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Créez un bail saisonnier complet pour chalets, chalets de ski, propriétés riveraines et maisons de vacances au Québec, régi par les art. 1851-1891 C.c.Q. Couvre les dates, le loyer, les taxes, le dépôt, l'inventaire, les règles du chalet, la politique d'annulation et la responsabilité. Non soumis au TAL. Téléchargez en PDF ou Word.

Qu'est-ce qu'un Bail saisonnier — Chalet / Propriété de vacances (Québec) ?

Le bail saisonnier québécois est un contrat de location à durée déterminée spécifiquement conçu pour la location de chalets, cottages, chalets de ski, propriétés riveraines et autres maisons de vacances à des fins récréatives ou touristiques pendant une saison ou une période définie. Régi par les dispositions générales sur le louage du Code civil du Québec (art. 1851-1891), un bail saisonnier est fondamentalement différent d'un bail résidentiel — il ne crée pas de relation locateur-locataire au sens traditionnel, ne confère pas le droit de maintien dans les lieux au-delà du terme convenu, et n'est pas soumis aux protections résidentielles des art. 1892-2000 ni à la compétence du Tribunal administratif du logement (TAL), à condition que la propriété soit louée à des fins de vacances ou de récréation et ne serve pas de résidence principale au locataire.

Les baux saisonniers au Québec sont le plus souvent utilisés pour les locations estivales en région de villégiature comme les Laurentides (Mont-Tremblant, Sainte-Adèle, Saint-Donat), les Cantons-de-l'Est (Orford, Sutton, Lac Brome), Charlevoix (Baie-Saint-Paul, La Malbaie), la Mauricie et le Saguenay–Lac-Saint-Jean, ainsi que pour les locations hivernales en saison de ski près des grands domaines skiables comme Mont-Tremblant, Bromont, Le Massif de Charlevoix et Mont-Sainte-Anne. Contrairement au bail de vacances, qui couvre généralement des séjours très courts de quelques jours à quelques semaines, un bail saisonnier peut couvrir une saison estivale entière de plusieurs mois, tout en demeurant hors de la compétence du TAL dans la mesure où la vocation de vacances est maintenue.

La liberté contractuelle dont disposent les parties dans un bail saisonnier est considérablement plus grande que dans les baux résidentiels. Les dépôts de garantie sont expressément permis — contrairement aux baux résidentiels où l'art. 1904 C.c.Q. les interdit strictement — permettant au locateur de se protéger contre les dommages potentiels. Les parties peuvent négocier le montant du loyer, les règles du chalet, la politique d'annulation et la répartition des coûts des services publics, du ménage et de l'entretien, sans référence aux lignes directrices du TAL. Les obligations du locateur en vertu des art. 1854-1858 C.c.Q. de remettre la propriété en bon état et d'assurer la jouissance paisible demeurent pleinement applicables. L'obligation de bonne foi de l'art. 1375 C.c.Q. régit la conduite des deux parties.

Pour les locations saisonnières de 31 jours ou moins, le locateur doit se conformer à la Loi sur les établissements d'hébergement touristique (RLRQ, c. E-14.2), qui exige l'enregistrement auprès de la Corporation de l'industrie touristique du Québec (CITQ), l'affichage du numéro d'enregistrement et le maintien d'une assurance responsabilité d'au moins 2 000 000 $, ainsi que la perception et la remise des taxes applicables : TPS (5 %), TVQ (9,975 %) et taxe sur l'hébergement (3,5 %). Les règlements municipaux sur la location à court terme s'appliquent également et varient significativement d'une municipalité à l'autre.

Le marché de la location saisonnière au Québec est particulièrement dynamique, englobant des milliers de chalets dans les Laurentides, les Cantons-de-l'Est (Estrie), Charlevoix, l'Outaouais et le Saguenay. Contrairement aux baux de logements résidentiels encadrés par le Tribunal administratif du logement (TAL), les baux de location saisonnière de vacances au Québec relèvent des dispositions générales du louage (art. 1851-1891 C.c.Q.) et ne sont pas assujettis à la compétence du TAL ni au formulaire de bail obligatoire. Les parties disposent d'une liberté contractuelle significative pour négocier les conditions d'enregistrement et de départ, le règlement de la maison, la politique concernant les animaux domestiques et le tabac, la structure des dépôts et les modalités d'annulation. Cependant, les exploitants commerciaux qui offrent des locations de courte durée doivent s'enregistrer auprès de la Corporation de l'industrie touristique du Québec (CITQ) en vertu de la Loi sur les établissements d'hébergement touristique (RLRQ, c. E-14.2). L'absence d'enregistrement CITQ valide peut entraîner des amendes administratives et affecter l'opposabilité du contrat de location.

Quand avez-vous besoin d'un Bail saisonnier — Chalet / Propriété de vacances (Québec) ?

Un bail saisonnier est nécessaire chaque fois qu'un propriétaire québécois loue son chalet, cottage, chalet de ski, propriété riveraine ou maison de vacances à des locataires pour une période saisonnière définie, que ce soit pour la récréation estivale en bord de lac, le ski hivernal, l'observation des couleurs d'automne ou la pêche printanière. Le contrat est essentiel pour formaliser l'arrangement locatif, protéger les intérêts des deux parties et assurer la conformité aux lois et règlements québécois applicables.

Le bail saisonnier est particulièrement important pour les locations annuelles récurrentes de la même propriété aux mêmes locataires ou à des locataires différents chaque année, car il établit un dossier clair des conditions convenues pour chaque période de location spécifique. Les propriétaires qui louent leur propriété saisonnière à plusieurs groupes différents tout au long de l'année — potentiellement dix à vingt groupes différents pendant une saison estivale de pointe — devraient utiliser un bail saisonnier standardisé pour chaque réservation afin d'assurer la cohérence et de disposer d'un dossier juridique clair.

Le contrat est également critique lorsque la location implique des équipements spécialisés soulevant des préoccupations de sécurité et de responsabilité, tels que des bateaux à moteur, des embarcations nautiques personnelles, des canots et kayaks, des quais de plongée, des spas, des saunas, des véhicules tout-terrain (VTT), des motoneiges, des foyers extérieurs ou des structures de jeu pour enfants. Pour les locateurs qui font la publicité de leur propriété saisonnière sur des plateformes de location en ligne, un bail saisonnier direct entre les parties complète les conditions générales de la plateforme et offre une protection supplémentaire spécifique au droit québécois, notamment l'exigence d'enregistrement CITQ, les obligations fiscales applicables, les conditions du dépôt de garantie et les règles détaillées du chalet qui peuvent ne pas être adéquatement couvertes par les conditions standard d'une plateforme.

Un bail saisonnier est également nécessaire pour les propriétés de location de vacances inscrites sur des plateformes en ligne telles qu'Airbnb, VRBO, Cottages.com et Chalet.com, où les conditions de réservation standard de la plateforme peuvent être insuffisantes pour couvrir toutes les exigences du droit civil québécois. Un bail saisonnier correctement rédigé, en complément de toute réservation sur une plateforme, fournit une base juridiquement exécutoire pour recouvrer des dommages au-delà de la protection de paiement de la plateforme, poursuivre le recouvrement d'un loyer impayé ou d'un dépôt de sécurité devant la Division des petites créances de la Cour du Québec, et faire respecter les règles de la maison qui dépassent les politiques standard de la plateforme. Pour les locations saisonnières à plusieurs parties où un groupe d'amis ou de membres de la famille loue conjointement un chalet, le bail devrait identifier tous les locataires adultes et préciser la solidarité entre eux conformément à l'art. 1518 C.c.Q., afin de permettre au locateur de poursuivre n'importe quel locataire pour la totalité du montant dû. Les contrats de location saisonnière sont également exigés par les municipalités québécoises qui ont adopté des règlements sur la location à court terme imposant aux exploitants d'afficher les informations de location et les numéros de permis dans la propriété louée. Ce document est régi par le Code civil du Québec, qui exige que toutes les parties contractantes agissent de bonne foi (art. 1375 C.c.Q.) et que les obligations soient exécutées conformément aux exigences de la bonne foi à tous les stades de la formation, de l'exécution et de l'extinction du contrat. Les parties reconnaissent que les tribunaux québécois ont compétence sur tout litige découlant du présent accord et que le droit applicable est celui de la province de Québec. Il est recommandé de consulter un notaire ou un avocat québécois qualifié avant de signer ce document.

Que faut-il inclure dans votre Bail saisonnier — Chalet / Propriété de vacances (Québec) ?

Les éléments essentiels d'un bail saisonnier québécois pour chalets et propriétés de vacances sont complets et couvrent tous les aspects de la relation locative en vertu du droit civil québécois. Premièrement, la date du bail doit être indiquée clairement, avec une description précise du fondement juridique de l'accord, le distinguant d'un bail résidentiel et confirmant que le TAL n'a aucune compétence. Deuxièmement, les deux parties doivent être pleinement identifiées avec leurs noms légaux, adresses permanentes, numéros de téléphone et courriels, ainsi que le numéro d'enregistrement CITQ pour les locations de 31 jours ou moins. Troisièmement, la propriété saisonnière doit être décrite en détail.

Quatrièmement, la période de location saisonnière doit être précisée avec les dates et heures exactes d'arrivée et de départ. Cinquièmement, les conditions financières doivent être complètes : le loyer saisonnier total, l'inclusion ou non des taxes (TPS 5 %, TVQ 9,975 %, taxe d'hébergement 3,5 %), l'échéancier de paiement et les modes de paiement acceptés. Sixièmement, les modalités du dépôt de garantie doivent préciser le montant et le délai de remboursement. Septièmement, une section détaillée sur les services et équipements doit lister tous les services inclus et l'inventaire complet.

Huitièmement, les règles du chalet doivent couvrir les politiques concernant les animaux, les restrictions de tabagisme, les heures de silence, les invités nocturnes et les règles spécifiques pour les embarcations, les motoneiges, les foyers et autres équipements. Neuvièmement, une politique d'annulation claire et graduée doit être précisée, avec les pourcentages de remboursement applicables à différents préavis et une clause de force majeure. Dixièmement, les dispositions sur la responsabilité doivent couvrir la responsabilité du locataire pour les dommages en vertu de l'art. 1862 C.c.Q. Onzièmement, les dispositions sur le ménage et le départ doivent préciser si le nettoyage professionnel est inclus ou facturé séparément et les instructions de départ détaillées. Enfin, une clause de bonne foi fondée sur l'art. 1375 C.c.Q. et une clause de droit applicable complètent le bail.

Huitièmement, la répartition des responsabilités en matière de dommages, incluant les procédures de dépôt de garantie, le délai de réclamation et le processus de déduction détaillée, doit être précisée. Neuvièmement, la politique d'annulation applicable — précisant les conditions de remboursement total, partiel ou nul selon le délai d'annulation par rapport à la période de location — est essentielle pour les deux parties. Dixièmement, le règlement de la maison couvrant le bruit, les heures de silence, le stationnement, l'utilisation des équipements extérieurs, les règles relatives au quai et aux embarcations (le cas échéant), le recyclage et les activités interdites (comme les grandes fêtes ou la sous-location) protège la propriété et le voisinage. Onzièmement, le numéro d'enregistrement CITQ requis pour les exploitants commerciaux doit être inclus. Douzièmement, la clause de droit applicable désignant le droit civil québécois et la juridiction du tribunal local offre clarté en matière de résolution des différends. Enfin, une clause de bonne foi fondée sur l'art. 1375 C.c.Q. garantit que les deux parties abordent la relation locative avec honnêteté et transparence tout au long de la période de location. La clause de droit applicable précise que le présent bail est régi par les lois de la province de Québec, conformément aux art. 1851-1891 C.c.Q., et que les tribunaux civils québécois ont compétence exclusive pour trancher tout litige en découlant. En vertu du droit québécois, toute disposition du présent accord contrevenant à une règle d'ordre public sera réputée nulle et non avenue, tandis que les dispositions restantes continueront à s'appliquer dans toute leur force et vigueur. Les parties conviennent que tout différend qui ne peut être résolu à l'amiable sera soumis au tribunal civil québécois compétent ayant juridiction ratione materiae et ratione valoris, que ce soit la Cour du Québec (Division des petites créances pour les montants jusqu'à 15 000 $, ou la division civile ordinaire) ou la Cour supérieure du Québec pour les affaires de valeur plus élevée.

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