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Créez une politique de télétravail conforme à la LNT, à la LSST (modernisée par le projet de loi 59, 2021), au Code civil du Québec (arts. 2085+) et à la Loi 25 sur la protection des renseignements personnels. Ce modèle couvre l'admissibilité, les lieux autorisés, l'horaire et le droit à la déconnexion, la santé et sécurité au travail, la sécurité des données, le remboursement des frais et les procédures de demande et de révocation.

Qu'est-ce qu'un Politique de télétravail (Québec) ?

Une politique de télétravail québécoise est un document formel encadrant le travail à distance, régi par la LNT (normes minimales), la LSST modernisée par le PL 59/2021 (lieu de télétravail = milieu de travail), la Loi 25 (protection des données et surveillance), la Charte des droits et libertés de la personne (vie privée, art. 5 ; conditions saines, art. 46) et le PL 101/2023 (droit à la déconnexion pour les employeurs de 10+ employés). Elle définit l'admissibilité, les lieux autorisés, l'horaire, la santé et sécurité, la sécurité des données, le remboursement des frais et les modalités de révocation.

Le contrat de travail au sens de l'article 2085 du Code civil du Québec impose à l'employeur l'obligation de fournir des conditions de travail décentes, y compris en contexte de télétravail. La mise en œuvre du télétravail sans politique écrite expose l'employeur à des réclamations devant le Tribunal administratif du travail (TAT) ou à des plaintes auprès de la CNESST pour manquement aux normes minimales prévues par la LNT. En effet, l'absence de politique claire rend difficile la distinction entre le temps de travail rémunéré et le temps personnel, ce qui peut engendrer des réclamations en heures supplémentaires non payées selon les articles 52 à 55 de la LNT.

La politique de télétravail constitue également un outil de gestion des risques en matière de protection des renseignements personnels. En vertu de la Loi 25, entrée en vigueur progressivement entre septembre 2022 et septembre 2023, toute organisation qui déploie des outils de surveillance électronique à des fins de contrôle du télétravail doit en informer les employés par écrit, préciser les types de renseignements collectés, la finalité de la collecte, la durée de conservation et les mesures de sécurité mises en place. La Commission d'accès à l'information (CAI) détient des pouvoirs d'enquête et peut imposer des pénalités administratives pouvant atteindre 25 millions de dollars ou 4 % du chiffre d'affaires mondial en cas de violation grave.

Quand avez-vous besoin d'un Politique de télétravail (Québec) ?

Une politique formelle de télétravail est nécessaire dès qu'un employeur a des employés en télétravail régulier ou occasionnel. Elle est obligatoire pour se conformer à la LNT, à la LSST (PL 59), à la Loi 25 (surveillance électronique) et au PL 101 (droit à la déconnexion pour les employeurs de 10+ employés). Elle formalise le mode de travail hybride, les attentes en matière d'horaire, de santé et sécurité, de sécurité des données et de remboursement des frais, et protège l'employeur contre les plaintes sous l'art. 124 LNT en précisant si le télétravail est un droit contractuel ou un privilège discrétionnaire.

Lorsque le télétravail est intégré au contrat de travail à titre de condition essentielle, sa modification ou sa révocation unilatérale sans préavis raisonnable peut constituer un congédiement déguisé au sens de l'article 124 de la LNT, ouvrant la voie à une plainte devant le Tribunal administratif du travail. Une politique écrite bien rédigée clarifie la nature du droit au télétravail — contractuel ou discrétionnaire — et établit les procédures de révocation, protégeant ainsi l'employeur contre toute réclamation injustifiée.

Pour les employeurs de dix employés ou plus, le projet de loi 101 (2023) a introduit l'obligation légale d'adopter une politique écrite de droit à la déconnexion. Cette obligation vise particulièrement les télétravailleurs qui, du fait de l'effacement des frontières entre domicile et bureau, sont davantage exposés au risque d'épuisement professionnel (burnout). La politique doit préciser les heures pendant lesquelles les employés ne sont pas tenus de répondre aux communications professionnelles et confirmer qu'aucune mesure disciplinaire ne découlera de l'exercice de ce droit. En matière de santé et sécurité au travail, les accidents survenant pendant les heures de travail dans le lieu de télétravail désigné sont couverts par la Loi sur les accidents du travail et les maladies professionnelles (LATMP), et l'employeur doit déclarer tout accident à la CNESST dans les délais prévus.

Que faut-il inclure dans votre Politique de télétravail (Québec) ?

Les éléments clés comprennent : identification de l'employeur et date d'effet, critères d'admissibilité (postes, ancienneté, mode), lieux autorisés, horaire et droit à la déconnexion (PL 101/2023), santé et sécurité LSST (évaluation ergonomique, équipement, accidents), technologie et sécurité des données (VPN, Loi 25, surveillance avec avis écrit préalable), remboursement des frais (Internet, équipement ergonomique), modalités de demande et de révocation (procédure, période d'essai, conditions de révocation, préavis), clause de bonne foi (art. 1375 C.c.Q.) et loi applicable (LNT, LSST, Loi 25, Charte, LATMP).

La section sur les lieux autorisés de télétravail mérite une attention particulière. Le lieu principal doit être situé au domicile principal de l'employé au Québec. Si l'employé souhaite télétravailler depuis l'étranger ou depuis une autre province canadienne, la politique doit expressément encadrer cette situation, car cela peut avoir des conséquences fiscales (établissement stable dans une autre juridiction), des implications en matière de sécurité sociale et de couverture LATMP, et peut nécessiter une autorisation explicite de l'employeur.

La clause de sécurité des données doit impérativement préciser les exigences minimales en matière de cybersécurité applicables au lieu de télétravail : utilisation obligatoire d'un réseau privé virtuel (VPN) fourni par l'employeur, interdiction d'utiliser des réseaux Wi-Fi publics non sécurisés pour accéder aux systèmes de l'entreprise, obligation de verrouiller l'écran en cas d'absence, et utilisation exclusive des appareils approuvés par l'employeur pour les tâches professionnelles. Ces mesures s'inscrivent dans le cadre des obligations de sécurité imposées par la Loi 25 et sont essentielles pour prévenir les violations de données qui pourraient engager la responsabilité de l'employeur envers ses clients et partenaires.

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