Déclaration de résidence familiale (Québec)
Code civil du Québec — arts. 395-397 — Patrimoine familial — Province de Québec
Province de Québec
Conformément aux articles 395 à 397 du Code civil du Québec (C.c.Q.) relatifs à la résidence familiale et aux articles 401 à 413 C.c.Q. relatifs au patrimoine familial.
1. IDENTIFICATION DU CONJOINT DÉCLARANT
Je soussigné(e), [Nom du conjoint déclarant], domicilié(e) au [Adresse du conjoint déclarant], né(e) le [Date de naissance du déclarant], NAS (4 derniers chiffres) : [NAS du déclarant] (ci-après désigné(e) le « Conjoint déclarant »), agissant en mon nom propre et dans le but de protéger la résidence familiale au sens des articles 395 à 397 du Code civil du Québec, fais la présente déclaration de résidence familiale.
Le conjoint déclarant est le propriétaire inscrit de la résidence familiale : [Déclarant = propriétaire].
2. STATUT CONJUGAL ET RÉGIME MATRIMONIAL
Le Conjoint déclarant et le conjoint propriétaire sont unis par [Type d'union] célébrée le [Date du mariage / union civile] à [Lieu du mariage / union civile].
Régime matrimonial : [Régime matrimonial]. [Précision régime matrimonial]
Les conjoints sont soumis aux règles sur le patrimoine familial prévues aux articles 401 à 413 C.c.Q., y compris la résidence familiale et les meubles qui la garnissent.
3. DESCRIPTION DE LA RÉSIDENCE FAMILIALE
La résidence familiale, au sens de l'article 395 C.c.Q., est l'immeuble suivant :
Adresse : [Adresse de la résidence familiale]
Désigné au Registre foncier du Québec comme étant le lot [Numéro de lot cadastral], dans la circonscription foncière de [Circonscription foncière].
Description de l'immeuble : [Description de l'immeuble]
La famille occupe la résidence familiale depuis le [Date d'occupation de la résidence familiale] à titre de [Titre d'occupation].
4. MEUBLES SERVANT À L'USAGE DU MÉNAGE
La présente déclaration couvre également les meubles servant à l'usage du ménage à la résidence familiale, conformément à l'article 395 C.c.Q. : [Description des meubles]
Présence d'enfants mineurs à la résidence familiale : [Enfants mineurs]. Nombre : [Nombre d'enfants mineurs].
5. EFFETS JURIDIQUES DE LA DÉCLARATION
En vertu de l'article 397 C.c.Q., une fois la présente déclaration publiée au Registre foncier du Québec :
a) Le conjoint propriétaire ne peut aliéner (vendre, donner, échanger) la résidence familiale, ni la grever d'un droit réel (hypothèque, servitude, etc.), ni la louer pour une période excédant un an, sans le consentement écrit du Conjoint déclarant, conformément à l'article 404 C.c.Q.
b) Le conjoint locataire ne peut, en vertu de l'article 403 C.c.Q., sous-louer ou céder son bail relatif à la résidence familiale sans le consentement écrit de l'autre conjoint.
c) La résidence familiale et les meubles qui la garnissent font partie du patrimoine familial soumis au partage lors de la dissolution du mariage ou de l'union civile, conformément aux articles 414 à 430 C.c.Q.
d) Tout acte accompli en violation de l'article 404 C.c.Q. peut être annulé par le tribunal dans l'année suivant la prise de connaissance par le Conjoint déclarant, mais jamais plus de cinq ans après l'acte, conformément à l'article 406 C.c.Q.
6. PUBLICATION AU REGISTRE FONCIER
Le notaire instrumentant, [Notaire instrumentant], est autorisé et mandaté par les présentes à préparer et transmettre à l'Officier de la publicité des droits de la circonscription foncière de [Circonscription foncière] la réquisition d'inscription de la présente déclaration de résidence familiale au Registre foncier du Québec, conformément aux articles 2995, 3002 et 3006 C.c.Q. et au Règlement sur la publicité foncière (RLRQ, c. CCQ-1991, r. 6).
La présente déclaration ne prend effet à l'égard des tiers qu'à compter de sa publication au Registre foncier du Québec.
7. BONNE FOI
Le Conjoint déclarant déclare sous sa propre responsabilité, conformément à l'article 1375 C.c.Q., que les renseignements contenus dans la présente déclaration sont véridiques, que la résidence décrite constitue effectivement la résidence familiale des conjoints, et que la déclaration est faite de bonne foi dans le but de protéger les droits de la famille sur la résidence familiale.
8. LOI APPLICABLE
La présente déclaration est régie par les lois de la Province de Québec, notamment les articles 395 à 413 du Code civil du Québec sur la résidence familiale et le patrimoine familial, et la Loi sur le notariat (RLRQ, c. N-3). Tout litige relatif aux effets de la présente déclaration sera soumis aux tribunaux compétents du district judiciaire où est situé l'immeuble.
9. SIGNATURES
EN FOI DE QUOI, le soussigné a signé la présente déclaration de résidence familiale le [Date de signature] à [Lieu de signature], Province de Québec, en présence du notaire soussigné.
La présente déclaration est reçue par [Notaire instrumentant], notaire, dont l'étude est située au [Adresse de l'étude notariale], en sa qualité de notaire instrumentant, conformément à la Loi sur le notariat (RLRQ, c. N-3).
Conjoint Déclarant
[Nom du conjoint déclarant]
Signature
Date: ________________
Conjoint Propriétaire
[Nom du conjoint propriétaire]
Signature
Date: ________________
Notaire Instrumentant
[Notaire instrumentant]
Signature
Date: ________________
Qu'est-ce qu'un Déclaration de résidence familiale (Québec) ?
La déclaration de résidence familiale est un acte notarié formel publié au Registre foncier du Québec qui désigne un immeuble précis comme résidence familiale officielle d'époux mariés ou de conjoints en union civile. Régie par les articles 395 à 397 du Code civil du Québec, cette déclaration active une protection essentielle pour les familles, restreignant la capacité du conjoint propriétaire à vendre, hypothéquer ou autrement grever la maison familiale sans le consentement écrit de l'autre conjoint.
Selon l'art. 395 C.c.Q., la résidence familiale est l'immeuble dans lequel les époux mariés ou les conjoints en union civile ont leur principal établissement et qui sert aux intérêts de la famille, y compris ceux de leurs enfants. La déclaration peut couvrir à la fois l'immeuble lui-même et les meubles qui le garnissent et servent aux besoins quotidiens du ménage.
Les protections juridiques déclenchées par cette déclaration sont substantielles. En vertu de l'art. 404 C.c.Q., une fois la déclaration publiée au Registre foncier, le conjoint propriétaire ne peut aliéner (vendre, donner, échanger) la résidence familiale, l'hypothéquer, ni la louer pour plus d'un an sans obtenir le consentement écrit du conjoint non propriétaire. Tout acte accompli en violation de cette restriction est susceptible d'annulation par le tribunal sur demande du conjoint non consentant (art. 406 C.c.Q.), dans le délai d'un an à compter du moment où ce conjoint a eu connaissance de l'acte, mais jamais plus de cinq ans après l'acte.
La protection de la résidence familiale s'applique quel que soit le régime matrimonial — que les époux vivent sous le régime légal de la société d'acquêts, sous la séparation de biens ou sous tout autre régime établi par contrat de mariage. Les règles sur le patrimoine familial des articles 401-413 C.c.Q. s'appliquent à tous les couples mariés et aux conjoints en union civile au Québec.
Quand avez-vous besoin d'un Déclaration de résidence familiale (Québec) ?
La déclaration de résidence familiale est nécessaire chaque fois que des époux mariés ou des conjoints en union civile souhaitent protéger formellement leur maison familiale contre une disposition unilatérale du conjoint propriétaire. Cette protection est particulièrement importante dans plusieurs circonstances.
La déclaration est essentielle lorsque seul l'un des conjoints est inscrit comme propriétaire de la maison familiale — que ce soit parce que le bien était possédé avant le mariage, a été hérité à titre de bien propre, a été acheté uniquement au nom d'un conjoint, ou a été reçu en donation. Sans la déclaration publiée au Registre foncier, un acheteur tiers ou un créancier hypothécaire qui n'a pas de connaissance réelle de l'occupation familiale pourrait, dans certaines circonstances, avoir priorité sur les intérêts du conjoint non propriétaire.
La déclaration est également conseillée lorsque la résidence familiale est possédée par un conjoint qui exploite une entreprise, a des dettes personnelles importantes, ou dont la situation financière crée un risque que la maison soit vendue ou hypothéquée à l'insu de l'autre conjoint. Elle est également importante lorsque la famille envisage une rénovation nécessitant un financement substantiel, car la déclaration garantit que les deux conjoints doivent consentir à toute nouvelle hypothèque sur la maison familiale.
Dans le cadre de la planification successorale, l'intégration de la déclaration dans un plan global peut protéger le droit du conjoint survivant de continuer à habiter la résidence familiale en cas de décès du conjoint propriétaire. Le droit au maintien dans les lieux du conjoint survivant (art. 408 C.c.Q.) est renforcé lorsque le bien est formellement déclaré comme résidence familiale.
Que faut-il inclure dans votre Déclaration de résidence familiale (Québec) ?
Une déclaration de résidence familiale juridiquement efficace au Québec doit comprendre : (1) L'identification complète du conjoint déclarant avec nom, adresse et date de naissance ; (2) Si le déclarant n'est pas le propriétaire, l'identification du conjoint propriétaire inscrit et la confirmation de son consentement ; (3) Le type de relation conjugale : mariage ou union civile, date et lieu de célébration ; (4) Le régime matrimonial : société d'acquêts (régime légal par défaut au Québec), séparation de biens, ou autre régime établi par contrat de mariage ; (5) La description précise de la résidence familiale : adresse civique, numéro de lot cadastral, circonscription foncière, description du bien, date d'occupation familiale et titre d'occupation (propriétaire ou locataire) ; (6) La couverture des meubles garnissant la résidence familiale et servant à l'usage du ménage (art. 395 C.c.Q.) ; (7) La présence d'enfants mineurs à la résidence familiale ; (8) L'énoncé des effets juridiques de la déclaration (art. 404 et 406 C.c.Q.) : restriction à l'aliénation et à l'hypothèque sans le consentement du conjoint, et droit d'annulation ; (9) La référence aux règles du patrimoine familial (art. 401-413 C.c.Q.) et l'obligation de partage de la valeur nette de la résidence familiale lors de la dissolution ; (10) Les dispositions de publication notariale ; (11) La déclaration de bonne foi (art. 1375 C.c.Q.) ; et (12) La clause de droit applicable.
Citer cette page
Référencez ce modèle gratuit dans un article, un programme de cours ou une note de recherche :
Forms Legal. (2026). Déclaration de résidence familiale (Québec) (Québec) [Legal document template]. Forms Legal. https://forms-legal.com/fr/quebec/real-estate/property/declaration-residence-familiale-quebec
"Déclaration de résidence familiale (Québec) (Québec)." Forms Legal, 2026, https://forms-legal.com/fr/quebec/real-estate/property/declaration-residence-familiale-quebec.
@misc{formslegal-declaration-residence-familiale-quebec,
author = {{Forms Legal}},
title = {Déclaration de résidence familiale (Québec) (Québec)},
year = {2026},
howpublished = {\url{https://forms-legal.com/fr/quebec/real-estate/property/declaration-residence-familiale-quebec}},
note = {Free legal document template. Based on Civil Code of Québec (CCQ), Book Four: Property}
}Questions Fréquentes
Selon l'art. 395 C.c.Q., la résidence familiale est l'immeuble où les époux mariés ou les conjoints en union civile ont leur principal établissement et qui sert aux intérêts de la famille. La déclaration de résidence familiale est un acte notarié publié au Registre foncier du Québec qui identifie formellement un bien précis comme résidence familiale. Une fois publiée, elle déclenche les protections de l'art. 404 C.c.Q., empêchant le conjoint propriétaire d'aliéner ou d'hypothéquer le bien sans le consentement écrit de l'autre conjoint.
L'un ou l'autre des conjoints peut faire la déclaration — il n'est pas nécessaire qu'elle soit faite par le conjoint propriétaire. La déclaration peut être faite unilatéralement par un seul conjoint (art. 395 C.c.Q.). Les époux mariés et les conjoints en union civile (enregistrée selon le Code civil du Québec) ont tous deux droit à cette protection. Les conjoints de fait ne bénéficient PAS des protections relatives à la résidence familiale prévues aux art. 395-413 C.c.Q., car ces protections s'appliquent exclusivement au mariage et à l'union civile.
En vertu de l'art. 406 C.c.Q., toute aliénation ou hypothèque de la résidence familiale sans le consentement de l'autre conjoint peut être annulée par le tribunal. Le conjoint non consentant doit demander l'annulation dans l'année qui suit la prise de connaissance de l'acte (ou la date à laquelle il aurait dû en avoir connaissance), mais jamais plus de cinq ans après l'accomplissement de l'acte. L'acheteur peut avoir un recours contre le vendeur pour toute perte subie suite à l'annulation.
Oui. Selon l'art. 2995 C.c.Q., la déclaration de résidence familiale doit être publiée au Registre foncier du Québec pour être opposable aux tiers, comme les acheteurs potentiels, les notaires et les créanciers hypothécaires. Une fois publiée, toute personne traitant avec l'immeuble est réputée connaître la restriction imposée au pouvoir de disposition du conjoint propriétaire. La protection existe même sans publication entre les conjoints eux-mêmes, mais la publication est essentielle pour la protection contre les tiers.
Oui. En vertu des art. 401-413 C.c.Q., le patrimoine familial des époux mariés et des conjoints en union civile comprend : les résidences familiales (y compris les résidences secondaires) ; les meubles servant à l'usage du ménage ; les véhicules automobiles utilisés pour les déplacements de la famille ; et les régimes de retraite et les contributions REER accumulés pendant le mariage ou l'union civile. Lors de la dissolution du mariage ou de l'union civile, la valeur nette du patrimoine familial est partagée à parts égales entre les conjoints, quel que soit le propriétaire de chaque bien (art. 416 C.c.Q.).
Oui. Une déclaration de résidence familiale peut être radiée dans plusieurs circonstances : (1) par accord mutuel des deux conjoints, constaté par acte notarié publié au Registre foncier ; (2) lors de la dissolution du mariage ou de l'union civile (par décès, divorce ou dissolution de l'union civile) ; (3) par ordonnance du tribunal si l'immeuble ne sert plus de résidence familiale ; ou (4) lorsque la famille déménage et établit une nouvelle résidence principale, et qu'une nouvelle déclaration est faite pour la nouvelle résidence. La radiation requiert également une publication au Registre foncier du Québec.
Ce modèle est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil juridique. Les lois varient selon la juridiction et évoluent avec le temps. Consultez un avocat qualifié pour obtenir des conseils adaptés à votre situation.Clause de non-responsabilité complète
Une erreur ? Signalez-le-nousDocuments Connexes
Vous pourriez également trouver ces documents utiles :
Convention de divorce (Québec)
Créez une convention de divorce à l'amiable complète régie par la Loi sur le divorce (L.R.C. 1985, ch. 3) et le Code civil du Québec. Couvre le patrimoine familial (art. 414-426), le régime matrimonial (art. 431-521), la prestation compensatoire (art. 427), la garde des enfants, la pension alimentaire et l'homologation.
Offre d’achat immobilier (Québec)
Offre d’achat formelle pour immeuble au Québec (art. 1708-1784 C.c.Q.). Identification des parties, description cadastrale, prix, arrhes, conditions de financement et inspection, vices cachés, notaire et clôture.
Acte de mainlevée hypothécaire (Québec)
Acte de mainlevée hypothécaire au Québec pour la radiation d'une hypothèque immobilière ou mobilière au Registre foncier (art. 2795-2802 et 2660-2802 C.c.Q.). Quittance du créancier, mainlevée totale ou partielle, consentement à la radiation par l'officier de la publicité des droits, notaire, bonne foi (art. 1375 C.c.Q.).