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Convention de médiation familiale (Québec)

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Créez une convention de médiation familiale québécoise en vertu des arts. 619-625 C.p.c. et du Règlement sur la médiation familiale. Couvre le médiateur accrédité, la portée (garde, pension alimentaire, patrimoine), la confidentialité (art. 621 C.p.c.), le programme de 5 séances gratuites et les options d'accord final.

Qu'est-ce qu'un Convention de médiation familiale (Québec) ?

Une convention de médiation familiale québécoise est un document formel signé par des parents en instance de séparation ou de divorce, des conjoints ou ex-conjoints, et un médiateur familial accrédité, établissant les conditions dans lesquelles les parties participeront au processus de médiation familiale. Le cadre juridique de la médiation familiale au Québec se trouve aux articles 619 à 625 du Code de procédure civile (C.p.c.) et dans le Règlement sur la médiation familiale (RLRQ, c. C-25.01, r. 0.1.2).

La médiation familiale est un processus structuré, volontaire et confidentiel dans lequel un professionnel accrédité — le médiateur familial — aide les parties à communiquer et à négocier pour parvenir à leurs propres accords mutuellement acceptables sur les questions de droit de la famille. Contrairement au litige, la médiation familiale n'est pas contradictoire : le médiateur ne prend pas de décisions et n'impose pas de solutions, mais facilite un dialogue constructif entre les parties. Le médiateur doit agir de manière neutre et impartiale en tout temps, comme l'exige l'art. 620 C.p.c.

Les sujets couverts par la médiation familiale en vertu de l'art. 619 C.p.c. comprennent toutes les questions relatives à l'exercice de l'autorité parentale sur les enfants — notamment les arrangements de garde et de droits d'accès, les décisions parentales quotidiennes et les pensions alimentaires calculées selon le modèle québécois de fixation des pensions alimentaires pour enfants (RLRQ, c. C-25.01, r. 0.1.1). La médiation familiale couvre également la pension alimentaire au conjoint, le partage du patrimoine familial et d'autres biens, ainsi que toute autre question familiale que les parties choisissent d'aborder.

Une caractéristique essentielle de la médiation familiale québécoise est le programme de subvention gouvernementale : les parents d'enfants mineurs de moins de 18 ans ont droit à cinq séances de médiation gratuites financées par le Ministère de la Justice du Québec. Ce programme rend la médiation accessible à toutes les familles québécoises, quel que soit leur niveau de revenu. Toutes les communications faites dans le cadre de la médiation familiale sont protégées par une confidentialité complète en vertu de l'art. 621 C.p.c.

Quand avez-vous besoin d'un Convention de médiation familiale (Québec) ?

Une convention de médiation familiale québécoise est nécessaire dans plusieurs situations familiales courantes où les parties cherchent à résoudre des différends ou à négocier des arrangements sans recourir au tribunal. L'usage le plus fréquent est lors de procédures de séparation et de divorce : lorsque des conjoints ou conjoints de fait se séparent, ils doivent aborder la garde de leurs enfants, la pension alimentaire, la prestation compensatoire et le partage de leurs biens. La médiation familiale offre une alternative structurée, rentable et moins conflictuelle au litige pour toutes ces questions.

L'accord est particulièrement important lorsque les parents doivent établir les premières modalités de garde et de droits d'accès après une séparation. Au lieu de laisser ces décisions à un juge qui dispose d'informations limitées sur la famille, la médiation permet aux parents eux-mêmes — avec un accompagnement professionnel — d'élaborer des arrangements qui reflètent les besoins et les horaires spécifiques de leurs enfants et de leur famille. Puisque l'intérêt supérieur de l'enfant est toujours la considération primordiale selon l'art. 604 C.c.Q., la médiation offre aux parents un forum pour se concentrer sur le bien-être de leurs enfants.

La médiation familiale est également précieuse lorsque des ordonnances ou des accords existants doivent être modifiés en raison de changements de circonstances. Par exemple, si un parent déménage pour le travail, si les besoins d'un enfant changent avec l'âge, ou si le montant initial de la pension ne reflète plus la situation financière des parties, un médiateur familial peut aider les parties à négocier un accord modifié sans retourner au tribunal.

Que faut-il inclure dans votre Convention de médiation familiale (Québec) ?

Une convention de médiation familiale québécoise complète et efficace doit comprendre plusieurs éléments essentiels pour se conformer au Code de procédure civile et au Règlement sur la médiation familiale, et pour fournir un cadre clair au processus de médiation.

Premièrement, l'identification claire des deux parties est requise : leurs noms légaux complets, adresses domiciliaires et numéros de téléphone. La relation entre les parties — conjoints mariés, partenaires en union civile, conjoints de fait ou parents non-conjoints — doit être précisée, car cela détermine quelles règles légales s'appliquent.

Deuxièmement, l'identification complète du médiateur familial accrédité est essentielle : nom, titre professionnel, adresse professionnelle et numéro d'accréditation. Cela confirme que le médiateur est qualifié en vertu du Règlement sur la médiation familiale.

Troisièmement, la portée de la médiation doit être définie : quelles questions seront traitées — garde et droits d'accès aux enfants, pension alimentaire calculée selon le modèle québécois, prestation compensatoire, partage du patrimoine familial ou autres questions familiales.

Quatrièmement, les enfants visés par la médiation doivent être identifiés par leur nom complet et leur date de naissance, confirmant l'application du principe de l'intérêt supérieur de l'enfant selon l'art. 604 C.c.Q.

Cinquièmement, les modalités de médiation — lieu, nombre estimé de séances et date de la première séance — fournissent une structure pratique au processus. Sixièmement, les arrangements financiers doivent être précisés. Septièmement, les dispositions sur la confidentialité doivent clairement énoncer que toutes les communications de médiation sont protégées par l'art. 621 C.p.c.

Huitièmement, la forme de l'accord final et le droit des parties à des conseils juridiques indépendants doivent être abordés. Neuvièmement, une clause de bonne foi (art. 1375 C.c.Q.) et les dispositions sur la loi applicable complètent le document.

Questions Fréquentes