Contrat de licence d'utilisateur final — CLUF (Québec)
Province de Québec
Province de Québec
**Date d'entrée en vigueur :** [Date d'entrée en vigueur]
VEUILLEZ LIRE ATTENTIVEMENT LE PRÉSENT CONTRAT DE LICENCE AVANT D'INSTALLER, DE COPIER OU D'UTILISER LE LOGICIEL. EN INSTALLANT OU EN UTILISANT LE LOGICIEL, VOUS ACCEPTEZ D'ÊTRE LIÉ PAR LES MODALITÉS DU PRÉSENT CONTRAT.
1. IDENTIFICATION DES PARTIES
**LE CONCÉDANT :** **[Nom du concédant]** [Adresse du concédant] Courriel : [Courriel du concédant] Site Web : [Site Web du concédant] (ci-après le « Concédant ») **L'UTILISATEUR :** Toute personne physique ou morale qui installe, accède ou utilise le Logiciel. (ci-après l'« Utilisateur »)
2. DESCRIPTION DU LOGICIEL
Le présent contrat de licence d'utilisateur final (CLUF) porte sur : **Nom du logiciel :** [Nom du logiciel] **Version :** [Version du logiciel] **Description :** [Description du logiciel] **Type de licence :** [Type de licence] (ci-après le « Logiciel »)
3. OCTROI DE LA LICENCE
Sous réserve du paiement des frais applicables et du respect des modalités du présent CLUF, le Concédant octroie à l'Utilisateur une licence non exclusive, non transférable, révocable et limitée d'utiliser le Logiciel aux fins expressément autorisées aux présentes, conformément aux articles 1377 à 1456 du Code civil du Québec (C.c.Q.) relatifs aux obligations contractuelles. 3.1 **Frais de licence :** [Frais de licence] 3.2 **Modalités de paiement :** [Modalités de paiement] 3.3 **Utilisations permises :** [Utilisations Permises]
4. RESTRICTIONS ET UTILISATIONS INTERDITES
4.1 L'Utilisateur s'engage formellement à ne pas : a) reproduire, copier, distribuer, vendre, revendre, sous-licencier ou autrement transférer le Logiciel à des tiers; b) procéder à la rétro-ingénierie (reverse engineering), décompiler, désassembler ou tenter de dériver le code source du Logiciel, sauf dans la mesure expressément permise par la Loi sur le droit d'auteur (L.R.C. 1985, ch. C-42) ou la Loi sur les droits d'auteur du Québec; c) modifier, adapter, traduire ou créer des œuvres dérivées du Logiciel; d) utiliser le Logiciel d'une manière contraire aux lois applicables, notamment la Loi sur la protection du consommateur (RLRQ, ch. P-40.1), ou de façon à causer préjudice au Concédant; e) contourner ou tenter de contourner les mécanismes de protection technique du Logiciel. 4.2 **Restrictions spécifiques :** [Restrictions d'utilisation] 4.3 En vertu de l'article 1437 C.c.Q., toute clause abusive d'un contrat de consommation est nulle, et le tribunal peut réduire les obligations qui en découlent. Le présent CLUF a été rédigé en tenant compte de cette disposition afin d'éviter toute clause contraire aux droits des consommateurs québécois.
5. COLLECTE DE DONNÉES ET PROTECTION DES RENSEIGNEMENTS PERSONNELS (LOI 25)
5.1 **Données collectées :** Dans le cadre de l'utilisation du Logiciel, le Concédant peut collecter les catégories de renseignements personnels suivantes : [Données collectées]. 5.2 **Conformité à la Loi 25 :** La collecte, l'utilisation, la communication et la conservation des renseignements personnels par le Logiciel sont effectuées conformément à la Loi sur la protection des renseignements personnels dans le secteur privé (LPRPSP, RLRQ, ch. P-39.1), telle que modifiée par la Loi modernisant des dispositions législatives en matière de protection des renseignements personnels (Loi 25, L.Q. 2021, ch. 25). Le Concédant a désigné un responsable de la protection des renseignements personnels conformément à l'article 3.1 de la LPRPSP. 5.3 **Politique de confidentialité :** La politique de confidentialité complète est disponible à l'adresse : [URL de la politique de confidentialité]. Elle décrit en détail les finalités de collecte, les droits des personnes concernées (accès, rectification, suppression, portabilité) et les mesures de sécurité en place. 5.4 **Loi sur la protection des consommateurs :** Dans le cas où l'Utilisateur est un consommateur au sens de la Loi sur la protection du consommateur (LPC, RLRQ, ch. P-40.1), les droits conférés par la LPC s'appliquent de plein droit et prévalent sur toute disposition contraire du présent CLUF. 5.5 **Loi concernant le cadre juridique des technologies de l'information :** La conclusion, la transmission et la conservation du présent CLUF sont régies par la Loi concernant le cadre juridique des technologies de l'information (LCJTI, RLRQ, ch. C-1.1), qui assure la valeur juridique des documents technologiques et des signatures électroniques au Québec.
6. EXCLUSION DE GARANTIES
6.1 DANS LA MESURE PERMISE PAR LE DROIT APPLICABLE, LE LOGICIEL EST FOURNI « TEL QUEL » (AS IS), SANS GARANTIE D'AUCUNE SORTE, EXPRESSE OU IMPLICITE, NOTAMMENT SANS GARANTIE DE QUALITÉ MARCHANDE, D'ADÉQUATION À UN USAGE PARTICULIER OU D'ABSENCE DE CONTREFAÇON. 6.2 Le Concédant ne garantit pas que le Logiciel sera exempt d'erreurs, de bogues ou d'interruptions de service, ni que les défauts seront corrigés dans un délai particulier. 6.3 **Droits des consommateurs préservés :** Nonobstant ce qui précède, si l'Utilisateur est un consommateur au sens de la LPC, les garanties légales prévues aux articles 34 à 54 de la LPC s'appliquent de plein droit et ne peuvent être exclues par contrat. Notamment, le Logiciel doit être propre à l'usage auquel il est destiné et durable pendant un délai raisonnable.
7. LIMITATION DE RESPONSABILITÉ
7.1 DANS LA MESURE PERMISE PAR LE DROIT APPLICABLE, LA RESPONSABILITÉ TOTALE DU CONCÉDANT ENVERS L'UTILISATEUR, AU TITRE DE TOUTE RÉCLAMATION DÉCOULANT DU PRÉSENT CLUF OU DE L'UTILISATION DU LOGICIEL, EST LIMITÉE AU MONTANT DES FRAIS DE LICENCE EFFECTIVEMENT PAYÉS PAR L'UTILISATEUR AU COURS DES DOUZE (12) MOIS PRÉCÉDANT L'ÉVÉNEMENT DONNANT LIEU À LA RÉCLAMATION. 7.2 EN AUCUN CAS LE CONCÉDANT NE SERA RESPONSABLE DES DOMMAGES INDIRECTS, ACCESSOIRES, SPÉCIAUX, CONSÉCUTIFS OU PUNITIFS, Y COMPRIS LA PERTE DE PROFITS, LA PERTE DE DONNÉES OU L'INTERRUPTION DES AFFAIRES. 7.3 **Clause abusive — art. 1437 C.c.Q. :** Conformément à l'article 1437 C.c.Q., toute clause de limitation de responsabilité qui serait jugée abusive par les tribunaux québécois dans le contexte d'un contrat de consommation ou d'adhésion sera réputée nulle, et le tribunal pourra réduire les obligations qui en découlent ou annuler la clause en question. Le Concédant déclare que la présente limitation a été rédigée de bonne foi conformément à l'article 1375 C.c.Q.
8. DURÉE ET RÉSILIATION
8.1 **Durée de la licence :** [Durée de la licence] 8.2 **Conditions de résiliation :** [Conditions de résiliation] 8.3 **Délai de préavis :** [Délai de préavis] jours 8.4 En cas de résiliation pour manquement grave de l'Utilisateur (notamment reproduction ou distribution non autorisée du Logiciel), le Concédant peut résilier le présent CLUF avec effet immédiat, sans préavis, et exiger la restitution ou la destruction de toutes les copies du Logiciel en possession de l'Utilisateur. 8.5 Dès la résiliation, l'Utilisateur doit cesser immédiatement toute utilisation du Logiciel et détruire toutes les copies en sa possession. Les dispositions des présentes relatives à la propriété intellectuelle, à la limitation de responsabilité et à la loi applicable survivent à la résiliation.
9. PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE
Le Logiciel et tous les droits de propriété intellectuelle y afférents, notamment les droits d'auteur, les marques de commerce, les secrets commerciaux et les brevets, sont et demeurent la propriété exclusive du Concédant. La présente licence ne confère à l'Utilisateur aucun droit de propriété sur le Logiciel, mais uniquement un droit d'utilisation limité conformément aux modalités du présent CLUF. Les droits d'auteur sur le Logiciel sont protégés par la Loi sur le droit d'auteur (L.R.C. 1985, ch. C-42) et les conventions internationales applicables.
10. BONNE FOI ET LOI APPLICABLE
10.1 **Bonne foi :** Les parties s'engagent à exécuter le présent CLUF de bonne foi, conformément à l'article 1375 du Code civil du Québec, lequel impose l'obligation de se conduire de bonne foi lors de la naissance, de l'exécution et de l'extinction de l'obligation. 10.2 **Loi applicable :** Le présent CLUF est régi et interprété conformément aux lois de la province de Québec, notamment le Code civil du Québec, la Loi sur la protection du consommateur (RLRQ, ch. P-40.1), la Loi sur la protection des renseignements personnels dans le secteur privé (LPRPSP, RLRQ, ch. P-39.1) telle que modifiée par la Loi 25, et la Loi concernant le cadre juridique des technologies de l'information (LCJTI, RLRQ, ch. C-1.1). 10.3 **Clause de droits réservés :** Le présent CLUF constitue l'intégralité de l'accord entre les parties relativement au Logiciel et remplace tout accord ou communication antérieur. Si une disposition du présent CLUF est jugée invalide ou inapplicable, elle sera réputée modifiée dans la mesure nécessaire pour la rendre valide et applicable, et les autres dispositions demeureront en vigueur. 10.4 **Tribunal compétent :** Tout litige découlant du présent CLUF sera soumis à la juridiction exclusive des tribunaux compétents du Québec, sous réserve des droits des consommateurs de recourir à la Division des petites créances conformément au Code de procédure civile du Québec (RLRQ, ch. C-25.01).
Concédant
[Nom du concédant]
Signature
Date: ________________
Utilisateur
________________
Signature
Date: ________________
Qu'est-ce qu'un Contrat de licence d'utilisateur final — CLUF (Québec) ?
Un contrat de licence d'utilisateur final (CLUF) québécois est un contrat juridique entre un concédant de logiciel et un utilisateur final qui définit les conditions dans lesquelles l'utilisateur est autorisé à installer, accéder et utiliser une application logicielle. Contrairement à une vente, un CLUF n'accorde qu'une licence non exclusive et limitée d'utiliser le logiciel — le concédant conserve tous les droits de propriété intellectuelle, notamment les droits d'auteur, les brevets et les secrets commerciaux.
Le CLUF québécois se distingue des CLUF canadiens standard par le tissu complexe de législations propres au Québec qui le régit. Le Code civil du Québec (C.c.Q.) fournit le droit contractuel de base : les arts. 1377-1456 régissent la formation et le contenu des obligations, tandis que l'art. 1437 C.c.Q. — propre au Québec — permet aux tribunaux d'annuler ou de réduire les clauses abusives dans les contrats de consommation ou les contrats d'adhésion. Cette disposition est l'une des protections des consommateurs les plus puissantes en droit contractuel nord-américain et signifie que même un CLUF valablement accepté peut avoir ses clauses les plus onéreuses annulées par un tribunal québécois.
La Loi sur la protection du consommateur (LPC) ajoute des couches supplémentaires de protection pour les consommateurs québécois. Sous les arts. 34-54 LPC, le logiciel doit être propre à l'usage auquel il est destiné et durable pendant un délai raisonnable — ces garanties légales ne peuvent être exclues par contrat. La Loi 25 et la LPRPSP régissent les pratiques de collecte de données, exigeant une divulgation claire et un responsable de la protection des renseignements personnels désigné. Enfin, la LCJTI établit la validité juridique des CLUF électroniques et des acceptations par clic au Québec.
Le contrat de licence d'utilisation finale (CLUF / EULA) québécois est un contrat juridiquement contraignant entre un éditeur de logiciels, un développeur d'applications ou un créateur de contenu numérique (le concédant) et l'utilisateur final (le licencié) qui établit les conditions dans lesquelles l'utilisateur est autorisé à accéder, installer, utiliser et interagir avec le logiciel, l'application, la plateforme ou le contenu numérique du concédant. Dans le système juridique québécois, le CLUF est principalement régi par les dispositions du Code civil du Québec sur les contrats en général (arts. 1377-1456 C.c.Q.), les contrats technologiques en vertu de la Loi concernant le cadre juridique des technologies de l'information (LCCJTI, RLRQ, c. C-1.1), et — pour les produits destinés aux consommateurs vendus ou distribués au Québec — la Loi sur la protection du consommateur (LPC, RLRQ, c. P-40.1). De plus, la Loi sur la protection des renseignements personnels dans le secteur privé (Loi 25, RLRQ, c. P-39.1), substantiellement modifiée en 2022-2023 pour s'aligner sur des normes de type RGPD, impose des obligations importantes à toute organisation qui collecte, utilise ou divulgue des renseignements personnels de résidents québécois par l'intermédiaire de logiciels ou de services numériques, peu importe où le concédant est situé. Un CLUF québécois accorde généralement à l'utilisateur une licence non exclusive, non transférable et révocable pour utiliser le logiciel aux fins précisées dans l'accord, tout en conservant pour le concédant tous les droits de propriété intellectuelle. L'obligation de bonne foi au sens de l'art. 1375 C.c.Q. s'applique à l'ensemble de la relation de licence, y compris la présentation des conditions du CLUF à l'utilisateur de manière claire et compréhensible. La rédaction d'un CLUF conforme au droit québécois exige une expertise en droit de la technologie, en droit de la consommation et en droit de la vie privée, compte tenu de la complexité et de la spécificité des obligations imposées par la Loi 25 et la LPC aux organisations offrant des logiciels ou services numériques aux résidents québécois. En vertu du Code civil du Québec, toutes les parties sont tenues d'agir de bonne foi (art. 1375 C.c.Q.) à toutes les étapes de la formation, de l'exécution et de l'extinction du contrat. Les tribunaux civils québécois compétents ont juridiction exclusive pour trancher tout différend découlant du présent document, conformément aux lois de la province de Québec. Il est fortement recommandé de consulter un notaire ou un avocat québécois qualifié avant de signer ou d'utiliser ce document à des fins juridiques ou administratives importantes.
Quand avez-vous besoin d'un Contrat de licence d'utilisateur final — CLUF (Québec) ?
Un CLUF québécois est nécessaire chaque fois qu'un développeur de logiciels, une société de logiciels ou un fournisseur SaaS distribue un produit logiciel ou une application aux utilisateurs au Québec, que ce soit gratuitement ou à titre onéreux. Cela inclut les applications de bureau, les applications mobiles (iOS, Android), les applications SaaS basées sur le Web, les extensions de navigateur, les API, les SDK et tout autre forme de logiciel.
Même les logiciels gratuits nécessitent un CLUF s'ils collectent des renseignements personnels des utilisateurs québécois (déclenchant la conformité à la Loi 25), interdisent la rétro-ingénierie ou la redistribution, limitent la garantie ou la responsabilité du concédant, ou sont utilisés par des consommateurs (déclenchant les protections de la LPC). Sans CLUF, les règles par défaut du C.c.Q. et de la LPC s'appliquent, ce qui peut être moins favorable au concédant.
Pour les ventes de logiciels d'entreprise au Québec, un CLUF est essentiel pour définir la portée de la licence — combien d'utilisateurs peuvent accéder au logiciel, sur combien d'appareils et dans quels périmètres organisationnels. Les licences multi-postes, entreprise et en volume nécessitent toutes une rédaction minutieuse du CLUF.
Les fournisseurs SaaS desservant des entreprises ou des consommateurs québécois ont besoin d'un CLUF qui fonctionne également comme accord de service, abordant les garanties de disponibilité, le traitement des données en vertu de la Loi 25, les conditions d'abonnement et les conditions de renouvellement. Les développeurs de jeux, développeurs d'applications et startups de logiciels distribuant sur le marché québécois doivent disposer d'un CLUF en langue française conforme à la Loi 96 et à la Charte de la langue française.
Un CLUF québécois est nécessaire chaque fois qu'un éditeur de logiciels, un développeur d'applications, un fournisseur de SaaS, un studio de jeux, un créateur de contenu numérique ou tout autre fournisseur de technologie distribue ou met à disposition des logiciels, applications, produits numériques ou services en ligne à des utilisateurs au Québec ou à des utilisateurs résidant au Québec. Le CLUF est particulièrement essentiel dans les contextes suivants : lorsqu'une entreprise lance une application mobile pour consommateurs disponible au Québec, car la Loi sur la protection du consommateur (LPC) contient des dispositions obligatoires spécifiques aux produits et services numériques ; lorsqu'une société SaaS fournit des services logiciels à des clients commerciaux québécois, où le CLUF doit traiter de la répartition des risques et de la responsabilité ; lors de la sortie d'un jeu vidéo au Québec (avec achats intégrés, contenu téléchargeable, abonnements), où la LPC et les règlements sur les contrats de plateformes numériques imposent des exigences spécifiques ; lorsqu'une société fournit des logiciels d'entreprise à des sociétés ou organismes publics québécois, où le CLUF doit traiter des obligations de protection des données en vertu de la Loi 25 ; lors de la publication de logiciels libres ou de gratuiciels pour limiter la responsabilité ; et lorsqu'une plateforme numérique permet à des vendeurs et acheteurs tiers de transiger. Le CLUF est également nécessaire lorsqu'un produit logiciel existant est mis à jour, car les modifications importantes d'un CLUF exigent un avis aux utilisateurs existants et leur consentement affirmatif en vertu du droit contractuel québécois et de la Loi 25. Dans tous ces contextes, le CLUF québécois constitue le fondement contractuel et légal essentiel régissant la relation entre l'éditeur et l'utilisateur, définissant clairement les droits, obligations et responsabilités de chaque partie dans le cadre de l'utilisation du logiciel ou du service numérique. En vertu du Code civil du Québec, toutes les parties sont tenues d'agir de bonne foi (art. 1375 C.c.Q.) à toutes les étapes de la formation, de l'exécution et de l'extinction du contrat. Les tribunaux civils québécois compétents ont juridiction exclusive pour trancher tout différend découlant du présent document, conformément aux lois de la province de Québec. Il est fortement recommandé de consulter un notaire ou un avocat québécois qualifié avant de signer ou d'utiliser ce document à des fins juridiques ou administratives importantes.
Que faut-il inclure dans votre Contrat de licence d'utilisateur final — CLUF (Québec) ?
Un CLUF conforme au Québec doit comprendre plusieurs composantes essentielles. Premièrement, l'identification claire du concédant avec son nom légal complet, son adresse et ses coordonnées, ainsi qu'une description claire de ce qui constitue l'« utilisateur final » — que ce soit un consommateur individuel, une entreprise ou toute personne qui installe ou utilise le logiciel.
Deuxièmement, une description détaillée du logiciel : nom, numéro de version et description en langage clair de ses fonctionnalités. Le type de licence doit être clairement précisé — monoposte, multi-utilisateurs, entreprise ou abonnement — ainsi que les frais de licence et les modalités de paiement.
Troisièmement, un énoncé clair et sans ambiguïté des utilisations permises et interdites. En vertu de l'art. 1437 C.c.Q., les clauses d'utilisation interdite trop larges qui restreignent déraisonnablement les utilisations légitimes peuvent être contestées comme abusives. Quatrièmement, la conformité à la Loi 25 : une section de divulgation de la collecte de données énumérant les renseignements personnels collectés par le logiciel, les fins de la collecte et une référence à la politique de confidentialité complète.
Cinquièmement, une section de garantie qui reconnaît les garanties légales de la LPC pour les utilisateurs consommateurs, ainsi qu'une clause de limitation de responsabilité proportionnée et non abusive en vertu de l'art. 1437 C.c.Q. Sixièmement, les conditions de mise à jour et d'assistance technique. Septièmement, les dispositions relatives à la durée et à la résiliation. Enfin, la loi applicable doit être celle de la province de Québec, notamment le C.c.Q., la LPC, la LPRPSP telle que modifiée par la Loi 25, et la LCJTI, avec compétence exclusive des tribunaux québécois.
Les éléments clés d'un CLUF conforme au droit québécois comprennent plusieurs composantes essentielles. Premièrement, l'octroi de la licence : précisant ce que le concédant accorde (une licence non exclusive, non transférable et révocable d'utiliser le logiciel à des fins spécifiées) et ce qui n'est expressément PAS accordé (le droit de posséder, copier, modifier, distribuer, sous-licencier, désassembler ou décompiler). Deuxièmement, les utilisations permises et interdites. Troisièmement, la propriété intellectuelle : déclaration claire que tous les droits de PI du logiciel restent avec le concédant. Quatrièmement, la collecte de données et les modalités de confidentialité : exigées par la Loi 25 du Québec (RLRQ, c. P-39.1), qui oblige les fournisseurs de logiciels à divulguer quelles informations personnelles sont collectées, à quelles fins, pendant combien de temps, avec qui elles sont partagées, et quels droits les utilisateurs québécois ont concernant leurs renseignements personnels. Cinquièmement, la limitation de responsabilité et l'exclusion de garanties : sous réserve des dispositions de la LPC pour les produits de consommation. Sixièmement, la procédure de traitement des plaintes exigée par la LPC. Septièmement, la durée et les clauses de résiliation. Huitièmement, le droit applicable et la juridiction : précisant que le CLUF est régi par les lois de la province de Québec. Neuvièmement, la formation du contrat : indiquant comment l'utilisateur accepte le CLUF, conformément aux exigences de la LCCJTI pour les contrats électroniques. Dixièmement, la bonne foi au sens de l'art. 1375 C.c.Q. régit l'ensemble de la relation de licence. La conformité du CLUF avec les exigences du droit québécois — notamment la LPC, la Loi 25 et la LCCJTI — est essentielle pour la validité et l'opposabilité du contrat aux utilisateurs québécois. Le présent document est régi par les lois de la province de Québec, notamment le Code civil du Québec et les lois particulières applicables selon la nature de la transaction. Toute clause ambiguë sera interprétée conformément au principe de la bonne foi et de la transparence exigé par l'art. 1375 C.c.Q. Les parties s'engagent à coopérer de manière loyale dans l'exécution de leurs obligations respectives. Tout litige sera soumis à la juridiction exclusive des tribunaux civils de la province de Québec ayant compétence selon la matière et la valeur de la réclamation.
Citer cette page
Référencez ce modèle gratuit dans un article, un programme de cours ou une note de recherche :
Forms Legal. (2026). Contrat de licence d'utilisateur final — CLUF (Québec) (Québec) [Legal document template]. Forms Legal. https://forms-legal.com/fr/quebec/business/contracts/contrat-licence-utilisateur-final-cluf-quebec
"Contrat de licence d'utilisateur final — CLUF (Québec) (Québec)." Forms Legal, 2026, https://forms-legal.com/fr/quebec/business/contracts/contrat-licence-utilisateur-final-cluf-quebec.
@misc{formslegal-contrat-licence-utilisateur-final-cluf-quebec,
author = {{Forms Legal}},
title = {Contrat de licence d'utilisateur final — CLUF (Québec) (Québec)},
year = {2026},
howpublished = {\url{https://forms-legal.com/fr/quebec/business/contracts/contrat-licence-utilisateur-final-cluf-quebec}},
note = {Free legal document template. Based on Civil Code of Québec (CCQ), Book Five: Obligations}
}Questions Fréquentes
Un CLUF québécois doit se conformer à plusieurs lois propres au Québec qui ne s'appliquent pas dans d'autres provinces canadiennes. Premièrement, la Loi sur la protection du consommateur (LPC, RLRQ, ch. P-40.1) confère des droits de protection des consommateurs qui ne peuvent être écartés par contrat : les consommateurs québécois ont des droits de garantie légale pour les logiciels (arts. 34-54 LPC), et toute clause tentant d'exclure ces garanties est nulle. Deuxièmement, l'art. 1437 C.c.Q. permet aux tribunaux québécois d'annuler ou de réduire les clauses abusives dans les contrats de consommation ou d'adhésion. Troisièmement, la Loi 25 (LPRPSP) exige des divulgations de collecte de données en français. Quatrièmement, la LCJTI régit la validité des CLUF électroniques. Enfin, le CLUF doit être rédigé en français conformément à la Charte de la langue française et à la Loi 96.
L'article 1437 du Code civil du Québec prévoit que toute clause abusive d'un contrat de consommation ou d'un contrat d'adhésion (ce que sont la plupart des CLUF) peut être annulée par un tribunal québécois, ou les obligations qui en découlent peuvent être réduites. Une clause est considérée abusive si elle désavantage excessivement et déraisonnablement le consommateur ou la partie adhérente, ou si elle est contraire aux exigences de la bonne foi (art. 1375 C.c.Q.). Les clauses de CLUF couramment contestées en vertu de l'art. 1437 C.c.Q. comprennent : l'exclusion totale de toutes les garanties pour les logiciels grand public, les plafonds de responsabilité disproportionnés par rapport aux frais de licence, les clauses d'arbitrage obligatoires empêchant les consommateurs d'accéder aux tribunaux québécois, et la modification unilatérale des conditions sans préavis.
En vertu de la Loi 25 et de la LPRPSP, un CLUF québécois qui implique la collecte, l'utilisation ou la communication de renseignements personnels d'utilisateurs québécois doit clairement divulguer : (1) les renseignements personnels collectés (données d'utilisation, données d'appareil, données de paiement, etc.) ; (2) les fins pour lesquelles ils sont collectés ; (3) l'identité du responsable de la protection des renseignements personnels désigné par le concédant ; (4) comment les utilisateurs peuvent accéder à leurs données, les corriger ou les supprimer ; (5) si des données sont communiquées hors du Québec ou du Canada, et dans l'affirmative, les mesures de protection en place. Le CLUF doit également inclure ou référencer une politique de confidentialité complète conforme à la Loi 25. Le non-respect peut entraîner des sanctions pécuniaires administratives pouvant atteindre 25 millions de dollars ou 4 % du chiffre d'affaires mondial.
En vertu de la Charte de la langue française du Québec (RLRQ, ch. C-11) et de la Loi 96, les logiciels distribués aux consommateurs québécois doivent être disponibles en français, et tout contrat de consommation — y compris un CLUF — doit être proposé en français. La version française doit être mise à disposition avant de présenter toute autre version linguistique. Si une entreprise souhaite également fournir une version anglaise, elle peut le faire, mais la version française doit être tout aussi accessible. La Charte de la langue française s'applique aux contextes B2C et B2B au Québec. La violation des exigences linguistiques peut entraîner des plaintes auprès de l'Office québécois de la langue française (OQLF) et la responsabilité civile pour les contrats nuls en vertu de l'art. 55 de la Charte.
Oui, un CLUF par clic (où l'utilisateur clique sur « J'accepte ») est généralement juridiquement contraignant au Québec, à condition qu'il remplisse certaines conditions. En vertu de la LCJTI (RLRQ, ch. C-1.1), les documents électroniques et les contrats électroniques ont la même valeur juridique que les contrats papier. Pour qu'un CLUF par clic soit exécutoire au Québec : (1) l'utilisateur doit avoir eu une réelle possibilité de lire les conditions avant d'accepter ; (2) l'acceptation doit être un acte affirmatif sans ambiguïté (cliquer sur « J'accepte ») ; (3) les conditions doivent avoir été présentées clairement, notamment en français ; (4) les clauses abusives en vertu de l'art. 1437 C.c.Q. peuvent toujours être invalidées même dans un accord par clic valablement formé.
Le droit québécois adopte une approche restrictive à l'égard des clauses d'arbitrage obligatoire dans les contrats de consommation. En vertu de l'art. 11.1 de la Loi sur la protection du consommateur (LPC), toute clause dans un contrat de consommation qui oblige les consommateurs à soumettre les litiges à l'arbitrage est interdite et nulle. Les consommateurs québécois conservent le droit d'accéder aux tribunaux, y compris la Division des petites créances pour les réclamations inférieures à 15 000 $. Pour les CLUF B2B, les clauses d'arbitrage obligatoire sont généralement exécutoires en vertu du Code de procédure civile du Québec. Les clauses de renonciation aux recours collectifs peuvent également être contestées en vertu de l'art. 1437 C.c.Q. comme abusives dans les contextes de consommation.
Ce modèle est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil juridique. Les lois varient selon la juridiction et évoluent avec le temps. Consultez un avocat qualifié pour obtenir des conseils adaptés à votre situation.Clause de non-responsabilité complète
Une erreur ? Signalez-le-nousDocuments Connexes
Vous pourriez également trouver ces documents utiles :
Accord SaaS (Québec)
Create a Quebec SaaS agreement covering subscription fees, service levels, data privacy (Law 25/Bill 64), acceptable use, IP ownership, uptime guarantees, data portability, and termination under CCQ and Quebec's privacy legislation.
Contrat de licence de propriété intellectuelle (Québec)
Créez un contrat de licence de propriété intellectuelle complet au Québec couvrant brevets, droit d'auteur, marques, logiciels et savoir-faire. Comprend la portée, l'exclusivité, le territoire, les redevances, les garanties, l'indemnisation, la confidentialité et la résiliation.
Politique de confidentialité (Québec — Loi 25)
Créez gratuitement une politique de confidentialité du Québec conforme à la Loi 25 (Loi modernisant des dispositions législatives en matière de protection des renseignements personnels) et à la LPRPSP. Couvre la désignation du responsable de la protection, les finalités de collecte, le partage avec des tiers, les transferts hors Canada, les droits des personnes (accès, rectification, suppression, portabilité) et les mesures de sécurité. Conforme à la Loi 96.
Contrat d'hébergement web (Québec)
Créez gratuitement un contrat d'hébergement web québécois régi par les arts. 2098–2129 C.c.Q., la LCJTI (RLRQ, c. C-1.1) et la Loi 25. Couvre le type d'hébergement, le SLA, la protection des données, la localisation des serveurs, la politique d'utilisation acceptable, les tarifs et la résiliation. Téléchargez en PDF ou Word.