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Créez un accord de garde d'animal de compagnie québécois fondé sur l'art. 898.1 C.c.Q. (Loi Luca — animaux êtres sensibles) et les arts. 1378-1384 C.c.Q. Couvre le type de garde (exclusive, partagée ou droit de visite), le calendrier de garde, le partage des frais (vétérinaire, nourriture, toilettage), l'autorité de décision vétérinaire, l'assurance animale et les dispositions en cas de déménagement.

Qu'est-ce qu'un Accord de garde d'animal de compagnie (séparation) (Québec) ?

Un accord de garde d'animal de compagnie lors d'une séparation au Québec est un contrat écrit formel par lequel deux partenaires qui se séparent — qu'ils soient mariés, unis civilement ou conjoints de fait — établissent des règles contraignantes concernant les soins, la garde et les frais partagés de leur animal de compagnie à la suite de la rupture de leur relation. Ce document est fondé sur le cadre particulier du droit civil québécois, qui depuis 2016 reconnaît explicitement les animaux non pas comme de simples biens ordinaires mais comme des êtres sensibles dotés d'impératifs biologiques, en vertu de l'article 898.1 du Code civil du Québec (C.c.Q.), introduit par la Loi visant l'amélioration de la situation juridique de l'animal (Loi Luca, L.Q. 2015, c. 35).

Avant la Loi Luca, les animaux de compagnie étaient légalement classifiés comme des biens meubles en droit civil québécois, ce qui signifiait qu'un couple se séparant aurait résolu un litige concernant un animal de la même manière qu'il aurait partagé un meuble — en se basant sur le titre de propriété, les reçus d'achat ou les licences municipales enregistrées. La Loi Luca a fondamentalement modifié ce cadre en insérant l'art. 898.1 dans le Code civil, qui stipule que les animaux sont des êtres sensibles dotés d'impératifs biologiques. Bien que les animaux demeurent soumis aux règles du droit des biens dans certains contextes (arts. 899-907 C.c.Q.), les parties négociant une séparation et les tribunaux québécois doivent désormais tenir compte du bien-être et des besoins de l'animal en tant qu'être vivant et sensible, et non simplement en tant qu'objet de valeur économique. En pratique, les juges de la Cour supérieure du Québec ont commencé à tenir compte de la qualité de la relation entre l'animal et chaque partie — notamment le degré d'implication dans les soins quotidiens, le lien affectif et la stabilité de l'environnement — lorsqu'ils se prononcent sur la garde d'animaux de compagnie dans le cadre de procédures de séparation.

L'accord de garde d'animal fonctionne comme un contrat valide en vertu des arts. 1378 à 1384 C.c.Q., qui régissent la formation des contrats au Québec. Il requiert le consentement libre et éclairé des deux parties, leur capacité juridique à contracter et un objet licite. L'accord crée des obligations exécutoires que les deux parties doivent exécuter de bonne foi, conformément à l'art. 1375 C.c.Q. Cette obligation de bonne foi s'étend non seulement à la signature de l'accord, mais également à l'exécution continue de ses termes — ce qui signifie qu'une partie qui viole répétitivement le calendrier de garde convenu ou prend des décisions médicales non autorisées pourrait être tenue responsable d'inexécution contractuelle.

Un accord de garde d'animal complet identifie les deux parties et leurs coordonnées ; fournit une description détaillée de l'animal visé par l'accord (nom, espèce, race, âge, numéro de puce électronique et propriétaire enregistré) ; établit le type de régime de garde (garde exclusive, garde partagée avec calendrier précis ou garde exclusive avec droit de visite) ; détermine quelle résidence des parties servira de résidence principale de l'animal ; précise comment les parties partageront les dépenses courantes incluant les frais vétérinaires, la nourriture, le toilettage et les primes d'assurance ; identifie le vétérinaire habituel et répartit l'autorité décisionnelle pour les soins médicaux tant courants qu'urgents ; aborde la question de l'assurance animale et la responsabilité de maintenir la police ; établit les exigences de préavis en cas de déménagement et le seuil de distance au-delà duquel le régime de garde doit être renégocié ; et prévoit un mécanisme de modification de l'accord si les circonstances changent.

La Loi sur le bien-être et la sécurité de l'animal (RLRQ, c. B-3.1) impose par ailleurs à toute personne ayant la garde d'un animal des obligations minimales de soins, d'alimentation, d'hébergement et de protection contre la souffrance inutile. Ces obligations s'appliquent aux deux parties indépendamment de l'accord contractuel, et aucune clause de cet accord ne peut autoriser des conditions de garde qui contreviendraient à cette loi. L'accord de garde d'animal doit donc être rédigé dans le respect de ces normes législatives de bien-être animal, en plus des exigences du droit des contrats québécois. En cas de doute sur la compatibilité de certaines dispositions avec la législation sur le bien-être animal, les parties sont vivement encouragées à consulter un notaire ou un avocat avant la signature de l'accord.

Quand avez-vous besoin d'un Accord de garde d'animal de compagnie (séparation) (Québec) ?

Un accord de garde d'animal de compagnie est nécessaire chaque fois qu'un couple qui partageait la propriété ou les soins d'un ou plusieurs animaux de compagnie décide de se séparer, qu'il soit marié, uni civilement ou conjoint de fait. Le droit québécois ne prévoit aucun mécanisme légal automatique pour résoudre les litiges de garde d'animaux — contrairement à la garde d'enfants, qui est régie par des règles complètes dans le Code civil concernant l'autorité parentale (arts. 597-612 C.c.Q.) et l'intérêt supérieur de l'enfant (art. 604 C.c.Q.). Pour les animaux, les parties doivent proactivement aborder la question par la négociation et, si elles parviennent à un accord, le documenter dans un contrat écrit.

Le besoin d'un accord de garde d'animal est particulièrement pressant dans les situations suivantes : lorsque les deux parties ont été activement impliquées dans les soins quotidiens de l'animal (nourriture, toilettage, rendez-vous vétérinaires, promenades, dressage) ; lorsque l'animal a un fort lien affectif avec les deux parties ou avec des enfants qui seront partagés entre les deux ménages ; lorsque les parties ont engagé conjointement des frais vétérinaires importants, notamment pour un animal gravement malade ou médicalement complexe ; lorsqu'elles concluent un accord de cohabitation ou un accord de séparation ou de divorce plus complet et veulent aborder le cas de l'animal dans le cadre de cet accord ; lorsqu'une partie détient la licence municipale enregistrée ou les dossiers vétérinaires mais que l'autre partie était également impliquée dans les soins ; et lorsque les parties vivent dans la même ville ou région et que la garde partagée est pratiquement réalisable.

Pour les couples mariés et les partenaires unis civilement au Québec, un accord de séparation ou un accord de divorce complet inclura généralement une section sur la garde des animaux. Pour les conjoints de fait, qui n'ont aucun droit légal automatique à un partage équitable des actifs en vertu du droit de la famille québécois, un accord de garde d'animal autonome est particulièrement important car il n'existe pas de cadre judiciaire qui traite automatiquement de la propriété de l'animal lors d'une séparation. Le contexte juridique unique du Québec — l'absence d'un régime de conjoints de fait équivalent à la Loi sur le droit de la famille de l'Ontario — signifie que sans accord écrit, un litige concernant un animal serait résolu sur la base des principes de propriété des arts. 899-953 C.c.Q., avec une prise en compte limitée des liens affectifs ou de l'historique des soins.

Un accord de garde d'animal est également conseillé lorsque les parties commencent à cohabiter et veulent planifier à l'avance ce qui arrive à un animal en cas de rupture de la relation — auquel cas le document sert de mesure préventive plutôt que réactive. Il est aussi utile lorsqu'une partie amène dans le foyer commun un animal qu'elle possédait avant la relation, et que les deux parties souhaitent préciser que le propriétaire d'origine conserve le droit sur l'animal tout en accordant à l'autre partie un rôle dans les soins pendant la relation. Si le couple partage plusieurs animaux, chaque animal devrait idéalement être traité individuellement dans l'accord, car les besoins de bien-être de chaque animal peuvent différer. Dans les cas complexes — notamment lorsque l'animal nécessite des soins vétérinaires spécialisés continus, lorsque les parties vivent dans des municipalités ou régions différentes, ou lorsque des enfants également attachés à l'animal sont impliqués — la rédaction de l'accord de garde d'animal peut bénéficier de l'intervention d'un médiateur familial. Le Code de procédure civile du Québec (arts. 1-7 C.p.c.) encourage les parties à tenter d'abord de résoudre leurs différends par des mécanismes de résolution privée tels que la médiation avant de recourir aux tribunaux.

Que faut-il inclure dans votre Accord de garde d'animal de compagnie (séparation) (Québec) ?

Un accord de garde d'animal de compagnie québécois complet et juridiquement efficace doit contenir plusieurs éléments essentiels. Premièrement, l'identification claire des deux parties est requise, incluant leurs noms légaux complets, leurs adresses actuelles et leurs coordonnées. L'accord devrait également reconnaître la relation juridique entre les parties (mariées, unies civilement ou conjointes de fait) et le fait qu'elles se séparent, car ce contexte justifie le besoin de l'accord. Les deux parties doivent avoir la capacité juridique de contracter en vertu des arts. 1398-1401 C.c.Q.

Deuxièmement, une description détaillée de l'animal est essentielle. Celle-ci devrait inclure le nom, l'espèce, la race, l'âge de l'animal et — le cas échéant — son numéro de puce électronique et le nom du propriétaire enregistré dans les registres municipaux ou vétérinaires. La description devrait référencer l'art. 898.1 C.c.Q. pour reconnaître le statut d'être sensible de l'animal, signalant que les deux parties comprennent qu'elles ne divisent pas simplement un bien mais prennent des décisions concernant une créature vivante dont le bien-être doit être considéré.

Troisièmement, le régime de garde doit être clairement défini. L'accord doit préciser si la garde sera exclusive (une partie garde l'animal), partagée (les parties alternent la garde selon un calendrier), ou exclusive avec droit de visite (une partie a l'animal la plupart du temps mais l'autre peut lui rendre visite selon des conditions convenues). Pour la garde partagée, un calendrier détaillé doit être inclus couvrant l'alternance hebdomadaire ou mensuelle, les arrangements pour les fêtes et les occasions spéciales. La résidence principale de l'animal doit être identifiée, même en cas de garde partagée.

Quatrièmement, les dispositions sur le partage des frais sont cruciales. L'accord doit préciser comment les dépenses récurrentes et extraordinaires seront divisées — incluant les visites vétérinaires de routine et les vaccinations, les soins vétérinaires d'urgence, les médicaments prescrits, le toilettage, la nourriture, les frais de pension pendant les voyages, les primes d'assurance animale et les frais de licences municipales. Les parties peuvent convenir d'un partage égal 50/50, d'un partage proportionnel basé sur les revenus ou le temps de garde, ou d'une partie assumant seule la responsabilité financière. L'accord devrait également aborder le processus de remboursement entre parties et fixer un délai raisonnable pour le paiement.

Cinquièmement, l'autorité décisionnelle vétérinaire doit être abordée. L'accord doit préciser qui a l'autorité pour consentir aux procédures médicales — en distinguant les soins de routine (vaccins, examens annuels de santé, stérilisation) des soins d'urgence (chirurgie, hospitalisation, euthanasie). Lorsque les deux parties doivent consentir, l'accord doit préciser un processus pour prendre rapidement une décision, incluant un recours si une partie est injoignable. Sixièmement, des dispositions de relocalisation sont nécessaires pour protéger l'accès de l'autre partie à l'animal. L'accord devrait exiger un préavis écrit avant toute relocalisation et spécifier une distance maximale au-delà de laquelle le régime de garde doit être renégocié. Enfin, l'accord doit inclure une clause de droit applicable et de bonne foi référençant l'art. 1375 C.c.Q., un mécanisme de modification, et les signatures des deux parties avec la date et le lieu de signature.

L'accord devrait également contenir une clause de résolution des différends précisant que toute mésentente entre les parties sur l'interprétation ou l'exécution de l'accord sera d'abord soumise à la médiation avant tout recours judiciaire, conformément à l'esprit des arts. 1 à 7 C.p.c. Cette approche de résolution à l'amiable est généralement moins coûteuse, plus rapide et moins éprouvante émotionnellement que les procédures judiciaires, et elle permet d'adapter les solutions aux besoins spécifiques de l'animal et des parties. Il est fortement recommandé que les deux parties fassent réviser l'accord par un notaire ou un avocat avant de le signer, afin de s'assurer que toutes les dispositions sont conformes au droit québécois en vigueur et répondent à toutes les circonstances particulières de la situation des parties et de l'animal concerné.

Questions Fréquentes