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Statuts de Société Civile Immobilière (SCI)

Statuts de SCI

STATUTS DE SOCIÉTÉ CIVILE IMMOBILIÈRE (SCI)

Conformes aux articles 1832 à 1870 du Code civil régissant les sociétés civiles, et aux dispositions spécifiques applicables aux sociétés civiles immobilières.

Statuts adoptes par les associés le [Date Adoption] à [Ville].

Titre I - Forme et identification

TITRE I - FORME, DÉNOMINATION, SIÈGE, OBJET ET DURÉE

Article 1 - Forme et dénomination (art. 1832 et 1835 Code civil)

Il est forme entre les associés ci-après désignés une société civile immobilière (SCI) régie par les articles 1832 à 1870 du Code civil et par les présents statuts. Sa dénomination est : [Denomination].

Dans tous les actes, factures, annonces, publications et autres documents émanant de la société, la dénomination est obligatoirement précédée ou suivie immédiatement et lisiblement des mots Société civile immobilière ou des initiales SCI, suivis de l'énonciation du capital social et du numéro d'identification SIREN.

Article 2 - Siège social (art. 1835 Code civil)

Le siège social est établi à : [Siege Social]. Il pourra être transfère en tout autre lieu du même département par décision de la gérance, sous réserve de ratification par la prochaine assemblée générale ordinaire des associés. Tout transfert hors du département requiert une décision collective extraordinaire des associés statuant aux conditions de modification des statuts.

Article 3 - Objet social (art. 1832 et 1845 Code civil)

La société a pour objet civil exclusivement : [Objet Social]

La société peut accomplir toutes opérations civiles compatibles avec son objet, et notamment l'emprunt, le cautionnement réel ou personnel, l'octroi d'hypothèques sur les biens sociaux. La société s'interdit toute activité commerciale au sens des articles L110-1 et L110-2 du Code de commerce. Toute activité commerciale habituelle entraînerait la requalification fiscale obligatoire en société soumise à l'impôt sur les sociétés (CGI 206-2) et la perte de la transparence fiscale au profit des associés.

Article 4 - Durée (art. 1838 Code civil)

La durée de la société est fixée à [Duree] à compter de son immatriculation au Registre du commerce et des sociétés (RCS) tenu par le Greffe du Tribunal de commerce compétent, sauf prorogation décidée par décision collective extraordinaire des associés statuant au moins un an avant l'expiration conformément à l'article 1844-6 du Code civil ou dissolution anticipée pour les causes prévues par les statuts ou la loi.

Titre II - Apports et capital

TITRE II - APPORTS ET CAPITAL SOCIAL

Article 5 - Apports (art. 1843-3 Code civil)

Il est apporté à la société les biens, droits et valeurs suivants : [Apports]

Les apports en numéraire sont intégralement libérés à la souscription. Les apports en nature de biens immobiliers nécessitent un acte authentique passé devant notaire et la publication au Service de la publicité foncière (SPF) rattaché à la DGFiP, avec paiement des droits de mutation immobilière proportionnels (environ 5,8% du prix HT, dont 4,5% de droits départementaux, 1,2% de taxe communale et 0,107% de prélèvement pour frais d'assiette). Les apports en industrie ne concourent pas à la formation du capital et donnent droit à des parts spéciales attribuant droit de vote et dividende fixés par les statuts.

Article 6 - Capital social (art. 1832 et 1835 Code civil)

Le capital social est fixé à la somme de [Capital Social], divisé en [Nombre Parts], intégralement souscrites et libérées, attribuées aux associés en rémunération de leurs apports respectifs. Les parts sociales sont nominatives et inscrites dans un registre des mouvements de titres tenu au siège social.

Titre III - Parts sociales et cessions

TITRE III - PARTS SOCIALES, CESSIONS ET TRANSMISSION

Article 7 - Droits et obligations des associés (art. 1857 Code civil)

Chaque part sociale donne droit à une voix dans les décisions collectives et à une fraction des bénéfices, des réserves et de l'actif net de liquidation proportionnelle au nombre de parts existantes. Les associés repondent indéfiniment des dettes sociales à proportion de leurs droits sociaux conformément à l'article 1857 du Code civil ; cette responsabilité est en revanche conjointe et non solidaire (Code civil 1858), chaque associé ne pouvant être poursuivi que pour la quote-part lui incombant proportionnellement au capital social qu'il détient.

Article 8 - Cession des parts entre vifs (art. 1861 Code civil)

Les cessions de parts sociales entre vifs sont soumises au régime suivant : [Agrement Cessions]. Sauf clause contraire des statuts, les cessions entre conjoints, partenaires de PACS, ascendants et descendants sont libres et n'exigent pas l'agrément des autres associés (Code civil 1861 al. 4). La cession doit être constatée par écrit (acte sous seing privé ou notarié) et signifiée à la société par acte de commissaire de justice (ex-huissier) ou acceptée dans un acte authentique conformément à l'article 1865 du Code civil. La publicité est réalisée par dépôt d'un exemplaire au RCS via Guichet unique INPI.

Article 9 - Transmission par décès (art. 1870 Code civil)

La société n'est pas dissoute par le décès d'un associé (Code civil 1870 al. 1) ; elle continue avec les héritiers ou légataires du défunt, sauf clause statutaire d'agrément. Les héritiers ou légataires doivent justifier de leur qualité par production de l'acte de notoriété ou de tout autre document délivré par le notaire en charge de la succession. En cas d'application d'une clause statutaire de continuation avec les seuls associés survivants ou d'agrément des héritiers, le rachat des parts est effectué au prix fixé par expertise contradictoire (Code civil 1843-4) ou selon la formule prévue par les statuts.

Titre IV - Gérance

TITRE IV - GÉRANCE

Article 10 - Nomination (art. 1846 Code civil)

La société est administree selon le mode de gérance suivant : [Gerance Mode]. Sont nommés en qualité de premiers gérants pour la durée [Duree Mandat] : [Gerante Identite].

Le gérant peut être une personne physique ou morale, associée ou non. Si le gérant est une personne morale, elle est soumise aux mêmes conditions et obligations et encourt les mêmes responsabilités civiles et pénales que si elle était gérante en son nom propre, sans préjudice de la responsabilité solidaire de la personne morale. À défaut de désignation dans les statuts ou par décision collective, tous les associés sont réputés gérants (Code civil 1846 al. 1).

Article 11 - Pouvoirs (art. 1848 Code civil)

Dans les rapports entre associés, le gérant peut accomplir tous les actes de gestion que demande l'intérêt de la société. En cas de pluralité de gérants, chacun détient séparément ces pouvoirs sauf droit d'opposition d'un autre gérant avant la conclusion de l'opération.

Dans les rapports avec les tiers, le gérant engage la société par les actes entrant dans l'objet social (Code civil 1849). La société est également engagée par les actes du gérant qui ne relèvent pas de l'objet social, à moins qu'elle ne prouve que le tiers savait que l'acte depassait cet objet ou qu'il ne pouvait l'ignorer compte tenu des circonstances, sans que la seule publication des statuts suffise à constituer cette preuve.

Le gérant doit obtenir l'autorisation préalable des associés statuant à la majorité renforcée pour : tout acte de disposition portant sur un immeuble social (vente, donation, échange), toute constitution d'hypothèque sur un bien social, tout cautionnement réel ou personnel donne par la société, et tout emprunt d'un montant supérieur à un seuil fixé par les associés.

Article 12 - Révocation et responsabilité (art. 1850 et 1851 Code civil)

Le gérant est révocable par décision des associés représentant plus de la moitié des parts sociales sauf clause statutaire prévoyant une majorité renforcée. La révocation sans juste motif ouvre droit à dommages-intérêts au profit du gérant révoqué (Code civil 1851). Le gérant peut également être révoqué par décision du Tribunal pour cause légitime à la demande de tout associé. Le gérant est responsable individuellement ou solidairement, selon le cas, envers la société et envers les tiers des fautes commises dans sa gestion conformément à l'article 1850 du Code civil.

Titre V - Décisions collectives

TITRE V - DÉCISIONS COLLECTIVES DES ASSOCIÉS

Article 13 - Modes et formes (art. 1852 à 1854 Code civil)

Les décisions collectives des associés sont prises en assemblée, par consultation écrite ou par acte exprimant le consentement de tous les associés. L'assemblée est convoquée par la gérance ou, à défaut, par tout associé par lettre recommandée adressée au moins quinze jours avant la date prévue ou par voie électronique avec accusé de réception, en mentionnant l'ordre du jour et en communiquant le texte des resolutions proposées.

Article 14 - Majorites (art. 1852 Code civil)

Les décisions collectives sont prises à la majorité suivante : [Majorite Ordinaire]. À défaut de stipulation statutaire, le régime légal de l'article 1852 du Code civil impose l'unanimité des associés pour toute décision collective. Toutefois, les décisions excédant les pouvoirs du gérant et n'emportant pas modification des statuts sont prises à la majorité des parts sociales sauf clause contraire.

Les décisions emportant modification des statuts requièrent l'unanimité des associés sauf clause statutaire prévoyant une majorité renforcée (souvent les trois quarts des parts sociales). Le changement de nationalité de la société et l'augmentation des engagements des associés ne peuvent être decides qu'à l'unanimité (Code civil 1836).

Article 15 - Approbation annuelle des comptes

Les associés se reunissent au moins une fois par an dans les six mois de la clôture de l'exercice pour approuver les comptes annuels, sur convocation de la gérance. Le rapport de gestion, l'inventaire et les comptes annuels établis par le gérant sont communiqués aux associés au moins quinze jours avant la date de l'assemblée, faute de quoi tout associé peut en demander la communication.

Titre VI - Comptes et bénéfices

TITRE VI - EXERCICE SOCIAL ET RÉSULTAT

Article 16 - Exercice social

L'exercice social à une durée de douze mois et court : [Exercice Comptable]. Par exception, le premier exercice social comprend la période entre la date d'immatriculation au RCS et la date de clôture suivante, sans pouvoir excéder vingt-quatre mois.

Article 17 - Régime fiscal (CGI 8 et CGI 206)

La société est par défaut soumise au régime fiscal des sociétés de personnes prévu par l'article 8 du Code général des impôts : chaque associé est personnellement imposable sur sa quote-part de bénéfices au titre de l'impôt sur le revenu dans la catégorie des revenus fonciers (location nue d'immeubles) ou des bénéfices industriels et commerciaux (location meublée professionnelle ou non). La société peut opter de manière irrévocable pour l'impôt sur les sociétés (IS) conformément à l'article 206-3 du CGI, option qui doit être notifiée au Service des impôts des entreprises (SIE) avant la fin du troisième mois de l'exercice au titre duquel elle s'applique.

Article 18 - Comptes annuels et affectation du résultat

Les comptes annuels (bilan, compte de résultat, annexe) sont établis par la gérance et soumis à l'approbation de l'assemblée générale ordinaire annuelle. La SCI soumise au régime de transparence fiscale (article 8 CGI) n'est pas tenue de déposer ses comptes au Greffe ; la SCI ayant opté pour l'IS est tenue au dépôt conformément à l'article L232-21 du Code de commerce. Le bénéfice ou la perte de l'exercice est affecté par décision collective des associés : distribution proportionnelle aux parts, report à nouveau ou affectation à des réserves facultatives.

Titre VII - Dissolution et liquidation

TITRE VII - DISSOLUTION ET LIQUIDATION (art. 1844-7 Code civil)

Article 19 - Dissolution

La société est dissoute par l'arrivée du terme statutaire sauf prorogation, par la réalisation ou l'extinction de son objet (vente du dernier immeuble), par décision collective extraordinaire des associés aux conditions de modification des statuts, par l'annulation du contrat de société, par jugement ordonnant la liquidation judiciaire, par la réunion de toutes les parts en une seule main pendant plus d'un an sauf régularisation (Code civil 1844-5), ou pour toute autre cause prévue par la loi ou par les statuts.

Article 20 - Liquidation

La dissolution entraîne la liquidation de la société selon les règles fixées par les statuts ou, à défaut, par les articles 1844-8 du Code civil et L237-1 à L237-31 du Code de commerce. L'assemblée désigné un ou plusieurs liquidateurs et fixe leurs pouvoirs. Le liquidateur représenté la société à l'égard des tiers, réalisé l'actif (vente des immeubles avec acte notarié et droits de mutation), paie les créanciers (banques hypothécaires en premier lieu) et repartit le solde entre les associés proportionnellement au nombre de parts. La clôture de la liquidation fait l'objet d'une publication au BODACC et d'une radiation au RCS via Guichet unique INPI.

Titre VIII - Dispositions diverses

TITRE VIII - CONTESTATIONS ET FORMALITÉS

Article 21 - Contestations et juridiction

Toutes contestations relatives à l'interprétation ou à l'exécution des présents statuts entre les associés ou entre la société et un associé seront soumises au Tribunal judiciaire (TJ) du ressort du siège social, le contentieux des sociétés civiles relevant de la juridiction civile et non commerciale (Code de l'organisation judiciaire art. R211-3 et L211-3). Les parties peuvent convenir d'une médiation préalable conforme aux articles 1532 à 1535 du Code de procédure civile ou d'un arbitrage conforme aux articles 1442 à 1527 du même code.

Article 22 - Formalités

Tous les frais, droits et honoraires des présents statuts sont supportes par la société. La gérance est habilitée à accomplir l'ensemble des formalités de publicité légale (avis dans un journal d'annonces légales du département), d'immatriculation au RCS via le Guichet unique INPI (formalités.entreprises.gouv.fr), d'identification SIREN/SIRET auprès de l'INSEE, d'enregistrement fiscal auprès du SIE rattaché à la DGFiP, et de déclaration des bénéficiaires effectifs (RBE) au registre national tenu par l'INPI dans les trente jours suivant l'immatriculation.

Signatures

SIGNATURES

Fait à [Ville], le [Date Adoption], en autant d'originaux que d'associés plus deux pour les dépôts légaux.

Chaque associé a paraphé chaque page et appose sa signature précédée de la mention manuscrite Lu et approuvé.

Les associés : __________________________ Le gérant : __________________________

Associé

________________

Signature

Gérant

________________

Signature

Maintenu par Vladislav Sergienko, Fondateur·Modèle modifié pour la dernière fois: ·Signaler une erreur

Qu'est-ce qu'un Statuts de Société Civile Immobilière (SCI) ?

Les Statuts de Société Civile Immobilière (SCI) en France sont des actes juridiques écrits et contraignants. Ils sont régis par Code civil, articles 1832 à 1870 (sociétés civiles). Ils définissent la dénomination, l'objet social, le capital, la gérance et les règles de cession entre associés.

La SCI française se distingue radicalement des sociétés commerciales (SARL, SAS, SA) par son caractère civil et par ses conséquences fiscales, sociales et juridiques. Premier trait distinctif : la responsabilité indéfinie et conjointe des associés pour les dettes sociales conformément aux articles 1857 et 1858 du Code civil. Contrairement à la responsabilité limitée aux apports en SARL et SAS, les associés de SCI répondent indéfiniment des dettes sociales à proportion de leurs droits sociaux, mais cette responsabilité est conjointe et non solidaire : chaque associe ne peut être poursuivi que pour la quote-part lui incombant proportionnellement au capital qu'il détient.

Second trait distinctif : la transparence fiscale par défaut prévue à l'article 8 du Code général des impôts. Chaque associe est personnellement imposable sur sa quote-part de bénéfices au titre de l'impôt sur le revenu dans la catégorie des revenus fonciers (location nue d'immeubles) ou des bénéfices industriels et commerciaux (location meublée). Cette transparence permet l'imputation des déficits fonciers sur le revenu global (limites à 10 700 EUR par an pour les travaux déductibles selon CGI 156 I-3) et l'application du régime de plus-value des particuliers (taux 19% plus prélèvements sociaux 17,2% avec abattements pour durée de détention après 5 ans). La SCI peut opter de manière irrévocable pour l'impôt sur les sociétés (IS) au taux de 25% conformément à l'article 206-3 du CGI, option à notifier au Service des impôts des entreprises (SIE) avant la fin du troisième mois de l'exercice.

Troisième trait distinctif : l'objet civil exclusif. La SCI doit limiter son activité à la propriété et la gestion patrimoniale d'immeubles. Toute activité commerciale habituelle (achat-revente d'immeubles, location meublée professionnelle relevant des bénéfices industriels et commerciaux) entraîne la requalification fiscale obligatoire en société soumise à l'impôt sur les sociétés (CGI 206-2) et la perte de la transparence fiscale au profit des associés. Cette perte est généralement défavorable car elle entraîne une double imposition (IS sur les bénéfices puis IR ou PFU 30% sur les dividendes).

Les mentions obligatoires de l'article 1835 du Code civil sont reprises dans les statuts SCI : forme civile, dénomination, siège, objet, durée maximale de 99 ans, capital social, répartition des parts entre les associés, identification des premiers gérants et modalités de fonctionnement. Depuis la loi du 4 janvier 1978 ayant introduit le Titre IX du Livre III du Code civil dédié aux sociétés, la SCI est obligatoirement immatriculée au Registre du commerce et des sociétés (RCS) conformément à l'article 1842 du Code civil. La personnalité morale naît à l'immatriculation. Avant immatriculation, la SCI est considérée comme une société créée de fait sans personnalité distincte de ses associés.

La SCI française est particulièrement adaptée à plusieurs usages patrimoniaux. Premier usage : la détention immobilière familiale (résidence secondaire, immeuble locatif, immeuble d'exploitation professionnelle) permettant d'organiser la transmission par donation échelonnée de parts bénéficiant de l'abattement de 100 000 EUR par parent et par enfant tous les quinze ans (CGI 779). Deuxième usage : le démembrement de propriété permettant aux parents de conserver l'usufruit des parts (revenus locatifs, droit d'usage) et de transmettre la nue-propriété aux enfants avec valorisation réduite selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI. Troisième usage : la SCI dite SCI familiale ouvrant l'option pour l'IR de manière illimitée dans le temps conformément aux dispositions spécifiques. Quatrième usage : la SCI à l'IS pour les opérations de promotion immobilière ou de location meublée professionnelle exigeant l'IS. Voir aussi notre modèle fr-statuts-sarl pour la SARL et fr-statuts-sas pour la SAS.

Les statuts SCI français doivent être rédigés en langue française conformément à la loi Toubon n 94-665 du 4 août 1994. La forme sous seing privé est admise sauf en cas d'apport d'immeuble exigeant un acte notarie publié au Service de la publicité foncière (SPF) avec paiement des droits de mutation immobilière proportionnels (environ 5,8% du prix HT). Le dépôt et l'immatriculation s'effectuent depuis le 1er janvier 2023 exclusivement via le Guichet unique INPI accessible sur formalites.entreprises.gouv.fr, qui transmet les pièces au Greffe du Tribunal de commerce compétent et aux organismes destinataires (INSEE pour SIREN/SIRET, DGFiP pour identification fiscale).

Quand avez-vous besoin d'un Statuts de Société Civile Immobilière (SCI) ?

Les Statuts de SCI en France sont rédigés, adoptés ou modifiés dans plusieurs circonstances clés de la vie patrimoniale ou immobilière.

Constitution initiale d'une SCI familiale. Les statuts sont rédigés en même temps que l'apport initial des fondateurs (souvent parents et enfants majeurs, ou frères et sœurs héritant d'un patrimoine immobilier commun). La SCI familiale permet d'organiser la propriété d'une résidence secondaire, d'un immeuble locatif ou d'un immeuble d'exploitation professionnelle au sein d'une structure dotée de la personnalité morale, facilitant la gestion collective et la transmission par donations échelonnées de parts. Les statuts initiaux doivent être rédigés avec attention car toute modification ultérieure requiert généralement l'unanimité des associés (Code civil 1836 et 1852 régime légal).

Détention d'un immeuble locatif (rapport locatif résidentiel ou commercial). Les investisseurs immobiliers privés constituent fréquemment une SCI pour acquérir et gérer des immeubles destines à la location nue (résidence d'habitation, bureaux, locaux commerciaux). La SCI permet de centraliser plusieurs immeubles dans une même structure, de partager les revenus locatifs entre associés selon la répartition des parts, et de bénéficier de la transparence fiscale pour imputer les déficits fonciers sur le revenu global jusqu'à 10 700 EUR par an (CGI 156 I-3). La SCI permet également d'éviter la règle de l'indivision applicable aux co-propriétaires individuels conjointement, source fréquente de blocages décisionnels.

Démembrement de propriété pour optimisation successorale. Les parents détiennent l'usufruit des parts (droit aux revenus locatifs, droit d'usage et de jouissance) et transmettent la nue-propriété aux enfants par donation. La valeur de la nue-propriété est calculée selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI (par exemple 60% de la valeur en pleine propriété pour un usufruitier âge de 51-60 ans, 40% pour 71-80 ans). Au décès du dernier usufruitier, la pleine propriété se reconstitue automatiquement entre les mains des nus-propriétaires sans aucun droit de succession supplémentaire (article 1133 CGI), réalisant ainsi une transmission à très faible coût fiscal. Cette stratégie est particulièrement avantageuse pour les patrimoines immobiliers familiaux supérieurs à 500 000 EUR.

Protection du conjoint survivant et transmission échelonnée. Les statuts SCI peuvent intégrer des clauses garantissant au conjoint survivant l'usufruit des parts (revenus locatifs, droit d'usage) tout en assurant la transmission de la nue-propriété aux enfants. Cette organisation évite le blocage de l'indivision successorale et offre une sécurité financière au conjoint survivant. Combinée à un testament authentique chez notaire et à une assurance-vie hors succession (CGI 990-I), la SCI constitue un outil de planification patrimoniale puissant pour les couples maries en régime de communauté ou de séparation de biens.

Apport d'un immeuble existant à une SCI. Un propriétaire individuel peut apporter son immeuble à une SCI nouvellement créée en échange de parts sociales. Cette opération impose un acte notarie publié au Service de la publicité foncière (SPF) avec paiement des droits de mutation immobilière proportionnels (environ 5,8% du prix HT) sauf application de l'exonération prévue pour les apports purs et simples à une SCI familiale soumise à l'IR (article 810 II du CGI : droit fixe de 125 EUR au lieu des droits proportionnels). Cette option est strictement encadrée : la SCI doit être constituée entre membres d'une même famille, l'apport doit être pur et simple, et les parts doivent être conservées au moins cinq ans.

Acquisition collective d'un immeuble par plusieurs investisseurs. Plusieurs investisseurs non parents peuvent constituer une SCI pour acquérir collectivement un immeuble (résidence secondaire en montagne ou en bord de mer, immeuble de rapport, résidence étudiante). La SCI permet de définir contractuellement les modalités de détention, de gestion, de financement et de sortie évitant les blocages de l'indivision. Les statuts doivent prévoir avec précision les clauses de cession (agrément, préemption), de sortie (rachat des parts par les autres associés), et de gestion (gérance, décisions importantes à la majorité renforcée).

Modification de la composition des associés ou de la gérance. L'entrée d'un nouvel associé par cession de parts (avec agrément des autres associés selon le régime légal de l'article 1861 du Code civil ou clause statutaire), la sortie d'un associé sortant, ou le changement de gérant impose une mise à jour des statuts ou au moins du registre des mouvements de parts. Toute décision de cession à un tiers étranger à la société requiert l'agrément unanime des associés à défaut de clause contraire (Code civil 1861), ce qui en pratique impose le consentement de chaque associe.

Modification du capital social ou de la répartition. Toute augmentation du capital par apports nouveaux ou par incorporation de réserves, toute réduction du capital (rachat de parts, distribution aux associés), ou toute modification de la répartition des parts entre les associés impose une assemblée générale extraordinaire et une mise à jour des statuts. Ces modifications sont publiées au RCS via Guichet unique INPI et dans un journal d'annoncés légales du département.

Option pour l'impôt sur les sociétés (IS). La SCI peut opter de manière irrévocable pour l'IS conformément à l'article 206-3 du Code général des impôts, option à notifier au Service des impôts des entreprises (SIE) rattache à la DGFiP avant la fin du troisième mois de l'exercice au titre duquel elle s'applique. Cette option est généralement défavorable car elle entraîne la double imposition (IS au taux de 25% sur les bénéfices puis IR ou PFU 30% sur les dividendes) et la perte du régime favorable des plus-values des particuliers. Elle est toutefois justifiée pour les SCI exerçant des activités commerciales (location meublée professionnelle, achat-revente), pour les SCI avec emprunts importants permettant l'amortissement comptable des immeubles, ou pour les SCI intégrées dans un groupe consolide.

Dissolution et cession finale du patrimoine. La SCI est généralement dissoute après la vente du dernier immeuble (extinction de l'objet conformément à l'article 1844-7 du Code civil), après le décès du dernier associe sans héritier, ou par décision collective des associés. La dissolution entraîne la liquidation avec vente des actifs, paiement des dettes hypothécaires, et répartition du solde entre les associés proportionnellement aux parts. La clôture est publiée au BODACC et au RCS via Guichet unique INPI.

Que faut-il inclure dans votre Statuts de Société Civile Immobilière (SCI) ?

Les Statuts de SCI français comprennent plusieurs clauses obligatoires fixées par l'article 1835 du Code civil et de nombreuses clauses facultatives qui structurent la gouvernance, la transmission et la fiscalité. Une rédaction soignée évite les conflits ultérieurs et tire parti de la souplesse du régime civil. Sur forms-legal.com nous mettons gratuitement à disposition des modèles de statuts SCI français accompagnes des documents complémentaires : pacte d'associés patrimonial, donation de parts avec réserve d'usufruit, déclaration de bénéficiaires effectifs et procurations.

Dénomination sociale et siège (art. 1835 Code civil). La dénomination doit être suivie ou précédée immédiatement et lisiblement des mots Société civile immobilière ou des initiales SCI, suivis de l'enonciation du capital social et du numéro d'identification SIREN. La dénomination doit être disponible : vérifier au registre national des entreprises tenu par l'INPI via formalites.entreprises.gouv.fr et au registre des marques (data.inpi.fr). Le siège social est généralement établi au domicile d'un associé ou du gérant (clause d'usage acceptée dans la plupart des baux d'habitation) ou dans un local commercial ; il détermine le Greffe du Tribunal de commerce compétent pour l'immatriculation.

Objet social civil exclusif (art. 1832 et 1845 Code civil). L'objet doit être exclusivement civil et limite à la propriété et la gestion patrimoniale d'immeubles : acquisition, propriété, administration, gestion par location, mise à disposition gratuite aux associés, et éventuellement vente des immeubles sociaux. Toute activité commerciale habituelle (achat-revente, location meublée professionnelle, lotissement, promotion immobilière) entraîne la requalification fiscale en société IS et la perte des avantages de la SCI. Pour les activités commerciales accessoires (location meublée occasionnelle, sous-location partielle), prévoir une rédaction prudente combinant l'objet civil principal et la mention que les opérations commerciales accessoires ne doivent pas constituer une activité habituelle.

Durée maximale de 99 ans (art. 1838 Code civil). La durée est fixée dans les statuts pour une période maximale de 99 ans à compter de l'immatriculation au RCS, prorogeable par décision collective extraordinaire des associés statuant au moins un an avant l'expiration conformément à l'article 1844-6 du Code civil. La durée de 99 ans est généralement retenue pour éviter les complications d'une proro prématurée. La dissolution anticipée suit les conditions de l'article 1844-7 du Code civil (décision des associés à l'unanimité à défaut de clause contraire, extinction de l'objet, réunion de toutes les parts en une seule main pendant plus d'un an).

Capital social et apports (art. 1832, 1835 et 1843-3 Code civil). Le capital social, mentionnant le nombre, la valeur nominale et la répartition des parts entre les associés, n'à aucun minimum légal en SCI. Un capital symbolique (souvent 1 000 EUR ou 10 000 EUR) est fréquent. Les apports en numéraire sont intégralement liberes à la souscription, sans dépôt bancaire obligatoire (contrairement aux SARL et SAS). Les apports en nature de biens immobiliers nécessitent un acte authentique passe devant notaire publié au Service de la publicité foncière (SPF) avec paiement des droits de mutation immobilière proportionnels (5,8% du prix HT) sauf exonération pour les apports purs et simples à une SCI familiale soumise à l'IR (article 810 II CGI : droit fixe de 125 EUR). Les apports en industrie sont autorisés (Code civil 1843-3 al. 2) mais ne concourent pas à la formation du capital ; ils ouvrent droit à des parts spéciales.

Responsabilité des associés (art. 1857 et 1858 Code civil). Les associés de SCI répondent indéfiniment des dettes sociales à proportion de leurs droits sociaux conformément à l'article 1857. Cette responsabilité est conjointe et non solidaire (Code civil 1858), chaque associe ne pouvant être poursuivi que pour la quote-part lui incombant proportionnellement au capital qu'il détient. Les créanciers ne peuvent agir contre les associés qu'après avoir préalablement et vainement poursuivi la société (Code civil 1858). Cette responsabilité indéfinie distingue fondamentalement la SCI des sociétés commerciales (SARL, SAS) ou la responsabilité est limitée aux apports.

Gérance (art. 1846 à 1851 Code civil). Le ou les gérants sont désignés dans les statuts ou par décision collective ultérieure. Le gérant peut être une personne physique ou morale, associée ou non. À défaut de désignation, tous les associés sont réputés gérants (Code civil 1846 al. 1) avec pouvoirs concurrents. Le gérant accomplit tous les actes de gestion nécessaires à l'intérêt social ; les actes de disposition (vente, hypothèque) sur les immeubles sociaux requièrent généralement l'autorisation préalable des associés à la majorité renforcée prévue par les statuts. Le gérant est révocable par décision des associés représentant plus de la moitié des parts sociales (Code civil 1851) ; la révocation sans juste motif ouvre droit à dommages-intérêts.

Cession et transmission des parts (art. 1861 à 1870 Code civil). Le régime légal de l'article 1861 du Code civil impose l'unanimité des associés pour toute cession de parts à un tiers étranger à la société. Les statuts peuvent moduler ce régime : cessions libres entre conjoints, partenaires de PACS, ascendants et descendants ; agrément à la majorité renforcée pour les autres cessions ; préemption au profit des associés existants. La cession doit être constatée par écrit et signifiée à la société par acte de commissaire de justice (ex-huissier) ou acceptée dans un acte authentique conformément à l'article 1865 du Code civil. Les droits d'enregistrement sont de 5% pour les cessions de parts de SCI à prépondérance immobilière conformément à l'article 726 du CGI.

Transmission par décès (art. 1870 Code civil). Sauf clause contraire des statuts, la SCI continue avec les héritiers ou légataires du défunt. La transmission est exonérée de droits d'enregistrement (les droits de succession sont calculés sur la valeur des parts entre les mains des héritiers selon le barème de l'article 777 du CGI). Les héritiers doivent justifier de leur qualité par production de l'acte de notoriété ou de tout autre document délivré par le notaire en charge de la succession. La clause d'agrément des héritiers ou de continuation avec les seuls associés survivants impose le rachat des parts au prix fixé par expertise contradictoire (Code civil 1843-4) ou selon la formule prévue par les statuts.

Décisions collectives et majorités (art. 1852 à 1854 Code civil). Le régime légal de l'article 1852 du Code civil impose l'unanimité des associés pour toute décision collective. Les statuts modifient généralement ce régime pour permettre les décisions à la majorité des parts ou des deux tiers pour les décisions ordinaires (approbation des comptes, distribution des dividendes), et reservent l'unanimité ou la majorité des trois quarts aux décisions extraordinaires (modification statutaire, augmentation ou réduction de capital, dissolution anticipée, transformation, agrément de cessionnaire tiers). Le changement de nationalité et l'augmentation des engagements requièrent impérativement l'unanimité (Code civil 1836).

Régime fiscal et option IS (CGI 8 et 206-3). La SCI est par défaut soumise au régime fiscal des sociétés de personnes (article 8 CGI) avec transparence fiscale au profit des associés. Chaque associe est personnellement imposable sur sa quote-part de bénéfices au titre de l'IR dans la catégorie des revenus fonciers (location nue) ou des BIC (location meublée). La SCI peut opter de manière irrévocable pour l'IS conformément à l'article 206-3 CGI à notifier au SIE avant la fin du troisième mois de l'exercice. Voir aussi notre modèle fr-pacte-associés pour les clauses confidentielles complémentaires.

Comment remplir votre Statuts de Société Civile Immobilière (SCI)

Rédiger les Statuts de SCI en France requiert une préparation méthodique combinant choix patrimoniaux des associés et conformité aux dispositions du Code civil et du Code général des impôts.

Étape 1 - Réunir les associés et clarifier les intentions patrimoniales. Organiser une réunion préparatoire pour fixer les apports respectifs (numéraire et immeubles), les pourcentages de détention, la répartition des parts (parts pleines, parts démembrées en usufruit et nue-propriété), les règles de gouvernance souhaitées (gérance unique ou cogerance), les règles de prise de décision (majorité simple, renforcée ou unanime selon le type de décision), les modalités d'entrée et de sortie envisagées, et la vision à moyen-long terme (détention long terme, transmission aux enfants, vente programmée). Pour une SCI familiale, intégrer la planification successorale (donations échelonnées, démembrement, assurance-vie).

Étape 2 - Vérifier la disponibilité de la dénomination sociale. Consulter le registre national des entreprises sur formalites.entreprises.gouv.fr et la base de marques data.inpi.fr pour identifier d'éventuels homonymes. Les dénominations SCI sont généralement personnalisées (nom de famille, nom de l'immeuble, lieu-dit) sans risque de conflit majeur, sauf usage commercial. Exemple : SCI Les Tilleuls, SCI Familiale Martin, SCI du 12 Boulevard Haussmann, SCI Patrimoine Dupont.

Étape 3 - Choisir le siège social. Le siège peut être établi au domicile d'un associé ou du gérant (clause d'usage acceptée dans la plupart des baux d'habitation, sauf restriction explicite du bailleur ou du syndic de copropriété) ou dans un local commercial loue. Pour les SCI familiales, le siège est souvent fixé au domicile du gérant. Le siège détermine le Greffe du Tribunal de commerce compétent pour l'immatriculation au RCS et le Service des impôts des entreprises (SIE) rattache à la DGFiP pour les déclarations fiscales annuelles 2072 (résultats fonciers) ou 2065 (IS).

Étape 4 - Rédiger l'objet social civil exclusif. Définir l'objet avec rigueur en limitant strictement aux opérations civiles : l'acquisition, la propriété, l'administration, la gestion par location ou autrement, et la disposition des biens immobiliers situes en France et à l'étranger. Éviter toute mention d'activité commerciale (achat-revente, location meublée professionnelle, lotissement, promotion immobilière) qui entraînerait la requalification fiscale obligatoire en société IS (CGI 206-2) et la perte de la transparence fiscale au profit des associés. Pour les activités accessoires (location meublée occasionnelle), prévoir une formulation prudente.

Étape 5 - Déterminer le capital social et les apports. Calculer le capital en fonction des besoins réels (achat d'immeuble, financement bancaire, garanties exigées par la banque). Un capital symbolique (1 000 à 10 000 EUR) est fréquent en SCI familiale pour minimiser les droits d'enregistrement de cession (5% pour SCI à prépondérance immobilière selon CGI 726). Les apports en numéraire sont intégralement liberes à la souscription sans dépôt bancaire obligatoire. Pour les apports immobiliers : acte notarie obligatoire chez un notaire (chambre-des-notaires.fr) avec publication au Service de la publicité foncière (SPF) et paiement des droits de mutation immobilière (5,8% du prix HT) sauf exonération pour SCI familiale soumise à l'IR (article 810 II CGI : droit fixe de 125 EUR sous conditions cumulatives).

Étape 6 - Répartir les parts entre les associés. Décider du nombre total de parts et de leur valeur nominale (typiquement 1 EUR par part pour faciliter les calculs de donations échelonnées). La répartition exacte détermine les pourcentages de détention, les droits financiers (quote-part de bénéfices et de plus-values) et les règles de majorité en assemblée. Pour les SCI familiales avec démembrement, prévoir la possibilité de parts en usufruit (revenus locatifs aux usufruitiers) et parts en nue-propriété (transmission aux nus-propriétaires) ; cette structure permet la donation progressive de la nue-propriété avec valorisation réduite selon le barème de l'article 669 du CGI.

Étape 7 - Organiser la gérance et les pouvoirs. Désigner le ou les premiers gérants dans les statuts avec leur identité complète (nom, date et lieu de naissance, nationalité, domicile). La gérance peut être confiée à un associé (gérance majoritaire ou minoritaire), à tous les associés conjointement (régime supplétif), ou à un tiers (gérance externalisee). Définir l'étendue des pouvoirs internes : tous les actes de gestion courante par le gérant seul, mais autorisation préalable des associés pour les actes de disposition sur les immeubles sociaux (vente, hypothèque, cautionnement réel), les emprunts au-dessus d'un seuil, et les cautionnements personnels pour des tiers.

Étape 8 - Rédiger les clauses de cession et de transmission. Le régime légal de l'article 1861 du Code civil imposant l'unanimité est souvent trop rigide pour les structures familiales. Prévoir les clauses suivantes. Première clause : cession libre entre associés existants, entre conjoints, partenaires de PACS, ascendants et descendants (autorisée par l'article 1861 al. 4 du Code civil sauf clause contraire). Deuxième clause : agrément renforce à la majorité des trois quarts ou à l'unanimité pour les cessions à un tiers étranger. Troisième clause : préemption au profit des associés existants en cas de cession à un tiers, avec formule de prix prédéfinie (valeur d'expert agréé par les deux parties, prix d'offre du tiers). Quatrième clause : continuation de la société avec les héritiers ou agrément de ces derniers (Code civil 1870).

Étape 9 - Définir les règles de décisions collectives et les majorités. Fixer les modalités de convocation des assemblées (15 jours minimum par lettre simple ou recommandée, ou voie électronique avec accuse de réception), les modes de tenue (presentielle, visioconférence, consultation écrite, acte unanime). Définir les majorités pour chaque type de décision : décisions ordinaires (approbation des comptes, distribution des résultats) à la majorité des parts ou des deux tiers, décisions extraordinaires modifiant les statuts à l'unanimité ou aux trois quarts des parts, décisions de disposition sur les immeubles sociaux (vente, hypothèque) à la majorité renforcée.

Étape 10 - Finaliser, signer et immatriculer via Guichet unique INPI. Soumettre le projet de statuts à un notaire (chambre-des-notaires.fr) ou à un avocat spécialisé en droit patrimonial. Les statuts sont signés par tous les associés ou leurs mandataires (procuration spéciale enregistrée au SIE), paraphes à chaque page avec mention manuscrite Lu et approuve. Effectuer l'immatriculation au RCS via le Guichet unique INPI sur formalites.entreprises.gouv.fr en déposant : statuts signes, acte de nomination du gérant si non statutaire, déclaration sur l'honneur de non-condamnation du gérant, justificatif de jouissance des locaux du siège, déclaration des bénéficiaires effectifs (RBE). Le Greffe délivré le Kbis sous quelques jours et l'INSEE attribue le SIREN.

Erreurs courantes à éviter dans votre Statuts de Société Civile Immobilière (SCI)

Plusieurs erreurs récurrentes affectent la qualité et l'efficacité des Statuts de SCI en France, entraînant des conséquences fiscales, juridiques et patrimoniales significatives.

Erreur 1 - Insérer une activité commerciale dans l'objet social. Beaucoup de fondateurs incluent dans l'objet social des activités commerciales (achat-revente d'immeubles, location meublée professionnelle, lotissement, promotion immobilière, marchand de biens) en pensant élargir le champ d'action de la SCI. Cette rédaction entraîne automatiquement la requalification fiscale obligatoire de la SCI en société soumise à l'impôt sur les sociétés (CGI 206-2) et la perte de la transparence fiscale au profit des associés. Les conséquences sont généralement défavorables : double imposition (IS au taux de 25% sur les bénéfices puis IR ou PFU 30% sur les dividendes), perte du régime favorable des plus-values des particuliers avec abattements pour durée de détention (taux 19% plus prélèvements sociaux 17,2% pour les particuliers contre 25% IS pour la société). Bonne pratique : limiter strictement l'objet aux opérations civiles (acquisition, propriété, administration, gestion par location, et disposition des biens immobiliers).

Erreur 2 - Négliger la responsabilité indéfinie des associés (art. 1857 Code civil). Beaucoup de fondateurs constituent une SCI en pensant bénéficier de la responsabilité limitée aux apports comme en SARL ou SAS. Cette croyance est erronée : les associés de SCI répondent indéfiniment des dettes sociales à proportion de leurs droits sociaux conformément à l'article 1857 du Code civil. En cas de faillite de la SCI ou de procédure d'exécution forcée, les créanciers sociaux (banque hypothécaire en premier lieu, fournisseurs, fisc) peuvent poursuivre les associés sur leur patrimoine personnel après avoir vainement poursuivi la société (Code civil 1858). Cette responsabilité indéfinie est conjointe et non solidaire, mais reste significative. Bonne pratique : évaluer le risque avant la constitution, prévoir des assurances responsabilité civile, et limiter le levier financier de la SCI (ratio dette/capitaux propres raisonnable).

Erreur 3 - Sous-estimer les coûts d'apport immobilier. L'apport d'un immeuble à une SCI au moment de la constitution génère des coûts substantiels : acte notarie obligatoire (honoraires de 0,8 à 2% du prix HT plus émoluments), droits de mutation immobilière proportionnels (DMTO d'environ 5,80% du prix HT), publication au Service de la publicité foncière (SPF), éventuels frais d'expertise immobilière. Pour un immeuble de 500 000 EUR, le coût total peut atteindre 40 000 à 50 000 EUR. Bonne pratique : vérifier l'eligibilité à l'exonération de l'article 810 II du CGI (droit fixe de 125 EUR) pour les apports purs et simples à une SCI familiale soumise à l'IR sous conditions cumulatives strictes (SCI entre membres de même famille, apport pur et simple, conservation des parts au moins cinq ans), ou envisager l'acquisition directe par la SCI nouvellement constituée si le bien n'est pas encore détenu.

Erreur 4 - Confondre transparence fiscale et exonération. La transparence fiscale de la SCI soumise à l'IR (article 8 CGI) ne signifie pas exonération : chaque associe est personnellement imposable sur sa quote-part de bénéfices au taux marginal de son impôt sur le revenu (jusqu'à 45% pour la tranché supérieure plus 17,2% de prélèvements sociaux soit 62,2% en tranche maximale). Pour les associés à forte capacité contributive, cette imposition peut être défavorable par rapport au taux IS de 25%. Bonne pratique : modeliser l'impact fiscal sur trois scénarios (transparence IR, option IS, taux marginal d'imposition des associés) avant la constitution.

Erreur 5 - Ignorer le formalisme de cession de parts (Code civil 1865). La cession de parts de SCI doit être constatée par écrit et signifiée à la société par acte de commissaire de justice (ex-huissier) ou acceptée dans un acte authentique notarié conformément à l'article 1865 du Code civil. Cette formalité est souvent omise dans les cessions familiales (entre conjoints, parents et enfants), exposant les associés à une inopposabilité à la société et aux tiers de bonne foi. Bonne pratique : faire signifier toute cession à la société par acte de commissaire de justice (coût 80-150 EUR) ou par acte notarie, et déposer un exemplaire au RCS via Guichet unique INPI pour mise à jour. Droits d'enregistrement de 5% pour SCI à prépondérance immobilière (CGI 726).

Erreur 6 - Négliger la planification successorale avec démembrement. Beaucoup de SCI familiales se contentent de la pleine propriété des parts sans exploiter les possibilités de démembrement. Le démembrement avec usufruit aux parents et nue-propriété aux enfants permet une optimisation patrimoniale significative : valorisation réduite de la nue-propriété selon le barème de l'article 669 du CGI (par exemple 60% pour un usufruitier de 51-60 ans, 50% pour 61-70 ans), abattement de 100 000 EUR par parent et par enfant tous les quinze ans (CGI 779), reconstitution automatique de la pleine propriété au décès de l'usufruitier sans aucun droit de succession supplémentaire (CGI 1133). Bonne pratique : organiser des donations échelonnées de nue-propriété tous les 15 ans avec acte notarie pour maximiser les abattements.

Erreur 7 - Omettre le pacte d'associés pour les SCI multifamiliales. Les SCI constituées entre plusieurs branches familiales ou entre amis investisseurs sont particulièrement exposées aux conflits ultérieurs (désaccords sur la gestion, divergence sur la sortie, mésentente sur la valorisation). Les statuts publics au RCS ne permettent pas d'intégrer des clauses confidentielles (engagements personnels de non-concurrence, formules détaillées de valorisation, mécanismes de bad leaver). Bonne pratique : compléter les statuts par un pacte d'associés confidentiel signé par tous les associés réglant les questions non publiques. Voir notre modèle fr-pacte-associés.

Erreur 8 - Oublier les obligations annuelles. Après la constitution, plusieurs obligations annuelles doivent être respectées : tenue d'une comptabilité (simple en SCI soumise à l'IR mais conforme au plan comptable général en SCI soumise à l'IS), dépôt annuel de la déclaration fiscale 2072 (SCI IR) ou 2065 (SCI IS) au Service des impôts des entreprises (SIE), assemblée générale annuelle d'approbation des comptes dans les six mois suivant la clôture de l'exercice, mise à jour de la déclaration des bénéficiaires effectifs (RBE) au registre national tenu par l'INPI à chaque changement substantiel, paiement de la cotisation foncière des entreprises (CFE) si applicable, et éventuelle déclaration au Service des impôts des particuliers pour la taxé d'habitation des résidences secondaires détenues par la SCI. Bonne pratique : confier la gestion administrative et comptable à un expert-comptable certifie ITAA (institut des experts-comptables) ou à un cabinet spécialisé en SCI patrimoniales (coût annuel 800 à 2 500 EUR HT).

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Questions Fréquentes

Modèle référencé aux textes légaux — Modèle modifié pour la dernière fois en juin 2026

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