux, harcèlement moral ou sexuel, violation grave du règlement intérieur), l'employeur peut prononcer un licenciement pour faute grave. La convocation à entretien préalable reste obligatoire même en cas de faute grave, mais la mise à pied conservatoire peut être prononcée simultanément à la convocation pour écarter immédiatement le salarié de l'entreprise pendant la durée de la procédure.
Licenciement pour faute lourde. La faute lourde est la faute grave commise avec intention de nuire à l'employeur. Exemples : sabotage du matériel, concurrence déloyale pendant l'exécution du contrat, détournement de clientèle. La convocation à entretien préalable est identique à celle d'un licenciement pour faute grave.
Licenciement économique individuel. Lorsqu'un seul salarié est licencié pour motif économique (suppression de poste, transformation de l'emploi, modification substantielle du contrat refusée par le salarié selon l'article L1237-19 du Code du travail), la convocation à entretien préalable est obligatoire. Pour les licenciements économiques collectifs de 10 salariés et plus dans une entreprise de 50 salariés et plus, la procédure est plus complexe et nécessite un Plan de Sauvegarde de l'Emploi (PSE) et la consultation du Comité Social et Économique (CSE).
Mise à pied disciplinaire. Lorsque la mise à pied disciplinaire prive le salarié de rémunération (contrairement à la mise à pied conservatoire qui ne constitue pas une sanction), la convocation à entretien préalable est obligatoire comme pour tout licenciement. La mise à pied conservatoire, en revanche, peut être prononcée immédiatement dans l'attente de la tenue de l'entretien.
Rétrogradation professionnelle. Lorsque l'employeur envisage de rétrograder un salarié (modification des fonctions et/ou de la rémunération en déclassement professionnel), la convocation à entretien préalable est obligatoire car la rétrogradation constitue une modification du contrat de travail nécessitant l'accord du salarié ou une procédure disciplinaire formelle si le salarié refuse.
Licenciement pour inaptitude médicale. Lorsque le médecin du travail déclare un salarié inapte à son poste après examen médical, l'employeur doit obligatoirement tenter de reclasser le salarié avant de le licencier. Si le reclassement est impossible ou refusé, l'employeur peut licencier le salarié en respectant la procédure avec convocation à entretien préalable (articles L1226-2 à L1226-12 du Code du travail).
Que faut-il inclure dans votre Lettre de Convocation à Entretien Préalable au Licenciement France ?
La Lettre de Convocation à Entretien Préalable au Licenciement en France doit comporter des mentions précises et obligatoires définies par les articles L1232-2 à L1232-4 du Code du travail et la jurisprudence de la Cour de cassation. Voici les composantes indispensables.
Identification complète de l'employeur et du salarié. La lettre doit identifier clairement l'employeur (dénomination sociale, forme juridique, numéro SIREN, adresse du siège social, nom et qualité du signataire habilité à engager les procédures disciplinaires) et le salarié convoqué (nom, prénom, poste, service, lieu de travail). Cette identification est essentielle pour la validité de la convocation.
Objet précis de la convocation. La lettre doit mentionner expressément qu'elle constitue une convocation à un entretien préalable en vue d'une éventuelle mesure disciplinaire pouvant aller jusqu'au licenciement. La mention de l'objet est obligatoire (article L1232-2 du Code du travail) mais la lettre ne doit pas préciser les motifs de la sanction envisagée à ce stade : les motifs sont communiqués verbalement pendant l'entretien et notifiés formellement dans la lettre de licenciement ultérieure.
Date, heure et lieu précis de l'entretien. La lettre doit indiquer avec précision la date, l'heure et le lieu de l'entretien préalable. L'entretien doit se tenir dans les locaux de l'entreprise ou dans un lieu neutre approprié. Le lieu doit être accessible et conforme à la dignité de l'entretien.
Respect du délai minimum légal de 5 jours ouvrables. C'est la mention la plus importante sur le plan procédural. L'article L1232-2 du Code du travail impose que l'entretien préalable ait lieu au minimum 5 jours ouvrables après la présentation de la lettre recommandée ou la remise en main propre de la convocation. Les dimanches et jours fériés légaux ne comptent pas dans les jours ouvrables. La Cour de cassation (Cass. soc. 17 mai 2011, n°10-11.422) a précisé que le non-respect de ce délai entraîne une irrégularité de procédure ouvrant droit à l'indemnité de l'article L1235-2. Vérifiez toujours le calendrier avant de fixer la date de l'entretien. Les modèles disponibles sur forms-legal.com incluent un calculateur de délai intégré pour éviter cette erreur fréquente.
Droit d'assistance du salarié. La lettre doit impérativement informer le salarié de son droit d'être assisté pendant l'entretien. Selon l'article L1232-4 du Code du travail, le salarié peut se faire assister : par une personne de son choix appartenant au personnel de l'entreprise (membre du CSE, délégué syndical, collègue) ; ou, si l'entreprise n'a pas d'institutions représentatives du personnel (moins de 11 salariés ou absence d'élections CSE), par un conseiller du salarié inscrit sur la liste dressée par le préfet du département (article L1232-7 du Code du travail, consultable à la DREETS et en mairie). La lettre doit préciser cette alternative selon la situation de l'entreprise. L'absence de cette mention dans la lettre de convocation constitue une irrégularité de procédure sanctionnée par l'indemnité de l'article L1235-2.
Mode d'envoi documenté. La convocation doit être envoyée par lettre recommandée avec accusé de réception (LRAR) ou remise en main propre contre décharge datée et signée. La LRAR atteste de la date de présentation de la convocation, qui constitue le point de départ du délai de 5 jours ouvrables. Conservez l'accusé de réception dans le dossier disciplinaire. Voir aussi la Lettre d'Avertissement Employé pour les sanctions légères ne nécessitant pas d'entretien préalable, et la Notification de Fin de CDD pour les salariés en contrat à durée déterminée.
Signature du représentant habilité. La convocation doit être signée par la personne ayant qualité pour engager la procédure disciplinaire (président de SAS, gérant de SARL, DRH avec délégation de pouvoir écrite). Une convocation signée par un simple manager sans délégation de pouvoir peut être contestée par le salarié devant le Conseil de prud'hommes.
Comment remplir votre Lettre de Convocation à Entretien Préalable au Licenciement France
La Lettre de Convocation à Entretien Préalable au Licenciement en France doit être rédigée avec une grande rigueur pour respecter les exigences procédurales du Code du travail. Voici les étapes à suivre.
Étape 1 - Vérifier la prescription disciplinaire de 2 mois. Avant d'engager la procédure, vérifiez que les faits reprochés ont été portés à la connaissance de l'employeur depuis moins de 2 mois (article L1332-4 du Code du travail). Pour les licenciements pour motif personnel non disciplinaire (insuffisance professionnelle, inaptitude médicale), ce délai ne s'applique pas.
Étape 2 - Décider de la mise à pied conservatoire si nécessaire. En cas de faute grave ou lourde, l'employeur peut prononcer simultanément à la convocation une mise à pied conservatoire pour écarter immédiatement le salarié de l'entreprise pendant la durée de la procédure. La mise à pied conservatoire n'est pas une sanction (elle sera rémunérée si le licenciement pour faute grave n'est pas prononcé) et peut être mentionnée dans la lettre de convocation.
Étape 3 - Calculer précisément la date de l'entretien. Calculez la date de l'entretien en respectant le délai minimum de 5 jours ouvrables après la présentation de la lettre recommandée ou la remise en main propre. Exemples : lettre présentée le lundi 25 mai 2026 → entretien au plus tôt le mardi 2 juin 2026 (5 jours ouvrables : mardi 26, mercredi 27, jeudi 28, vendredi 29, lundi 1er juin). Si un jour férié tombe dans le délai, il est exclu du décompte. Le délai peut être rallongé si des jours fériés réduisent les jours ouvrables disponibles.
Étape 4 - Renseigner les coordonnées des parties. Indiquez les coordonnées complètes de l'employeur (dénomination sociale, forme juridique, SIREN, adresse) et du salarié (nom, prénom, poste, service, lieu de travail). Ces informations identifient sans ambiguïté les parties à la procédure.
Étape 5 - Rédiger l'objet sans révéler les motifs. Rédigez un objet précis qui mentionne la convocation à entretien préalable sans révéler les motifs de la sanction envisagée : Convocation à entretien préalable en vue d'une éventuelle mesure disciplinaire pouvant aller jusqu'au licenciement. N'indiquez pas les motifs dans la convocation : ceux-ci seront exposés verbalement lors de l'entretien et notifiés formellement dans la lettre de licenciement.
Étape 6 - Indiquer précisément la date, l'heure et le lieu de l'entretien. Mentionnez clairement : la date (en respectant le délai de 5 jours ouvrables), l'heure (pendant les heures de travail habituelles), le lieu (locaux de l'entreprise, salle de réunion, bureau de la DRH). Évitez les lieux atypiques qui pourraient être contestés (restaurant, domicile privé de l'employeur).
Étape 7 - Informer le salarié de son droit d'assistance. Mentionnez expressément le droit d'assistance conformément à l'article L1232-4 du Code du travail. Si l'entreprise a des représentants du personnel au CSE : Le salarié peut se faire assister par une personne de son choix appartenant au personnel de l'entreprise. Si l'entreprise n'a pas de représentants du personnel : Le salarié peut se faire assister par une personne de son choix appartenant au personnel de l'entreprise ou par un conseiller du salarié inscrit sur la liste dressée par le préfet du département, consultable à la DREETS de [département] et dans les mairies.
Étape 8 - Signer et envoyer par lettre recommandée avec accusé de réception. Faites signer la lettre par le représentant habilité, envoyez-la en LRAR et conservez l'accusé de réception. Si le salarié ne retire pas la lettre recommandée, La Poste la retourne avec mention pli avisé et non réclamé, ce qui constitue néanmoins une preuve de présentation. Dans ce cas, organisez l'entretien à la date prévue et dressez un procès-verbal de non-comparution du salarié.
Exigences juridiques pour Lettre de Convocation à Entretien Préalable au Licenciement France
La Lettre de Convocation à Entretien Préalable au Licenciement en France est soumise à des exigences légales strictes dont le non-respect entraîne des sanctions financières pour l'employeur. Voici les obligations à respecter impérativement.
Délai minimum de 5 jours ouvrables. L'article L1232-2 du Code du travail impose que l'entretien préalable ait lieu au minimum 5 jours ouvrables après la présentation de la lettre recommandée avec accusé de réception ou la remise en main propre de la convocation. Ce délai court à compter de la date de présentation de la lettre à l'intéressé (date de remise en main propre ou date de première présentation de la lettre recommandée par La Poste, même si le salarié ne la retire pas). Le non-respect de ce délai entraîne une irrégularité de procédure ouvrant droit à une indemnité d'un mois de salaire brut (article L1235-2 du Code du travail). Certaines conventions collectives prévoient des délais plus longs (la convention Syntec IDCC 1486 prévoit par exemple 3 jours ouvrables minimum, mais la loi impose 5 : c'est donc le délai légal le plus favorable au salarié qui s'applique en cas de contradiction).
Obligation d'informer le salarié de son droit d'assistance. L'article L1232-4 du Code du travail impose à l'employeur d'informer le salarié dans la lettre de convocation qu'il peut se faire assister lors de l'entretien. La mention du droit d'assistance doit distinguer deux situations : si l'entreprise a des représentants du personnel (CSE), le salarié peut choisir n'importe quelle personne appartenant au personnel de l'entreprise ; si l'entreprise n'a pas de représentants du personnel, le salarié peut également choisir un conseiller du salarié extérieur inscrit sur la liste préfectorale. L'omission de cette information dans la lettre de convocation constitue une irrégularité de procédure sanctionnée par l'indemnité de l'article L1235-2.
Envoi par lettre recommandée avec accusé de réception. Conformément à l'article L1232-2 du Code du travail, la convocation doit être envoyée par lettre recommandée avec accusé de réception ou remise en main propre contre décharge. Ces modes d'envoi permettent d'établir la date de présentation de la convocation, qui constitue le point de départ du délai de 5 jours ouvrables. L'envoi par courrier simple ou par e-mail est insuffisant et peut être contesté par le salarié.
Délai minimum de 2 jours ouvrables pour la notification de la sanction après l'entretien. Après la tenue de l'entretien préalable, l'employeur ne peut pas notifier la sanction disciplinaire immédiatement. L'article L1332-2 du Code du travail impose un délai minimum de 2 jours ouvrables entre la date de l'entretien et la date d'envoi de la lettre de notification de la sanction. Ce délai permet au salarié de s'exprimer lors de l'entretien et à l'employeur de prendre une décision réfléchie. La notification de la sanction intervient dans un délai maximum d'un mois après la date d'entretien pour les sanctions disciplinaires ordinaires (article L1332-2 du Code du travail).
Protection spécifique des salariés protégés. Pour les salariés titulaires d'un mandat de représentant du personnel (membres élus du CSE, délégués syndicaux, représentants syndicaux), la procédure de licenciement est plus lourde et nécessite en plus de la procédure ordinaire : la consultation obligatoire du CSE (article L2421-3 du Code du travail), et l'autorisation préalable de l'Inspecteur du travail (DREETS) sans laquelle le licenciement est nul (articles L2411-1 et L2411-3 du Code du travail). Le licenciement sans autorisation de l'Inspecteur du travail d'un salarié protégé est nul : le salarié peut demander sa réintégration ou des dommages-intérêts très élevés (non plafonnés par le barème Macron).
Barème Macron en cas de licenciement sans cause réelle et sérieuse. L'ordonnance n°2017-1387 du 22 septembre 2017 a instauré un barème plafonnant les dommages-intérêts alloués par le Conseil de prud'hommes en cas de licenciement sans cause réelle et sérieuse (article L1235-3 du Code du travail). Ce barème Macron s'échelonne de 1 mois de salaire brut pour un salarié ayant moins d'1 an d'ancienneté dans une entreprise de moins de 11 salariés, à 20 mois de salaire brut pour un salarié ayant 30 ans d'ancienneté. Ces plafonds s'ajoutent aux indemnités légales de licenciement dues et à l'indemnité compensatrice de préavis.
Erreurs courantes à éviter dans votre Lettre de Convocation à Entretien Préalable au Licenciement France
La Lettre de Convocation à Entretien Préalable au Licenciement en France comporte plusieurs erreurs procédurales fréquentes qui entraînent des irrégularités sanctionnées. Voici les erreurs à éviter absolument.
Erreur 1 - Ne pas respecter le délai minimum de 5 jours ouvrables. C'est l'erreur la plus fréquente et la plus coûteuse. Le délai de 5 jours ouvrables entre la présentation de la convocation et la tenue de l'entretien est impératif (article L1232-2 du Code du travail). Les dimanches et jours fériés légaux (1er janvier, lundi de Pâques, 1er et 8 mai, Ascension, lundi de Pentecôte, 14 juillet, 15 août, 1er et 11 novembre, 25 décembre) ne comptent pas dans les jours ouvrables. Un délai insuffisant entraîne une irrégularité de procédure ouvrant droit à l'indemnité de l'article L1235-2 (1 mois de salaire brut), même si la sanction est par ailleurs justifiée.
Erreur 2 - Omettre la mention du droit d'assistance du salarié. L'article L1232-4 du Code du travail impose d'informer le salarié dans la lettre de convocation de son droit d'assistance. L'omission de cette mention constitue une irrégularité de procédure systématiquement sanctionnée par les Conseils de prud'hommes. Vérifiez si l'entreprise a des représentants du personnel au CSE pour adapter la formulation.
Erreur 3 - Préciser les motifs du licenciement dans la lettre de convocation. La convocation doit mentionner l'objet de l'entretien (mesure disciplinaire envisagée pouvant aller jusqu'au licenciement) mais ne doit pas révéler les motifs précis. Si l'employeur révèle les motifs dans la convocation, le salarié pourrait arguer que la décision était déjà prise avant l'entretien, ce qui constituerait un manquement à l'obligation de conduire un entretien préalable de bonne foi (Cass. soc. 25 novembre 2003, n°01-43.562).
Erreur 4 - Notifier la sanction le jour même de l'entretien. L'article L1332-2 du Code du travail impose un délai minimum de 2 jours ouvrables entre la date de l'entretien et la notification de la sanction. Notifier le licenciement immédiatement après l'entretien est une irrégularité procédurale. L'employeur doit accorder un délai de réflexion après l'entretien, même si sa décision est déjà arrêtée.
Erreur 5 - Organiser l'entretien en dehors des heures de travail habituelles. L'entretien doit se tenir pendant les horaires de travail habituels du salarié. Convoquer un salarié hors de ses horaires habituels (le soir, le week-end, pendant ses congés payés, pendant un arrêt maladie) peut constituer une irrégularité procédurale ou un acte de harcèlement moral.
Erreur 6 - Oublier la procédure spécifique pour les salariés protégés. Pour les représentants du personnel (membres CSE, délégués syndicaux), la consultation du CSE et l'autorisation de l'Inspecteur du travail (DREETS) sont obligatoires avant tout licenciement. L'omission de cette étape entraîne la nullité du licenciement, sans possibilité d'application du barème Macron et avec obligation de réintégration si le salarié le demande.
Erreur 7 - Envoyer la convocation par e-mail ou courrier simple. La convocation doit être envoyée par LRAR ou remise en main propre contre décharge. L'envoi par e-mail ou courrier simple ne permet pas d'établir la date certaine de présentation et peut être contesté par le salarié, remettant en cause le calcul du délai de 5 jours ouvrables.
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Forms Legal. (2026). Lettre de Convocation à Entretien Préalable au Licenciement France (France) [Legal document template]. Forms Legal. https://forms-legal.com/fr/france/employment/letters/lettre-convocation-entretien-prealable
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}Questions Fréquentes
L'article L1232-2 du Code du travail impose un délai minimum de 5 jours ouvrables entre la présentation de la lettre recommandée avec accusé de réception ou la remise en main propre de la convocation, et la tenue de l'entretien préalable. Ce délai court à compter de la date de première présentation de la lettre recommandée par La Poste (même si le salarié ne la retire pas) ou de la date de remise en main propre. Les jours ouvrables sont les jours de travail ordinaires, à l'exclusion des dimanches et des 11 jours fériés légaux prévus à l'article L3133-1 du Code du travail : 1er janvier (Jour de l'An), lundi de Pâques, 1er mai (Fête du Travail), 8 mai (Victoire 1945), Ascension, lundi de Pentecôte, 14 juillet (Fête Nationale), 15 août (Assomption), 1er novembre (Toussaint), 11 novembre (Armistice), 25 décembre (Noël). Exemple de calcul : lettre présentée le lundi 25 mai 2026 → 5 jours ouvrables : mardi 26, mercredi 27, jeudi 28, vendredi 29, lundi 1er juin (le dimanche 31 mai ne compte pas) → entretien au plus tôt le mardi 2 juin 2026. Autre exemple : lettre présentée le mercredi 29 avril 2026 → 5 jours ouvrables : jeudi 30 avril, lundi 4 mai (le 1er mai est férié), mardi 5 mai, mercredi 6 mai, jeudi 7 mai → entretien au plus tôt le vendredi 8 mai 2026. Les conventions collectives peuvent prévoir des délais plus longs. La violation de ce délai ouvre droit à une indemnité d'un mois de salaire brut au profit du salarié (article L1235-2 du Code du travail).
Oui, le salarié peut refuser d'assister à l'entretien préalable ou ne pas se présenter. Ce refus ou cette non-comparution ne constitue pas une faute du salarié et ne fait pas obstacle à la procédure disciplinaire : l'employeur peut poursuivre la procédure et notifier la sanction normalement. Lorsque le salarié ne se présente pas à l'entretien préalable, l'employeur doit dresser un procès-verbal de non-comparution daté et signé, idéalement en présence de témoins (DRH, responsable, autre membre des ressources humaines). Ce document constitue la preuve que l'entretien a bien été organisé et que l'employeur a respecté la procédure légale. Le délai de notification de la sanction (minimum 2 jours ouvrables après la date prévue de l'entretien, article L1332-2 du Code du travail) court normalement même si le salarié ne s'est pas présenté. En cas de non-comparution, l'employeur peut notifier la sanction après l'expiration du délai de 2 jours ouvrables à compter de la date prévue de l'entretien. Le salarié qui a refusé de se présenter à l'entretien ne perd pas son droit de contester la sanction devant le Conseil de prud'hommes. En revanche, son refus de participer à la procédure peut être pris en compte par le Conseil dans l'appréciation du comportement du salarié.
Conformément à l'article L1232-4 du Code du travail, le salarié peut se faire assister lors de l'entretien préalable par une personne de son choix appartenant au personnel de l'entreprise. Cette personne peut être n'importe quel salarié de l'entreprise : un membre élu du Comité Social et Économique (CSE), un délégué syndical, un représentant syndical, un collègue de travail, un supérieur hiérarchique (sauf le supérieur hiérarchique direct qui conduira l'entretien côté employeur). La personne qui assiste le salarié n'a pas à avoir de statut particulier : tout salarié de l'entreprise peut être choisi, qu'il soit ou non représentant du personnel. Dans les entreprises sans institutions représentatives du personnel (moins de 11 salariés ou entreprise n'ayant pas organisé les élections CSE), le salarié peut également se faire assister par un conseiller du salarié extérieur à l'entreprise, inscrit sur une liste dressée par le préfet du département (article L1232-7 du Code du travail). La liste des conseillers du salarié est consultable à la DREETS du département et dans les mairies. Les conseillers du salarié sont des bénévoles nommés par arrêté préfectoral pour 4 ans, qui peuvent être des représentants syndicaux ou des personnes compétentes en matière de droit du travail. L'assistant du salarié lors de l'entretien est protégé : l'employeur ne peut pas licencier ou sanctionner un salarié au motif qu'il a assisté un collègue lors d'un entretien préalable (article L1232-4 alinéa 2).
Non, l'entretien préalable n'est pas obligatoire pour un avertissement. L'article L1332-2 du Code du travail réserve la procédure d'entretien préalable aux sanctions ayant une incidence sur la présence dans l'entreprise, la carrière, la rémunération ou les avantages du salarié. L'avertissement n'ayant aucune de ces incidences (il ne prive pas le salarié de rémunération, ne modifie pas ses fonctions, n'affecte pas sa carrière), l'employeur peut le notifier directement par lettre sans convocation préalable à un entretien. Cette règle est confirmée par la jurisprudence constante de la Cour de cassation (Cass. soc. 24 septembre 2014, n°13-20.097). En revanche, l'entretien préalable est obligatoire pour : le licenciement (disciplinaire ou non disciplinaire), la mise à pied disciplinaire (qui prive le salarié de rémunération), la rétrogradation (qui modifie les fonctions et/ou le salaire du salarié). En pratique, certains employeurs choisissent de convoquer le salarié à un entretien préalable même pour un avertissement, notamment pour respecter le principe du contradictoire (entendre la version du salarié avant de décider), pour des raisons de bonne gestion des ressources humaines et de management, ou parce que la convention collective applicable le recommande. Cette démarche, bien que non obligatoire légalement pour l'avertissement, est recommandée par certaines conventions collectives de branche (bâtiment, transport) et est généralement appréciée par les Conseils de prud'hommes comme démonstration de la bonne foi de l'employeur.
Oui, l'employeur peut convoquer un salarié en arrêt maladie à un entretien préalable. L'arrêt maladie ne suspend pas la procédure disciplinaire (sauf dispositions conventionnelles contraires), et l'entretien préalable peut se tenir pendant une période d'arrêt maladie. La Cour de cassation a confirmé cette règle à plusieurs reprises (notamment Cass. soc. 14 décembre 2005, n°03-47.734). Toutefois, plusieurs précautions sont recommandées. Si le salarié invoque son arrêt maladie pour justifier son impossibilité de se présenter à l'entretien (état de santé incompatible avec le déplacement ou la participation à l'entretien), l'employeur peut reporter la date de l'entretien, notamment si le médecin traitant atteste que l'état de santé du salarié est incompatible avec sa participation (syndrome dépressif sévère, hospitalisation). Si le salarié se présente à l'entretien malgré son arrêt maladie, sa présence constitue une renonciation tacite à son impossibilité médicale de se présenter. L'entretien peut se tenir à domicile ou dans un lieu proche du domicile du salarié si celui-ci est dans l'impossibilité médicale de se déplacer jusqu'aux locaux de l'entreprise. Le licenciement d'un salarié malade ne peut pas être fondé sur l'arrêt maladie lui-même (discrimination interdite par l'article L1132-1 du Code du travail) mais peut être fondé sur les perturbations causées par l'absence prolongée au fonctionnement de l'entreprise et la nécessité de pourvoir au remplacement définitif (Cass. soc. 10 novembre 2004, n°02-47.175).
Après la tenue de l'entretien préalable, l'employeur doit respecter deux délais cumulatifs pour notifier la sanction disciplinaire au salarié. Délai minimum de 2 jours ouvrables : conformément à l'article L1232-6 du Code du travail, l'employeur ne peut pas notifier la sanction avant l'expiration d'un délai de 2 jours ouvrables après la date de l'entretien. Ce délai vise à permettre au salarié de s'exprimer lors de l'entretien et à l'employeur de prendre une décision réfléchie en tenant compte des explications du salarié. Exemple : entretien le mardi 2 juin 2026 → notification au plus tôt le jeudi 4 juin 2026 (2 jours ouvrables : mercredi 3 et jeudi 4). Délai maximum d'un mois pour les sanctions disciplinaires ordinaires : en vertu de l'article L1332-2 du Code du travail, la sanction disciplinaire doit être notifiée dans le mois suivant la date de l'entretien préalable. Au-delà de ce délai, la prescription de l'article L1332-4 (2 mois à compter de la connaissance des faits) peut avoir épuisé les droits de l'employeur à sanctionner. Pour les licenciements économiques (non disciplinaires), le Code du travail ne prévoit pas de délai maximum entre l'entretien et la notification du licenciement, mais la Cour de cassation exige que la décision soit prise dans un délai raisonnable. La notification du licenciement doit être faite par lettre recommandée avec accusé de réception, énonçant les motifs précis du licenciement (article L1232-6 du Code du travail). L'absence de motifs dans la lettre de notification rend le licenciement sans cause réelle et sérieuse.
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