Contrat de Flexi-job Belgique
Qu'est-ce qu'un Contrat de Flexi-job Belgique ?
Le Contrat de Flexi-job en Belgique est régi par Loi du 16 novembre 2015 portant des dispositions diverses en matière sociale (chapitre flexi-jobs) et fixe les droits et obligations de l'employeur et du travailleur selon le droit belge du travail.
Le cadre légal est principalement constitué de la Loi du 16 novembre 2015, qui a introduit les articles 171 à 193 dans la Loi du 3 juillet 1978 sur les contrats de travail, et a été significativement étendu par la Loi-programme du 27 juillet 2021 et la Loi du 20 novembre 2022 qui ont élargi le champ d'application sectoriel. La Commission paritaire compétente et les Arrêtés royaux d'extension sectorielle définissent les conditions précises d'application dans chaque branche autorisée.
Pour être éligible au statut de flexi-jobber, le travailleur doit remplir trois conditions cumulatives. Premièrement, au cours du troisième trimestre précédant l'entrée en flexi-job, il doit avoir été occupé à au moins 4/5e temps chez un ou plusieurs autres employeurs ou être pensionné ou bénéficiaire d'une allocation de chômage avec complément d'entreprise (ancienne prépension). Deuxièmement, le contrat flexi-job ne peut pas être conclu avec l'employeur principal (condition d'extériorité). Troisièmement, certaines incompatibilités existent avec d'autres régimes (intérimaires, étudiants, indépendants complémentaires pour certaines activités).
Le régime fiscal et social du flexi-job est particulièrement attractif. La rémunération flexi-job est exonérée d'impôt sur les revenus des personnes physiques (IPP) dans la limite de 12.000 EUR par an (montant revalorisé annuellement par arrêté royal du SPF Finances). Les cotisations ONSS sont réduites : cotisation patronale de 25% (au lieu des ~25% ordinaires mais sur une base réduite) et cotisation travailleur de 0% (au lieu de 13,07%). Un Flexi-loon minimum est fixé par arrêté royal et représente le salaire horaire minimum applicable dans le secteur concerné.
Le contrat de flexi-job prend la forme d'un contrat-cadre conclu pour une durée indéterminée entre l'employeur et le flexi-jobber, complété par des contrats de travail journaliers ou des contrats hebdomadaires conclus par voie électronique (via l'application DIMONA ou une application agréée par l'ONSS). Le contrat-cadre fixe les modalités générales (rémunération horaire flexi, fonction, CP applicable, données d'identification), tandis que les contrats journaliers précisent les jours et heures de travail effectifs. La déclaration DIMONA doit être effectuée avant chaque début de prestation.
Les secteurs initialement autorisés étaient limités à l'horeca (CP 302), le commerce alimentaire de détail (CP 202.01), et quelques autres. La Loi du 20 novembre 2022 a étendu le flexi-job à de nombreux nouveaux secteurs : le commerce de détail non alimentaire, les sports et loisirs, le cinéma, le sport, la boulangerie, la maison de repos, le déménagement et d'autres encore. Le SPF Emploi publie la liste actualisée des commissions paritaires autorisant le recours aux flexi-jobs.
Quand avez-vous besoin d'un Contrat de Flexi-job Belgique ?
Le Contrat de Flexi-job Belgique s'impose ou se recommande dans des circonstances très précises liées à la fois au profil du travailleur et aux besoins opérationnels de l'employeur.
Complément de revenus pour un travailleur déjà occupé à 4/5e temps minimum. Un employé travaillant 38 heures par semaine chez son employeur principal ou à 4/5e dans le secteur public souhaite arrondir ses fins de mois en prestant quelques heures le week-end dans un restaurant ou un commerce. Le contrat de flexi-job lui permet de percevoir une rémunération entièrement exonérée d'IPP jusqu'à 12.000 EUR annuels, sans cotisation personnelle ONSS à sa charge.
Recrutement de personnel d'appoint dans l'horeca pendant les périodes de pointe. Un établissement horeca (CP 302) fait face à une affluence accrue le week-end et lors de fêtes. Plutôt que d'embaucher des travailleurs sous contrat ordinaire onéreux, le gérant peut recourir à des flexi-jobbers disponibles ponctuellement. La cotisation patronale de 25% (au lieu d'environ 35% en régime ordinaire avec les cotisations sur le pécule de vacances) réduit le coût salarial total.
Activité complémentaire pour un enseignant ou fonctionnaire à temps plein. Un professeur ou un fonctionnaire fédéral occupé à temps plein peut exercer un flexi-job dans les secteurs autorisés (commerce de détail alimentaire, boulangerie artisanale, maison de repos). Les revenus flexi-job sont exonérés fiscalement dans la limite légale, ce qui en fait une source complémentaire particulièrement intéressante par rapport à un second emploi ordinaire.
Couverture des pics saisonniers dans le commerce de détail. Un grand magasin de vêtements pendant les soldes ou les fêtes de fin d'année a besoin de personnel supplémentaire flexible pour quelques jours ou quelques semaines. Le contrat-cadre flexi-job permet de mobiliser rapidement des flexi-jobbers disponibles via DIMONA journalière, sans lourdeur administrative excessive.
Activité de pensionné souhaitant maintenir une activité partielle. Un travailleur pensionné (pension légale) peut exercer un flexi-job sans que les revenus impactent excessivement sa pension, dans la mesure où la rémunération flexi-job est exonérée d'IPP jusqu'au plafond annuel. Le pensionné flexi-jobber bénéficie également d'une protection sociale minimale (couverture accidents du travail obligatoire selon la Loi du 10 avril 1971).
Remplacement ponctuel de personnel absent dans les maisons de repos et soins. Depuis l'extension de 2022, les maisons de repos et de soins à domicile (CP 330 et CP 318) peuvent recourir aux flexi-jobs pour couvrir les absences imprévues du personnel soignant. Un aide-soignant flexi-jobber peut intervenir le week-end ou lors d'arrêts maladie imprévus, sans les contraintes des agences intérimaires.
Activité dans le secteur sportif ou culturel. La Loi du 20 novembre 2022 a étendu les flexi-jobs aux activités sportives et culturelles (CP 304, CP 227). Un arbitre de football amateur souhaitant exercer une activité complémentaire dans un club sportif peut conclure un contrat flexi-job avec le club employeur, à condition de respecter la condition de travail préalable à 4/5e chez un autre employeur.
Que faut-il inclure dans votre Contrat de Flexi-job Belgique ?
Le Contrat de Flexi-job Belgique se compose d'un contrat-cadre général et de contrats journaliers ou hebdomadaires. Voici les éléments indispensables à mentionner dans chacun.
Identification complète des parties. Pour l'employeur : dénomination sociale exacte inscrite à la BCE/KBO (numéro à 10 chiffres), forme juridique (SRL, SA, ASBL, entreprise individuelle), siège social, numéro ONSS, commission paritaire applicable et contact du gestionnaire RH. Pour le flexi-jobber : nom, prénoms, numéro de Registre national (11 chiffres), adresse, coordonnées bancaires IBAN pour le versement de la rémunération flexi.
Déclaration de l'activité principale et attestation d'éligibilité. Le contrat-cadre doit obligatoirement comporter la déclaration du flexi-jobber attestant qu'il est occupé à au moins 4/5e temps chez un ou plusieurs autres employeurs durant le troisième trimestre précédant la première prestation flexi, ou qu'il est pensionné. Cette déclaration engage la responsabilité du flexi-jobber : toute fausse déclaration entraîne la requalification en contrat ordinaire avec toutes les cotisations ONSS dues rétroactivement et les intérêts de retard. L'employeur doit conserver cette déclaration dans le dossier du personnel.
Commission paritaire et secteur d'activité autorisé. La commission paritaire compétente doit être expressément mentionnée dans le contrat-cadre, avec la vérification préalable que cette CP figure bien parmi celles autorisées à recourir aux flexi-jobs. La liste des CP autorisées est publiée sur le site du SPF Emploi (emploi.belgique.be). En cas d'absence d'autorisation dans la CP, le contrat flexi-job est requalifié en contrat ordinaire.
Rémunération flexi horaire. Le taux horaire minimum du Flexi-loon est fixé par arrêté royal et correspond au salaire horaire minimum du secteur. Le contrat-cadre doit mentionner le taux horaire brut flexi convenu (égal ou supérieur au Flexi-loon), la périodicité de paiement (mensuelle obligatoire par virement bancaire) et la référence à l'exonération IPP jusqu'au plafond annuel légal. La rémunération flexi-job n'est pas soumise à la cotisation personnelle ONSS (0%) ni au précompte professionnel.
Procédure DIMONA et contrats journaliers. Le contrat-cadre décrit la procédure de conclusion des contrats de travail journaliers : avant chaque prestation, l'employeur enregistre le début de la prestation via DIMONA flexi (type FLEXI). Les contrats journaliers peuvent être conclus oralement ou par SMS/e-mail, mais la déclaration DIMONA est obligatoire à peine de requalification. La non-déclaration DIMONA expose l'employeur aux sanctions du Code pénal social.
Couverture accidents du travail. Même sous flexi-job, l'employeur doit assurer le flexi-jobber contre les accidents du travail conformément à la Loi du 10 avril 1971, via une police d'assurance accidents du travail classique. Le flexi-jobber bénéficie d'une couverture maladie INAMI/RIZIV, mais uniquement via sa mutualité liée à son emploi principal.
Clause de fin de mission et préavis. Le contrat-cadre à durée indéterminée peut être résilié par l'une ou l'autre partie moyennant un préavis fixé conformément à la Loi du 3 juillet 1978 sur les contrats de travail (préavis du statut unique). Les contrats journaliers ne peuvent être résiliés par l'une ou l'autre partie qu'à l'expiration de la prestation prévue, sauf accord mutuel ou motif grave (article 35 de la Loi de 1978). Pour télécharger un modèle de contrat-cadre flexi-job conforme à la législation belge, consultez forms-legal.com qui propose des modèles vérifiés pour la Belgique et ses 20 commissions paritaires autorisées.
Droits aux documents sociaux. Même sous flexi-job, l'employeur doit délivrer : une fiche de paie mensuelle reprenant les heures prestées et la rémunération flexi, une fiche fiscale 281.10 annuelle (même si exonérée d'IPP, la déclaration administrative reste obligatoire), et une attestation C4 en cas de fin de contrat si le flexi-jobber perçoit des allocations de chômage par ailleurs. La Loi du 3 juillet 1978 s'applique en principe pour les droits à l'attestation de fin d'occupation (article 33 Loi de 1978).
Comment remplir votre Contrat de Flexi-job Belgique
La rédaction d'un Contrat de Flexi-job Belgique exige de remplir correctement chaque rubrique du contrat-cadre. Voici les étapes pratiques.
Étape 1 - Vérifier l'éligibilité du flexi-jobber. Avant toute signature, l'employeur doit obtenir du futur flexi-jobber une attestation écrite certifiant qu'au cours du troisième trimestre précédant la première prestation (T-3), il était occupé à au moins 4/5e chez un ou plusieurs autres employeurs, ou qu'il est pensionné. Cette vérification peut être effectuée en demandant une copie du contrat de travail de l'employeur principal ou un justificatif ONSS. Conservez ce document dans le dossier du personnel.
Étape 2 - Identifier les parties. Renseignez la dénomination sociale complète de l'employeur (format BCE/KBO : BE 0xxx.xxx.xxx), le siège social, la commission paritaire applicable (vérifiez sur emploi.belgique.be que cette CP est autorisée au flexi-job), le numéro ONSS employeur. Pour le flexi-jobber : nom, prénoms, numéro de Registre national (format AA.MM.JJ-XXX.YY), adresse complète et IBAN belge ou européen.
Étape 3 - Définir la fonction et le secteur. Indiquez la fonction précise exercée par le flexi-jobber (par exemple serveur de salle, caissier, aide-cuisinier, vendeur) et la commission paritaire compétente. Cette mention est fondamentale car elle conditionne l'application du régime flexi-job et le barème du Flexi-loon applicable.
Étape 4 - Fixer la rémunération flexi horaire. Mentionnez le taux horaire brut flexi convenu (format avec virgule décimale : 14,50 EUR/heure), qui doit être au minimum égal au Flexi-loon du secteur (publié annuellement par l'ONSS). Précisez la périodicité de paiement (mensuelle, par virement bancaire, au plus tard le 4e jour ouvrable du mois suivant), en indiquant l'IBAN du flexi-jobber.
Étape 5 - Décrire la procédure de planification et DIMONA. Le contrat-cadre doit expliquer la procédure de communication des prestations : planification par l'employeur (horaire, lieu, durée estimée), confirmation par le flexi-jobber (par SMS, e-mail ou application), et déclaration DIMONA type FLEXI avant le début de chaque prestation. Précisez le canal de communication utilisé (application maison, e-mail, SMS).
Étape 6 - Mentionner l'assurance accidents du travail. Renseignez le nom de la compagnie d'assurance accidents du travail de l'employeur et le numéro de police. Cette mention n'est pas strictement obligatoire dans le contrat mais constitue une bonne pratique pour informer le flexi-jobber de sa couverture.
Étape 7 - Indiquer les modalités de résiliation du contrat-cadre. Précisez le préavis applicable en cas de résiliation du contrat-cadre par l'employeur ou par le flexi-jobber, en renvoyant à la grille du statut unique de la Loi du 26 décembre 2013. Le flexi-jobber, compte tenu des préavis courts en début de relation, dispose généralement d'1 semaine de préavis les premiers mois.
Étape 8 - Signer et archiver. Signez le contrat-cadre en deux exemplaires originaux (un pour chaque partie), datés du jour de signature. Conservez l'original dans le dossier du personnel avec l'attestation d'éligibilité. Effectuez immédiatement l'enregistrement dans le système DIMONA via le portail social.security.be (type FLEXI) avant la première prestation.
Étape 9 - Tenir un registre des prestations. Pour chaque mois, constituez un relevé détaillé des heures prestées par date, heure de début, heure de fin et lieu, servant de base au calcul de la rémunération mensuelle. Ce relevé doit être conservé 5 ans conformément à la réglementation du SPF Emploi et peut être demandé lors d'un contrôle de l'inspection sociale.
Exigences juridiques pour Contrat de Flexi-job Belgique
Le régime du flexi-job est soumis à des conditions strictes dont le non-respect entraîne la requalification automatique en contrat de travail ordinaire avec toutes les conséquences sociales et fiscales afférentes.
Conditions d'éligibilité du travailleur. La Loi du 16 novembre 2015 exige que le flexi-jobber ait été occupé au moins à 4/5e temps chez un ou plusieurs employeurs principaux au cours du troisième trimestre qui précède la période d'occupation flexi. Cette condition est vérifiée trimestriellement : si le flexi-jobber ne remplit plus la condition au trimestre de référence, le régime flexi cesse de s'appliquer dès le trimestre suivant. L'ONSS peut contrôler cette condition via le Registre national des travailleurs.
Secteurs autorisés et commissions paritaires. Le recours aux flexi-jobs n'est autorisé que dans les secteurs et commissions paritaires expressément désignés par la Loi du 16 novembre 2015 et ses arrêtés royaux d'extension (notamment AR du 22 décembre 2022 étendant à de nombreux nouveaux secteurs). L'employeur doit vérifier que sa commission paritaire principale figure dans la liste officielle publiée par le SPF Emploi. Tout recours aux flexi-jobs dans une CP non autorisée est requalifié en contrat ordinaire.
Obligation de DIMONA et contrat-cadre. L'article 185ter de la Loi du 3 juillet 1978 impose la déclaration DIMONA type FLEXI avant chaque prestation. L'absence de DIMONA expose l'employeur à une amende administrative de 400 à 4.000 EUR par travailleur non déclaré selon le Code pénal social (Livre II, article 181), et à la requalification de la relation en contrat ordinaire avec cotisations rétroactives.
Plafond d'exonération fiscale. L'exonération IPP s'applique dans la limite d'un plafond annuel fixé par arrêté royal du SPF Finances (actuellement 12.000 EUR par an, revalorisé). Au-delà de ce plafond, les revenus flexi-job deviennent imposables aux taux progressifs de l'IPP. Le dépassement du plafond doit être déclaré par le flexi-jobber dans sa déclaration fiscale annuelle (formulaire IPP belge).
Obligations de l'employeur en matière de documentation. L'employeur doit conserver dans le dossier du personnel : le contrat-cadre signé, la déclaration d'éligibilité du flexi-jobber, les relevés mensuels des prestations, les fiches de paie mensuelles. L'inspection sociale (SPF Emploi, Contrôle des lois sociales) peut demander ces documents lors d'un contrôle. Le délai de conservation est de 5 ans après la fin de la relation de travail flexi.
Assurance accidents du travail obligatoire. Même pour les prestations flexi-job, l'employeur est obligatoirement tenu à l'assurance accidents du travail conformément à la Loi du 10 avril 1971 sur les accidents du travail. À défaut de police d'assurance valide, l'employeur supporte personnellement toutes les indemnités dues en cas d'accident pendant les prestations flexi. Le Fonds des Accidents du Travail (FAT) peut se retourner contre l'employeur non assuré.
Compatibilité avec les allocations sociales. Le flexi-jobber bénéficiaire d'allocations de chômage de l'ONEM/RVA doit déclarer ses revenus flexi-job à son organisme de paiement. Les revenus flexi-job peuvent influencer le calcul des allocations de chômage selon les règles de cumul fixées par l'AR du 25 novembre 1991 portant réglementation du chômage. La non-déclaration constitue une fraude sociale sanctionnée par l'ONEM.
Erreurs courantes à éviter dans votre Contrat de Flexi-job Belgique
Le régime flexi-job génère plusieurs erreurs récurrentes qui exposent l'employeur à des redressements ONSS considérables et le flexi-jobber à des régularisations fiscales imprévues.
Erreur 1 - Ne pas vérifier la condition d'occupation préalable. L'erreur la plus fréquente est d'embaucher un flexi-jobber sans vérifier qu'il était bien occupé à 4/5e minimum au T-3. Si la condition n'est pas remplie, toutes les prestations sont requalifiées en contrat ordinaire avec cotisations ONSS complètes (patronale ~25% + personnelle 13,07%) et précompte professionnel, plus les intérêts de retard ONSS de 7% l'an. L'ONSS effectue des contrôles croisés automatiques via le Registre national des travailleurs et peut redresser plusieurs années en arrière.
Erreur 2 - Oublier la déclaration DIMONA avant chaque prestation. La non-déclaration DIMONA type FLEXI avant le début de chaque prestation est l'infraction la plus sanctionnée par l'inspection sociale. Même pour une prestation de 2 heures, la DIMONA est obligatoire. Les amendes du Code pénal social (article 181) peuvent atteindre 4.000 EUR par travailleur non déclaré, multipliées par le nombre de prestations non déclarées.
Erreur 3 - Dépasser le plafond fiscal sans informer le flexi-jobber. L'employeur qui emploie le même flexi-jobber pendant de nombreuses heures doit suivre le cumul annuel des revenus flexi. Si le plafond d'exonération IPP (12.000 EUR) est dépassé, la partie excédentaire devient imposable. L'employeur doit informer le flexi-jobber et adapter la fiche fiscale 281.10 annuelle en conséquence. Un flexi-jobber non informé découvrant un impôt inattendu lors de sa déclaration peut se retourner vers l'employeur pour faute d'information.
Erreur 4 - Conclure un flexi-job avec un travailleur de l'entreprise principale. Un employeur ne peut pas conclure un contrat flexi-job avec un de ses propres travailleurs occupés sous contrat ordinaire dans la même entreprise. La condition d'extériorité entre l'employeur flexi et l'employeur principal est impérative. Tout contrat flexi-job entre un employeur et son propre travailleur est nul et requalifié en heures supplémentaires ordinaires avec les majorations applicables.
Erreur 5 - Utiliser le flexi-job dans une CP non autorisée. Un restaurateur qui crée une nouvelle activité de traiteur (CP différente) peut ne pas vérifier si cette activité secondaire est couverte par l'autorisation flexi de la CP 302. L'ONSS sanctionne la déviation sectorielle comme un non-respect du régime flexi, avec requalification rétroactive.
Erreur 6 - Ne pas payer le Flexi-loon minimum. La rémunération flexi-job ne peut pas être inférieure au Flexi-loon minimum fixé par arrêté royal pour le secteur. Un taux horaire inférieur expose l'employeur à des rappels de salaire, à des redressements ONSS et à des sanctions pénales sociales. Le Flexi-loon est régulièrement revalorisé et l'employeur doit consulter les publications officielles du SPF Emploi ou de l'ONSS pour connaître le montant en vigueur.
Questions Fréquentes
Pour conclure un contrat flexi-job valide en Belgique conformément à la Loi du 16 novembre 2015, trois conditions cumulatives s'imposent. Premièrement, le travailleur doit avoir été occupé à au moins 4/5e temps chez un ou plusieurs autres employeurs au cours du troisième trimestre précédant la première prestation flexi (condition T-3). Deuxièmement, le contrat flexi-job doit être conclu avec un employeur distinct de l'employeur principal (condition d'extériorité absolue). Troisièmement, l'employeur doit exercer son activité dans une commission paritaire expressément autorisée à recourir aux flexi-jobs (liste publiée par le SPF Emploi sur emploi.belgique.be). Les pensionnés bénéficiant d'une pension légale peuvent également exercer un flexi-job sans la condition d'occupation préalable à 4/5e. Si l'une de ces conditions n'est pas remplie, la relation est requalifiée automatiquement en contrat de travail ordinaire avec toutes les cotisations ONSS et le précompte professionnel applicables, majorés des intérêts de retard ONSS de 7% l'an. L'ONSS effectue des contrôles croisés trimestriels sur les déclarations DIMONA et les données du Registre national des travailleurs.
Les revenus issus d'un contrat flexi-job en Belgique sont exonérés de l'impôt des personnes physiques (IPP) dans la limite d'un plafond annuel fixé par arrêté royal du SPF Finances (12.000 EUR par an en 2026, montant revalorisé régulièrement). Cette exonération est automatique : aucun précompte professionnel n'est retenu sur la rémunération flexi-job versée par l'employeur. Les revenus flexi-job restent toutefois déclarables dans la déclaration fiscale annuelle du travailleur (formulaire IPP, cadre IV). Si le total annuel des revenus flexi-job dépasse le plafond légal, la tranche excédentaire devient imposable aux taux progressifs ordinaires de l'IPP. Les cotisations de sécurité sociale sont également réduites : la cotisation personnelle ONSS du flexi-jobber est de 0% (au lieu de 13,07% en régime ordinaire), tandis que l'employeur paie une cotisation patronale réduite de 25%. Cette double exonération rend le flexi-job fiscalement très attractif par rapport à un second emploi ordinaire soumis à l'imposition marginale normale.
Depuis la Loi du 16 novembre 2015 et ses extensions successives (notamment la Loi du 20 novembre 2022 et l'AR du 22 décembre 2022), les secteurs autorisés aux flexi-jobs en Belgique comprennent notamment: l'horeca et la restauration rapide (CP 302), le commerce alimentaire de détail (CP 202.01), la boulangerie et pâtisserie artisanale (CP 118.03), le commerce de détail non alimentaire (CP 201), les grandes surfaces alimentaires (CP 311), les maisons de repos et de soins (CP 330), les soins à domicile (CP 318), les cinémas (CP 303), les activités sportives et culturelles (CP 304, CP 227), le secteur du déménagement (CP 140.03), les activités récréatives et de loisirs (CP 333). La liste complète et actualisée est disponible sur le portail emploi.belgique.be du SPF Emploi. Un employeur doit impérativement vérifier que sa commission paritaire principale (et non secondaire) figure dans la liste des CP autorisées avant de conclure tout contrat flexi-job, sous peine de requalification et de redressement ONSS rétroactif pour l'ensemble des prestations concernées.
Le flexi-job et le contrat étudiant (contrat d'occupation d'étudiant, articles 117 à 130 Loi du 3 juillet 1978) sont deux régimes distincts avec des conditions d'éligibilité, des avantages fiscaux et des plafonds différents. Le contrat étudiant est réservé aux étudiants poursuivant des études à temps plein (moins de 25 ans) et permet 475 heures par an avec des cotisations ONSS très réduites (2,71% + 5,42%). Le flexi-job s'adresse à toute personne déjà occupée à 4/5e chez un autre employeur ou pensionnée, sans limite d'âge. La rémunération flexi-job est exonérée d'IPP (dans la limite de 12.000 EUR), tandis que la rémunération étudiant est soumise à l'IPP (mais souvent exonérée en pratique car inférieure au minimum imposable). Un étudiant occupé à 4/5e minimum chez son employeur principal pourrait théoriquement cumuler les deux régimes dans certains cas, mais cela est rare dans la pratique. L'employeur doit choisir le régime le plus adapté au profil du travailleur et au cadre juridique applicable dans sa commission paritaire, en consultant son secrétariat social agréé (Acerta, Securex, SD Worx, Partena Professional, Group S).
La déclaration DIMONA (Déclaration immédiate à l'ONSS) pour un contrat flexi-job doit être effectuée obligatoirement avant le début de chaque prestation, via le portail social.security.be ou via une application agréée par l'ONSS. Le type DIMONA à sélectionner est 'FLEXI'. La déclaration doit mentionner le numéro de Registre national du flexi-jobber, la date et l'heure prévue de début de prestation, et la date et l'heure prévue de fin. En cas de prestation plus courte ou plus longue que prévu, la DIMONA peut être rectifiée dans les délais légaux. La non-déclaration DIMONA avant le début de la prestation constitue une infraction au Code pénal social (Livre II, article 181) et expose l'employeur à des amendes administratives de 400 à 4.000 EUR par travailleur non déclaré, ainsi qu'à la requalification de la relation en contrat ordinaire avec toutes les cotisations ONSS dues rétroactivement. L'ONSS effectue des contrôles réguliers dans les secteurs flexi (horeca, commerce) et l'inspection sociale peut dresser des procès-verbaux lors de contrôles inopinés sur le lieu de travail.
La compatibilité entre l'exercice d'une activité indépendante à titre complémentaire et un contrat flexi-job dépend de plusieurs facteurs. En principe, un indépendant à titre complémentaire peut conclure un contrat flexi-job s'il remplit par ailleurs la condition d'occupation à 4/5e en tant que salarié chez un ou plusieurs employeurs principaux au T-3. L'activité indépendante complémentaire en tant que telle ne satisfait pas la condition d'occupation salariale requise par la Loi du 16 novembre 2015. Si la seule activité rémunérée est l'indépendant complémentaire sans emploi salarié à 4/5e, le flexi-job n'est pas accessible. Par contre, une personne salariée à temps plein qui exerce en parallèle une petite activité indépendante complémentaire (artisan, consultant) peut parfaitement conclure un flexi-job dans un secteur autorisé, à condition que l'activité salariée principale soit bien à 4/5e minimum. Des questions spécifiques peuvent se poser pour certaines professions réglementées ; consultez votre secrétariat social ou l'INASTI (Institut national d'assurances sociales pour travailleurs indépendants) pour une analyse personnalisée.
L'employeur qui occupe un flexi-jobber en Belgique est tenu de lui remettre ou mettre à disposition plusieurs documents obligatoires. Premièrement, le contrat-cadre flexi-job signé en deux exemplaires, dont un doit être remis au flexi-jobber avant la première prestation. Deuxièmement, une fiche de paie mensuelle détaillée mentionnant les heures prestées par date, le taux horaire, la rémunération brute, les cotisations (0% personnelles ONSS pour le flexi-jobber), et le net versé, conformément à l'arrêté royal du 27 septembre 1966 sur les fiches de paie. Troisièmement, une fiche fiscale 281.10 annuelle avant le 1er mars de l'année suivante, reprenant l'ensemble des revenus flexi-job versés durant l'année, même si exonérés dans la limite du plafond, à des fins de déclaration administrative. Quatrièmement, en cas de fin de la relation flexi-job, l'employeur doit délivrer un formulaire C4 (attestation de chômage) si le flexi-jobber bénéficie par ailleurs d'allocations de chômage. La conservation de tous ces documents dans le dossier du personnel est obligatoire pendant 5 ans après la fin de la relation de travail.
Ce modèle est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil juridique. Les lois varient selon la juridiction et évoluent avec le temps. Consultez un avocat qualifié pour obtenir des conseils adaptés à votre situation.Clause de non-responsabilité complète
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