Accord de garde d'animal de compagnie (séparation) (Québec)
Province de Québec — C.c.Q. art. 898.1 (Loi Luca) — Bonne foi art. 1375
Province de Québec — Article 898.1 C.c.Q. (Loi Luca, 2015 — les animaux sont des êtres sensibles) — Arts. 1378-1384 C.c.Q. (contrats) — Art. 953 C.c.Q. (propriété) — Art. 1375 C.c.Q. (bonne foi)
Le présent accord est conclu à [Lieu de signature], le [Date de l'accord], entre les personnes identifiées aux présentes, ci-après collectivement désignées « les Parties », concernant la garde, l'entretien et les soins de l'animal de compagnie décrit aux présentes, à la suite de leur séparation.
1. IDENTIFICATION DES PARTIES
PARTIE 1 : [Nom de la Partie 1], domicilié(e) au [Adresse de la Partie 1], joignable au [Téléphone de la Partie 1] [Courriel de la Partie 1], ci-après « la Partie 1 ».
PARTIE 2 : [Nom de la Partie 2], domicilié(e) au [Adresse de la Partie 2], joignable au [Téléphone de la Partie 2] [Courriel de la Partie 2], ci-après « la Partie 2 ».
Les Parties reconnaissent avoir été en relation et avoir partagé la garde et l'entretien de l'animal de compagnie décrit aux présentes. Conformément à l'article 898.1 du Code civil du Québec, introduit par la Loi visant l'amélioration de la situation juridique de l'animal (Loi Luca, L.Q. 2015, c. 35), l'animal est reconnu comme un être sensible doté d'impératifs biologiques, et non comme un simple bien meuble. Les Parties s'engagent à tenir compte du bien-être de l'animal dans toutes les décisions prises en vertu du présent accord.
2. DESCRIPTION DE L'ANIMAL
Nom de l'animal : [Nom de l'animal]
Espèce : [Espèce de l'animal]
Race : [Race de l'animal]
Âge : [Âge de l'animal]
Numéro de puce électronique : [Numéro de puce de l'animal]
Propriétaire enregistré (registre municipal ou dossier vétérinaire) : [Propriétaire enregistré de l'animal]
Le statut d'être sensible de l'animal, reconnu à l'art. 898.1 C.c.Q., oblige les Parties à considérer les besoins physiques, comportementaux et émotionnels de l'animal dans toutes les décisions relatives à sa garde et ses soins. L'animal ne peut être traité ni aliéné comme un simple bien en vertu des règles ordinaires régissant les biens meubles (art. 953 C.c.Q.).
3. MODE DE GARDE
Mode de garde convenu entre les Parties : [Mode de garde]
Résidence principale de l'animal : [Adresse de résidence principale de l'animal]
4. PARTAGE DES FRAIS
Mode de partage des frais : [Mode de partage des frais]
Partie assumant tous les frais (si applicable) : [Partie assumant tous les frais]
Détails des frais vétérinaires : [Détails des frais vétérinaires]
Les frais visés par la présente section comprennent, sans s'y limiter : les honoraires vétérinaires (consultations de routine, vaccinations, traitements préventifs, interventions chirurgicales, médicaments), la nourriture et les gâteries, le toilettage, les fournitures d'entretien, les frais de pension, les licences et enregistrements municipaux, ainsi que toute dépense extraordinaire liée à la santé ou au bien-être de l'animal. Tout remboursement entre Parties doit se faire dans un délai raisonnable, de bonne foi, conformément à l'art. 1375 C.c.Q.
5. VÉTÉRINAIRE ET DÉCISIONS MÉDICALES
Vétérinaire habituel de l'animal : [Vétérinaire habituel de l'animal]
Décisions en cas d'urgence vétérinaire : [Décisions vétérinaires d'urgence]
Décisions pour les traitements de routine : [Décisions vétérinaires de routine]
En cas d'urgence mettant en jeu la vie de l'animal, la Partie hébergeant l'animal au moment de l'urgence est autorisée à consentir aux soins vétérinaires nécessaires sans délai, et doit en aviser l'autre Partie dans les meilleurs délais. Les frais engagés en situation d'urgence sont partagés conformément aux modalités établies à l'article 5 des présentes.
6. DISPOSITIONS EN CAS DE DÉMÉNAGEMENT
Préavis de déménagement requis : [Préavis de déménagement] avant toute relocalisation significative.
Distance maximale de relocalisation sans révision du présent accord : [Distance maximale de déménagement sans révision].
Toute relocalisation d'une Partie au-delà de la distance maximale prévue aux présentes, ou hors de la province de Québec, nécessite une révision de bonne foi du régime de garde établi aux présentes. En cas de désaccord sur les modalités révisées, les Parties s'engagent à recourir en priorité à la médiation avant toute procédure judiciaire.
7. BONNE FOI, MODIFICATION ET LOI APPLICABLE
Conformément à l'article 1375 du Code civil du Québec, les Parties s'engagent à exécuter le présent accord de bonne foi. Toute modification au présent accord doit être faite par [Mode de modification de l'accord] pour être valide et opposable.
Le présent accord est régi par les lois de la Province de Québec, notamment : l'article 898.1 C.c.Q. (reconnaissance de l'animal comme être sensible, Loi Luca), les articles 1378 à 1384 C.c.Q. (formation des contrats), l'article 953 C.c.Q. (propriété), l'article 1375 C.c.Q. (bonne foi dans l'exécution des obligations), et la Loi sur le bien-être et la sécurité de l'animal (RLRQ, c. B-3.1). En cas de litige, les Parties s'engagent à tenter de résoudre leur différend par voie de médiation avant de saisir les tribunaux compétents du Québec.
Les Parties déclarent avoir lu et compris le présent accord, l'avoir signé librement et sans contrainte, et s'engagent à honorer leurs obligations respectives dans le meilleur intérêt de l'animal.
EN FOI DE QUOI, les Parties ont signé le présent accord à [Lieu de signature], le [Date de l'accord].
Partie 1
[Nom de la Partie 1]
Signature
Date: ________________
Partie 2
[Nom de la Partie 2]
Signature
Date: ________________
Qu'est-ce qu'un Accord de garde d'animal de compagnie (séparation) (Québec) ?
Un accord de garde d'animal de compagnie lors d'une séparation au Québec est un contrat écrit formel par lequel deux partenaires qui se séparent — qu'ils soient mariés, unis civilement ou conjoints de fait — établissent des règles contraignantes concernant les soins, la garde et les frais partagés de leur animal de compagnie à la suite de la rupture de leur relation. Ce document est fondé sur le cadre particulier du droit civil québécois, qui depuis 2016 reconnaît explicitement les animaux non pas comme de simples biens ordinaires mais comme des êtres sensibles dotés d'impératifs biologiques, en vertu de l'article 898.1 du Code civil du Québec (C.c.Q.), introduit par la Loi visant l'amélioration de la situation juridique de l'animal (Loi Luca, L.Q. 2015, c. 35).
Avant la Loi Luca, les animaux de compagnie étaient légalement classifiés comme des biens meubles en droit civil québécois, ce qui signifiait qu'un couple se séparant aurait résolu un litige concernant un animal de la même manière qu'il aurait partagé un meuble — en se basant sur le titre de propriété, les reçus d'achat ou les licences municipales enregistrées. La Loi Luca a fondamentalement modifié ce cadre en insérant l'art. 898.1 dans le Code civil, qui stipule que les animaux sont des êtres sensibles dotés d'impératifs biologiques. Bien que les animaux demeurent soumis aux règles du droit des biens dans certains contextes (arts. 899-907 C.c.Q.), les parties négociant une séparation et les tribunaux québécois doivent désormais tenir compte du bien-être et des besoins de l'animal en tant qu'être vivant et sensible, et non simplement en tant qu'objet de valeur économique. En pratique, les juges de la Cour supérieure du Québec ont commencé à tenir compte de la qualité de la relation entre l'animal et chaque partie — notamment le degré d'implication dans les soins quotidiens, le lien affectif et la stabilité de l'environnement — lorsqu'ils se prononcent sur la garde d'animaux de compagnie dans le cadre de procédures de séparation.
L'accord de garde d'animal fonctionne comme un contrat valide en vertu des arts. 1378 à 1384 C.c.Q., qui régissent la formation des contrats au Québec. Il requiert le consentement libre et éclairé des deux parties, leur capacité juridique à contracter et un objet licite. L'accord crée des obligations exécutoires que les deux parties doivent exécuter de bonne foi, conformément à l'art. 1375 C.c.Q. Cette obligation de bonne foi s'étend non seulement à la signature de l'accord, mais également à l'exécution continue de ses termes — ce qui signifie qu'une partie qui viole répétitivement le calendrier de garde convenu ou prend des décisions médicales non autorisées pourrait être tenue responsable d'inexécution contractuelle.
Un accord de garde d'animal complet identifie les deux parties et leurs coordonnées ; fournit une description détaillée de l'animal visé par l'accord (nom, espèce, race, âge, numéro de puce électronique et propriétaire enregistré) ; établit le type de régime de garde (garde exclusive, garde partagée avec calendrier précis ou garde exclusive avec droit de visite) ; détermine quelle résidence des parties servira de résidence principale de l'animal ; précise comment les parties partageront les dépenses courantes incluant les frais vétérinaires, la nourriture, le toilettage et les primes d'assurance ; identifie le vétérinaire habituel et répartit l'autorité décisionnelle pour les soins médicaux tant courants qu'urgents ; aborde la question de l'assurance animale et la responsabilité de maintenir la police ; établit les exigences de préavis en cas de déménagement et le seuil de distance au-delà duquel le régime de garde doit être renégocié ; et prévoit un mécanisme de modification de l'accord si les circonstances changent.
La Loi sur le bien-être et la sécurité de l'animal (RLRQ, c. B-3.1) impose par ailleurs à toute personne ayant la garde d'un animal des obligations minimales de soins, d'alimentation, d'hébergement et de protection contre la souffrance inutile. Ces obligations s'appliquent aux deux parties indépendamment de l'accord contractuel, et aucune clause de cet accord ne peut autoriser des conditions de garde qui contreviendraient à cette loi. L'accord de garde d'animal doit donc être rédigé dans le respect de ces normes législatives de bien-être animal, en plus des exigences du droit des contrats québécois. En cas de doute sur la compatibilité de certaines dispositions avec la législation sur le bien-être animal, les parties sont vivement encouragées à consulter un notaire ou un avocat avant la signature de l'accord.
Quand avez-vous besoin d'un Accord de garde d'animal de compagnie (séparation) (Québec) ?
Un accord de garde d'animal de compagnie est nécessaire chaque fois qu'un couple qui partageait la propriété ou les soins d'un ou plusieurs animaux de compagnie décide de se séparer, qu'il soit marié, uni civilement ou conjoint de fait. Le droit québécois ne prévoit aucun mécanisme légal automatique pour résoudre les litiges de garde d'animaux — contrairement à la garde d'enfants, qui est régie par des règles complètes dans le Code civil concernant l'autorité parentale (arts. 597-612 C.c.Q.) et l'intérêt supérieur de l'enfant (art. 604 C.c.Q.). Pour les animaux, les parties doivent proactivement aborder la question par la négociation et, si elles parviennent à un accord, le documenter dans un contrat écrit.
Le besoin d'un accord de garde d'animal est particulièrement pressant dans les situations suivantes : lorsque les deux parties ont été activement impliquées dans les soins quotidiens de l'animal (nourriture, toilettage, rendez-vous vétérinaires, promenades, dressage) ; lorsque l'animal a un fort lien affectif avec les deux parties ou avec des enfants qui seront partagés entre les deux ménages ; lorsque les parties ont engagé conjointement des frais vétérinaires importants, notamment pour un animal gravement malade ou médicalement complexe ; lorsqu'elles concluent un accord de cohabitation ou un accord de séparation ou de divorce plus complet et veulent aborder le cas de l'animal dans le cadre de cet accord ; lorsqu'une partie détient la licence municipale enregistrée ou les dossiers vétérinaires mais que l'autre partie était également impliquée dans les soins ; et lorsque les parties vivent dans la même ville ou région et que la garde partagée est pratiquement réalisable.
Pour les couples mariés et les partenaires unis civilement au Québec, un accord de séparation ou un accord de divorce complet inclura généralement une section sur la garde des animaux. Pour les conjoints de fait, qui n'ont aucun droit légal automatique à un partage équitable des actifs en vertu du droit de la famille québécois, un accord de garde d'animal autonome est particulièrement important car il n'existe pas de cadre judiciaire qui traite automatiquement de la propriété de l'animal lors d'une séparation. Le contexte juridique unique du Québec — l'absence d'un régime de conjoints de fait équivalent à la Loi sur le droit de la famille de l'Ontario — signifie que sans accord écrit, un litige concernant un animal serait résolu sur la base des principes de propriété des arts. 899-953 C.c.Q., avec une prise en compte limitée des liens affectifs ou de l'historique des soins.
Un accord de garde d'animal est également conseillé lorsque les parties commencent à cohabiter et veulent planifier à l'avance ce qui arrive à un animal en cas de rupture de la relation — auquel cas le document sert de mesure préventive plutôt que réactive. Il est aussi utile lorsqu'une partie amène dans le foyer commun un animal qu'elle possédait avant la relation, et que les deux parties souhaitent préciser que le propriétaire d'origine conserve le droit sur l'animal tout en accordant à l'autre partie un rôle dans les soins pendant la relation. Si le couple partage plusieurs animaux, chaque animal devrait idéalement être traité individuellement dans l'accord, car les besoins de bien-être de chaque animal peuvent différer. Dans les cas complexes — notamment lorsque l'animal nécessite des soins vétérinaires spécialisés continus, lorsque les parties vivent dans des municipalités ou régions différentes, ou lorsque des enfants également attachés à l'animal sont impliqués — la rédaction de l'accord de garde d'animal peut bénéficier de l'intervention d'un médiateur familial. Le Code de procédure civile du Québec (arts. 1-7 C.p.c.) encourage les parties à tenter d'abord de résoudre leurs différends par des mécanismes de résolution privée tels que la médiation avant de recourir aux tribunaux.
Que faut-il inclure dans votre Accord de garde d'animal de compagnie (séparation) (Québec) ?
Un accord de garde d'animal de compagnie québécois complet et juridiquement efficace doit contenir plusieurs éléments essentiels. Premièrement, l'identification claire des deux parties est requise, incluant leurs noms légaux complets, leurs adresses actuelles et leurs coordonnées. L'accord devrait également reconnaître la relation juridique entre les parties (mariées, unies civilement ou conjointes de fait) et le fait qu'elles se séparent, car ce contexte justifie le besoin de l'accord. Les deux parties doivent avoir la capacité juridique de contracter en vertu des arts. 1398-1401 C.c.Q.
Deuxièmement, une description détaillée de l'animal est essentielle. Celle-ci devrait inclure le nom, l'espèce, la race, l'âge de l'animal et — le cas échéant — son numéro de puce électronique et le nom du propriétaire enregistré dans les registres municipaux ou vétérinaires. La description devrait référencer l'art. 898.1 C.c.Q. pour reconnaître le statut d'être sensible de l'animal, signalant que les deux parties comprennent qu'elles ne divisent pas simplement un bien mais prennent des décisions concernant une créature vivante dont le bien-être doit être considéré.
Troisièmement, le régime de garde doit être clairement défini. L'accord doit préciser si la garde sera exclusive (une partie garde l'animal), partagée (les parties alternent la garde selon un calendrier), ou exclusive avec droit de visite (une partie a l'animal la plupart du temps mais l'autre peut lui rendre visite selon des conditions convenues). Pour la garde partagée, un calendrier détaillé doit être inclus couvrant l'alternance hebdomadaire ou mensuelle, les arrangements pour les fêtes et les occasions spéciales. La résidence principale de l'animal doit être identifiée, même en cas de garde partagée.
Quatrièmement, les dispositions sur le partage des frais sont cruciales. L'accord doit préciser comment les dépenses récurrentes et extraordinaires seront divisées — incluant les visites vétérinaires de routine et les vaccinations, les soins vétérinaires d'urgence, les médicaments prescrits, le toilettage, la nourriture, les frais de pension pendant les voyages, les primes d'assurance animale et les frais de licences municipales. Les parties peuvent convenir d'un partage égal 50/50, d'un partage proportionnel basé sur les revenus ou le temps de garde, ou d'une partie assumant seule la responsabilité financière. L'accord devrait également aborder le processus de remboursement entre parties et fixer un délai raisonnable pour le paiement.
Cinquièmement, l'autorité décisionnelle vétérinaire doit être abordée. L'accord doit préciser qui a l'autorité pour consentir aux procédures médicales — en distinguant les soins de routine (vaccins, examens annuels de santé, stérilisation) des soins d'urgence (chirurgie, hospitalisation, euthanasie). Lorsque les deux parties doivent consentir, l'accord doit préciser un processus pour prendre rapidement une décision, incluant un recours si une partie est injoignable. Sixièmement, des dispositions de relocalisation sont nécessaires pour protéger l'accès de l'autre partie à l'animal. L'accord devrait exiger un préavis écrit avant toute relocalisation et spécifier une distance maximale au-delà de laquelle le régime de garde doit être renégocié. Enfin, l'accord doit inclure une clause de droit applicable et de bonne foi référençant l'art. 1375 C.c.Q., un mécanisme de modification, et les signatures des deux parties avec la date et le lieu de signature.
L'accord devrait également contenir une clause de résolution des différends précisant que toute mésentente entre les parties sur l'interprétation ou l'exécution de l'accord sera d'abord soumise à la médiation avant tout recours judiciaire, conformément à l'esprit des arts. 1 à 7 C.p.c. Cette approche de résolution à l'amiable est généralement moins coûteuse, plus rapide et moins éprouvante émotionnellement que les procédures judiciaires, et elle permet d'adapter les solutions aux besoins spécifiques de l'animal et des parties. Il est fortement recommandé que les deux parties fassent réviser l'accord par un notaire ou un avocat avant de le signer, afin de s'assurer que toutes les dispositions sont conformes au droit québécois en vigueur et répondent à toutes les circonstances particulières de la situation des parties et de l'animal concerné.
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Depuis l'adoption de la Loi visant l'amélioration de la situation juridique de l'animal (communément appelée la Loi Luca, L.Q. 2015, c. 35), le Code civil du Québec reconnaît explicitement à l'art. 898.1 que les animaux sont des êtres sensibles dotés d'impératifs biologiques, et non de simples biens. Bien que les animaux demeurent soumis aux règles sur les biens dans de nombreux contextes (arts. 899-907 C.c.Q.), les tribunaux et les parties négociant des accords de séparation doivent désormais tenir compte du bien-être de l'animal dans leurs décisions. En pratique, les tribunaux québécois tendent à examiner les besoins de l'animal plutôt que le seul titre de propriété enregistré, et les parties sont encouragées à rédiger des accords de garde d'animal qui tiennent compte des soins vétérinaires, des interactions sociales, de l'exercice et du bien-être émotionnel de l'animal.
Oui. Un accord de garde d'animal de compagnie signé par les deux parties constitue un contrat valide en vertu des arts. 1378 à 1384 du Code civil du Québec, sous réserve qu'il satisfasse aux conditions de formation d'un contrat valide : le consentement libre et éclairé des deux parties, leur capacité juridique et un objet licite. L'accord est exécutoire devant les tribunaux québécois à titre d'obligation contractuelle. Les deux parties doivent exécuter leurs obligations de bonne foi en vertu de l'art. 1375 C.c.Q. Si l'une des parties viole l'accord — par exemple en refusant les périodes de visite convenues ou en prenant unilatéralement des décisions médicales importantes sans autorisation — l'autre partie peut demander des dommages-intérêts ou une injonction au tribunal.
Un accord de garde d'animal bien rédigé devrait inclure une clause de relocalisation exigeant un préavis écrit (généralement 30 à 60 jours) avant tout déménagement important, et préciser un seuil de distance maximale au-delà duquel le régime de garde doit être renégocié. Si l'une des parties projette de déménager hors du Québec — par exemple dans une autre province ou à l'étranger — cela affecte considérablement la capacité de l'autre partie à exercer la garde partagée ou le droit de visite. La partie qui déménage doit consulter l'autre partie le plus tôt possible et tenter de négocier un accord révisé de bonne foi en vertu de l'art. 1375 C.c.Q. Si les parties ne parviennent pas à s'entendre, elles peuvent recourir à la médiation ou, à terme, à une décision judiciaire.
L'accord de garde d'animal devrait expressément prévoir le partage des frais vétérinaires d'urgence entre les parties. Les approches courantes comprennent un partage égal 50/50 de tous les frais vétérinaires, quel que soit le gardien au moment de l'urgence ; un partage proportionnel basé sur les revenus de chaque partie ou le pourcentage de temps de garde ; ou une partie assumant seule la totalité des frais. Pour les situations d'urgence où la vie de l'animal est en danger, l'accord devrait également préciser qui a l'autorité pour consentir aux soins d'urgence sans attendre l'approbation de l'autre partie — particulièrement important lorsqu'une partie est injoignable. La partie ayant autorisé les soins d'urgence doit rapidement en aviser l'autre et fournir la documentation des frais pour remboursement conformément aux modalités de partage convenues.
Les tribunaux québécois ont le pouvoir de réviser et d'annuler les accords de garde d'animal contractuels dans des circonstances limitées. Un tribunal pourrait mettre de côté l'accord s'il a été obtenu par fraude, contrainte ou fausse représentation en vertu de l'art. 1399 C.c.Q. ; si une partie n'avait pas la capacité juridique ; ou si l'accord contient une clause contraire à l'ordre public en vertu de l'art. 1411 C.c.Q. De plus, puisque l'art. 898.1 C.c.Q. reconnaît les animaux comme des êtres sensibles, les tribunaux pourraient intervenir si un accord met manifestement en danger le bien-être de l'animal. En pratique, les tribunaux québécois respectent généralement les accords volontaires conclus de bonne foi entre adultes, surtout lorsque les deux parties ont eu accès à des conseils juridiques indépendants.
Ce modèle est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil juridique. Les lois varient selon la juridiction et évoluent avec le temps. Consultez un avocat qualifié pour obtenir des conseils adaptés à votre situation.Clause de non-responsabilité complète
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