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Convention de médiation familiale (Québec)

CONVENTION DE MÉDIATION FAMILIALE

Province de Québec — Code de procédure civile, art. 619+ ; Règlement sur la médiation familiale

Province de Québec — Médiation familiale régie par le Code de procédure civile

Conformément aux articles 619 à 625 du Code de procédure civile du Québec (C.p.c.) sur la médiation familiale, au Règlement sur la médiation familiale (RLRQ, c. C-25.01, r. 0.1.2) et à l'article 1375 du Code civil du Québec sur la bonne foi dans l'exécution des obligations.

1. PARTIES À LA MÉDIATION FAMILIALE

Partie 1 : [Nom de la partie 1], domicilié(e) au [Adresse de la partie 1], joignable au [Téléphone de la partie 1], ci-après « la Partie 1 ».

Partie 2 : [Nom de la partie 2], domicilié(e) au [Adresse de la partie 2], joignable au [Téléphone de la partie 2], ci-après « la Partie 2 ».

Relation entre les parties : [Relation entre les parties].

Ensemble, les Parties 1 et 2 sont ci-après désignées « les parties ».

2. MÉDIATEUR FAMILIAL ACCRÉDITÉ

[Nom du médiateur], [Titre du médiateur], exerçant au [Adresse du médiateur], médiateur(trice) familial(e) accrédité(e) par le Ministère de la Justice du Québec (numéro d'accréditation : [Numéro d'accréditation]), ci-après « le Médiateur ».

Le Médiateur confirme être accrédité en médiation familiale conformément au Règlement sur la médiation familiale (RLRQ, c. C-25.01, r. 0.1.2) et s'engage à exercer ses fonctions de manière neutre, impartiale et indépendante, conformément à l'article 620 C.p.c.

3. OBJET DE LA MÉDIATION FAMILIALE

Les parties acceptent de soumettre à la médiation familiale les questions suivantes, conformément à l'article 619 C.p.c. :

a) Garde et droits d'accès aux enfants : [Garde et accès].

b) Pension alimentaire pour enfants : [Pension alimentaire enfants].

c) Pension alimentaire au conjoint / prestation compensatoire : [Pension alimentaire conjoint].

d) Partage du patrimoine familial et des biens : [Partage du patrimoine].

e) Autres questions : [Autres questions]

Les parties reconnaissent que la médiation familiale ne tranche pas de manière définitive les litiges, mais vise à aider les parties à parvenir à un accord volontaire, mutuellement acceptable et dans l'intérêt supérieur des enfants.

4. MODALITÉS ET DÉROULEMENT DE LA MÉDIATION

Lieu des séances de médiation : [Lieu de médiation].

Nombre estimé de séances : [Nombre de séances].

Date de la première séance : [Date de la première séance].

Le Médiateur s'engage à conduire les séances de manière ordonnée, respectueuse et équitable pour les deux parties. Chaque partie aura l'occasion de s'exprimer librement. Aucune partie ne sera contrainte d'accepter un accord qui ne lui convient pas. La médiation est volontaire et peut être interrompue par n'importe quelle partie à tout moment, conformément à l'article 623 C.p.c.

5. HONORAIRES ET RÉPARTITION DES FRAIS

Programme de subvention gouvernementale : [Programme de subvention].

Taux horaire du médiateur (le cas échéant) : [Taux horaire]

Répartition des frais entre les parties : [Répartition des frais].

Le programme gouvernemental québécois de médiation familiale offre jusqu'à cinq séances gratuites pour les parents d'enfants mineurs, financées par le Ministère de la Justice du Québec en vertu du Règlement sur la médiation familiale. Les séances supplémentaires sont facturées au taux horaire convenu. Les frais d'un éventuel acte notarié pour l'accord final sont partagés conformément à l'entente ci-dessus.

6. CONFIDENTIALITÉ ET PRIVILÈGE

Portée de la confidentialité : [Portée de la confidentialité].

Utilisation des communications en cour : [Usage en cour].

Conformément à l'article 621 du Code de procédure civile, toutes les communications faites dans le cadre de la médiation familiale sont confidentielles. Le Médiateur ne peut être cité comme témoin dans une procédure judiciaire relative aux questions faisant l'objet de la médiation, sauf accord des parties. Les parties s'engagent à ne pas divulguer à des tiers le contenu des discussions tenues en médiation, sauf dans les cas permis par la loi.

Exception : les communications concernant un danger imminent pour la sécurité d'un enfant ou d'une personne peuvent être divulguées aux autorités compétentes, nonobstant la confidentialité, conformément à la Loi sur la protection de la jeunesse (RLRQ, c. P-34.1).

7. ACCORD FINAL ET CONSEILS JURIDIQUES INDÉPENDANTS

Forme de l'accord final de médiation : [Forme de l'accord final].

Conseils juridiques indépendants : [Conseils juridiques].

Tout accord conclu à l'issue de la médiation sera consigné dans un document écrit soumis à l'approbation des parties. Les parties comprennent que le Médiateur ne les représente pas juridiquement et n'agit pas en leur faveur. Chaque partie a le droit et est encouragée à consulter son propre avocat avant de signer tout accord définitif résultant de la médiation.

L'accord de médiation peut être présenté à la Cour supérieure du Québec pour homologation, afin d'acquérir force exécutoire en vertu de l'article 269 C.p.c. Pour les matières relevant de la compétence notariale, un acte notarié peut être dressé directement sans recours aux tribunaux pour certains aspects de l'accord.

8. BONNE FOI ET LOI APPLICABLE

Conformément à l'article 1375 du Code civil du Québec, les parties s'engagent à participer au processus de médiation de bonne foi, en toute transparence et en mettant pleinement en avant l'intérêt supérieur des enfants conformément à l'article 604 C.c.Q. Les parties s'engagent à divulguer au Médiateur toutes les informations financières et personnelles pertinentes nécessaires à la résolution des questions soumises à la médiation.

La présente convention est régie par les lois de la Province de Québec, notamment le Code de procédure civile (arts. 619-625 sur la médiation familiale), le Code civil du Québec (arts. 597-612 sur l'autorité parentale, arts. 585-596 sur les obligations alimentaires), le Règlement sur la médiation familiale (RLRQ, c. C-25.01, r. 0.1.2), et la Loi sur la protection de la jeunesse (RLRQ, c. P-34.1).

9. SIGNATURES

EN FOI DE QUOI, les soussignés ont signé la présente convention de médiation familiale à [Lieu de signature], le [Date de signature].

Partie 1

[Nom de la partie 1]

Signature

Date: ________________

Partie 2

[Nom de la partie 2]

Signature

Date: ________________

Médiateur familial accrédité

[Nom du médiateur]

Signature

Date: ________________

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Qu'est-ce qu'un Convention de médiation familiale (Québec) ?

Une convention de médiation familiale québécoise est un document formel signé par des parents en instance de séparation ou de divorce, des conjoints ou ex-conjoints, et un médiateur familial accrédité, établissant les conditions dans lesquelles les parties participeront au processus de médiation familiale. Le cadre juridique de la médiation familiale au Québec se trouve aux articles 619 à 625 du Code de procédure civile (C.p.c.) et dans le Règlement sur la médiation familiale (RLRQ, c. C-25.01, r. 0.1.2).

La médiation familiale est un processus structuré, volontaire et confidentiel dans lequel un professionnel accrédité — le médiateur familial — aide les parties à communiquer et à négocier pour parvenir à leurs propres accords mutuellement acceptables sur les questions de droit de la famille. Contrairement au litige, la médiation familiale n'est pas contradictoire : le médiateur ne prend pas de décisions et n'impose pas de solutions, mais facilite un dialogue constructif entre les parties. Le médiateur doit agir de manière neutre et impartiale en tout temps, comme l'exige l'art. 620 C.p.c.

Les sujets couverts par la médiation familiale en vertu de l'art. 619 C.p.c. comprennent toutes les questions relatives à l'exercice de l'autorité parentale sur les enfants — notamment les arrangements de garde et de droits d'accès, les décisions parentales quotidiennes et les pensions alimentaires calculées selon le modèle québécois de fixation des pensions alimentaires pour enfants (RLRQ, c. C-25.01, r. 0.1.1). La médiation familiale couvre également la pension alimentaire au conjoint, le partage du patrimoine familial et d'autres biens, ainsi que toute autre question familiale que les parties choisissent d'aborder.

Une caractéristique essentielle de la médiation familiale québécoise est le programme de subvention gouvernementale : les parents d'enfants mineurs de moins de 18 ans ont droit à cinq séances de médiation gratuites financées par le Ministère de la Justice du Québec. Ce programme rend la médiation accessible à toutes les familles québécoises, quel que soit leur niveau de revenu. Toutes les communications faites dans le cadre de la médiation familiale sont protégées par une confidentialité complète en vertu de l'art. 621 C.p.c.

Quand avez-vous besoin d'un Convention de médiation familiale (Québec) ?

Une convention de médiation familiale québécoise est nécessaire dans plusieurs situations familiales courantes où les parties cherchent à résoudre des différends ou à négocier des arrangements sans recourir au tribunal. L'usage le plus fréquent est lors de procédures de séparation et de divorce : lorsque des conjoints ou conjoints de fait se séparent, ils doivent aborder la garde de leurs enfants, la pension alimentaire, la prestation compensatoire et le partage de leurs biens. La médiation familiale offre une alternative structurée, rentable et moins conflictuelle au litige pour toutes ces questions.

L'accord est particulièrement important lorsque les parents doivent établir les premières modalités de garde et de droits d'accès après une séparation. Au lieu de laisser ces décisions à un juge qui dispose d'informations limitées sur la famille, la médiation permet aux parents eux-mêmes — avec un accompagnement professionnel — d'élaborer des arrangements qui reflètent les besoins et les horaires spécifiques de leurs enfants et de leur famille. Puisque l'intérêt supérieur de l'enfant est toujours la considération primordiale selon l'art. 604 C.c.Q., la médiation offre aux parents un forum pour se concentrer sur le bien-être de leurs enfants.

La médiation familiale est également précieuse lorsque des ordonnances ou des accords existants doivent être modifiés en raison de changements de circonstances. Par exemple, si un parent déménage pour le travail, si les besoins d'un enfant changent avec l'âge, ou si le montant initial de la pension ne reflète plus la situation financière des parties, un médiateur familial peut aider les parties à négocier un accord modifié sans retourner au tribunal.

Que faut-il inclure dans votre Convention de médiation familiale (Québec) ?

Une convention de médiation familiale québécoise complète et efficace doit comprendre plusieurs éléments essentiels pour se conformer au Code de procédure civile et au Règlement sur la médiation familiale, et pour fournir un cadre clair au processus de médiation.

Premièrement, l'identification claire des deux parties est requise : leurs noms légaux complets, adresses domiciliaires et numéros de téléphone. La relation entre les parties — conjoints mariés, partenaires en union civile, conjoints de fait ou parents non-conjoints — doit être précisée, car cela détermine quelles règles légales s'appliquent.

Deuxièmement, l'identification complète du médiateur familial accrédité est essentielle : nom, titre professionnel, adresse professionnelle et numéro d'accréditation. Cela confirme que le médiateur est qualifié en vertu du Règlement sur la médiation familiale.

Troisièmement, la portée de la médiation doit être définie : quelles questions seront traitées — garde et droits d'accès aux enfants, pension alimentaire calculée selon le modèle québécois, prestation compensatoire, partage du patrimoine familial ou autres questions familiales.

Quatrièmement, les enfants visés par la médiation doivent être identifiés par leur nom complet et leur date de naissance, confirmant l'application du principe de l'intérêt supérieur de l'enfant selon l'art. 604 C.c.Q.

Cinquièmement, les modalités de médiation — lieu, nombre estimé de séances et date de la première séance — fournissent une structure pratique au processus. Sixièmement, les arrangements financiers doivent être précisés. Septièmement, les dispositions sur la confidentialité doivent clairement énoncer que toutes les communications de médiation sont protégées par l'art. 621 C.p.c.

Huitièmement, la forme de l'accord final et le droit des parties à des conseils juridiques indépendants doivent être abordés. Neuvièmement, une clause de bonne foi (art. 1375 C.c.Q.) et les dispositions sur la loi applicable complètent le document.

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Questions Fréquentes

Fondé sur Civil Code of Québec (CCQ), Book Five: Obligations — Modèle modifié pour la dernière fois en juin 2026

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