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Créez une mise en demeure pour retard de paiement conforme au Code civil du Québec, arts. 1594-1600 (mise en demeure / défaut), art. 1617 (intérêts légaux à 5 % par an), art. 1604 (résolution du contrat), art. 2925 (prescription de 3 ans) et art. 1375 (bonne foi). Cette mise en demeure constitue le débiteur en demeure, déclenche les intérêts légaux à compter de la date de la demande, interrompt la prescription et avertit de procédures judiciaires en cas de non-paiement dans le délai imparti.

Qu'est-ce qu'un Mise en demeure pour retard de paiement (Québec) ?

La mise en demeure pour retard de paiement au Québec est un document écrit légalement prescrit par lequel un créancier constitue formellement un débiteur en demeure pour défaut de paiement d'une dette dans le délai convenu ou légal. En droit civil québécois, ce document constitue la pierre angulaire du processus de recouvrement de créances et la première étape obligatoire avant tout recours judiciaire. Il est régi principalement par les articles 1594 à 1600 du Code civil du Québec, qui définissent la notion juridique de mise en demeure et les conditions dans lesquelles un débiteur est constitué en demeure.

L'importance juridique de ce document est considérable. En vertu de l'art. 1594 C.c.Q., un créancier peut constituer un débiteur en demeure par l'envoi d'une demande extrajudiciaire — une demande écrite envoyée directement par le créancier sans intervention du tribunal. Une fois le débiteur en demeure, trois conséquences juridiques importantes découlent automatiquement : (1) l'obligation de payer des intérêts légaux commence à courir à compter de la mise en demeure, au taux prévu par l'art. 1617 C.c.Q. (actuellement 5 % par an), plus l'indemnité additionnelle (art. 1619 C.c.Q.) ; (2) le créancier acquiert le droit de résoudre le contrat et de réclamer des dommages-intérêts en vertu de l'art. 1604 C.c.Q. si le débiteur continue à ne pas payer ; et (3) le délai de prescription est interrompu (art. 2892 C.c.Q.), ce qui signifie que le délai de prescription de 3 ans (art. 2925 C.c.Q.) repart à zéro à compter de la réception de la mise en demeure formelle.

La mise en demeure de paiement sert également à respecter l'obligation fondamentale de bonne foi prévue à l'art. 1375 C.c.Q., qui exige de toutes les parties contractantes qu'elles se comportent de bonne foi à toutes les étapes de leur relation juridique. En envoyant une mise en demeure formelle avant de saisir les tribunaux, le créancier démontre sa bonne foi, donne au débiteur une dernière chance de payer volontairement et respecte l'esprit du Code de procédure civile, qui encourage les parties à résoudre leurs différends sans recourir aux tribunaux.

Dans l'environnement commercial québécois, la mise en demeure pour retard de paiement est utilisée dans tous les secteurs : par les entrepreneurs et prestataires de services qui n'ont pas été payés pour des travaux réalisés ; par les locateurs réclamant des loyers impayés ; par les prêteurs exigeant le remboursement d'emprunts ; par les employeurs récupérant des avances ; et par toute personne ou entité à qui une somme d'argent est due en vertu d'une obligation légale. Le document convient aux dettes de tout montant, d'un modeste achat de consommation à une grande transaction commerciale.

Quand avez-vous besoin d'un Mise en demeure pour retard de paiement (Québec) ?

Une mise en demeure pour retard de paiement au Québec est nécessaire dès qu'un créancier dispose d'une créance pécuniaire impayée malgré l'exigibilité de la dette, et que les demandes informelles de paiement n'ont pas produit de résultats. La lettre est appropriée et légalement nécessaire dans une grande variété de situations.

Dans les transactions commerciales entre entreprises, la lettre est indispensable lorsqu'un fournisseur, entrepreneur, consultant ou prestataire de services a exécuté les travaux convenus ou livré les biens convenus sans avoir été payé après la date d'échéance de la facture. Cela couvre les entrepreneurs en construction et rénovation qui ont achevé des projets ; les consultants en TI qui ont livré des logiciels ou des services numériques ; les agences de marketing qui ont produit des campagnes ; les sociétés de transport qui ont livré des marchandises ; et tout cabinet de services professionnels dont les factures restent impayées.

Dans les relations consommateur-créancier, la lettre est utilisée lorsqu'une entreprise a fourni des biens ou des services à un consommateur qui n'a pas payé le prix convenu, en tenant compte des règles de protection du consommateur prévues par la Loi sur la protection du consommateur en plus du C.c.Q.

Dans le contexte immobilier et locatif, la lettre est la première étape standard lorsqu'un locataire n'a pas payé son loyer pour un ou plusieurs mois. Pour les baux résidentiels au Québec, le Tribunal administratif du logement (TAL) a compétence exclusive sur les litiges locatifs.

Dans le contexte des prêts et du crédit, la lettre est indispensable lorsqu'un emprunteur n'a pas effectué les remboursements prévus d'un prêt, lorsqu'un prêt personnel entre amis ou membres de la famille n'a pas été remboursé comme convenu, ou lorsqu'un prêt d'actionnaire d'une société n'a pas été remboursé.

Dans le contexte de l'emploi, la lettre peut être nécessaire lorsqu'un employeur n'a pas payé des salaires, commissions, primes, indemnités de vacances ou indemnités de départ, bien que la CNESST offre un processus administratif alternatif.

La conscience de la prescription est la raison finale — et d'une importance capitale — pour envoyer rapidement cette lettre : en vertu de l'art. 2925 C.c.Q., le délai général de prescription de 3 ans commence à courir à compter de la date d'exigibilité de la dette. Un créancier qui tarde trop sans envoyer de mise en demeure risque de perdre définitivement son droit de recouvrer la dette. L'envoi rapide de cette lettre remet non seulement le débiteur en demeure légale mais réinitialise également le délai de prescription, protégeant ainsi les droits juridiques du créancier.

Que faut-il inclure dans votre Mise en demeure pour retard de paiement (Québec) ?

Les éléments clés d'une mise en demeure pour retard de paiement juridiquement efficace au Québec comprennent les composantes essentielles suivantes.

Date de la mise en demeure : La date est essentielle car les intérêts légaux (art. 1617 C.c.Q.) commencent à courir à compter de la mise en demeure, et la date établit également le moment où le délai de prescription a été interrompu (art. 2892 C.c.Q.). Le délai de réponse court à compter de la réception, non de l'envoi.

Identification du créancier : Nom légal complet, adresse, téléphone et courriel. Dans un contexte commercial, identifier le type d'entité juridique et la qualité en laquelle la demande est faite. Si la demande est faite par un représentant autorisé, identifier les deux.

Identification du débiteur : Nom légal complet et adresse complète. Une identification précise est légalement essentielle — une mise en demeure envoyée à un nom ou une adresse incorrect peut ne pas constituer un avis valable (art. 1596 C.c.Q.).

Description de la dette : Description claire et complète des biens ou services fournis (ou du prêt consenti, ou de l'obligation contractée) qui donne lieu à l'obligation de paiement. Inclure les dates d'exécution, le prix convenu et tout autre terme important du contrat sous-jacent.

Référence de facture ou de contrat : Le numéro de facture, le numéro de contrat et la date de la facture ou du contrat. Ces références permettent au débiteur d'identifier l'obligation spécifique réclamée.

Paiements partiels reçus : Tout paiement partiel doit être clairement reconnu et déduit du montant original pour arriver au solde impayé correct.

Calcul du solde impayé : Calcul précis du solde impayé, décomposé en : (a) principal impayé ; (b) intérêts accumulés de la date d'exigibilité à la date de la mise en demeure ; (c) tout montant supplémentaire dû selon le contrat ; et (d) le total global réclamé.

Taux d'intérêt : Préciser clairement si le taux légal de 5 % par an (art. 1617 C.c.Q.) s'applique, ou si un taux contractuel plus élevé a été convenu dans le contrat sous-jacent.

Délai de paiement : Un délai ferme mais raisonnable — généralement 10 à 30 jours à compter de la réception — dans lequel le débiteur doit payer l'intégralité du montant impayé.

Mode de paiement accepté : Instructions précises sur la façon dont le paiement doit être effectué, avec les coordonnées bancaires ou l'adresse postale. Des instructions de paiement claires éliminent tout prétexte du débiteur.

Conséquences juridiques du non-paiement : Énoncé clair des recours qui seront exercés si le paiement n'est pas effectué.

Bonne foi et réserve de droits : Déclaration que la mise en demeure est faite de bonne foi (art. 1375 C.c.Q.), avec une ouverture à des arrangements de paiement raisonnables, et réserve expresse de tous les droits et recours légaux.

Questions Fréquentes

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