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Déclaration de résidence familiale (Québec)

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Déclaration de résidence familiale au Québec pour protéger la résidence familiale (art. 395-397 C.c.Q. et patrimoine familial, art. 401-413). Publiée au Registre foncier, empêche le conjoint propriétaire d'aliéner ou d'hypothéquer sans le consentement de l'autre. Mariage ou union civile, régime matrimonial, meubles, enfants, publication notariale.

Qu'est-ce qu'un Déclaration de résidence familiale (Québec) ?

La déclaration de résidence familiale est un acte notarié formel publié au Registre foncier du Québec qui désigne un immeuble précis comme résidence familiale officielle d'époux mariés ou de conjoints en union civile. Régie par les articles 395 à 397 du Code civil du Québec, cette déclaration active une protection essentielle pour les familles, restreignant la capacité du conjoint propriétaire à vendre, hypothéquer ou autrement grever la maison familiale sans le consentement écrit de l'autre conjoint.

Selon l'art. 395 C.c.Q., la résidence familiale est l'immeuble dans lequel les époux mariés ou les conjoints en union civile ont leur principal établissement et qui sert aux intérêts de la famille, y compris ceux de leurs enfants. La déclaration peut couvrir à la fois l'immeuble lui-même et les meubles qui le garnissent et servent aux besoins quotidiens du ménage.

Les protections juridiques déclenchées par cette déclaration sont substantielles. En vertu de l'art. 404 C.c.Q., une fois la déclaration publiée au Registre foncier, le conjoint propriétaire ne peut aliéner (vendre, donner, échanger) la résidence familiale, l'hypothéquer, ni la louer pour plus d'un an sans obtenir le consentement écrit du conjoint non propriétaire. Tout acte accompli en violation de cette restriction est susceptible d'annulation par le tribunal sur demande du conjoint non consentant (art. 406 C.c.Q.), dans le délai d'un an à compter du moment où ce conjoint a eu connaissance de l'acte, mais jamais plus de cinq ans après l'acte.

Cette protection s'applique quel que soit le régime matrimonial — que les époux vivent sous le régime légal de la société d'acquêts, sous la séparation de biens ou sous tout autre régime établi par contrat de mariage. Les règles sur le patrimoine familial des articles 401-413 C.c.Q. s'appliquent à tous les couples mariés et aux conjoints en union civile au Québec.

Quand avez-vous besoin d'un Déclaration de résidence familiale (Québec) ?

La déclaration de résidence familiale est nécessaire chaque fois que des époux mariés ou des conjoints en union civile souhaitent protéger formellement leur maison familiale contre une disposition unilatérale du conjoint propriétaire. Cette protection est particulièrement importante dans plusieurs circonstances.

La déclaration est essentielle lorsque seul l'un des conjoints est inscrit comme propriétaire de la maison familiale — que ce soit parce que le bien était possédé avant le mariage, a été hérité à titre de bien propre, a été acheté uniquement au nom d'un conjoint, ou a été reçu en donation. Sans la déclaration publiée au Registre foncier, un acheteur tiers ou un créancier hypothécaire qui n'a pas de connaissance réelle de l'occupation familiale pourrait, dans certaines circonstances, avoir priorité sur les intérêts du conjoint non propriétaire.

La déclaration est également conseillée lorsque la résidence familiale est possédée par un conjoint qui exploite une entreprise, a des dettes personnelles importantes, ou dont la situation financière crée un risque que la maison soit vendue ou hypothéquée à l'insu de l'autre conjoint. Elle est également importante lorsque la famille envisage une rénovation nécessitant un financement substantiel, car la déclaration garantit que les deux conjoints doivent consentir à toute nouvelle hypothèque sur la maison familiale.

Dans le cadre de la planification successorale, l'intégration de la déclaration dans un plan global peut protéger le droit du conjoint survivant de continuer à habiter la résidence familiale en cas de décès du conjoint propriétaire. Le droit au maintien dans les lieux du conjoint survivant (art. 408 C.c.Q.) est renforcé lorsque le bien est formellement déclaré comme résidence familiale.

Que faut-il inclure dans votre Déclaration de résidence familiale (Québec) ?

Une déclaration de résidence familiale juridiquement efficace au Québec doit comprendre : (1) L'identification complète du conjoint déclarant avec nom, adresse et date de naissance ; (2) Si le déclarant n'est pas le propriétaire, l'identification du conjoint propriétaire inscrit et la confirmation de son consentement ; (3) Le type de relation conjugale : mariage ou union civile, date et lieu de célébration ; (4) Le régime matrimonial : société d'acquêts (régime légal par défaut au Québec), séparation de biens, ou autre régime établi par contrat de mariage ; (5) La description précise de la résidence familiale : adresse civique, numéro de lot cadastral, circonscription foncière, description du bien, date d'occupation familiale et titre d'occupation (propriétaire ou locataire) ; (6) La couverture des meubles garnissant la résidence familiale et servant à l'usage du ménage (art. 395 C.c.Q.) ; (7) La présence d'enfants mineurs à la résidence familiale ; (8) L'énoncé des effets juridiques de la déclaration (art. 404 et 406 C.c.Q.) : restriction à l'aliénation et à l'hypothèque sans le consentement du conjoint, et droit d'annulation ; (9) La référence aux règles du patrimoine familial (art. 401-413 C.c.Q.) et l'obligation de partage de la valeur nette de la résidence familiale lors de la dissolution ; (10) Les dispositions de publication notariale ; (11) La déclaration de bonne foi (art. 1375 C.c.Q.) ; et (12) La clause de droit applicable.

Questions Fréquentes