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Charte Lanceur d'Alerte Loi Waserman — Modèle Gratuit France | forms-legal.com

Charte du Lanceur d'Alerte (Loi Waserman)

CHARTE DU LANCEUR D'ALERTE — LOI WASERMAN (LOI N°2022-401 DU 21 MARS 2022)

Conforme à la Loi n°2022-401 du 21 mars 2022 relative à la protection des lanceurs d'alerte (dite Loi Waserman), transposant la Directive UE 2019/1937 du Parlement européen et du Conseil du 23 octobre 2019 sur la protection des personnes qui signalent des violations du droit de l'Union, et à la Loi Sapin II n°2016-1691 du 9 décembre 2016 art. 8 et 17.

Présentation de l'entreprise

PRÉSENTATION

[Entreprise Nom], immatriculée au RCS sous le numéro SIREN [Entreprise S I R E N], dont le siège social est situé [Entreprise Adresse], comptant [Effectif Salaries] salariés en équivalents temps plein.

Référent lanceur d'alerte désigné : [Referent Alerte].

Canal d'alerte interne disponible : [Canal Alerte].

Article 1 - Objet et fondements légaux

ARTICLE 1 - OBJET ET FONDEMENTS LÉGAUX

1.1 La présente Charte du Lanceur d'Alerte définit les modalités pratiques du dispositif de signalement interne mis en place par [Entreprise Nom] en application de la Loi n°2022-401 du 21 mars 2022 (Loi Waserman) transposant la Directive 2019/1937/UE.

1.2 Depuis l'entrée en vigueur de la Loi Waserman le 1er septembre 2022, toute entreprise employant au moins 50 salariés est tenue de mettre en place un canal d'alerte interne sécurisé, garantissant la confidentialité de l'identité du lanceur d'alerte, des personnes visées et des informations divulguées.

1.3 Pour les entreprises soumises à la Loi Sapin II (500 salariés et CA > 100 M EUR), le dispositif d'alerte constitue en outre le troisième pilier obligatoire du programme de conformité anticorruption (Loi Sapin II art. 17 I. 3°). L'Agence Française Anticorruption (AFA) et le Défenseur des droits sont les deux autorités compétentes pour les questions relatives aux lanceurs d'alerte en France.

Article 2 - Définition du lanceur d'alerte

ARTICLE 2 - DÉFINITION DU LANCEUR D'ALERTE (LOI WASERMAN ART. 4)

2.1 Est considérée comme lanceur d'alerte, au sens de la Loi Waserman art. 4 et du Code civil art. 10-1, toute personne physique qui signale ou divulgue, sans contrepartie financière directe et de bonne foi, des informations portant sur un crime, un délit, une menace ou un préjudice pour l'intérêt général, une violation ou une tentative de dissimulation d'une violation d'un engagement international de la France, d'un acte unilatéral d'une organisation internationale, du droit de l'Union européenne, de la loi ou du règlement.

2.2 La Loi Waserman a élargi le cercle des personnes protégées par rapport à la loi Sapin II de 2016 : outre les collaborateurs salariés ou agents publics, la protection s'étend désormais aux candidats à l'embauche, aux stagiaires et apprentis, aux actionnaires, aux membres de l'organe d'administration, aux prestataires externes et sous-traitants, et aux personnes physiques évoluant dans la sphère professionnelle du signalant (collègues, famille, associations, syndicats).

2.3 Le lanceur d'alerte doit avoir eu personnellement connaissance des faits signalés dans le cadre de ses activités professionnelles, et avoir des motifs raisonnables de croire que les informations signalées sont véridiques au moment du signalement.

Article 3 - Champ des alertes recevables

ARTICLE 3 - CHAMP DES ALERTES RECEVABLES

3.1 Les alertes recevables par le dispositif interne de [Entreprise Nom] portent sur les domaines suivants : [Domaines Alerte].

3.2 Ne constituent pas des alertes recevables au titre de la présente Charte : les simples contestations individuelles portant sur des conditions de travail ou des décisions managériales personnelles (ressortissant aux procédures RH habituelles) ; les allégations sans aucune base factuelle (dénonciation calomnieuse, Code pénal art. 226-10) ; les informations couvertes par le secret de la défense nationale, le secret médical ou le secret des délibérations judiciaires.

Article 4 - Procédure de signalement

ARTICLE 4 - PROCÉDURE DE SIGNALEMENT INTERNE ET DÉLAIS

4.1 Canal interne prioritaire. Toute alerte doit en priorité être adressée au référent lanceur d'alerte de [Entreprise Nom] via le canal interne sécurisé : [Canal Alerte]. La Loi Waserman et la Directive 2019/1937/UE consacrent la primauté du canal interne, sauf si le lanceur d'alerte craint des représailles ou si le canal interne est compromis.

4.2 Accusé de réception. Le référent accuse réception du signalement dans un délai de [Delai Accuse] à compter de la réception du signalement, quelle qu'en soit la forme. L'accusé de réception est adressé par le canal utilisé par le lanceur d'alerte, dans le respect de la confidentialité.

4.3 Instruction de l'alerte. Le référent instruit le signalement avec toute la diligence et la discrétion nécessaires. Il peut solliciter des informations complémentaires auprès du lanceur d'alerte, consulter des experts internes ou externes (avocat, expert-comptable, ingénieur HSE), et proposer des mesures correctives à la Direction Générale. Il rend compte des suites données dans un délai de [Delai Retour] à compter de l'accusé de réception.

4.4 Escalade externe. Si le canal interne ne permet pas un traitement satisfaisant ou si des représailles sont à craindre, le lanceur d'alerte peut adresser son signalement directement à l'autorité externe compétente : Agence Française Anticorruption (AFA) pour les faits de corruption ; Défenseur des droits pour les violations des droits fondamentaux ; CNIL pour les violations RGPD ; Parquet national financier (PNF) pour les infractions financières ; Autorité de la concurrence pour les pratiques anticoncurrentielles. En dernier recours, ou si les autorités compétentes n'ont pas agi, la divulgation publique est possible (Loi Waserman art. 10).

Article 5 - Confidentialité et protection

ARTICLE 5 - CONFIDENTIALITÉ ET PROTECTION DES LANCEURS D'ALERTE

5.1 Confidentialité absolue. L'identité du lanceur d'alerte, l'identité des personnes visées par le signalement, et les informations contenues dans le signalement sont strictement confidentielles. Elles ne peuvent être divulguées qu'avec le consentement exprès du lanceur d'alerte, ou pour les seuls besoins de l'instruction de l'alerte à des personnes qui y ont besoin (ne pas divulguer au-delà du cercle restreint). Toute divulgation non autorisée constitue une infraction pénale (Loi Waserman art. 9 ; Code pénal art. 226-13, violation du secret professionnel).

5.2 Interdiction absolue de représailles. Aucune mesure de représailles ne peut être prise à l'encontre d'un lanceur d'alerte ayant signalé de bonne foi : licenciement, rupture de contrat, rétrogradation, mutation forcée, harcèlement moral ou sexuel, discrimination, notation défavorable, refus de promotion, mesures préjudiciables à l'environnement de travail. Ces représailles constituent une infraction pénale (Loi Waserman art. 13 ; peine de 1 an d'emprisonnement et 15 000 EUR d'amende). Le juge peut prononcer la nullité de la mesure de représailles et ordonner la réintégration ou le versement de dommages et intérêts.

5.3 Présomption de bonne foi. Le lanceur d'alerte ayant signalé de bonne foi et avec des motifs raisonnables de croire à la véracité des faits signalés ne peut faire l'objet de poursuites civiles ou pénales pour violation du secret professionnel ni d'aucune autre action en responsabilité (Loi Waserman art. 7 et 8). La mauvaise foi ou la dénonciation calomnieuse restent sanctionnées (Code pénal art. 226-10).

Approbation

APPROBATION ET ENTRÉE EN VIGUEUR

Approuvé à [Signature Lieu], le [Signature Date].

Le Dirigeant responsable : __________________________ Le Référent lanceur d'alerte : __________________________

(Mention manuscrite 'Lu et approuvé' recommandée)

Dirigeant responsable

________________

Signature

Référent lanceur d'alerte

________________

Signature

Maintenu par Vladislav Sergienko, Fondateur·Modèle modifié pour la dernière fois: ·Signaler une erreur

Qu'est-ce qu'un Charte Lanceur d'Alerte Loi Waserman — Modèle Gratuit France | forms-legal.com ?

La Charte Lanceur d'Alerte Loi Waserman est, en droit français, une charte lanceur d'alerte.

La Charte du Lanceur d'Alerte en France se distingue de ses prédécesseurs législatifs par l'ampleur des protections accordées. La Loi Sapin II n°2016-1691 du 9 décembre 2016, en son article 8, avait introduit le dispositif d'alerte dans le droit français, mais la Loi Waserman va beaucoup plus loin : elle élargit la définition du lanceur d'alerte (désormais inclus : les candidats à l'embauche, les stagiaires, les actionnaires, les prestataires externes, les bénévoles), elle reconnaît les « facilitateurs » (personnes qui aident le lanceur d'alerte) comme bénéficiaires de la même protection, et elle établit une hiérarchie des canaux d'alerte (interne d'abord, puis externe auprès des autorités compétentes — Agence Française Anticorruption, CNIL, Défenseur des droits, Parquet national financier — et en dernier recours divulgation publique).

Le Défenseur des droits, autorité constitutionnelle indépendante créée par la révision constitutionnelle du 23 juillet 2008 et organisée par la Loi organique n°2011-333 du 29 mars 2011, est l'une des deux autorités françaises compétentes pour les lanceurs d'alerte avec l'AFA. Les personnes qui se heurtent à des représailles après avoir émis une alerte peuvent le saisir pour obtenir une aide (orientation, médiation, signalement au Parquet). La Loi Waserman a renforcé le rôle du Défenseur des droits dans le soutien financier aux lanceurs d'alerte victimes de représailles (provision sur frais de justice, art. 12-1 de la Loi organique).

La France, par la Loi Waserman, a adopté l'une des législations les plus protectrices d'Europe en matière de lanceurs d'alerte. Elle va au-delà des exigences minimales de la Directive 2019/1937/UE, notamment en matière de délais de traitement (retour sous 3 mois, non 2 mois), d'extension du champ d'application (violations du droit national en plus du droit UE), et de renforcement des protections contre les représailles. La peine pour entrave à un signalement ou représailles contre un lanceur d'alerte est de 1 an d'emprisonnement et 15 000 EUR d'amende (Loi Waserman art. 13), à laquelle peut s'ajouter la nullité de la mesure de représailles et le versement de dommages et intérêts (Cour de cassation, chambre sociale, a déjà appliqué des nullités de licenciement dans ce contexte avant même la Loi Waserman).

Quand avez-vous besoin d'un Charte Lanceur d'Alerte Loi Waserman — Modèle Gratuit France | forms-legal.com ?

La Charte du Lanceur d'Alerte en France est obligatoire dans plusieurs situations et fortement recommandée dans bien d'autres.

Dès 50 salariés, toute entreprise est légalement obligée de mettre en place un canal d'alerte interne conformément à la Loi Waserman. Cette obligation s'applique aux sociétés commerciales (SA, SAS, SARL, SE), aux associations loi 1901 employant des salariés, aux mutuelles, aux fondations et aux administrations publiques. Le seuil de 50 salariés s'apprécie en équivalents temps plein (ETP) sur les 12 mois précédents, en incluant les travailleurs intérimaires dont la durée d'utilisation est supérieure à 6 mois.

Dès 500 salariés avec un CA supérieur à 100 millions d'euros, le dispositif d'alerte interne constitue également le troisième pilier obligatoire du programme de conformité anticorruption Sapin II (Loi n°2016-1691 art. 17 I. 3°). L'AFA contrôle son effectivité lors de ses inspections et peut sanctionner son absence ou son dysfonctionnement.

Lors du déploiement d'un programme ESG (Environnement, Social, Gouvernance) ou de la préparation du premier rapport CSRD, les grandes entreprises doivent documenter leur politique de signalement interne dans les indicateurs ESRS G1. La charte du lanceur d'alerte constitue la pièce maîtresse de cette documentation.

En cas de contamination d'un secteur par un scandale éthique ou de mise en demeure par l'AFA suite à un contrôle, la mise en place ou la réforme du dispositif d'alerte est généralement l'une des premières mesures correctives exigées. Les entreprises du secteur financier supervisées par l'ACPR (Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution) et de l'AMF (Autorité des Marchés Financiers) sont également soumises à des obligations spécifiques de canal d'alerte interne en vertu du Code monétaire et financier (CMF art. L561-32-1 pour les obligations en matière de lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme — LCB-FT).

Lors de la négociation d'une Convention Judiciaire d'Intérêt Public (CJIP) avec le Parquet national financier suite à des faits de corruption, la mise en place d'un canal d'alerte interne fonctionnel est quasi-systématiquement incluse dans le programme de mise en conformité imposé à l'entreprise. Les CJIP françaises les plus emblématiques (Société Générale 250 M€ en 2018, HSBC Private Bank Suisse 300 M€ en 2017, Airbus 2 Md€ en 2020) l'ont toutes prévue.

Que faut-il inclure dans votre Charte Lanceur d'Alerte Loi Waserman — Modèle Gratuit France | forms-legal.com ?

La Charte du Lanceur d'Alerte en France doit contenir les éléments structurels suivants pour être conforme à la Loi Waserman et à la Directive 2019/1937/UE.

**1. Identification de l'entreprise et du référent lanceur d'alerte.** La charte doit identifier l'entreprise par sa dénomination sociale, son SIREN, et nommer explicitement le référent lanceur d'alerte désigné avec ses coordonnées complètes. Ce référent doit être doté d'une réelle indépendance (idéalement rattaché à la Direction Générale, ou être un prestataire externe) et de l'autorité nécessaire pour instruire les alertes impliquant des managers de haut rang.

**2. Définition du lanceur d'alerte conforme à la Loi Waserman.** La charte doit reprendre la définition large de la Loi Waserman art. 4 : toute personne physique ayant personnellement connaissance de faits, signalant de bonne foi, sans contrepartie financière directe. Elle doit explicitement étendre la protection aux facilitateurs (Code civil art. 10-1 modifié par la Loi Waserman) et aux personnes physiques dans la sphère professionnelle du signalant.

**3. Champ des alertes recevables.** La charte doit préciser les catégories de violations pouvant faire l'objet d'un signalement : corruption (Sapin II), fraude fiscale (CGI), violations RGPD (CNIL), infractions à la concurrence (art. L420-1 Code de commerce + art. 101-102 TFUE), violations du droit du travail (harcèlement, discrimination), violations environnementales, et plus généralement toute violation du droit de l'Union européenne ou du droit national dans les domaines listés à l'Annexe I de la Directive 2019/1937.

**4. Description du canal d'alerte interne sécurisé.** La charte doit décrire précisément le canal d'alerte disponible : adresse email chiffrée dédiée, formulaire en ligne sécurisé sur l'intranet (avec chiffrement de bout en bout), ligne téléphonique confidentielle, ou solution logicielle spécialisée. Le canal doit permettre des signalements anonymes si le lanceur d'alerte le souhaite, tout en garantissant qu'aucun administrateur IT ou responsable RH ne peut accéder aux signalements sans autorisation du référent.

**5. Délais de traitement conformes à la Directive.** La charte doit préciser les délais légaux : accusé de réception dans les 7 jours (Directive 2019/1937 art. 9 §1 b), retour sur les suites données dans un délai raisonnable ne dépassant pas 3 mois (art. 9 §1 d). Ces délais sont impératifs et leur non-respect peut être invoqué par le lanceur d'alerte pour justifier un signalement externe (sans attendre la réponse interne).

**6. Garanties de confidentialité et de non-représailles.** La charte doit garantir explicitement : la confidentialité absolue de l'identité du lanceur d'alerte, des personnes visées et des informations signalées ; l'interdiction de toute mesure de représailles (licenciement, sanction, discrimination) ; la nullité de toute mesure de représailles prise en violation de la Loi Waserman.

**7. Procédures d'escalade externe.** La charte doit informer les lanceurs d'alerte de leur droit de signaler directement à l'AFA (agence-francaise-anticorruption.gouv.fr), à la CNIL (cnil.fr), au Défenseur des droits (defenseurdesdroits.fr), au Parquet national financier (parquet-national-financier.fr) ou aux instances européennes compétentes (OLAF, EFSA, etc.).

forms-legal.com propose un modèle de Charte du Lanceur d'Alerte pré-structuré conforme à la Loi Waserman, téléchargeable gratuitement et adaptable à la taille et au secteur d'activité de votre entreprise.

Comment remplir votre Charte Lanceur d'Alerte Loi Waserman — Modèle Gratuit France | forms-legal.com

La Charte du Lanceur d'Alerte en France se remplit en prenant en compte la taille de l'entreprise, son secteur d'activité et ses risques de conformité spécifiques. Voici le guide pratique étape par étape.

**Étape 1 — Identification de l'entreprise.** Renseigner la dénomination sociale exacte inscrite au RCS, le numéro SIREN à 9 chiffres, l'adresse complète du siège social et l'effectif total en équivalents temps plein (ETP). L'effectif détermine le niveau des obligations légales : canal d'alerte obligatoire dès 50 ETP (Loi Waserman) ; programme complet Sapin II dès 500 ETP et 100 M EUR de CA.

**Étape 2 — Désignation du référent lanceur d'alerte.** Nommer explicitement le référent avec ses nom, prénom, fonction et coordonnées complètes (email professionnel dédié, numéro de téléphone direct). Le référent doit avoir l'autorité et les ressources nécessaires pour traiter les alertes impliquant des personnes de tout niveau hiérarchique, y compris les membres de la Direction. Pour les PME, le directeur financier ou le directeur juridique peut assumer ce rôle. Pour les grandes entreprises, un responsable compliance ou un service d'audit interne indépendant est recommandé. Il est également possible de désigner un référent externe (avocat, cabinet de conseil en conformité) pour garantir une indépendance maximale.

**Étape 3 — Description du canal d'alerte.** Décrire précisément le canal d'alerte interne disponible : email dédié chiffré (ex. : [email protected], accessible seulement au référent), formulaire en ligne sécurisé sur l'intranet (avec chiffrement de bout en bout et possibilité d'alerte anonyme), numéro de téléphone confidentiel (géré par un tiers pour garantir l'anonymat), ou solution logicielle spécialisée (EthicsPoint/Navex Global, Signalement.fr, Whispli, AllVoices). Préciser l'URL d'accès ou les coordonnées exactes du canal.

**Étape 4 — Définition du champ des alertes.** Sélectionner les domaines couverts par les alertes en fonction du profil de risque de l'entreprise. Pour une entreprise de services financiers supervisée par l'ACPR, les violations LCB-FT (lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme) seront prioritaires. Pour une entreprise industrielle, les violations environnementales et de sécurité industrielle seront essentielles. Pour toutes, la corruption (Sapin II) et les violations RGPD (CNIL) sont obligatoires.

**Étape 5 — Paramétrage des délais de traitement.** Fixer les délais de l'accusé de réception (recommandé : 3 à 5 jours ouvrés, maximum légal 7 jours selon la Directive 2019/1937) et du retour sur les suites données (recommandé : 1 à 2 mois, maximum légal 3 mois). Ces délais doivent être réalistes compte tenu des ressources du référent et de la complexité des alertes potentielles.

**Étape 6 — Communication interne et formation.** La charte doit être communiquée à l'ensemble des collaborateurs via les canaux habituels de communication interne (intranet, email, affichage), remise lors de l'onboarding des nouveaux collaborateurs, et rappelée lors des formations annuelles anticorruption et déontologiques. Pour les prestataires et sous-traitants auxquels le canal est ouvert, une information spécifique doit être prévue.

**Étape 7 — Validation et signature.** La charte doit être signée par le représentant légal (PDG, DG, gérant) pour lui conférer son autorité. Pour les SA, la validation par le conseil d'administration ou son comité d'audit est recommandée et documentée dans les procès-verbaux.

Erreurs courantes à éviter dans votre Charte Lanceur d'Alerte Loi Waserman — Modèle Gratuit France | forms-legal.com

La Charte du Lanceur d'Alerte en France est souvent mal mise en œuvre. Voici les erreurs les plus fréquentes.

**Erreur n°1 — Canal d'alerte non confidentiel en pratique.** Un email générique accessible à l'équipe RH, au directeur informatique ou à tout manager avec accès administrateur ne garantit pas la confidentialité exigée par la Loi Waserman. Les services IT pourraient techniquement lire les emails envoyés à une adresse [email protected] non sécurisée. Le canal doit être techniquement conçu pour garantir que seul le référent accrédité peut accéder aux signalements.

**Erreur n°2 — Absence de procédure pour les alertes impliquant le référent lui-même.** Si le référent lanceur d'alerte est lui-même mis en cause dans une alerte, il ne peut pas instruire son propre cas. La charte doit prévoir un mécanisme d'escalade (ex. : transmission directe au Président du Conseil d'Administration ou à un vérificateur externe) dans cette situation.

**Erreur n°3 — Canal ouvert seulement aux salariés CDI.** La Loi Waserman étend la protection à toutes les personnes ayant un lien professionnel avec l'entreprise : CDD, intérimaires, stagiaires, apprentis, prestataires, fournisseurs, actionnaires. Restreindre le canal aux seuls salariés en CDI est non conforme.

**Erreur n°4 — Non-respect des délais de traitement.** Ne pas respecter le délai d'accusé de réception de 7 jours ou le délai de retour de 3 mois peut justifier que le lanceur d'alerte contourne le canal interne et se tourne directement vers l'AFA, le Défenseur des droits ou le Parquet, voire vers la presse (divulgation publique). Ces délais sont impératifs.

**Erreur n°5 — Charte non communiquée aux prestataires.** Depuis la Loi Waserman, les prestataires et sous-traitants ont le droit d'utiliser le canal d'alerte interne de l'entreprise pour signaler des violations dont ils ont connaissance dans leur relation avec l'entreprise. La charte doit être communiquée aux prestataires stratégiques, idéalement via les contrats de prestation ou un portail fournisseurs.

**Erreur n°6 — Confusion entre canal d'alerte et procédure disciplinaire RH.** Le canal d'alerte n'est pas une procédure de plainte RH contre son manager. Son objet est le signalement de violations du droit (corruption, fraude, harcèlement, violations RGPD), pas le règlement de conflits managériaux ordinaires. La charte doit clairement délimiter ce qui relève du canal d'alerte Waserman et ce qui relève de la procédure de signalement RH classique.

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Forms Legal. (2026). Charte Lanceur d'Alerte Loi Waserman — Modèle Gratuit France | forms-legal.com (France) [Legal document template]. Forms Legal. https://forms-legal.com/fr/france/business/policies/charte-lanceur-alerte-sapin-ii

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Questions Fréquentes

Modèle référencé aux textes légaux — Modèle modifié pour la dernière fois en juin 2026

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