Convention de divorce (Québec)
Province de Québec
Entente de divorce à l'amiable
Province de Québec
Conformément à la Loi sur le divorce (L.R.C. 1985, ch. 3, 2e suppl.) et au Code civil du Québec (C.c.Q.), notamment les articles 392 à 430 (effets du mariage) et 431 à 521 (régimes matrimoniaux).
1. IDENTIFICATION DES ÉPOUX
Époux 1 : [Nom de l'époux 1], né(e) le [Date de naissance de l'époux 1], domicilié(e) au [Adresse de l'époux 1], exerçant la profession de [Occupation de l'époux 1], déclarant un revenu annuel brut de [Revenu de l'époux 1] $.
Époux 2 : [Nom de l'époux 2], né(e) le [Date de naissance de l'époux 2], domicilié(e) au [Adresse de l'époux 2], exerçant la profession de [Occupation de l'époux 2], déclarant un revenu annuel brut de [Revenu de l'époux 2] $.
2. RENSEIGNEMENTS SUR LE MARIAGE
Les époux se sont mariés le [Date du mariage] à [Lieu du mariage], sous le régime matrimonial de la [Régime matrimonial], conformément aux articles 431 à 521 du Code civil du Québec.
Les époux vivent séparément depuis le [Date de la séparation].
Le motif invoqué pour le divorce est : [Motif du divorce], conformément au paragraphe 8(2) de la Loi sur le divorce.
3. PENSION ALIMENTAIRE ENTRE ÉPOUX
Conformément aux articles 585 à 596 du Code civil du Québec, les époux conviennent de ce qui suit concernant la pension alimentaire entre époux : [Pension conjoint].
Montant mensuel : [Montant pension conjoint] $, versé par [Payeur pension conjoint] pendant une durée de [Durée pension conjoint].
Le droit à la pension alimentaire est d'ordre public et ne peut faire l'objet d'une renonciation définitive au Québec. Toute entente est sujette à la révision judiciaire en cas de changement significatif de circonstances.
4. PARTAGE DU PATRIMOINE FAMILIAL
Conformément aux articles 414 à 426 du Code civil du Québec, le patrimoine familial comprend les résidences familiales, les meubles de ménage, les véhicules automobiles servant à l'usage de la famille et les droits accumulés dans les régimes de retraite (REER, RPA, RRQ). La valeur nette du patrimoine est divisée également entre les époux.
Résidence familiale (valeur marchande : [Valeur résidence] $ ; hypothèque : [Hypothèque résidence] $) : [Sort résidence].
Meubles de ménage : [Meubles familiaux]
Véhicules familiaux : [Véhicules familiaux]
Régimes de retraite : [Régimes de retraite]
Soulte d'égalisation : [Soulte] $, versée par [Payeur soulte] à l'autre époux dans les 60 jours suivant la signature de la présente convention.
5. LIQUIDATION DU RÉGIME MATRIMONIAL
Au-delà du patrimoine familial, les biens régis par le régime matrimonial ([Régime matrimonial]) sont partagés comme suit, conformément aux articles 431 à 521 C.c.Q. :
[Partage acquêts]
Prestation compensatoire (art. 427 C.c.Q.) : [Prestation compensatoire]. Montant : [Montant prestation] $, versé par [Payeur prestation].
6. PARTAGE DES DETTES
Les époux conviennent de la répartition suivante des dettes :
[Détails dettes]
Indemnisation : [Indemnisation]
Chaque époux s'engage à dégager l'autre de toute responsabilité relative aux dettes qu'il assume en vertu de la présente convention.
7. CLAUSES SPÉCIALES
Assurance-vie : [Assurance-vie]
Changement de nom : [Changement de nom].
Clauses additionnelles : [Clauses additionnelles]
8. BONNE FOI ET DÉCLARATIONS
Conformément à l'article 1375 du Code civil du Québec, les époux s'engagent à exécuter la présente convention de bonne foi.
Chaque époux déclare avoir divulgué l'ensemble de ses revenus, actifs et passifs de manière complète et exacte. Les époux reconnaissent que la non-divulgation ou la dissimulation de biens ou de revenus pourrait entraîner la nullité de la présente convention.
Chaque époux déclare avoir eu la possibilité de consulter un avocat indépendant avant de signer la présente convention.
9. MÉDIATION ET RÉSOLUTION DES CONFLITS
Séance d'information obligatoire sur la médiation : [Médiation].
En cas de différend relatif à l'interprétation ou à l'exécution de la présente convention, les époux conviennent de recourir à la méthode de résolution suivante : [Méthode résolution], conformément au Code de procédure civile du Québec.
10. LOI APPLICABLE
La présente convention est régie par la Loi sur le divorce (L.R.C. 1985, ch. 3, 2e suppl.) et par le Code civil du Québec, notamment les articles 392 à 430 (effets du mariage), 431 à 521 (régimes matrimoniaux), 585 à 596 (obligation alimentaire) et 599 à 612 (autorité parentale). Tout litige sera soumis à la Cour supérieure du Québec, district judiciaire de [District judiciaire].
11. HOMOLOGATION
Les époux conviennent de soumettre la présente convention au tribunal pour homologation, afin de lui conférer la force exécutoire d'un jugement. La présente convention fera partie intégrante du jugement de divorce.
12. SIGNATURES
EN FOI DE QUOI, les époux ont signé la présente convention de divorce à l'amiable le [Date de signature], en deux exemplaires originaux.
Époux 1
[Nom de l'époux 1]
Signature
Date: ________________
Époux 2
[Nom de l'époux 2]
Signature
Date: ________________
Qu'est-ce qu'un Convention de divorce (Québec) ?
La convention de divorce à l'amiable est un document juridique complet par lequel des époux mariés règlent d'un commun accord toutes les conséquences de leur divorce avant de soumettre la convention à la Cour supérieure du Québec pour homologation. Ce document s'inscrit dans le cadre juridique mixte qui caractérise le droit familial québécois : la Loi sur le divorce fédérale (L.R.C. 1985, ch. 3, 2e suppl.) régit l'octroi du divorce proprement dit et en établit les motifs, tandis que le Code civil du Québec (C.c.Q.) gouverne toutes les questions patrimoniales selon un système de droit civil issu de la tradition française, distinct de la common law appliquée dans le reste du Canada.
L'élément central de tout divorce québécois est le partage obligatoire du patrimoine familial en vertu des articles 414 à 426 du C.c.Q. Ce régime d'ordre public, en vigueur depuis le 1er juillet 1989, ne peut faire l'objet d'une renonciation anticipée par les époux et impose le partage égal de la valeur nette des résidences familiales (quel qu'en soit le titulaire du droit de propriété), des meubles qui les garnissent, des véhicules automobiles affectés aux besoins de la famille, et de la valeur accumulée dans les régimes de retraite, notamment les REER, les régimes de pension agréés (RPA) et les droits acquis au titre du Régime de rentes du Québec (RRQ). Le régime matrimonial doit également être liquidé selon ses propres règles, qu'il s'agisse de la société d'acquêts (articles 448 à 484 C.c.Q.), de la séparation de biens ou de la communauté de biens.
Par ailleurs, la prestation compensatoire prévue à l'article 427 C.c.Q. offre à l'un des époux un mécanisme pour réclamer une compensation en regard de sa contribution, par son travail, ses apports en argent ou ses efforts, à l'enrichissement du patrimoine de l'autre époux, au-delà de ce que couvre le partage du patrimoine familial ou la liquidation du régime matrimonial. Pour les couples avec enfants, la convention doit traiter de la garde en vertu des articles 599 à 612 C.c.Q. sur l'autorité parentale, en se fondant toujours sur l'intérêt de l'enfant (article 604 C.c.Q.), et de la pension alimentaire calculée selon le modèle québécois établi par le Règlement sur la fixation des pensions alimentaires pour enfants (RLRQ, c. C-25.01, r. 0.4), qui diffère des Lignes directrices fédérales applicables ailleurs au Canada.
Quand avez-vous besoin d'un Convention de divorce (Québec) ?
Une convention de divorce est nécessaire lorsque des époux mariés résidant au Québec ont décidé de mettre fin à leur mariage et souhaitent régler l'ensemble des conséquences de leur divorce par voie de négociation ou de médiation plutôt que par des procédures judiciaires contentieuses. En droit québécois, le divorce à l'amiable est l'approche privilégiée et la plus efficiente, et les tribunaux encouragent les couples à régler leurs différends par accord privé et, le cas échéant, par l'entremise du programme de médiation familiale offert par le gouvernement du Québec.
La convention est indispensable lorsque les époux doivent procéder au partage d'actifs importants composant le patrimoine familial, notamment la résidence familiale, les régimes enregistrés d'épargne-retraite (REER), les régimes de retraite patronaux, les droits accumulés au Régime de rentes du Québec (RRQ), les véhicules automobiles et les meubles meublants acquis pendant le mariage. Comme les règles du patrimoine familial sont d'ordre public, les époux ne peuvent y renoncer simplement, mais ils peuvent convenir des modalités de mise en E"uvre du partage égal, notamment en décidant si la résidence familiale sera vendue ou si l'un d'eux rachètera la part de l'autre, et en fixant le montant et l'échéancier de toute soulte requise pour atteindre l'égalité.
La convention de divorce est requise lorsque les époux souhaitent procéder à la liquidation de leur régime matrimonial, qu'il s'agisse de la société d'acquêts par défaut, d'une séparation de biens contractuelle ou d'une communauté de biens. Au-delà du patrimoine familial, le régime régit les biens acquis pendant le mariage qui n'en font pas partie, notamment les intérêts dans une entreprise, les placements non enregistrés et d'autres actifs.
Pour les couples ayant des enfants à charge, la convention doit traiter de la garde, des droits d'accès, de l'autorité parentale et de la pension alimentaire pour enfants. Les époux doivent avoir complété la séance d'information obligatoire sur la médiation familiale exigée par les articles 814.3 à 814.12 du Code de procédure civile du Québec avant tout dépôt devant les tribunaux, le gouvernement offrant jusqu'à cinq séances de médiation gratuites avec un médiateur accrédité.
Que faut-il inclure dans votre Convention de divorce (Québec) ?
Une convention de divorce québécoise valide doit contenir plusieurs éléments essentiels pour être exécutoire. La convention doit identifier complètement les deux époux par leurs noms légaux, dates de naissance, adresses, professions et revenus bruts annuels, car la divulgation financière est fondamentale à la validité de la convention en vertu de l'obligation de bonne foi imposée par l'article 1375 C.c.Q.
La section relative au mariage doit indiquer la date et le lieu du mariage, le régime matrimonial applicable, la date de séparation et le motif de divorce invoqué en vertu de la Loi sur le divorce, généralement la séparation d'un an en vertu du paragraphe 8(2)a). Le partage du patrimoine familial doit traiter de chaque composante : la résidence familiale et son sort (vente, rachat ou droit d'occupation exclusif), avec sa valeur marchande et le solde hypothécaire; les meubles meublants; les véhicules automobiles familiaux; et les régimes de retraite, incluant la soulte requise pour atteindre le partage égal.
Les dispositions relatives aux enfants, le cas échéant, doivent préciser le type de garde (partagée ou exclusive), un calendrier parental détaillé, les droits d'accès pour le parent non gardien, et la pension alimentaire pour enfants calculée selon le modèle québécois, avec indication du revenu de chaque parent, du montant mensuel, de la date de paiement et de la répartition des dépenses spéciales telles que les frais de garde, d'assurance médicale et d'activités parascolaires. Les dispositions relatives à la pension alimentaire pour époux doivent indiquer si une pension est payable, son montant mensuel, l'époux débiteur et la durée, sachant que la pension alimentaire pour époux est d'ordre public au Québec et ne peut faire l'objet d'une renonciation permanente.
La liquidation du régime matrimonial doit détailler comment les biens extérieurs au patrimoine familial sont partagés selon les règles du régime applicable. La section sur la répartition des dettes doit identifier chaque dette, son solde actuel et l'époux qui en assume la responsabilité, assortie de clauses d'indemnisation mutuelle. Des clauses spéciales doivent traiter des obligations d'assurance vie, des changements de nom, des modalités de production des déclarations fiscales et de tout autre aspect propre à la situation du couple. Enfin, les dispositions relatives à l'homologation par le tribunal, la loi applicable avec référence à la Loi sur le divorce et au C.c.Q., le district judiciaire compétent et un mécanisme de résolution des différends complètent les éléments essentiels d'une convention de divorce québécoise valide.
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}Questions Fréquentes
Une convention de divorce à l'amiable au Québec est un contrat privé dans lequel les deux époux s'entendent sur toutes les conditions de leur divorce, incluant le partage du patrimoine familial (art. 414-426 C.c.Q.), la liquidation du régime matrimonial (art. 431-521 C.c.Q.), la garde des enfants (art. 599-612 C.c.Q.), la pension alimentaire et l'homologation par la Cour supérieure.
Le patrimoine familial (art. 414-426 C.c.Q.) est un régime obligatoire d'ordre public qui s'applique à tous les couples mariés et unis civilement au Québec. Il comprend les résidences familiales, les meubles de ménage, les véhicules automobiles et les droits accumulés dans les régimes de retraite (REER, RPA, RRQ). La valeur nette est divisée également entre les époux.
Le divorce au Canada est régi exclusivement par la Loi sur le divorce fédérale (L.R.C. 1985, ch. 3), mais le partage des biens relève du droit provincial québécois (C.c.Q.). La pension alimentaire pour enfants est déterminée selon le modèle québécois plutôt que les Lignes directrices fédérales.
Le Québec exige que les couples avec enfants à charge participent à une séance d'information obligatoire sur la médiation familiale (art. 814.3-814.12 C.p.c.) avant toute demande en justice. Le gouvernement offre jusqu'à cinq séances gratuites avec un médiateur accrédité.
En vertu de l'article 427 du C.c.Q., une prestation compensatoire peut être réclamée par un époux ayant contribué par son travail, ses apports en argent ou ses efforts à l'enrichissement du patrimoine de l'autre époux. Elle est distincte du patrimoine familial et du régime matrimonial.
Ce modèle est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil juridique. Les lois varient selon la juridiction et évoluent avec le temps. Consultez un avocat qualifié pour obtenir des conseils adaptés à votre situation.Clause de non-responsabilité complète
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